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Posté le 03 mai 2013 - Rubrique Vie des Paroisses

Le 12 avril dernier, la paroisse de Brazey-en-Plaine proposait une soirée-débat autour de « l’Eglise en Inde », animée par Joseph-Diyas Maria Dasan.

Diacre à la paroisse de Genlis depuis 2012, Joseph-Diyas est arrivé en France en septembre 2008, sans connaître notre langue. Il est accueilli à la paroisse de Marsannay-la-Côte et étudiant à l’université de Dijon.

Né  en 1983 dans une famille nombreuse, Joseph vit chez le curé du village et ressent très jeune le désir de devenir prêtre. Il retournera en Inde pour son ordination presbytérale, le 14 juillet prochain, dans sa paroisse, et il reviendra en France jusqu’en 2023, en principe.

L’Inde est un pays en voie de développement complexe, formé de 28 états en 7 unions de territoires autonomes, dont la population compte 1,3 milliards d’habitants qui parlent 104 langues et environ 1000 dialectes.  La religion majoritaire est l’hindouisme (83%) suivie de l’Islam (13%), du bouddhisme (1,8%), et du sikhisme (0,2%). Les chrétiens (30% de protestants, 70% de catholiques) ne représentent que 3% de la population et subissent encore des persécutions.

L’Inde a d’abord été évangélisée par saint Thomas puis par saint François-Xavier.

Les chrétiens, surtout installés dans le sud, sont mieux éduqués car des écoles et des universités ont été fondées par les Jésuites et les Salésiens.

La famille est le lieu de transmission de la foi, de toutes les valeurs. La femme est honorée en tant que mère et forme les filles à leur rôle d’épouse et de mère. Le régime est patriarcal donc toute l’autorité est laissée aux hommes.

La scolarisation des filles est de 39,4 % alors que celle des garçons est de 64,1%. La naissance d’une fille est une malédiction et l’infanticide reste fréquent.

Le mariage est important. Bien qu’interdite par la loi depuis 1961, la dot reste obligatoire et est très couteuse pour la famille de la jeune fille souvent obligée de s’endetter. Cette pratique est responsable de milliers de victimes chaque année.

Les mariages sont souvent arrangés. La jeune fille va habiter dans sa belle-famille mais revient chez sa mère pour la naissance de son premier enfant.

Le divorce en Inde est très compliqué et ne concerne que 1 % des mariages.

La veuve doit revêtir un sari blanc, ne plus porter de bijou et ne peut se remarier, alors que le remariage est possible pour les veufs.

La famille chrétienne donne aux enfants une éducation religieuse très stricte avec la messe du dimanche, le catéchise, 45 minutes chaque matin et dans 47% des familles : la prière journalière. Le curé garde une influence prépondérante dans la vie de tous les jours.

Le système de la Caste structure le pays. Avec les cinq castes importantes (Brahman, Kshatriya, Vaishya, Sudra et Dalit), il existe 375 castes définies par le rang social ou l’activité professionnelle.

Joseph-Diyas possède un certificat de caste de pêcheur, profession majoritaire dans son village. Chaque caste a sa culture. Les intouchables sont en dehors de toute caste.


En arrivant en France, Joseph-Diyas a subit un gros choc en raison du peu de pratique religieuse, les églises vides, peu de jeunes à la messe, les relations entre garçons et filles si différentes, le nombre de divorces prononcés…

Le diacre constate que les chrétiens ont des relations avec les musulmans, mais qu’elles sont plus difficiles avec les hindous car il n’existe pas de mouvement interreligieux. 

 


                                              Une paroissienne de Brazey-en-Plaine

 


Crédits photos : paroisse de Brazey

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Posté le 16 avril 2013 - Rubrique Vie des Paroisses

Le Père Lamartinèche, curé de Mirebeau et de Fontaine Française, a proposé à ses paroissiens de fêter tout particulièrement le dimanche de la Miséricorde (institué par le pape Jean Paul II dans l’octave de Pâques),  en vivant ensemble une journée de pèlerinage et d’amitié.

Après être allés méditer ce thème à Cîteaux en 2012, ils ont écouté cette année le message d’Anne-Marie Javouhey. Le dimanche 7 avril, une quarantaine de personnes, réparties en trois groupes, ont arpenté le paisible village de Chamblanc : de la maison paternelle à l’église, de la grange d’Etienne à la forêt de la mémoire, ils ont affronté le froid et la pluie pour marcher dans les pas de la jeune Nanette, et découvrir la force de sa foi, sa ténacité pour découvrir et accomplir ce que Dieu lui demandait, son désir constant de servir en soignant et en éduquant.

