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Posté le 15 juillet 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

A la maison des saintes Marie, à Semur, le 8 juillet dernier, à l’initiative du mouvement Chrétiens dans le Monde Rural, plus de soixante-dix participants sont venus écouter leur ancien curé, le père NOURISSAT, actuellement curé de Casablanca et vicaire général du diocèse de Rabat, venu présenter l’Eglise au Maroc et une initiative oecuménique de formation théologique : l’institut Al Mowafaqa.

L'Eglise catholique au Maroc

Le Maroc compte environ 30 000 chrétiens, tous étrangers ; leur nombre a augmenté ces dernières années avec l’afflux d’étudiants subsahariens, venus pour la plupart de pays francophones, pour suivre des études supérieures, ce qui a impliqué la réouverture de centres paroissiaux qui avaient été fermés.
L’Eglise catholique est très vivante : il y a plus de 500 fidèles à la messe dominicale dans l’église Notre-Dame-de-Lourdes à Casablanca, avec une cinquantaine de nationalités ; les catéchumènes sont nombreux.

Une initiative oeucuménique de formation théologique

Pour contribuer à l’animation de ces jeunes chrétiens avec des paroisses qui ont très peu de moyens, une audacieuse initiative œcuménique de formation théologique a été organisée en 2012 par Mgr Vincent LANDEL, évêque de Rabat et le pasteur Samuel AMEDRO, président de l’Eglise Evangélique au Maroc afin de former ensemble des acteurs pastoraux catholiques et protestants, selon des critères universitaires : l’institut AL Mowafaqa, dont le nom signifie « s’accorder pour servir ».

Un institut reconnu

Le cycle d’études s’achève par une licence de théologie reconnue par l’Institut catholique de Paris, et par la faculté de théologie protestante de Strasbourg ; une cinquantaine d’intervenants, selon une triple parité : catholiques et protestants, venus d’universités d’Europe et d’Afrique (et même du Moyen Orient), et enfin hommes et femmes.

L’institut organise également, sur un cycle de cinq mois, un certificat pour le dialogue des cultures et des religions afin d’apprendre à se rencontrer dans la diversité avec les fidèles musulmans.

 

Après un temps d’échanges, les participants ont repris la prière du Pape Saint Jean-Paul II avec les jeunes musulmans lors de la rencontre de  Casablanca du 19 août 1985.

 

Jean-François MINONZIO
délégué épiscopal à la coopération missionnaire

 

 

Les Amis d’ Al Mowafaqa : Morgane Bernet 2, rue Gabriel Péri 92300 – LEVALLOIS ; morgane.bernet@gmail.com

 

Photos : © J-F Minonzio, Institut Al Mowafaqa

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Posté le 01 juillet 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Une matinée sportive, fraternelle, et délicieuse

« En avant, MARCHE ! » : le 28 mai 2016, à 9h30, c’est à partir de Saint Nicolas-lès-Cîteaux que l’ensemble du territoire Val-de-Saône et Vignoble (dont les 10 équipes du Secours Catholique sur ce territoire) s’est retrouvé, dans le cadre des 70 ans du Secours Catholique, pour effectuer une boucle dans les allées forestières proches, sur un parcours au choix de 4kms ou de 7kms ! Environ 70 marcheurs ont donc marché fraternellement après avoir été accueillis par des participants plein d’entrain des équipes de Beaune, Seurre, et Is-Sur Tille : certains, en indiquant patiemment au préalable les parkings, d’autres en proposant une petite collation de départ, sourire Joie Yeux en cadeau !

Dès 11h30, chacun était invité à se retrouver à l’Abbaye Notre Dame de Cîteaux, hôtesse royale de notre journée d’action de grâces ! Le pré (tondu de près la veille) a ainsi pu accueillir sous tentes près de 140 personnes pour un déjeuner convivial partagé, où le moment du café fut hautement apprécié autour du gâteau d’anniversaire spécialement commandé à cette fête des 70 ans du Secours Catholique !

