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Posté le 13 mai 2016 - Rubrique Evénements

Avant de se réunir le 10 mai à la foret de la mémoire de Chamblanc, une délégation de Mana (Guyane) a vécu un séjour sur les pas de la bienheureuse Anne-Marie Javouhey, fondatrice des Soeurs de St-Joseph de Cluny et qui a a tant fait pour la libération d'esclaves de Guyane. Le samedi 7 mai, en l'église de Chamblanc, c'est une messe présidée par l'archevêque de Dijon qui a réuni paroissiens, religieuses, maire des communes environnates pour rendre grâce pour l'action d'Anne-marie Javouhey.

Ferveur et joie, dans l’église de Chamblanc ! C’est le temps de l’Eucharistie présidée par Mgr Minnerath accompagné du Père abbé de Cîteaux, des pères Helmbacher et José Mbiyavanga.

Un même cœur pour fêter la femme qui a su répondre à l’appel de l’Esprit et travailler à la libération de nombreux esclaves.

C’était en 1838 à Mana en Guyane : éduquer, enseigner, libérer, aimer, faire connaître Dieu, c’est la mission d’Anne-Marie Javouhey.

Une délégation d’habitants de Mana est là, invitée par les membres de l’Association « Sur la route des libertés de Chamblanc à Mana »*

Pour les accueillir, des habitants de Chamblanc, en costume d’époque, reconstituent la famille d’Anne-Marie. Des jeunes participent à l’animation. « Anne-Marie tu as tant de choses à nous dire » retentit sous les voutes de l’église.

La délégation reçue dans les familles, est là pour cinq jours. Elle découvre la région et surtout se prépare avec la population à la grande manifestation du 10 Mai, à la forêt de la mémoire. M. PATIENT, Sénateur-Maire de Mana, et Madame la Sous-Préfète seront là.

Sr Agnès THEVENIN

*Présidée par Mr Bourdot, Maire de Chamblanc, des Maires de Jallanges, Seurre, Grosbois, Lanthes, Sr Agnès Thevenin, Provinciale des sœurs de St Joseph de Cluny France/Suisse et de bénévoles. 

 

photos : Agnès Thévenin.

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Posté le 02 mai 2016 - Rubrique Evénements

Evènements « Route des Abolitions de l’Esclavage » en Val de Saône

En ce mois de mai 2016, dans le cadre des cérémonies officielles des « mémoires de la Traite, de l’Esclavage et de ses Abolitions », Jallanges, Seurre et Chamblanc, communes du Val de Saône, se préparent à accueillir du 6 au 11 mai des Mananais. Cette délégation venue de Guyane, composée de descendants d’esclaves libérés à Mana (Guyane) est conduite par Monsieur Georges PATIENT Sénateur Maire de Mana.

C’est un partenariat qui existe depuis 2011 entre Mana et ces communes du Val de Saône où déjà 3 forêts mémorielles ont été inaugurées, pour signifier l’action sans précédent d’Anne-Marie Javouhey, fondatrice des Sœurs de St Joseph de Cluny.  En effet, en 1838, envoyée par le Ministère de la Marine et des Cultes, Mère Javouhey a accompagné malgré toutes les difficultés rencontrées les 147 premiers esclaves préparés, à devenir des hommes libres, à les éduquer et leur donner leur place dans la société.

Ensemble, nous souhaitons par cet évènement exceptionnel sur le plan mémoriel, émotionnel et culturel conforter nos liens avec Mana et la Guyane pour qui, Anne-Marie Javouhey, « Leur Ché Mé » reste un modèle de fraternité et d’humanité entre les peuples.

Programme des rencontres et festivités

6 mai :

Arrivée de la délégation sur le site de Chamblanc où elle sera accueillie par les élus, par Sr Agnès Thevenin, provinciale de France-Suisse, la directrice et le conseil d’administration, au lycée Anne-Marie Javouhey.

7 mai :

Journée de rencontres et découvertes de l’Hôtel-Dieu à Beaune, accompagnée par Madame Marie-Thérèse Garcin.

A 19h, Eucharistie à l’église de Chamblanc présidée par Monseigneur Roland MINNERATH, Archevêque de Dijon.