De très nombreux visiteurs

Depuis l’inscription du village  sur « la route des abolitions de l’esclavage », dans le cadre d’un projet lancé par l’UNESCO,  une nouvelle aventure s’est ouverte aux sœurs Saint Joseph de Cluny : invitées à mettre en valeur leur mère fondatrice, elles font visiter une exposition très bien documentée sur son action libératrice et sur la fidélité  de leur congrégation à travailler encore aujourd’hui dans cet esprit, aux quatre coins du monde. Elles accueillent de très nombreux visiteurs, ceux qui prennent rendez-vous, comme les jeunes de Nuits-st-Georges ou de la Visitation, et les pèlerins  des jours de fête, le 28 avril, pour la marche sur le sentier de la mémoire, le 7 juillet, pour une célébration à  la grange d’Etienne, et le 9 novembre, pour l’anniversaire du baptême.

 

                                                                      Maguy Minonzio

 

 

Crédits photos : Alain Marnef et Jean-François Minonzio

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Posté le 25 mars 2013 - Rubrique Vie des Paroisses

Le lendemain de l’élection du pape François, de nationalité argentine, la paroisse de Pontailler-sur-Saône organisait une conférence sur « la foi en Amérique Latine », par le Père Luc Lalire. Or, cela faisait plusieurs semaines qu’elle avait organisé cette intervention du Père Lalire, prêtre du diocèse de Dijon mais également responsable du Pôle Amérique Latine à la Conférence des Evêques de France (CEF). Retour sur l'évènement.

 

Le témoignage du Père Lalire sur la mission de l’Eglise en Amérique latine nous ouvre des pistes de réflexion sur notre propre vie communautaire.

Le prêtre évoque tout d’abord la figure de Pierre Dubois, prêtre diocésain parti au Chili en 1963, engagé auprès des pauvres : il les a aidés à devenir plus libres et responsables, il a enseigné à « lutter sans violence ».

Il rappelle ensuite les grandes orientations de la mission de l’Eglise en Amérique latine telles que proposées par la Conférence des évêques :

Comment répondre à ces défis permanents ? Reconnaître les « visages souffrants du Christ » : personnes dans la rue, migrants, malades, victimes d’addictions, détenus en prison… tout en mesurant les faiblesses de la vie sociale et politique : corruption, injustices sociales, inégalités, fragilité des pouvoirs politiques…, dans un pays qui compte de nombreux baptisés mais peu de pratiquants !

Pour cela, il faut revenir au fondement de notre foi : l’Evangile de Jésus-Christ, savoir être disciple (celui qui suit Jésus), et aussi missionnaire (l’envoyé en mission).

Le Père Lalire propose alors quelques points de repère pour revivifier la vie de nos communautés paroissiales :

Allons-nous à la rencontre avec le Christ ?... Avons-nous le souci de la formation doctrinale et de l’Evangile ?... Que pouvons-nous améliorer dans notre vie communautaire ?... Avons-nous le souci de la mission pour tous ?...

Car la paroisse est une communauté de communautés ; elle doit être le lieu d’apprentissage de la vie ecclésiale, le lieu de la communion fraternelle en Dieu notre Père.

 

                                              Madeleine Boirin et Marie-Yvonne Mutin

 

 

Crédits photos : paroisse de Pontailler-sur-Saône

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Posté le 21 mars 2013 - Rubrique Vie des Paroisses

Le Père Dominique Garnier, curé de la cathédrale, et une délégation de ses paroissiens, se sont rendus le week-end des 16 et 17 mars à Mayence (Allemagne), où s’est déroulé l'échange traditionnel du cierge pascal avec la cathédrale locale.

Cette année, date anniversaire des 50 ans de la signature du Traité d'amitié franco-allemande, ce voyage avait un relief très spécial.

 

Cérémonie franco-allemande

En l'absence, excusée et accompagnée d'un message, du Cardinal-Archevêque de Mayence retenu à Rome, c'est le Recteur de la cathédrale qui a présidé la cérémonie, concélébrée par le vicaire général avec trois prêtres bourguignons, en présence du vice-Président de la Diète du Land du Palatinat.

Celui-ci a promis de faire le déplacement à Dijon l'an prochain.

La délégation dijonnaise a découvert l'abbaye d'Eberbach (fondée par saint Bernard), où la Mère Abbesse les a reçus, et est allée sur les pas d'Hildegarde von Bingen.

Souvenons-nous que le rapprochement franco-allemand (concomitant au concile Vatican II) est l'oeuvre de deux responsables politiques chrétiens, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, qui jetèrent les premières bases de l'amitié franco-allemande par une grande messe à la Cathédrale de Reims en mai 1962.

Localement, le maire de Dijon, le chanoine Kir, a été un pionnier du rapprochement des deux régions, le Palatinat et la Bourgogne. C'est au Père Gérard Dampt,  alors vicaire général du diocèse de Dijon et germaniste, qu'il revient le mérite d'avoir lancé l'initiative d'échange du cierge pascal, au début des années 2000.

 

                                                            François Gauthey

 

 

Crédits photos : François Gauthey

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