Une après-midi emplie de belles découvertes ou redécouvertes

Puis, tout l’après-midi de 14h à 17h, les équipes des territoires ont souhaité proposer une formule « à la carte » pouvant contenter petits et grands publics, participants divers et variés, et touristes à la journée :

  • Des ateliers de jeux ludiques prêtés par l’équipe de Brazey en Plaine (jeux de palets, de billard hollandais, de pêche à la ligne, de chamboule-tout spécial « lutte contre les discriminations » ) pour petits et grands avec des lots Secours Catholique à la clé.
  • mais aussi, des propositions de découvrir plus en avant notre territoire « spirituel » par la proposition d’un parcours touristique de l’Abbaye de Cîteaux, d’un film et de la documentation sur le fondateur du Secours Catholique Mgr Jean Rodhain, ou encore de très beaux panneaux d’exposition (prêtées par les sœurs de Chamblanc) et une conférence pour redécouvrir la figure « d’ici & d’ailleurs » d’Anne-Marie Javouhey. Le Père Georges Auduc (venant spécialement de son diocèse d’Autun) a pu nous conter avec saveur cette femme originaire de Chamblanc qui, comme beaucoup le savent, essaima depuis la fondation de sa congrégation des Sœurs de St Joseph de Cluny jusqu’en Guyane à Mana, tenant le cap de la « justice sociale ».

Ceux qui le souhaitaient pouvaient également se sustenter au stand gaufres, ou flâner auprès des arbres accueillant paisiblement la présentation des 11 panneaux (joliment créatifs) des équipes locales rayonnant sur le territoire par leurs actions et activités de service d’Eglise et d’action sociale.

Clôture conviviale et spirituelle

L’ultime « clou » de cette journée fut apporté en dernière heure par la clôture harmonieuse que nous avions voulu « conviviale et spirituelle »  autour :

  • de Frère Bertrand et de l’heureuse surprise du Père Abbé Don Olivier Quénardel par leur présence et leur mot d’accueil dans le sein de l’Abbaye de Cîteaux,
  • de la présentation des 8 bénévoles investis dans le comité de pilotage (ou COPIL) de cette journée anniversaire,
  • des 4 témoignages forts de Marie-Reine du Café Sourire de Beaune, d’Anissa accompagnée par l’équipe d’Is-sur-Tille, de Michel et Sylvie de l’équipe de Nuits St Georges et de Numuké, bénéficiant d’un accompagnement à la scolarité par le SC,
  • du mot de clôture envoyé par Thierry Féferberg, vice-président de la Délégation Bourgogne du Secours Catholique sur la Côte d’Or
  • et des chants « Un ami… pour inventer la route, et garder la chaleur de sa main dans ma main, Un ami pour rester à l’écoute, et poursuivre avec lui le chemin.» et du« Je vous salue Marie » pour confier le chemin parcours du Secours Catholique et les futures années à construire.

Enfin, l’office des vêpres à 18h était proposé pour ceux qui pouvaient s’associer à la prière de nos frères moines !

C’est un M un E un R c’est un C avec un I : MERCI,

c’est un B un R un A c’est un V avec un O : BRAVO,

que je souhaite personnellement adresser à chaque personne du territoire, les acteurs des équipes locales, et tous nos partenaires institutionnels, associatifs, et d’Eglise avec qui nous avons la joie profonde de travailler quotidiennement « ensemble, pour un monde juste et fraternel ».

 

 

Pauline Delhumeau

animatrice du territoire Val de Saône & Vignoble

 

© photos Secours Catholique

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Posté le 29 juin 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Chaque année, l’ONU marque le 26 juin comme « Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture ». Il s’agit à la fois de manifester notre solidarité à l’égard de ces victimes et de rappeler que la torture, négation absolue de la dignité humaine, touche encore près de trois pays sur quatre.

L’ACAT (Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture) s’est associée à cette démarche depuis une dizaine d’années en invitant les Chrétiens à des temps de prière collective dits « Nuits des Veilleurs ». La prière est en effet pour l’ACAT indissolublement liée à l’action (d’interpellation des gouvernants ou de parrainage des victimes) en lui donnant son sens comme réponse à la question : « Qu’as-tu fait de ton frère ? ».

Dans le diocèse de Dijon, trois veillées se sont tenues lors du dernier week-end de juin :

