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Posté le 08 juillet 2013 - Rubrique Pèlerinage

C’est par un temps idéal que les pèlerins fidèles au site de Notre-Dame d’Etang de Velars-sur-Ouche se sont retrouvés au plateau Saint-Joseph ce dimanche 7 juillet.

Ce n’était pas la grande foule, mais chaque pèlerin était très motivé par l’évolution des travaux de réfection de la vierge. C’est la première fois que l’on a célébré l’eucharistie au pied du monument de la montagne sans la présence de la célèbre statue. Démontée par petits morceaux, la vierge de bronze a suscité l’admiration de ceux qui ont pu l’admirer dans ce local provisoire en attendant sa remise en état.

Avant la messe, le président des « Amis de Notre-Dame d’Etang », Alain Striffling, fit le point de l’organisation de ce vaste chantier, estimant qu’en fonction des fonds versés par les uns et les autres, la statue pourrait-être remise en place fin 2014 ou début 2015. Le principal artisan coordinateur des travaux, Michel Berthenet ouvrit toutes grandes les grilles de l’abri provisoire permettant de toucher les trois éléments de la statue, en admirant unanimement la beauté du visage de la vierge.

La messe fut célébrée au monument par le Père Serge Athénor, curé de la paroisse de Plombières-lès-Dijon (dont dépend Velars), au terme de la montée en récitant le chapelet et en chantant les Ave Maria.  

Le Père Athénor, reprenant les textes de l’évangile de saint Luc et la lettre de saint Paul aux Galates, insista sur le sens de la Croix, « signe de reconnaissance et de Salut ». Dans cette homélie, mention fut faite de la récente encyclique des deux Papes invitant à l’amour absolu en rappelant que « le Seigneur nous conduit à la paix par l’intermédiaire de Marie. »

La messe se termina par la vénération de la statue miraculeuse qui avait quitté pour un jour l’église paroissiale et siégeait à la place d’honneur près de l’autel. 

 

                                                                  Jean Clerc

 

Crédits photos : Jean Clerc

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Posté le 04 juin 2013 - Rubrique Pèlerinage

Voyage aux sources du christianisme, sur les pas de Jésus, pour 26 pèlerins du diocèse qui se sont laissés portés et transportés dans leur foi, en avril dernier. De rencontres en méditations, Martine, Nathalie, Marie-Joëlle, Bernard et Pierre-Jean nous partagent, enthousiastes, leur cheminement.

 

 

 

Quel a été le fil conducteur de ce pèlerinage en Terre Sainte ?

MJ : « Terre donnée par Dieu, terre habitée par Dieu, terre d’alliance avec Dieu et terre annonciatrice d’un monde nouveau » : c’est cette phrase, redite chaque jour, qui m’a vraiment habitée du désert à Jérusalem.

N : Etre un « bon » chrétien, vivre de sa foi, n’est-ce pas tourner le dos à la sédentarisation pour se mettre en marche ? « Lève-toi et marche », cette parole m’a bien fait marcher !

B : J’ai senti une logique, comme une dynamique de progression, entre l’histoire, la géographie et ma foi de pèlerin.

PJ : Pour moi, ce fil conducteur était à la fois de faire mémoire (de ce qu’avait dit Jésus dans ces lieux) et de faire témoignage (à travers toutes nos rencontres).

Quel a été pour vous l’inattendu de ce voyage ?

M : J’ai souvenir de ce petit autel dans le désert. Chacun de nous lui a ajouté une pierre, petite ou grosse : j’ai mis la pierre que j’avais ramassée avec dans le coeur cette idée que l’Eglise se construit peu à peu.

PJ : Jérusalem est étourdissante par sa frénésie. Pour autant, c’est une ville très spirituelle où l’on perçoit clairement la présence des trois religions monothéistes. Le plus surprenant, c’est qu’à l’heure du départ au travail, on aperçoit des gens qui partent… prier. De façon étonnante aussi, nous nous sommes dépouillés de notre quotidien pour recevoir une grande richesse de cette Terre Sainte, aux racines de notre foi. Une évidence qui est apparue clairement le dernier soir de notre voyage lorsque le Père Royet nous a offert un éclairage encore supérieur sur ce pèlerinage déjà dense ! Par une synthèse à la fois poétique et biblique, il nous a fait percevoir comment nous avions ressenti la présence de Dieu lors de chacun de nos temps forts. « Vous étiez là et Dieu vous a parlé »…

N et M : nous avions des visages dans nos valises. A Nazareth, on nous a demandé de porter à haute voix une intention pour une (une seule !) personne. De même au Saint Sépulcre, nous avons prié pour la personne qui nous a éveillé dans la foi.

Tous : Et puis, nous avons aussi eu la chance de participer à l’ouverture du sabbat dans une synagogue (avec tout son rituel inhabituel pour nous), d’approcher le mur occidental et de prier, pour certains, équipés d’une kippa aux côtés des juifs, de mettre les pieds dans la Mer Morte, d’apercevoir le Jourdain...

