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Posté le 20 avril 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

La 3ème partie de l'année Saint Bénigne, proposée par l'association "Saint Bénigne, des racines aux fruits", s'ouvrira le vendredi 11 mai prochain, avec le concert flamboyant à la cathédrale de Dijon.

Après les célébrations du saint martyr au mois de novembre 2011, puis la semaine culturelle diocésaine en février 2012, voici donc une petite présentation de la 3ème partie de cette année consacrée à saint Bénigne.

Pour Jean-Michel Pelotte, délégué épiscopal à la culture et président de l'association, "la grande majorité des hommes recherche des racines, ses racines... L'année Saint Bénigne contribue à cette quête de sens".

"Le monde est avide de beauté, parce que la beauté traverse les âges. L'année Saint Bénigne nous conduit dans l'expérience et l'émotion esthétique" pour le président Pelotte. L'objectif de cette manifestation ? "Redécouvrir saint Bénigne, sa cathédrale, sa crypte, avec des yeux et une oreille nouvelle".


Programme de ce troisième temps :

 

1) le concert flamboyant : vendredi 11 mai à 21h.

Concert avec la Maîtrise autour de musiques du XIXè siècle. Après la découverte de la cathédrale aux 1500 chandelles, laissons notre oeil et notre oreille découvrir une cathédrale habillée de lumière.

 

2) la nuit des cathédrales : samedi 12 mai, de 14h à 24h (minuit)

Initiative européenne auquelle Dijon participe pour la première fois. Concerts, expositions, chorégraphies sur des thèmes religieux...

 

3) exposition "Les Bourguignons, aventuriers de la Foi"

L'exposition, déposée dans la cathédrale à partir du 12 mai, présentera les Bourguignons qui a la suite de saint Bénigne, ont parcouru le monde pour passer ce message qui faisait le coeur de leur vie.

 

4) "sur les pas de saint Bénigne"

Les différentes institutions culturelles de la ville (archives départementales, bibliothèque municipale, musée des Beaux-Arts, musée d'Art Sacré) possèdent des oeuvres témoins de la vie de l'abbaye Saint-Bénigne. Elles se sont réunies pour proposer des visites concertées de ces fonds, témoins de cette histoire propre à notre ville.

 

5) le livre de "Saint Bénigne, apôtre de la Bourgogne"

Pierre Cléon vient de nous offrir un merveilleux ouvrage présentant avec force une iconographie, l'histoire et le parcours de saint Bénigne.

 

 

 

Photo de couverture : membres de l'association "Saint Bénigne, des racines aux fruits" ou représentants des institutions culturelles de la ville

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Posté le 16 mars 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

Depuis 1998, l'association ARTICULATION organise, en mars, des Rencontres destinées à favoriser le débat sur des questions de société: chaque année, un thème nouveau est choisi en fonction de l'actualité.


ARTICULATION s'est constituée dans la proximité de l'Eglise réformée de Dijon, sans être une organisation confessionnelle, mais culturelle. Son projet réside dans l'ouverture sur la cité et la région pour des échanges avec d'autres partenaires institutionnels ou associatifs. Principaux buts recherchés: accueillir, recevoir, partager dans un esprit de curiosité, de découverte, d'édification et de convivialité.

Durant la période des RENCONTRES DE MARS, elle organise des conférences, des débats, des projections de films, des pièces de théâtre, des concerts, des expositions et un comptoir de librairie.

Premier sujet développé : "Valeurs et repères de l'Art Contemporain". Ensuite, on peut citer : "Le corps dans tous ses états" en 2008, "Jean Calvin" en 2009, "l'Argent" en 2010.

"La Mémoire, l’Oubli, les Souvenirs" est le thème de cette année.




Voici les évènements à venir pour ces rencontres de mars, qui ont commencé cette semaine :



Dimanche 18 mars – 17h

Concert baroque 

Ensemble “Les Ornements”
Sylvie Brochard, Isabelle Chabrier, René Bouley
 
Oeuvres de Marin Marais, Boismortier, Dornel, Leclair

                    *****

Lundi 19 mars – 20h

“Faites ceci en mémoire de moi”
 
par Guilhen Antier, docteur en théologie, pasteur de l’Eglise réformée

                     *****
 
Mercredi 21 mars – 20h

"La mémoire et le salut" avec des textes de Marcel Proust.

par Marie-Anne Arnaud, professeur agrégée de lettres classiques

                  ***** 


Vendredi 23 mars – 20h

"Entre le souvenir et l'image, la construction de l'imaginaire"

par Dominique Bertucat, Présidente de l’Association “Les yeux en promenade”
 
                          *****

Dimanche 25 mars – 18h
 
Concert, Quatuor pour cordes

Haydn (N° 2, Op 20), Janáček (N° 2, “Lettres intimes”), Debussy

par le Quatuor Simon, Jérôme Simon, Bertrand Aimar, Nicolas Galière, Maud Simon




Toutes les rencontres se déroulent salle Agrippa d'Aubigné ou au Temple, 14 Boulevard de Brosses - Dijon




Tarifs :
 
Conférence : 3 €
Abonnement : 15€ et 20€ (couple)
Concerts : libre participation aux frais

Contact
 
Tél: 03 80 30 30 45
courriel : articulation21@gmail.com
Site : www.articulation.org
 
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Posté le 20 fvrier 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

1500 chandelles illuminaient la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon en cette fraîche soirée du samedi 18 février.


L’assemblée, qui remplissait entièrement l’édifice, était venue assister à un concert de la Maîtrise, assistée de cuivres anciens et d’orgues. Elle a été servie, puisque la performance des artistes a duré près de deux heures. 

