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Posté le 17 juin 2013 - Rubrique Vie du diocèse

Le samedi 1er juin, à la salle des grands espaces de la paroisse Saint-Joseph de Dijon, Nicolas Ballet, journaliste au Progrès de Lyon, a partagé avec une assistance très nombreuse le fruit de ses entretiens avec le frère Jean-Pierre Schumacher, dernier survivant des moines du monastère de Tibhirine : il présentait son récent ouvrage L’Esprit de Tibhirine (1). Ce livre se compose d’une part d’entretiens, et d’autre part, d’intermèdes, reportages qui permettent de mieux restituer le contexte d’une longue expérience de dialogue entre chrétiens et musulmans.

Dans la nuit du 26 et 27 mars 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine en Algérie, sont enlevés. Leur assassinat est annoncé le 21 mai suivant ; la messe de leurs funérailles fut célébrée à Alger, le samedi 2 juin, en même temps que celle du cardinal Duval et ils furent enterrés au cimetière de leur monastère à Tibhirine,  le 4 juin. Deux moines ont survécu à ce rapt : frère Amédée, décédé en 2008, et le frère Jean-Pierre qui a maintenant 89 ans.

Le souvenir des moines est toujours bien vivant aussi bien en Algérie par les liens qu’ils avaient créés, qu’au Maroc, à Midelt où s’est implanté une petite communauté monastique en 2001, qui ne compte que trois moines.

Malgré la volonté de Mgr Teissier, archevêque d’Alger, il n’a pas été possible de faire revivre une communauté contemplative de Tibhirine. Le frère Jean-Claude de Metz a présenté sa participation à cette tentative pour relancer en 1998 le monastère Notre-Dame de l’Atlas, au cours du pèlerinage de la province de Bourgogne le 20 mai dernier à l’abbaye de Cîteaux.

Mais l’esprit de Tibhirine, auquel le grand public a été sensibilisé par le film de Xavier Beauvois de 2010, Des hommes et des dieux, qui a reçu de nombreuses récompenses, souffle toujours.

Le frère Jean-Pierre nous raconte l’évolution de sa vocation, son entrée à l’abbaye de Timadeuc dans le Morbihan en 1957, son arrivée au monastère de Tibhirine en 1964, l’approfondissement en douceur et sans excès des liens avec la population, la nuit dramatique de mars 1996 ; il continue son récit par la poursuite de son action au Maroc à Fès puis à Midelt à partir de 2001 ; les différents moments de la journée monastique sont décrits.

Frère Jean-Pierre nous dit que « Nous avons beaucoup à apprendre du contact avec les musulmans (…). Je perçois que la foi des musulmans est vivifiante. Elle nous fait progresser dans notre quête de Dieu. C’est ce que nous ont enseigné nos amitiés à Tibhirine, en Algérie et ce qui continue de nous enseigner le dialogue pratiqué au quotidien à Midelt au Maroc. (….)

Après quarante-huit années passées au contact des musulmans au Maghreb, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre possible et souhaitable que nous avons voulu avec mes frères vous raconter. Nous en avons toujours été convaincu : le dialogue est LA véritable réponse même face à l’islamisme radical.» (page 182).

        En Algérie, le site de Tibhirine est habité par un couple de jeunes retraités qui entretien les bâtiments et reçoit les visiteurs, et le verger est mis en valeur  par le Père Jean-Marie Lassasse. Le cardinal Barbarin s’y est rendu en février 2007 à l’initiative du recteur de la mosquée de Villeurbanne.

        Un livre à lire en union de prière avec les sept moines martyres dont le sang est une semence de chrétiens, mais aussi avec  les deux prêtres originaires de notre diocèse qui sont en mission au Maghreb : Jean-Marie Jehl, prêtre du diocèse de Constantine en Algérie depuis quarante ans, et Daniel NOURISSAT, prêtre « fideï donum » à Casablanca au Maroc depuis 2005.

 

                                                                                 Jean-François Minonzio

                                                              Délégué épiscopal à la coopération missionnaire

 

 

(1)  

      Frère Jean-Pierre et Nicolas Ballet : L’esprit de Thibhirine, Le Seuil, septembre 2012, 215 p ; 17€

     


       Crédits photos : J-F Minonzio

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Posté le 29 mai 2013 - Rubrique Vie du diocèse

La communauté catholique Indienne de Pondichery (sud de l'Inde) de Dijon a organisé une messe en Tamoul, avec trois jeunes prêtres Indiens,  à l'église Saint-Joseph, le jour de Pentecôte.


