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Posté le 26 mai 2017 - Rubrique Province de Dijon

Les jeunes prêtres de notre diocèse se sont retrouvés à Nevers avec leurs confrères de la province apostolique de Bourgogne. Ils étaient une trentaine, chaleureusement accueillis pour cette session qui se déroule chaque année dans l’un des quatre diocèses. Le thème retenu cette année pour compléter leur formation et leur permettre de partager leur expérience avec ses joies ses difficultés et ses questions était celui de « l’Accompagnement Spirituel ».

L’accompagnement spirituel

C’est une des grandes voies de la pastorale chrétienne qui a son fondement dans l’anthropologie (paternité-éducation), qui trouve son origine dans la tradition hébraïque elle-même : par ses serviteurs, les patriarches, les prophètes, les sages d’Israël Dieu guide et accompagne son peuple sur un chemin de vérité et de liberté jusqu’au Christ. Avec Notre Seigneur, le Bon Pasteur, chemin vérité et vie, l’accompagnement prend sa pleine dimension puisqu’elle est étendue à l’humanité tout entière et son véritable sens dans le dévoilement du but de la création, la participation à l’amour même de Dieu. Nul ne va vers le Père sans passer par moi. Le Christ est « le grand accompagnateur spirituel ». C’est dans cette lumière que le Père Guillemot, Jésuite de Manrèse, a guidé une réflexion en commençant par un tour de table très enrichissant permettant de dépasser une conception parfois trop restreinte de l’accompagnement spirituel qui se révèle comme une voie privilégiée de la réflexion sur le sacerdoce.

A l’image du Christ tout prêtre doit être un accompagnateur. Dans la tradition ignacienne des Exercices, l’accompagnement est un chemin pour se mettre en vérité devant Dieu. Celui qui accompagne doit être dans une écoute totalement disponible, privilégier le silence et la prière pour être transparent à l’Esprit Saint qui travaille autant l’accompagnateur que l’accompagné. Il s’agit de faire «un chemin avec », sans juger, la confidentialité de l’échange construit la confiance et permet la vérité.

Temps de carrefours

Les carrefours ont permis de fructueux échanges :

- Nécessité d’une disponibilité d’écoute même à une demande fugitive, fortuite ou inattendue, ce peut être la porte d’entrée dans une âme, une conversation décisive pour elle que nous ne soupçonnons pas.

- Nécessité de distinguer sans pour autant les séparer, l’entretien spirituel et le sacrement du pardon.

- Nécessité de mettre l’esprit d’accompagnement spirituel au cœur de la vie du prêtre comme voie privilégiée de l’exercice des trois responsabilités d’instruire, de sanctifier et de gouverner ceux dont il est pasteur et serviteur.

Partage avec Mgr Thierry Brac de la Perrière

En reprenant ce thème à partir du ministère (au nom du seul Père), Monseigneur Thierry Brac de La Perrière a insisté sur la fraternité humaine et spirituelle dans la vie du presbyterium, unité organique de chaque diocèse. Aucun prêtre ne peut agir seul : « L’imposition des mains est la mémoire existentielle du Christ et le témoignage de la communion ecclésiale avec et autour de l’évêque… Même s’il est parfois difficile d’être amis, les prêtres ne sont jamais dispensés d’être frères au double titre du baptême et du sacerdoce ».

Monseigneur Brac de La Perrière s’est réjoui du climat chaleureux et apaisé qui permet aujourd’hui de dépasser les clivages et contribue à un réel enrichissement mutuel dans la vie des presbyterias de nos diocèses. Il a insisté sur les échanges entre prêtres, la grande diversité de parcours et d’organisation de vie dans le ministère.

Et des visites !

Cette session dirigée par le Père Yves Frot a été organisée sur place dans le diocèse de Nevers par Sébastien Courault, « jeune prêtre » qui a permis aux participants de visiter le circuit de Magny-Cours. Il a dirigé une visite passionnante de la Cathédrale-Basilique de Nevers dont la restauration est quasi achevée, particulièrement des vitraux, œuvre de quatre maîtres verriers contemporains.

Ces trois jours se sont déroulées à « l’Espace Bernadette », impressionnante Maison des sœurs de la Charité de Nevers, où Sainte Bernadette repose, après y avoir vécu 13 ans. Sébastien Courault a su faire revivre Bernadette, si humble et si grande dans sa vie de religieuse, insistant sur le fait que ce n’est pas la voyante de Lourdes mais la sainte de Nevers que l’Eglise a reconnue en elle. Cette maison pleine des pas de Bernadette est un haut lieu spirituel qu’on ne saurait oublier où beaucoup de grâce sont données et reçues.

P. François-Xavier de Guibert, Curé de Saint-Julien.

 

Photos : © Oscar RUIZ et Sébastien COURAULT (@padreseb)

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