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Posté le 09 janvier 2014 - Rubrique Culture et patrimoine

A la Maitrise de la Cathédrale, on a bousculé les traditions : plutôt que chanter les refrains de Noël issus du riche répertoire que l’on aime entendre, on a innové en abordant essentiellement des pièces allemandes tirées par Etienne Meyer de ses archives avec comme fil conducteur le célèbre choral « Es ist ein Ros entsprungen » harmonisé à la fin du XVI ème siècle par Michel Praetorius.  Le programme indiquait que cette pièce a été reprise par de nombreux compositeurs contemporains.

Ceux qui étaient venus dans l’espoir d’entendre ou réentendre les noëls traditionnels ont peut-être été déçus mais pour leur être agréable et de pas trop décevoir on a mis la touche finale avec le « Peuple fidèle » repris par l’assemblée.

C’est un ensemble parfaitement constitué qui a chanté pendant une heure trente une première fois un samedi soir, une seconde le dimanche après midi. Mgr Minnerath a honoré de sa présence chanteurs et musiciens. Les quelques soixante maîtrisiens dans leur costume rouge traditionnel occupaient une place importante sur l’estrade qui avait été dressée dans le chœur.

De futurs choristes, élèves des petites classes, étaient là et ont donné un échantillon de leur savoir débutant. Les adultes qui assuraient les parties supérieures étaient une trentaine d’hommes et une douzaine de jeunes filles des Fiori. Coté accompagnement, on a pu entendre de l’orgue positif, du cornet à bouquin, des flutes et un luth.

                                                                  
                                             Jean Clerc


Photos : © Jean Clerc

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Posté le 14 novembre 2013 - Rubrique Culture et patrimoine

Comme nous l'avons déjà évoqué sur notre site internet, le musée d'art sacré de Dijon accueille depuis le 20 mars dernier et jusqu'au 30 décembre prochain une exposition exceptionnelle réunissant dix-huit artistes qui explorent, avec leur identité féminine, la notion de spiritualité.

Le 4 octobre dernier, la Commission Diocésaine d'Art Sacré (CDAS) proposait à Madeleine Blondel et à Dominique Dendraël, à l'origine du projet, de présenter cette exposition pour sa première conférence de l'année. Le Père Jacques Delaborde revient pour nous sur cette présentation et plus généralement sur cette exposition.

 

 

 

Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour se rendre compte que l’exposition « Une spiritualité au féminin » proposée par le musée d’art sacré de Dijon est passionnante et qu’elle fera date.

Le projet est ambitieux : réunir le travail de 18 femmes, toutes très différentes, mais appartenant à divers courants de « l’art contemporain », foisonnant et multiple, qui semble souvent difficile d’accès.

« Une conversation entre deux mondes »

Après de longs mois d’approches et de rencontres, deux conservatrices déterminées et courageuses (Madeleine Blondel à Dijon et Dominique Dendraël à Paray-le-Monial) ont mené à bien ce projet difficile et ont rassemblé ces œuvres contemporaines, en contrepoint avec les sculptures et tableaux des siècles précédents, appartenant aux collections du musée, comme une conversation entre deux mondes.

Une « spiritualité » : bien sûr, il faut prendre le mot au sens large. A partir de matériaux très ordinaires, fragiles et périssables, les artistes nous ouvrent des fenêtres sur ce qui reste souvent secret ou caché en nous, le sens du sacré, l’accès à un « spirituel ».

Ces œuvres exposées, pour la plupart, ne sont pas faites pour « durer ». Les matériaux utilisés sont proches du quotidien, ou promis au rebut : papiers froissés, ceps de vignes arrachés, papier carbone plissé, fleurs cousues d’or et destinées à faner, pétales de fleurs artificielles, vêtements d’enfants usagés et transformés en céramique, vidéos transitoires, photos…

Mais la pluralité du savoir-faire de l’artiste, l’invention, la finesse des réalisations, nous montrent que l’Esprit peut transfigurer la matière et illuminer le regard. Encore faut-il prendre le temps de regarder…

« La Beauté » ? Elle est là, tout en donnant l’impression d’être superflue. C’est là son mystère. C’est là, à nos yeux, le plus grand mystère » (François Cheng, « Méditations sur la beauté »).

 

                                                           Père Jacques Delaborde

 


Infos pratiques :

« Une spiritualité au féminin »

Musée d’art sacré de Dijon. Jusqu’au 30 décembre 2013. 15, rue Sainte-Anne, 21 000 Dijon.
Tous les jours sauf les jours fériés, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.
Tél. : 03 80 48 80 90 - www.dijon.fr 
 

Musée du Hiéron. Jusqu’au 30 décembre 2013. 13, rue de la Paix, 71 600 Paray-le-Monial.
Tous les jours sauf lundi, de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.
Tél. : 03 85 81 79 72 - www.musee-hieron.fr

 

 

Photos© Père Jacques Delaborde et Jean Riegel

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Posté le 08 novembre 2013 - Rubrique Culture et patrimoine

Un dimanche d’octobre, de nombreux choristes se sont réunis à la Maîtrise de la cathédrale pour célébrer dans la joie et la reconnaissance les quarante années de direction de chœur de Jean-Louis Gand à la tête de l’Ensemble Joseph-Samson. Quarante années d’engagement désintéressé et de fidélité enthousiaste.

