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Posté le 13 avril 2015 - Rubrique Culture et patrimoine

Une page d’histoire s’est tournée le vendredi 20 mars 2015 avec la célébration d’une dernière messe dans la chapelle de l’hôpital général de Dijon. Ce bâtiment, propriété de l’hôpital, a en effet été acheté par la mairie dans le cadre de son projet de « Cité de la gastronomie ».

Une soixantaine de personnes étaient réunies autour de l’archevêque et d’une dizaine de prêtres : parmi elles madame Beau, directrice de l’hôpital, les sœurs de Bénigne Joly, qui se sont occupées de la chapelle et des soins aux malades de 1683 à 1905, mais aussi de nombreux membres de la pastorale de la santé de notre diocèse.

Dans son homélie, Mgr Minnerath a rappelé le grand nombre de messes célébrées, de sacrements donnés et de prières formulées dans ce lieu, d’abord salle des malades dès le début du XVIè siècle puis affectée au culte en 1843. L’archevêque a tenu à rendre hommage aux sœurs de Bénigne Joly pour l’ensemble de leur œuvre auprès des patients de l’hôpital mais aussi aux prêtres qui sont venus célébrer la messe chaque semaine pendant si longtemps. « Pendant plusieurs siècles, ce lieu a porté des fruits, et nous serons là pour les recueillir » déclara le prélat.

C’est l’abbé Xavier Garban, délégué épiscopal à la pastorale de la santé, qui a lu le décret d’exécration, c’est-à-dire de désacralisation, de la chapelle. Quelques gestes symboliques comme le rapatriement des nappes couvrant l’autel ou encore l’ouverture du tabernacle ont conclu cette célébration émouvante qui aura permis de rendre grâce pour toutes les actions qui se sont déroulées dans ces murs.

 



Photos© Jean Riegel

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Posté le 31 mars 2015 - Rubrique Culture et patrimoine

Voici un demi-siècle, Jean-François Samson, fils de Joseph Samson, fonde avec Jean-Louis Gand l'ensemble Jean-Philippe Rameau : il s’agissait d’organiser les célébrations du deux-centième anniversaire de la naissance de Jean-Philippe Rameau, célébration voulue grandiose par les autorités municipales. Après le succès rencontré par les concerts en l’honneur du grand musicien dijonnais, il n’était pas question pour ces chefs de chœur, héritiers de la grande tradition de la Maîtrise de la Cathédrale dont Joseph Samson avait été le maître de chapelle pendant plus d’un quart de siècle de ne pas poursuivre une aventure musicale aussi bien inaugurée. Ainsi, dès octobre 1964, naissait  l’Ensemble Joseph-Samson.

Depuis 50 ans, l’aventure chorale continue, sous l’impulsion de Jean-Louis Gand. L’éminent musicien, qui, depuis le décès de Jean-François Samson, en octobre 1972, dirige le chœur avec un rare souci d’exigence et de qualité, n’a eu de cesse, tout au long de ces années, d’entretenir un répertoire qui va du Grégorien aux œuvres les plus contemporaines, notamment celles qu’il a écrites. Compositeur déjà récompensé par plusieurs prix internationaux, Jean-Louis Gand est notamment l’auteur de l’Oratorio pour la paix, commande de Dom Olivier Quenardel, abbé de Cîteaux, à l’occasion du neuvième centenaire de la naissance de saint Bernard, ainsi que des œuvres liturgiques d’usage habituel, notamment pour la cathédrale, tel son Magnificat commandé par Alain Chobert alors qu’il dirigeait encore la Maîtrise.

À l’instar de Joseph Samson, Jean-Louis Gand a consacré sa vie au service de la musique. Directeur du conservatoire national de région de Dijon pendant de très nombreuses les années, titulaire de nombreux premiers prix au conservatoire national supérieur de Paris, il ne cesse de composer des œuvres chorales et instrumentales. L’une de ses dernières créations, Maria Mater, pour soprano solo et chœur, reprend une supplique à Marie attachée à la tapisserie de la Collégiale Notre-Dame de Beaune.  L’œuvre, lumineuse et bouleversante, est dédiée à Jean-François Samson. Elle faisait partie du Concert du jubilé.