Bien sûr aussi, l’inattendu, c’était toutes les rencontres, l’espérance qu’elles portaient, l’accueil reçu toujours à bras ouverts !

Justement, quelle rencontres vous ont le plus marquées ?

Les soeurs de Taybeh nous ont préparé, avec autant de simplicité que de chaleur, un bon repas, alors qu’elles étaient en carême ! Peu nombreuses, elles étaient pourtant présentes à chacun. Dans leur maison des paraboles, elles nous ont fait revivre des pages d’Evangile. Une ouverture dans le toit pour le paralytique, une porte pour l’ami importun, une outre pour le vin nouveau, les outils du travail de la vigne… et les paraboles ont pris un sens nouveau. L’évêque grec catholique (melkite) du foyer où nous logions, lui, nous a d’emblée affirmé qu’il était notre « premier serviteur » et qu’en cette qualité, il devait nous laver les pieds... mais son service fut de nous servir un bon repas !

Vous étiez toujours attendus…

Oui, les chrétiens qui vivent là-bas ont besoin de notre soutien (et pas seulement financier), ils ont besoin de sentir que leur vie, leur action nous touchent. Et notre présence en a été pour eux la preuve.

Le Père Johnny, rencontré à Naplouse, tenait à nous faire part de son parcours et de ses projets, après notre célébration eucharistique. Il était styliste… aujourd’hui il oeuvre pour l’éducation, l’animation de prières, le logement des populations, et son désir est vraiment que les jeunes qui partent pour des études, puissent revenir, afin que cette communauté reste tout simplement vivante.

N : de l’espérance pour sortir des conflits, c’est aussi ce qui motive Hoffer et Laure, un jeune couple franco-israélien, que nous avons rencontré. Ils s’investissent, chacun à leur façon, dans la société civile pour un véritable dialogue, une écoute sincère entre leurs cultures.

Vous avez vécu ce pèlerinage en groupe : avez-vous été portés par ce groupe ?

N : Nous étions loin de tous nous connaître et pourtant, une vraie fraternité s’est installée dès le premier jour, autour notamment des plus fragiles. Nous étions un groupe multi-générationnel dans lequel chacun avait sa place, y compris nos deux adolescents. Curieusement d’ailleurs, les textes que nous lisions répondaient à ce que nous vivions... Il faut dire aussi que nous avions un guide – le Père Royet - qui a vraiment eu à coeur de nous porter et de nous faire découvrir la Terre Sainte… jusqu’au sycomore que nous avons approché dans le jardin d’un particulier ! Il a aussi su jouer avec la météo, ses connaissances (et son portable !) pour aménager notre programme. Nous étions en totale confiance avec notre berger.

Comment revenir d’un tel pèlerinage ? Quelles paroles vous habitent ?

 Il faut du temps pour atterrir !

B : Au cénacle, nous avons eu un éclairage sur la Pentecôte avec cette idée de nous mettre, chacun, à la portée de notre interlocuteur, pour notre mission d’annonce.

PJ : Nous avons beaucoup marché, parlé, lu, médité… difficile de retenir une parole plus qu’une autre. Peut-être, celle qui me revient est « Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur ». Ce qui est certain, c’est que notre foi en a été renforcée, elle a gagné en intensité, en limpidité, en résonnance.

M : En contemplant les lieux, notre écoute des textes prend corps : par exemple, sur le lac de Tibériade, agité par une tempête, on pouvait imaginer Jésus dans une barque entourée de ses disciples. Nous avons aussi médité sur la vue que Jésus avait lorsqu’il a pleuré devant Jérusalem, également lorsqu’il fut tenté au pied du mont de la tentation. Ce pèlerinage sonne comme un appel à lire, à creuser cet Evangile qui me parle vraiment maintenant.

MJ : La parole qui me reste est sans doute « que ta volonté soit faite »… laquelle renvoie inéluctablement à cette question : « mon Dieu, que veux-tu que je fasse ? », question qui m’habite depuis notre retour.

 

                                         Propos recueillis par Virginie Lacomme

 


Crédits photos : Bernard Duffé

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Posté le 23 mai 2013 - Rubrique Pèlerinage

Une cinquantaine de pèlerins sont partis de Dijon ce mercredi 22 mai prendre la route pour Compostelle dans le cadre d’un pèlerinage organisé par le service des pèlerinages du diocèse en partenariat avec la Confraternité des Pèlerins de Saint-Jacques de Bourgogne.

Ce pèlerinage propose un périple alliant la recherche spirituelle et l’effort physique : le voyage Dijon-Arles-Compostelle (aller-retour) en 11 jours, avec chaque jour 10 ou 20 km de marche à pied sur les chemins historiques (dont une partie en silence), et le reste de l’étape en autocar.

Le but de ce pèlerinage est bien de trouver « l’esprit du chemin de saint Jacques » : l’humilité et la fraternité entre pèlerins, avec l’aide de l’aumônier présent pour approfondir la recherche spirituelle.