Ces prêtres indiens, les Pères Jeeva Devaraj,  Nepolian Philip et Martin Arputham, dont vous avez pu faire la connaissance au mois d’octobre sur notre site internet (voir ici l’article), sont au service du diocèse de Dijon pour six ans. Ils devraient être affectés en Septembre dans une paroisse et apprennent le Français à l'université.

Le but de cette messe était «  de créer un lien entre la communauté catholique Indienne habitant Dijon et ses alentours et de faire connaître à nos prêtres notre culture et coutume françaises et de les renforcer » a expliqué Noël Rayar.

Cette célébration a été organisée à l’initiative de Madame Gloria David assistée de Monsieur Noël Rayar et de Madame Beena Tamby.

« Merci à nos trois jeunes prêtres qui ont bien voulu accepter notre demande, malgré leur emploi du temps chargé, et qui se sont dérangés pour être avec nous » a conclu Monsieur Rayar.

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Posté le 15 mai 2013 - Rubrique Vie du diocèse

La campagne 2013 du Denier de l’Église s’appuie sur un message fort : le traitement des prêtres repose sur la générosité concrète des fidèles.

 Contrairement aux idées reçues, le budget des prêtres augmente au sein du diocèse de Dijon.

 

 

 

Les effectifs diminuent mais les dépenses augmentent

 S’il est vrai que les effectifs diminuent du fait que les décès sont plus nombreux que les arrivées ou les ordinations sacerdotales, plusieurs facteurs contribuent à maintenir, voire augmenter, les dépenses consacrées à la vie des prêtres :

 - les prêtres non retraités qui arrivent ou sont ordonnés reçoivent un traitement plein, alors que ceux qui sont rappelés par le Père étaient pensionnés, et donc partiellement seulement à la charge du diocèse ;

 - le traitement des prêtres est réévalué régulièrement de façon à éviter tout décrochage par rapport au coût de la vie, et les charges sociales suivent le SMIC ;

 -la formation des prêtres, initiale ou continue, est un poste en augmentation.

 Le Denier de l’Église, première ressource du diocèse, reste donc prioritairement affecté aux prêtres.

2013 : des investissements structurants

L’an dernier, vous avez été 14 200 à répondre à cet appel à don.

Grâce à votre générosité, le diocèse de Dijon continue de réaliser des investissements structurants pour l’avenir.

Devant la hausse importante des coûts de l’énergie, les travaux d’isolation de la Maison diocésaine et de l’Archevêché ont été poursuivis et le seront encore.

Une enquête auprès du personnel laïc et des encadrants a été menée par une personne bénévole expérimentée. Elle favorisera un bon emploi des ressources humaines.

 La comptabilité analytique a été simplifiée. Cela facilitera le contrôle budgétaire en cours d’année.

 Les tâches de ménage à la Maison diocésaine ont été externalisées après un appel d’offres.

 Des actions de promotion sont entreprises de façon à faire connaître l’offre commerciale de l’Association Le Neuf Bis qui assure la vente des repas et de location des salles. On en espère une hausse de la fréquentation et une meilleure compensation des charges de la Maison.

Cependant, la caractéristique principale du budget 2013 tient dans une politique immobilière plus active.

Elle verra notamment l’acquisition et la rénovation d’un presbytère en agglomération dijonnaise, une acquisition à  Pouilly-en-Auxois en vue de l’aménagement d’une salle paroissiale, la rénovation d’une maison paroissiale à Seurre, et d’autres initiatives. L’équilibre entre urbain et rural est ainsi respecté.

 

La Campagne du Denier n’est pas réservée à des spécialistes. C’est l’affaire de chacun d’entre nous.

 

                                                    Jean-Dominique Baer,
                                                      Econome diocésain

 


Qu’est-ce que le Denier de l’Eglise ?

C'est une libre participation annuelle des catholiques d'un diocèse et chacun donne selon ses possibilités. Il est destiné à assurer la vie matérielle des prêtres, la rémunération de laïcs salariés en mission dans l'Église et la formation des futurs prêtres.

Combien donner?

Vous pouvez par exemple donner l'équivalent de 1% de vos revenus annuels, ou encore 10% de votre impôt, ou bien la valeur de 2 ou 3 journées de travail. De plus, si vous êtes imposables, vous pouvez déduire 66% de votre don du montant de votre impôt.

Ainsi, en donnant 200€, vous bénéficiez, si vous êtes imposables, d'une remise d'impôt de 132€, et votre don vous revient en fait à 68€.

Comment donner ?