Titulaire de plusieurs premiers prix du CNSMDP, compositeur connu et reconnu, lauréat de nombreux concours, directeur du Conservatoire de musique de Dijon de 1980 à 2006, Jean-Louis Gand est toujours heureux de rappeler que c’est à la Maîtrise qu’il a connu ses premières émotions musicales en recevant une initiation magistrale à la pratique du chant grégorien et de la polyphonie.

Repéré très jeune par Jean-François Samson, qui voyait en lui son successeur naturel, son expérience chorale l'a conduit très tôt à la direction de chœur. Il dirige ainsi depuis 1972 l'Ensemble Joseph-Samson, chœur mixte de Dijon, qu’ils avaient créé en 1964. Le chœur se produit en France et à l’étranger, mais Jean-Louis Gand reste fidèle à Dijon et participe, par ses créations, à la célébration des événements ecclésiaux et civils de notre ville.

Très attaché à la “Cathédrale enchantée”, il anime chaque année avec l’Ensemble la Messe de Minuit et celle des Rameaux, ainsi que diverses célébrations au gré des circonstances liturgiques.

Il a reçu de nombreuses commandes d’œuvres de musique sacrée dont l’Oratorio pour la Paix créé en 1998 à Cîteaux, à Fontenay et à l’auditorium, à la faveur du 900e anniversaire de la fondation de Cîteaux.

En septembre dernier, c’est la Cantate pour les Pleurants qui a envoûté le dortoir des Bénédictins à l’occasion de la création de cette œuvre pour baryton et quatuor à cordes célébrant la restauration du Musée des Beaux-Arts et le retour de nos célèbres pleurants.

Puissent Jean-Louis Gand et ses choristes continuer à enchanter notre cathédrale !

 

                                                Marie-Dominique Trapet

 


Crédits photos : Marie-Dominique Trapet

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Posté le 28 octobre 2013 - Rubrique Culture et patrimoine

Un week-end de réflexion était proposé ces 26 et 27 octobre à l'abbaye de Cîteaux autour du thème "Connais-toi toi-même, de Socrate à saint Bernard". Organisés par l'association Buisson Ardent, ces deux jours ont permis à de nombreux laïcs de vivre une expérience artistique et de réflexion auprès des moines.

L’association Buisson Ardent est un groupe d’hommes et de femmes de bonne volonté qui souhaitent poser un regard sur la société actuelle, qui s’interrogent et veulent réfléchir ensemble, quelles que soient leurs convictions religieuses ou laïques ». Née en mai dernier, elle a voulu faire son premier rassemblement à l’abbaye de Citeaux en cette année qui célèbre l’arrivée il y a 900 ans de saint Bernard avec ses compagnons.

Ils étaient  80  dans la salle de conférence de l’abbaye groupés derrière les pionniers , fondateurs de cette association.

Dom Olivier Quenardel leur a souhaité la bienvenue en sa qualité de  Père Abbé : reprenant  les termes de sa lettre d’accueil en  « cette terre de  silence où l’homme  tient parole ».« Ces bois, ces pierres ces murs et cette terre, ces hommes ici présents t’invitent à cheminer au meilleur de toi-même. As-tu jamais pris ce chemin où le monde entier apparaît dans sa fraicheur première ? »

Le thème de ces deux journées inaugurales,« Connais-toi toi-même, de Socrate à Saint Bernard », est un vaste sujet, traité par différents intervenants de haute lignée religieuse et philosophique, comme par exemple Daniel Courty, maitre de conférence du laboratoire de psychologie à l’université de Besançon, qui tenta de savoir pourquoi se connaître soi-même :  « On suit  un fil rouge qui vient de la lointaine antiquité ».

Manuel Regnier, président de l'association Buisson Ardent, a essayé de répondre à cette question dans son long exposé introductif : pourquoi  y a-t-il tant de monde qui viennent à Citeaux et dans d’autres abbayes ? et de tenter de répondre à la légitime curiosité de ceux qui veulent voir et rencontrer des moines : « ce sont les derniers spécimens qui sont encore à l’abri des regards ».

C’est Frère Benoit qui commenta la présentation de l’Eglise : «  Symbolique et vie à Citeaux ».

Ces deux longues journées inaugurales du Buisson Ardent comportaient encore d’autres initiatives comme par exemple une exposition de calligraphies, enluminures et aquarelles, un commentaire sur « les vitraux de Franche-Comté d’Acey » ou encore un concert de cithare de Frère Frédéric.

Des aides et concours se sont manifestés autour cette nouvelle association : la communauté diocésaine, la radio chrétienne RCF...

D’autres initiatives seront prises par cette toute jeune association qui est assurée, si l’on en juge par la réussite de cette première initiative, du large éventail de gens, jeunes ou adultes "qui veulent réfléchir ensemble en se retirant du monde".

 

                                                               Jean Clerc

 


Crédits photos : Jean Clerc

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