8 mai :

Selon les lieux d’hébergements, commémoration du 8 mai et accueil dans les familles.

Dans l’après-midi à Seurre, visite guidée de l’église où Anne-Marie Javouhey a été baptisée, et du patrimoine, par Madame Caroline Robin et Monsieur Jean-Louis Rousselet.

9 mai :

Journée à Dijon : Hôtel de ville, visite découverte du Musée des Beaux-Arts et visite guidée.

Déjeuner : à la Maison Diocésaine, Bd Voltaire.

Le soir : un barbecue à Jallanges, le village où est née la Mère Javouhey

10 mai

Le matin : au lycée Anne-Marie Javouhey du Val de Saône, rencontres culturelles de la délégation et de 7 classes : primaires de la Cité verte, Jacquemart et 4ème du collège Dinet de Seurre, des primaires d’Echenon et d’Esbarres, 4ème collège Rameau Fontaine d’Ouche, et 4ème du lycée.

Découverte de la Maison Paternelle d’Anne-Marie Javouhey, des expos…

A partir de 15h : à la forêt mémoire de Chamblanc, cérémonie officielle commémorative d’un mémorial des « esclaves engagés » par Anne-Marie Javouhey à Mana, en présence de Madame la Préfète, des élus de la région Bourgogne Franche-Comté, de la Communauté de Communes du Val de Saône, des Elus locaux, de la délégation de Mana, des membres de la Route des Abolitions et de Monsieur Philippe Pichot son coordinateur, d’une délégation du Conseil Général de la Congrégation St Joseph de Cluny, de Sr Agnès Thevenin provinciale de France-Suisse, de Sr Véronique Joseph, provinciale des Antilles-Guyane, des conseils municipaux du canton.

Soirée festive à la Salle des Fêtes de Seurre.

11 mai :

Départ de la délégation pour Paris.

Merci de partager avec nous dans la prière ce beau projet et peut être de venir nous rejoindre pour l’Eucharistie du 7 mai et ce mardi 10 mai à 15h à la forêt mémorielle de Chamblanc.

                                                                                                                                             Les Sœurs de Chamblanc

 

L’action d’Anne-Marie Javouhey pour l’abolition de l’esclavage.

D’après http://www.abolitions.org/

 

Anne-Marie Javouhey voit le jour le 11 novembre 1779, dans le petit village de Jallanges en Côte d'Or. Sa famille va ensuite s'installer à Chamblanc dans le village voisin où elle grandit.

C'est la révolution qui va marquer la jeune adolescente et orienter sa vocation. Instruisant les enfants pauvres, elle n'hésite pas, malgré la terreur et contre la volonté de son père à se consacrer à Dieu.

Anne-Marie Javouhey prononce ses vœux, ainsi que ses trois sœurs, et fonde en 1805, sous le nom de Saint Joseph, une nouvelle congrégation, autorisée officiellement en 1806 par l'Empereur Napoléon Ier. En 1812, la congrégation s'installe à Cluny et prend le nom de « saint Joseph de Cluny ». 

Ayant pour but l'éducation, sa congrégation  se voit reconnue et est très vite appelée, par le Ministre des Colonies à des missions en Outre-Mer. Elle devient dès lors  le premier ordre de femmes missionnaires.

Ainsi, 1817, voit le premier départ de religieuses à l'île Bourbon, puis en 1819 pour le Sénégal, la Gambie et la Sierra Leone. Suivent la Guadeloupe et la Guyane en 1822 puis la Martinique en 1823. Après un premier séjour au Sénégal de 1822 à 1824, elle ouvre à Bailleul dans l'Oise, le premier séminaire africain de France, d'où sortiront les premiers prêtres noirs sénégalais en 1840.

En 1828, elle part pour la Guyane, avec 36 sœurs et 50 émigrants pour la fondation d'une colonie agricole de Mana, d'où elle rentrera en 1833.

En 1835, elle retourne en Guyane et recueille du gouvernement  plus de 500 esclaves nègres qu'elle christianise et initie aux techniques diverses des métiers. Ne concevant la liberté qu'à travers l'éducation et la capacité à s'assumer, elle démontre que les noirs, malgré les conditions de l'esclavage, n'en sont pas moins des hommes, et peuvent accéder à la civilisation et  vivre de leurs capacités à l'égal des autres. En 1838, elle fait libérer 185 premiers esclaves noirs.