Il est possible d'effectuer votre don en ligne sur notre nouvelle plateforme de paiement ici.

Vous pouvez également envoyer votre chèque à l'Association Diocésaine de Dijon - 20 Rue du Petit Potet - BP 57989 - 21079 DIJON CEDEX 

N'hésitez pas à appeler le 03 80 63 16 71 (ligne directe) pour toute information !

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Posté le 25 avril 2013 - Rubrique Vie du diocèse

Nous fêtons cette année le bicentenaire du Bienheureux Frédéric Ozanam, créateur de la Société de Saint Vincent de Paul. Je souhaiterais dans un premier temps présenter notre mouvement et l’esprit qui l’anime. J’évoquerai ensuite la visite à domicile qui constitue le cœur, j’allais dire « historique », des activités de tous les mouvements qui se rattachent à la « famille vincentienne »[i], et  qui illustre bien la dimension spirituelle qui doit sous-tendre nos actions caritatives. Puis, je décrirai rapidement et aussi concrètement que possible nos actions en Côte d’Or.

 

Ozanam, Monsieur Vincent et La Société de Saint Vincent de Paul

Il y a 200 ans, donc, presque jour pour jour, naissait Frédéric Ozanam. A 20 ans, très brillant étudiant à la Sorbonne en Droit et en Lettres[ii], il anime avec d’autres jeunes intellectuels, des cercles de réflexion sur des sujets historiques ou d’actualité. Nous sommes en pleine révolution industrielle, et se développe dans les villes un prolétariat ouvrier vivant dans une très grande pauvreté. Conscient lui-même et ses amis de la misère des pauvres, interpellé en tant qu’intellectuel catholique par ses camarades d’université sur l’application concrète de sa foi, il lance à ses camarades son fameux appel : « allons aux pauvres ! » et fonde avec eux la première « conférence de charité ». Mais il n’était somme toute qu’un jeune bourgeois, brillant et généreux, certes, mais absolument étranger au milieu des bas quartiers parisiens. Avec ses compagnons, il prend contact avec Sœur Rosalie Rendu, Fille de la Charité, qui, depuis de nombreuses années, porte secours aux pauvres du quartier de la rue Mouffetard. Celle-ci va prendre tous ces jeunes gens sous son aile énergique et va les initier à la charité de proximité selon la sensibilité et la spiritualité de Saint Vincent de Paul. C’est ainsi que Frédéric Ozanam placera dès l’année suivante son mouvement naissant sous le patronage de Monsieur Vincent.

Le développement des Conférences est rapide : dès 1834, les conférences de Charité rassemblent 250 membres ; en 1853, à la mort de Frédéric Ozanam, les Conférences sont présentes dans 17 pays, et en 1860, on compte 2500 conférences et 50000 membres. Aujourd’hui, les conférences sont au nombre de 46 000 à travers le monde, et réunissent plus de 900 000 membres actifs répartis dans 130 pays des 5 continents. En France, on compte actuellement un millier de conférences et 11500 membres.

De façon habituelle, les conférences sont constituées par des paroissiens soucieux de prendre en charge les pauvretés rencontrées sur le territoire de la paroisse. Elles sont donc parfaitement en phase avec l’objectif de Diaconia 2013 qui est de mettre le pauvre au cœur des paroisses.

 

La Société de Saint-Vincent-de-Paul se définit comme un mouvement apostolique de laïcs qui mettent en pratique, dans le monde d’aujourd’hui, l’enseignement spirituel de Saint Vincent de Paul : annoncer la Bonne Nouvelle par le service du Christ dans la personne des pauvres. Elle est un mouvement de spiritualité à finalité caritative.

Notre spiritualité est donc essentiellement vincentienne. Dans la ligne directe de Mt 25[iii], Saint Vincent de Paul insistait constamment pour que l’on voie le Christ dans le visage du pauvre : « vous servez Jésus Christ en la personne des pauvres parce qu’ils vous représentent la personne de Notre Seigneur. Il faut donc les traiter avec douceur et respect, vous souvenant que c’est à Notre Seigneur que vous rendez ce service »… « Le fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres »… « Quand vous quitterez l’oraison et la sainte messe pour le service des pauvres, vous n’y perdrez rien, puisque c’est aller à Dieu que servir les pauvres, et vous regarderez Dieu en leurs personnes »… C’est là l’enseignement que nous essayons de mettre en pratique en équipe, au sein de nos conférences.