Une fois les musiciens et chanteurs installés dans le chœur,  les premières notes du « Iste Confessor » de Joseph Samson résonnèrent alors que les dernières lampes s’éteignaient, laissant Saint-Bénigne revivre les jours où l’électricité n’était qu’un rêve.

Tout au long du concert, les œuvres jouées et chantées de Palestrina, Bernabei, Frescobaldi, Crotti, Viadana, de Victoria, Scheidt, de Lassus ou encore Capilias, furent alternées par des textes écrits et récités par Michel Huvet.

« Le cœur du programme de ce concert est le plain-chant à travers les âges, replacé dans le monde sonore qui était le sien, dans un jeu savant de contrastes où se mêlent à la complexité de la musique figurée, à la richesse de l’harmonie et au raffinement du contrepoint, le silence, le plain-chant, le faux-bourdon et l’orgue » annonçait le programme de la soirée.

A entendre les applaudissements de la foule à l’issue du concert, la mission semble parfaitement accomplie.


Le prochain concert en l’honneur de Saint-Bénigne, le « concert flamboyant », aura lieu durant la nuit des Cathédrales (11 et 12 mai 2012).







Crédits photo : Marie-Aleth Trapet

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Posté le 17 fvrier 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

La salle de l’Académie de Dijon était archicomble ce jeudi soir pour venir écouter les célèbres philosophes Chantal Delsol et Jean-François Mattéi, autour du thème « les racines de l’Europe »*.


Organisé par l’association « Saint Bénigne, des Racines aux Fruits » dans le cadre de la semaine culturelle diocésaine, cet évènement a rassemblé près de 200 personnes.

Chantal Delsol, « libérale-conservatrice » comme elle se définit elle-même, membre de l’académie des sciences morales et politiques, a ouvert la conférence en traitant de l’origine de la démocratie européenne.

S’inspirant de Léo Moulin (1906-1996), sociologue et écrivain belge, qui pensait que l’origine de la liberté politique se trouvait dans les monastères catholiques, la conférencière a fait un rappel historique de l’organisation « politique » de certains ordres monastiques. Ainsi, l’ordre cistercien élisait son Abbé dès le VIème siècle, et gouvernait en Assemblée ! Tous les monastèrent suivront cet exemple par la suite. Le gouvernement de l’ordre était donc un gouvernement de droit et non pas un gouvernement arbitraire.

Pour la première fois, c’est la règle qui est au-dessus de tout. Même le chef y est soumis.
Chantal Delsol rappelle que « dans l’esprit du christianisme, le pouvoir temporel est laissé dans les mains de l’Homme, bien qu’elle soient faibles et imparfaites. Voilà pourquoi le pouvoir doit être sous le droit ».

Elle souligne notamment que les règles monastiques sont connues par tous, même aux gens extérieurs, ce qui est un très grand symbole de démocratie. De plus, dans l’Eglise, la conscience individuelle reste toujours au-dessus de tout, ce qui est encore une fois très démocratique.

Chantal Delsol conclut en remarquant la curiosité du fait que « ce sont les monastères, qui pourtant n’étaient pas les lieux par excellence où une véritable démocratie pouvait se développer puisque ce n’était pas une société civile, ont pourtant été les creusets ont se sont opérés la renaissance d’un pouvoir sous le droit, dix siècles après les démocraties antiques. La raison en est la suivante : subordonner le pouvoir au droit n’est pas le signe d’une vertu morale mais le signe d’une vision anthropologique particulière. Cette vision anthropologique est chrétienne et européenne à la fois. Cette anthropologie est celle de la finitude et de la liberté, qui appelle justement un pouvoir sous le droit. Voilà pourquoi l’Europe moderne n’est pas la fille de l’anthropologie révolutionnaire, comme elle se plaît à le croire, elle est la fille de l’anthropologie chrétienne ».


Jean-François Mattéi, professeur émérite de philosophie politique à l’université Nice Sophia-Antipolis, a quant à lui tenu à parler « du verre à moitié vide et non du verre à moitié plein ». Il a souhaité expliqué à l’assemblée en quoi « nous échouons dans notre démocratie, et de façon plus importante, en quoi nous échouons dans ce qui est le fondement de la démocratie c’est-à-dire la culture ».

Le conférencier a souligné que depuis le XVIème siècle, « toutes les innovations, toutes les inventions, conceptuelles, scientifiques, philosophiques, juridiques, politiques, sociétales ont été inventées par des européens. Il n’y a pas une exception à cette règle. Comme si la pensée européenne s’était installée d’emblée dans l’universel ».

Il a ensuite évoqué sa thèse personnelle, selon laquelle les européens ont une spécificité dans le regard qu’ils apportent aux choses. Jean-François Mattéi a notamment souligné que seule la culture européenne avait poussé la critique jusqu’à la remise en cause même de son existence.

Le philosophe et historien a tenu à rappeler la confusion souvent faite (il visait les politiques avec la polémique récente) entre culture et civilisation. Pour lui, « les cultures varient indéfiniment mais la civilisation est par définition universelle ».

Le conférencier a terminé son propos en citant un passage « remarquable » de Jean-Jacques Rousseau : « Si vous voulez connaître les hommes, il faut regarder autour de vous. Si vous voulez connaître l’Homme, il faut porter votre regard au loin ».


Après l’exposition des métiers de cathédrale, cette conférence fut un nouveau succès pour la semaine culturelle diocésaine. Prochaine étape : le concert aux 1500 chandelles, ce samedi soir en la cathédrale Saint-Bénigne.





* Les deux auteurs ont écrit un ouvrage ensemble en 2010, « l’identité de l’Europe » (PUF)

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