C’est le Père Roger Fira, curé de Chablis (Yonne), qui accompagne le groupe. Il propose chaque jour une préparation spirituelle, des temps de prière et une célébration de l’eucharistie.

La messe de départ s’est déroulée ce mercredi tôt dans la matinée, en l’église Saint-Michel de Dijon.

C’est le Père Eric Millot, vicaire général, qui présidait la célébration en tant qu’administrateur de la paroisse.

Après la lecture de l’Evangile par le Père Fira, le vicaire général a rappelé le vrai but d’un pèlerinage : partir pour rencontrer les personnes avec qui nous partageons la marche, pour rencontrer les personnes qui se trouveront sur notre route, et pour rencontrer Dieu lui-même.

Pour recevoir la bénédiction d’envoi, le groupe a entouré la statue de saint Jacques qui se trouve dans l’église.

Après la messe, les pèlerins ont pris le bus jusqu’à Arles où ils ont ensuite démarré la première étape de leur périple. Retour prévu à Dijon le samedi 1er juin.

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Posté le 22 mai 2013 - Rubrique Pèlerinage

Après Paray-le Monial, Nevers et Vézelay, les quatre diocèses ayant décidé de se réunir chaque année en pèlerinage, c’est Cîteaux qui accueillit les pèlerins des autres diocèses ce lundi de Pentecôte.

Mgr Roland Minnerath avait lancé un appel : «  A Cîteaux, saint Bernard a fait ses premiers pas de moine en entrant au nouveau monastère. Bientôt, à l’âge de 25 ans, il partira fonder Clairvaux ».

Cette année c’est le neuvième centenaire  de l’arrivée de Bernard, né comme on sait à Fontaine-lès-Dijon. « Nous sommes heureux - déclara encore Mgr Minnerath - et reconnaissant au Père Abbé et aux moines de nous accueillir en ce haut lieu où s’est joué une part importante de l’évangélisation du monde occidental ».

Pas moins de cinq cents pèlerins d’un jour se sont engouffrés dans l’église car malheureusement le soleil n’était pas au rendez-vous. Mais comme devait le préciser en ouverture le Père Abbé Dom Olivier Quénardel : « Si l’ambiance n’est pas très chaude, elle est très fraternelle ».

Un archevêque et trois évêques réunis pour prier avec leurs paroissiens, cela mérite d’être souligné. Mgr Minnerath, en guise de bienvenue, rappela ce que l’Eglise d’aujourd’hui doit aux moines : «  N’oublions pas que Cîteaux a aujourd’hui encore une influence considérable  dans ce haut lieu de contemplatifs unis à l’Eglise par la croix et la charité ».

Le programme de la journée prévoyait des visites de l’abbaye, et  des expositions relatives à l’arrivée il y a 900 ans de saint Bernard.

Bravant la pluie, les pèlerins sont allés tout au long de la journée de l’un à l’autre des rendez-vous, partageant leur repas sous un chapiteau.             

Les quatre diocèses réunis

La procession d’entrée a permis de reconstituer visuellement la carte des quatre départements  qui constituent la  zone interdiocésaine : l’Yonne, la Nièvre, la Saône-et-Loire et la Côte d’Or. Les quatre évêques étaient là, et des badges de couleurs permettaient de se repérer : verts pour la Nièvre comme les forêts et prairies des bords de Loire ; jaunes couleur dorée des églises romanes de Saône-et-Loire ; bleus comme l’eau des canaux et des affluents de la Seine à Auxerre, et enfin rouges couleur du vin des coteaux généreux du diocèse de Dijon.

L’un des temps forts de la journée fut la conférence de Frère Jean-Claude, le matin, sur « la prière de demande ». « Dieu est-il sourd à nos appels ? » dit le frère  et d’analyser avec beaucoup d’éloquence les circonstances dans lesquelles Dieu semble ne pas entendre les demandes des fidèles et de poser cette question : « cette sourde oreille du créateur n’est-elle pas la conséquence de la médiocrité de nos prières ? » et de conclure : « Jésus nous indique le chemin : non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ».

La messe de clôture a été concélébrée par les quatre évêques, assistés de trois diacres et d’une quarantaine de prêtres et de moines. L’orgue était tenu par frère Frédéric et une cinquantaine de choristes assurèrent les chants dirigés par Lise Ladret.

Mgr Minnerath, qui portait le Pallium, symbole de sa fonction d’archevêque métropolitain, commenta l’évangile selon saint Jean emprunté au propre de la fête de Pentecôte : « Si quelqu’un m’aime, je suis avec vous, en vous donnant mon esprit » et de reprendre des paroles de Jésus : « Petit troupeau, ne crains pas ».

Le prochain pèlerinage provincial aura lieu le lundi de Pentecôte 2014 à Pontigny (89).

                                                                          

                                                     Jean Clerc

 

Crédits photos : Jean Clerc

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