Enfin, notre charité s’efforce d’être conforme à la doctrine sociale de l’Eglise, et en particulier ceci : « la charité dépasse la justice…, mais elle n’existe jamais sans la justice » (Caritas in veritate § 6). C’est ainsi que, comme le disait St Vincent à la petite sœur qui partait visiter pour la première fois, « Il faudra te fairepardonner le pain que tu leur donneras. »

Lorsque nous parlons de « pauvres », nous ne faisons pas référence à la seule pauvreté matérielle, qui a certes toute sa place, mais à toutes les pauvretés : La solitude[iv], la maladie, le déracinement… De façon générale, le pauvre est celui qui est vulnérable, d’une façon ou d’une autre. C’est ainsi que nous sommes tous des pauvres à partir du moment où nous reconnaissons notre vulnérabilité et notre faiblesse et que nous avons besoin des autres pour les soulager.

 

La visite à domicile

La visite à domicile est le fondement de nos actions et, plus largement, de celles de toute la « famille vincentienne ».

Il y a beaucoup de visites dans l’Evangile. On pense bien sûr à la Visitation, mais il y a aussi l’Epiphanie, le repas chez Simon le pharisien, Jésus s’invitant chez Zachée, les nombreuses visites à Béthanie, chez Marthe et Marie… Chacune donne matière à réflexion sur le sens et les caractéristiques chrétiennes de la visite à domicile.

Pour Saint Vincent de Paul : « Il faut faire la visite aux pauvres en la vue de Dieu seul et comme la Sainte Vierge la fit en allant visiter sainte Elisabeth, c’est-à-dire en toute douceur, en amour, en charité ». Saint Vincent de Paul en créant les Filles de la Charité, comme Frédéric Ozanam par son cri fondateur « allons aux pauvres ! », estimaient fondamentale cette démarche d’aller rencontrer le pauvre chez lui, là où il se trouve. Et ce « chez lui », ce peut être la chambre de la maison de retraite ou d’hôpital, la prison, ou même le porche d’immeuble où le SDF a disposé ses cartons et sa couverture.

Dans une de ses lettres, Frédéric Ozanam écrivait : « Nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’apôtre : "Tu es dominus meus". Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs ; vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimons en vos personnes. » Il reprenait en somme l’enseignement de Saint Vincent de Paul : « Les pauvres sont nos maîtres ».

Ce qui est fondamental est donc de ne pas voir la personne au travers de ses problèmes, mais de voir en elle le frère, la sœur, le visage du Christ, la personne à aimer.

Ceci implique avant tout de respecter en vérité la personne que nous visitons :

-          en lui demandant la permission d’entrer chez elle,

-          en acceptant qu’elle fasse des choix différents des nôtres et qu’elle pense différemment de nous,

-          en l’écoutant sans juger,

-          en ne prenant jamais de décision à sa place,

-          en étant soi-même, sans chercher à « jouer » la gentillesse ou l’empathie,

-        en ayant le désir de la réciprocité, car la personne visitée à toujours quelque chose à donner. Il nous faut donc accepter d’être enrichis par elle et, de ce fait, accepter notre propre fragilité, notre propre pauvreté. Nous sommes deux pauvres. Ceci est fondamental pour éviter le terrible piège de la condescendance.

 

Enfin, il faut bien entendu connaître ses limites et savoir passer le relais à d’autres, plus compétents : nous ne sommes ni psychologues, ni médecins, ni assistantes sociales.

 

Pour se mettre dans de bonnes dispositions avant la visite, rien ne vaut ce que nous appelons « la prière de l’escalier », celle que nous faisons juste avant d’entrer, pour confier notre visite, la personne que nous allons rencontrer et, éventuellement, nos craintes et nos appréhensions.

Forcément, la pratique de la visite régulière d’une personne à domicile crée des liens. Le temps aidant, la connaissance mutuelle s’approfondit et l’on « s’apprivoise », comme disait le renard au Petit Prince. Il peut se créer une vraie amitié qui implique fidélité et présence dans la durée. Et lorsqu’il s’agit d’une personne âgée ou malade,  cela peut aller jusqu’à l’accompagner dans sa fin de vie. Cet accompagnement ne s’improvise pas et demande que l’on soit formé.

La formation est du reste un impératif car le bénévolat ne saurait excuser l’incompétence. Des formations de toutes sortes sont proposées par la Société de Saint Vincent de Paul. On peut également profiter des formations offertes par le diocèse, en particulier par la Pastorale de la santé.