Au-delà des multiples pérégrinations du chœur en France et à l’étranger (Italie, Allemagne, Suisse, Belgique, Prague, Pologne, etc…), l’Ensemble Joseph-Samson, qui, pendant près de 40 ans a chanté la messe de 10 heures un dimanche par mois à la cathédrale en remplacement de la Maîtrise, a tenu à conserver une mission liturgique à côté de son activité de concerts, la musique sacrée représentant en outre l’essentiel de son répertoire. Le chœur participe ainsi, parfois avec la maîtrise, aux offices de pontificaux et plus largement à la beauté de la liturgie cathédrale en animant chaque année la veillée de Noël et la messe de Minuit,  la fête des Rameaux et désormais la Saint Vincent de Dijon. N’est-ce pas en effet dans la liturgie que les œuvres sacrées trouvent leur accomplissement et leur vérité ?

C’est donc tout naturellement à la cathédrale Saint-Bénigne, cathédrale « enchantée » qui lui est si familière, remplie pour la circonstance, que l’Ensemble Joseph-Samson a donné le dimanche 22 mars son Concert du jubilé , magnifique d’équilibre et de justesse. Outre des motets religieux de Jean-Philippe Rameau et un très beau Stabat Mater d’Emanuele d’Astorga, le concert comportait des œuvres de Jean-Louis Gand et de Joseph Samson ainsi que des polyphonies du XIIIe au XVIe siècle appartenant au répertoire habituel de l’Ensemble. C’est le Magnificat du sixième ton, composée, pour la circonstance, de faux bourdons alternés de Joseph Samson et de Jean-Louis Gand, qui a clôturé ce magnifique concert d’anniversaire.

« On n’arrête pas l’homme qui chante » : cette célèbre formule de Joseph Samson pourrait être la devise de Jean-Louis Gand pour cet ensemble qu’il dirige avec autant de désintéressement que de fougue et de compétence au service de la beauté.

Pour conserver un souvenir de ce moment privilégié, le concert du Jubilé a été enregistré. Un CD  paraîtra courant avril 2015, que l’on pourra se procurer au prix de 10 € outre les frais de port (3,50 € pour un à trois CD) en écrivant à Madame Simone Durnez, 1 cours Général-de-Gaulle  -  21000  DIJON.

 

                                                   Marie-Dominique Trapet


Photos : © Christophe Blanc (couverture) et Marie-Aleth Trapet

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Posté le 18 fvrier 2015 - Rubrique Culture et patrimoine

Après trois semaines d’activités diverses, les Semaines culturelles diocésaines 2015 tirent leur révérence ce soir avec la prière des artistes, célébrée avec la messe des Cendres en l’église Notre-Dame de Dijon à 18h30.

Cette année encore, un public nombreux et varié a assisté aux différents événements organisés par le service culturel diocésain, sur le thème : « Des femmes au cœur du monde ».

 

 

Le 29 janvier, après une conférence très appréciée de Chantal Delsol autour de son dernier livre, « Le féminisme chrétien », une exposition sur Hildegarde de Bingen était inaugurée à la Maison Rhénanie-Palatinat.

Le lundi 9 février, une table-ronde était proposée à l’amphithéâtre Drouot (rue Chabot Charny) avec Laurence Ligier, fondatrice de l’ONG Caméléon aux Philippines, Marie-Claude Vincent, médecin psychiatre chargée de la précarité, Emmanuelle Grand, peintre-vitrailliste et Anne-Catherine Loisier, sénatrice et maire de Saulieu. Les quatre femmes ont exposé la raison de leur engagement, au service des autres, dans un but de cohésion sociale et de partage de leurs compétences, chacune dans le secteur qui lui est propre.

Le week-end suivant (14-15 février) a permis à l’exposition « Des femmes de convictions » et au concert aux chandelles de profiter du cadre offert par l’église Saint-Michel de Dijon pour rejoindre encore un public conquis.

Suite et fin ce soir donc, avec la messe des Cendres, « prière des artistes », présidée comme chaque année par Mgr Minnerath à l’église Notre-Dame de Dijon.