Ilot de liberté dans un système esclavagiste, l'expérience de Mana, recevra d'autres appuis avant qu'en 1848, la IIème république ne généralise définitivement l'abolition de l'esclavage.

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Posté le 04 mars 2016 - Rubrique Evénements

Cela faisait longtemps que le diocèse de Dijon et le Carmel de France attendaient cette nouvelle : la bienheureuse Elisabeth de la Trinité sera bientôt officiellement Sainte !

La Congrégation pour la cause des saints a en effet promulgué ce matin un décret reconnaissant le miracle attribué à la bienheureuse Elisabeth. C’est au cours d’un prochain consistoire que le pape annoncera qu’il décide de canoniser Elisabeth et fixera la date.

 

Elisabeth Catez (1880-1906), fille d’officier, tempérament fougueux, nature généreuse et droite saura vaincre son « terrible caractère » par amour pour Jésus.

Amie chaleureuse et pianiste accomplie, elle quitte tout pour entrer au Carmel de Dijon à 21 ans.

Son nouveau nom l’enchante : Elisabeth de la Trinité se livre sans réserve au Christ qu’elle rencontre au plus profond de son cœur. Elle partage à ses amis et à ses sœurs la merveilleuse découverte : tous appelés, tous aimés, tous habités par la Présence du Dieu tout amour.

Consumée par la maladie d’Addison, elle en accueille sereinement les terribles souffrances comme une identification au Christ crucifié et meurt à 26 ans le 9 novembre 1906 : « Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie ». Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

 

Plus d'informations :

- sur cette annonce par Radio Vatican

- sur le carmel de Flavignerot

- sur Elisabeth de la Trinité

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Posté le 12 janvier 2016 - Rubrique Evénements

Jour de fête à Beaune ce dimanche 3 janvier 2016 ! Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, a en effet installé une communauté de religieuses de carmélites chargées du Saint Enfant Jésus.

Le Petit Roi de Grâce, statue visible dans la chapelle du Carmel, fait l’objet d’une grande dévotion à Beaune et bien au-delà (voir ci-dessous).

Lors d’une messe célébrée en la basilique Notre-Dame de Beaune devant une grande assemblée, Mgr Minnerath a officiellement installé les sœurs carmélites de l’Enfant-Jésus, communauté apostolique venue de Pologne.

Après la messe, une procession a conduit les fidèles jusqu’au monastère, où l’archevêque a officiellement érigé le lieu en sanctuaire.

Cinq sœurs carmélites de l’Enfant-Jésus étaient présentes, dont la mère générale de la communauté venue spécialement de Pologne pour cette journée exceptionnelle.


 

Le Petit Roi de Grâce

L’Enfant Jésus de Beaune, "le Petit Roi de Grâce", est l’un des quatre principaux  « Enfant Jésus » miraculeux. Il en existe trois autres : le "Santo Bambino" de Rome, "l’Enfant Jésus" de Prague et le "Bon Jésus" de Braga au Portugal.

 C’est une statuette en bois, haute de 58 cm, peinte et articulée, habillée de vêtements somptueux venus des quatre coins du monde. Elle fut offerte à Sœur Marguerite du Saint-Sacrement à Noël 1643, par le Baron de Renty, Normand Gaston, en remerciement de leur amitié spirituelle. La statue du « Petit Roi de Grâce » ayant été vraisemblablement sculptée par ce dernier, signe de sa dévotion à l’enfance spirituelle.

Après le décès de Soeur Marguerite en 1648 à l'âge de 29 ans, a dévotion au Petit Roi de Grâce se propagea très rapidement et son rayonnement se manifesta spécialement pour les accouchements difficiles, la guérison des enfants, les vocations,…

Lors de  la Révolution, les religieuses expulsées, mirent la statue du Petit Jésus à l’abri chez des courageuses âmes dans une armoire en bois.

Il y fut vénéré en secret jusqu’au 28 décembre 1873, où, à l’instigation du curé de Saint-Nicolas, une fête solennelle en présence de l’évêque de Dijon, marqua la reprise du culte public du Petit Roi de Grâce.

 

Photos : © Gilles Brébant

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