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Posté le 25 janvier 2012 - Rubrique Evénements

Bien que le numéro de janvier d'Eglise en Côte d'Or sur la place du vin dans le vie de l'Eglise ait abordé le sujet, revenons une fois encore sur cette fête de la Saint-Vincent Tournante, qui reste un des évènements les plus marquants de la vie bourguignonne.


Depuis 1938, chaque année, un village de la Bourgogne viticole, reçoit la fête de la Saint-Vincent Tournante et accueille le rassemblement de toutes les confréries ou sociétés de secours mutuel de la Bourgogne.

Une fête folklorique, puisque les statuettes, attributs et bâtons processionnels de jadis se placent en quelque sorte sur la frontière qui joint la dévotion religieuse à l'histoire sociale des anciennes confréries traditionnelles.

Accueillir la Saint-Vincent Tournante est un événement pour un village. Solidarité n'est alors pas un vain mot, et c'est toute la population qui se mobilise pour l'organisation de la fête, des mois pour ne pas dire des années à l'avance.


L'organisation de la fête, la décoration du village et l'élaboration de la cuvée de Saint-Vincent, offerte pendant deux jours à la dégustation à tous les visiteurs, nécessitent en effet des mois de préparation et la participation de tous les talents du village.

Si les assurances sociales ont en grande partie remplacé les sociétés de secours mutuel dans la vie quotidienne des vignerons, on peut dire qu'à l'occasion de la Saint-Vincent Tournante l'entraide mutuelle est toujours très présente dans les villages de Bourgogne.


D'année en année la fête s'est installée et a pris de l'ampleur au point de devenir la plus grande fête de Bourgogne, recevant certaines années autour de 100.000 visiteurs en provenance de toute l'Europe.

 La fête populaire et bon enfant des débuts, était devenue une véritable entreprise dont le budget dépassait le million d'euros - et parfois largement - et les contraintes pour accueillir des dizaines de milliers de visiteurs, à commencer par la sécurité et la circulation, sont devenues impossibles à assumer par la plupart de nos villages.

 Il faut dire qu'avec le succès rapide et grandissant de la Saint-Vincent Tournante, les villages ont utilisé cette fête comme outil de communication, et, ce qui au départ était la fête des vignerons, est devenu la fête du vin et d'une appellation, tant il est vrai que les retombées médiatiques sont nombreuses et ont réellement tiré certaines appellations de l'anonymat.


L’édition 2012 sera d’une autre nature. Cette fête traditionnelle bourguignonne prend cette année une tournure toute particulière pour s’inscrire dans la démarche de candidature des Climats de Bourgogne au Patrimoine de l’UNESCO. Elle se déroulera, comme vous le savez, à Dijon, Nuits-Saint-Georges et Beaune.



Les messes de la Saint-Vincent Tournante 2012 :


samedi 28 janvier :   - Cathédrale St-Bénigne à 9h
                                      - Notre-Dame de Beaune à 9h30

 


 

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Posté le 20 janvier 2012 - Rubrique Evénements

  Vers l'an 300, l'empire romain fragilisé, régnait par la terreur, en exigeant un culte inconditionnel à l'Empereur. Toute autre forme de religion était considéré comme un contre pouvoir. La force et la violence n'asservissent pas les coeurs, nous le savons encore de nos jours ! On ne se souvient plus du représentant de l'empereur, le très cruel Dacien qui régnait sur l'Aragon, mais celui qui n'a pas faiblit devant la torture est devenu célèbre. Vincent, homme cultivé, s'était donné à Dieu dans le diaconat, pour être au service des pauvres et de la parole de Dieu. Quand on exigea qu'il adore l'empereur, il eu la force de résister. Son martyr fut horrible : écartèlement, lacérations, brûlures. L'enthousiasme populaire a peut-être ajouté quelques merveilles à ces faits : la vive lueur qui régnait dans le cachot où gisait le corps du supplicié agonisant sur des tessons acérés, le loup qui défendait la dépouille du Saint contre les rapaces, le retour immédiat au rivage de son corps jeté en pleine mer ... Quoiqu'il en soit, Vincent a été très vite vénéré. Ces tortures devaient être dissuasives. L'effet fut contraire : elles transformèrent le supplicié en exemple. Saint Augustin et le Pape Léon ont recommandé avec les plus grandes louanges qu'on fasse mémoire de ce saint.

     Pourquoi les vignerons l'ont-ils choisi comme Saint Patron ? La raison est aujourd'hui oubliée. A priori, horreur des tortures et joyeuses dégustations, ne font pas bon ménage ! Il y a donc là un signe fort. Etait-il lui même dans le métier ? On sait qu'un commerce intense de vin se faisait entre Rome et l'Espagne. Ce n'est pas n'importe quel martyr qui fut choisi. Il y en eu tant à cette époque. Il se pourrait bien qu'il ait eu un lien étroit avec la profession avant les évènements qui le firent tant admirer.
    Est-ce par analogie avec le vin qui provient d'une vigne `torturée' par la taille, d'une grappe 'écrasée, à cause du jus sucré sublimé en alcool par la fermentation, vin qui finalement réjouit le cœur de l'homme ?
    Est-ce aussi le sang versé qui rappelle celui du Christ martyrisé pour nous sauver, sang que devient le vin consacré, à chaque eucharistie ? Vin changé en sang qui conduit à la vie éternelle ?
    Etait-ce pour prendre le contre-pied du dieu du vin, Bacchus ? Il est, en quelque sorte, le symbole de la décadence de Rome. Bacchus, image dégradante pour l'homme, était vaincue par la grandeur d'âme de ce nouveau patron. 