Photos ci-dessous : La table-ronde « Des passions de femmes » avec Laurence Ligier, Emmanuelle Grand, Nicolle Laborier (animatrice), Marie-Claude Vincent et Anne-Catherine Loisier (de gauche à droite) sous la direction du délégué épiscopal à la culture Jean-Michel Pelotte, et l’exposition « Des femmes de convictions ». 

(© Jean Riegel et Jean Clerc)

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Posté le 03 fvrier 2015 - Rubrique Culture et patrimoine

Les deux villages de Gilly-les-Cîteaux et de Vougeot avaient accepté de relever un dur défi, celui de préparer en à peine un an la 71è Saint Vincent Tournante. Pari réussi dans tous les domaines.

Les décorations des deux villages ont recueilli l'admiration des 40 000 visiteurs par leur diversité, leur délicatesse et  leurs couleurs. Les habitants ont redoublé d'efforts pour répondre parfaitement au thème de la fête « Sur le chemin des moines »  et célébrer les 900 ans de la mise en valeur des premières vignes par les moines de Cîteaux.

Chaque quartier devait travailler sur des sujets précis : le défrichage, le potager, le miel, l'élevage, le fromage, la pêche, la vigne, le vin, et bien entendu saint Vincent et la prière. Les résultats furent exceptionnels, certains propriétaires allant jusqu'à rénover la façade de leurs maisons et à faire peindre des scènes viticoles ou des portraits de moines sur les pignons, ou encore sur les portes de grange, oeuvres d'art qui seront offertes encore de longues années au regard des touristes. Les  mises en scène de moines  à la prière ou au travail  -ora et labora- dans des décors remarquablement reconstitués ont eu la palme des photographes. Les villages étaient vraiment au coeur du message de la fête religieuse.

Message fort bien souligné par un office empreint de piété et de bonheur dans une église de Gilly et une Grange de Saulx, bondées comme jamais, où il était retransmis sur grand écran. Devant les nombreux  officiels, les membres de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin emmenés par le Grand Maître Vincent Barbier, et surtout les 83 sociétés de Saint Vincent,  Mgr  Roland Minnerath en présence de Mgr Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres, et de nombreux prêtres, présida l' Eucharistie à l'église, secondé par le père Eric Millot à la Grange. De très beaux chants exécutés par la chorale de Gilly renforcée par des éléments  de Gevrey et de Nuits, une flûtiste et un trompettiste aidaient à la prière. Mgr Joseph de Metz-Noblat dans son homélie évoqua la signification du miracle des noces de Cana, en particulier tout ce que représente le vin dans notre foi.

Les participants, croyants ou non-croyants, ont tous été saisis par le recueillement des assemblées. Nous vivions vraiment une communion fraternelle qui présidera tout au long de ces deux journées.

La foule nombreuse où s'étaient mêlés de nombreux étrangers d' Europe, du Canada, de Chine et d'ailleurs, garda toujours le sourire, la bonne humeur et une tenue irréprochable. La neige qui voulut bien attendre l'après-midi pour tomber très modérément ajouta une touche hivernale fort bienvenue aux décorations.

Je n'oublierai pas les manifestations traditionnelles qui ponctuèrent les différents moments de la journée: le défilé très fourni du château du Clos de Vougeot jusqu'à l'église, le recueillement devant le monument aux morts de Vougeot, les intronisations des anciens vignerons et des personnalités des deux villages, les dégustations dans les caveaux et les banquets comme il se doit. A la Grange de Saulx fut projetée une vidéo pédagogique sur l'abbaye de Cîteaux. Des tableaux du peintre Prégaldiny et une centaine de photographies récentes ou anciennes des deux villages traversés par la Vouge permirent aux visiteurs déjà admiratifs de la qualité de leur patrimoine de repartir avec une excellente impression.

Ce fut une très belle fête où le caractère religieux occupa la place centrale qui lui est due. Les équipes de la paroisse peuvent en être fières. Formons le voeu que cette tradition bourguignonne de la Saint Vincent Tournante garde toujours cet esprit.

 

                                                                           Jean David

 

Photos© Marie-Dominique et Marie-Aleth Trapet

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