Ces principes qui concernent la visite à domicile, nous cherchons également à les mettre en pratique dans toutes nos autres activités : par exemple, l’aide alimentaire ne saurait se borner pour nous à une simple « distribution » de colis, mais elle est l’occasion d’échanges et de création de liens sociaux ; ou encore, le soutien scolaire ne se borne pas à l’aide aux devoirs, mais est l’occasion d’entrer en relation avec les familles, et de les faire coopérer.

 

La Société de Saint Vincent de Paul en Côte d’Or

En Côte d’Or, nous sommes cinq conférences, toutes à Dijon : la Conférence Saint Bénigne et la Conférence Notre-Dame - Saint Michel sur le centre ville, la Conférence Sainte Bernadette sur le quartier des Grésilles, la conférence des étudiants du Centre Catholique Universitaire, sur le campus, et enfin, une toute nouvelle Conférence, en période de probation, sur la paroisse Saint Paul - Sainte Jeanne d’Arc. Nous sommes actuellement 55 bénévoles. Nos activités sont assez diverses : chaque année, nous visitons régulièrement environ 70 personnes isolées, malades et/ou en difficulté financière et sociale.

Les jeunes du CCU accueillent régulièrement une quinzaine d’étudiants en difficulté pour un contact fraternel et pour les aider dans leurs démarches administratives et leur recherche d’un emploi. Ils distribuent également vêtements et colis de nourriture aux plus démunis. En effet, des étudiants, le plus souvent étrangers, arrivent sur le campus au mois de septembre vêtus d’un jean, d’un tee-shirt et d’un blouson léger, chaussés de baskets, et n’ont rien d’autre à se mettre quand arrivent les mois d’hiver…

La conférence Sainte Bernadette accueille une cinquantaine d’enfants en soutien scolaire et distribue près de 600 colis alimentaires à environ 70 familles.

Pour être complet, j’ajouterai que nous participons financièrement à des actions de solidarité ponctuelles lancées à l’échelon national. La dernière en date étant le secours aux réfugiés syriens. Lors de catastrophes survenant dans notre région, nous avons à cœur de participer en nature ou financièrement aux actions de solidarité qui sont mises en place. Cela a été le cas, par exemple, lors de l’incendie du foyer ADOMA, en novembre 2010.

Nos ressources proviennent uniquement de nos donateurs et des quêtes que nous faisons en paroisse ou en réunion.

 

Perspectives

Les besoins sont de plus en plus importants car la pauvreté ne fait que croître, celle-ci étant d’ailleurs étroitement liée à la solitude car l’isolement est générateur de pauvreté et la pauvreté est source d’exclusion et de solitude, le tout constituant un cercle vicieux infernal.

Le phénomène de la migration, en particulier en provenance de l’est de l’Europe, connaît ces dernières années une ampleur nouvelle. Les structures sociales existantes sont submergées et les diverses associations caritatives parviennent de plus en plus difficilement à faire face.

A l’échelon départemental, la société de Saint Vincent de Paul ne parvient plus à répondre à toutes les demandes qui lui sont adressées et est obligée de renvoyer sur les paroisses les appels qu’elle reçoit, là où les conférences ne sont pas implantées.

C’est pourquoi nous avons un grand besoin de bénévoles pour venir nous renforcer et aussi pour prendre la relève de nos membres les plus âgés. Nous cherchons également à créer des conférences sur un plus grand nombre de paroisses, en particulier dans les zones rurales, souvent pauvres et où l’on souffre sans doute plus qu’ailleurs de la solitude.

Enfin, nous avons le souci de nous rapprocher des autres mouvements existants afin de « mutualiser » autant que possible nos moyens et nos actions. C’est, là aussi, l’un des objectifs de la démarche Diaconia de laquelle nous sommes évidemment partie prenante. C’est également une des fonction du Conseil diocésain de la Solidarité, nouvellement créé, au sein duquel la Société de Saint Vincent de Paul est représentée.

 

                                                                                         Rémy Bertrand

                                                                                      Président départemental

                                                                              de la Société de Saint Vincent de Paul

 




[i]
Je citerai, entre autres, les « Filles de la charité », ainsi que les Equipes Saint Vincent, présentes à Beaune, héritières des « Dames de la Charité » fondées en 1617 par Saint Vincent de Paul.

[ii] Frédéric Ozanam était Docteur en Droit, Docteur ès Lettres et agrégé de littérature.

[iii] «… Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ;  j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »

 

[iv] sondage TNS – SOFRES 2010 pour La Croix et la SSVP : 30% des français souffrent de solitude, et 1/3 des moins de 25 ans

 

 

Photo de couverture : Rémy Bertrand et Bertrand Ousset, président national de la SSVP, avec la conférence des jeunes du CCU

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