Saint-Vincent peut être représenté en dalmatique, vêtement liturgique du diacre, montrant le livre de l'évangile qu'il devait proclamer et suivre, portant la palme des martyrs et une grappe de raisin, une serpette, instrument de son martyre (et de son métier") ou avec une grille, rappelant également ses tortures. II est vénéré partout où l'on fait du vin. On le trouve sur des vitraux, en statue, en image, dans des églises mais aussi dans des caves. Le renouveau dans l'attention qu'on lui porte devrait ne pas être détourné par le folklore, mais au contraire, conduire à la source : l'amour de Dieu et des hommes.



Horaires de messe de la saint Vincent dans le diocèse de Dijon :


Samedi 21 janvier :


à 10h30 à Merceuil

à 18h à Couchey

à 10h30 à Corgoloin

à 10h à Nolay

à 10h à Meursault


Dimanche 22 janvier : 

 à 10 h 30 à Ladoix-Serrigny

 à 9 h 30 à Ste Marie La Blanche

 à 11 h à Chorey Les Beaune

 à 11 h à Notre Dame de Beaune

 à 10 h 30 à Chenove (chapelle Ste Thérèse)

 à 9 h 30 à Fixin

 à 11 h 15 à Nuits St Georges (St Symphorien)

 à 9 h 45 à Messanges

 à 9 h 30 à Chambolle

 à 11 h à Vosne-Romanée

 à 10 h 30 à Puligny



Ci-dessous en PDF, la prière à saint Vincent
 

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Posté le 13 janvier 2012 - Rubrique Evénements

Régulièrement, les évêques de la Province de Bourgogne se réunissent (avec leurs vicaires généraux) pour une journée de travail.


Ce jeudi 12 janvier, c'est à Dijon que Mgr Patenôtre, archevêque de Sens-Auxerre, Mgr Rivière, évêque d’Autun et Mgr Brac de La Perrière, évêque de Nevers ont eu une séance de travail. Accueillis à l'archevêché par Mgr Minnerath, archevêque métropolitain, ils ont pu partager ce qui se vit dans chacun des diocèses de la Province et travaillé sur quelques projets communs : le pèlerinage provincial à Vézelay le 28 Mai prochain (dont les invitations seront prochainement à la disposition des chrétiens qui souhaiteront y participer) ; la session de tous les prêtres de la Province les 14-16 Octobre prochains à Paray Le Monial à l’occasion du 50ème anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II. Ils ont pu aussi évoquer un certain nombre de questions qui leur tiennent à cœur : l’enseignement catholique, les radios diocésaines, le Secours Catholique, le rassemblement des diocèses en mars prochain à Lourdes, etc.

Une célébration a également réuni tous les Evêques, les vicaires généraux et un certain nombre de chrétiens à la chapelle de l’archevêché.

La prochaine rencontre des évêques de la Province aura lieu à Nevers en mai 2012.




Ci-dessous, de gauche à droite : Père Fontaine, Père Vivier, Mgr Rivière, Mgr Brac de la Perrière, Mgr Minnerath, Mgr Patenôtre, Père Millot, Père Guimet, Père Artus

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Posté le 05 janvier 2012 - Rubrique Evénements

En cette fête de l’Epiphanie où nous célébrons la venue des mages auprès de Jésus qui vient de naître, nous rappelons que le Christ est la lumière du monde. Aujourd’hui comme hier, la Mission de l’Église est de faire rayonner la lumière du Christ dans le monde entier.

Voilà pourquoi, en ce dimanche, dans toutes les paroisses du diocèse, nous sommes invités à manifester notre solidarité avec les communautés chrétiennes d’Afrique. Notre diocèse a, au cours de son histoire, envoyé beaucoup de missionnaires en Afrique. Nous gardons le souvenir de Mgr Louis Parisot , né à Brognon (21), et qui fut le premier vicaire apostolique du Bénin (Ex-Dahomey). On se souvient que le pape Benoît XVI ; lors de son récent voyage au Bénin, s’est recueilli sur la tombe de Mgr Parisot.

 

Aujourd’hui, en Côte d’Or, nous avons la chance d’accueillir des prêtres d’Afrique qui viennent participer à la vie de notre diocèse en se mettant au service de nos paroisses.

 

Que cette fête de l’Epiphanie soit l’occasion de manifester notre reconnaissance par notre prière et notre générosité.


Ci-dessous (photo) : le Pape Benoît XVI se recueillant sur la tombe de Mgr Parisot.

Ci-dessous (fichier) : pour préparer la célébration de ce dimanche 8 janvier.

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