  • Une vingtaine d'adhérents et de sympathisants de l'ACAT se sont réunis vendredi 24 juin au soir, à la salle de la Providence d'Is-sur-Tille, pour échanger sur le thème de l'année «  qu'as-tu fait de ton frère l'étranger ? », pour prier pour les victimes de la torture et pour rendre grâce pour les libérations qui ont eu lieu depuis la Nuit des veilleurs 2015.
    Des appels du mois de juin ont été distribués. Cinq lettres de soutien aux victimes ont été signées par les participants.
    Cette veillée de prière commence à être connue des chrétiens du secteur sensibles à la dimension spirituelle de l'ACAT.
  • L’église Bienheureuse Elisabeth de la Trinité a accueilli, Samedi 25 juin, les membres et les sympathisants de l’ACAT de Dijon. cette paroisse qui, selon sa propre expression, a la chance d’accueillir des paroissiens de trois continents (Asie, Afrique et plusieurs pays européens), était propice à une méditation sur le thème d’année de la Nuit des Veilleurs « Qu’as-tu fait de ton frère l’étranger ? ». Avec la distribution de l’Appel du mois de juin, une attention particulière a été portée sur le Mexique, un pays pour lequel nous avons mené des campagnes, et qui envisage aujourd’hui une profonde réforme de son système pénal.
  • Et le dimanche 26 juin, le groupe ACAT de Beaune a organisé un pique-nique suivi d’une procession vers le Sanctuaire de l’Enfant-Jésus de Beaune où se déroulait une veillée de prières puis une Adoration Eucharistique jusqu’à 22h.

 

Ces veillées ont été une belle manière de prier ensemble, en ayant toujours à coeur le verset suivant de la Bible :

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! » (Mt 25, 40).

 

Madame Genevieve Naudet
(Correspondante départementale ACAT - Côte-d'Or)
et Monsieur Claude Lecinq
(Co-animateur du groupe ACAT de Dijon)

 

L’ACAT enracine son combat dans sa foi, en référence à l’Evangile, et dans la déclaration universelle des droits de l’Homme.
Pour en savoir plus sur l’ACAT au niveau du diocèse de Dijon, vous pouvez contacter : Mlle Michèle REVIRON au 03 80 66 51 74

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Posté le 14 juin 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Le 18 juin 2015… le Pape François publiait sa deuxième encyclique intitulée Laudato Si (*Loué sois-tu).

Toute cette année, des groupes de réflexion ont vu le jour pour permettre d’échanger et d’approfondir cette nouvelle approche de l’écologie. Pour conclure ces rencontres, les Amis de la Vie et L’Arche à Dijon, en partenariat avec RCF en Bourgogne et le CUCDB, ont convié Madame Elena Lasida, Professeur d’économie à l’Institut Catholique de Paris, Directeur du master Economie solidaire et logique de marché et Chargée de mission « Ecologie et société » auprès de la Conférence des Evêques de France, pour une conférence « Comment repenser les défis écologiques ? Au niveau spirituel et matériel, au niveau personnel et collectif », le jeudi 9 juin au CUCDB.

Elena Lasida est donc revenue sur son décryptage personnel de « Laudato Si », témoignant de ce qui l’a profondément touchée dans cette encyclique. C’est tout d’abord cette mise en avant d’une possibilité de dialogue entre l’Eglise et le Monde sur ce sujet d’ « écologie radicale », où l’Homme et la Terre entretiennent une interdépendance totale.

Elle met en avant « trois centres de gravité » dans ce livre :

  • « Tout est lié » : il existe un lien fort entre la pauvreté humaine et la pauvreté de la Terre, non pas un lien de domination de l’homme sur la terre où cette dernière serait au service des humains, mais un lien d’interdépendance et de relations). C’est pourquoi il est important de parler d’écologie intégrale.
  • « Tout est donné » : ce don de la Terre est universel et n’appartient à personne. Il faut prendre soin de ce cadeau commun partagé qu’est la Création.
  • « Tout est fragile » : ce don est précieux, il faut se mettre en marche ensemble pour le préserver et le faire fructifier ; d’où une importance du dialogue.

 

La conférencière rappelle aussi les « trois cris » entendus par le Pape François :

  • un appel à pallier aux inégalités Nord/Sud
  • un appel à la conversion écologique
  • un appel à la créativité et à l’enthousiasme

Cette approche a suscité réactions et questions dans un amphithéâtre bien rempli. Puis ceux qui le désiraient ont pu ensuite acheter l’encyclique et les livres de la conférencière.

Un membre d’un groupe de travail autour deLaudato Si se confie : « Nous nous sommes réunis six fois pour approfondir les différents chapitres de Laudato Si (I. Ce qui se passe dans notre maison, II. L’Evangile de la Création, III. La racine humaine de la crise écologique, IV. Une écologie intégrale, V. Quelques lignes d’orientation et d’action, VI. Education et spiritualité écologie); mais finalement, cette soirée nous montre que nos échanges sont loin d’être finis, il y a toujours plus à découvrir, à imaginer, à créer, nous espérons continuer l’année prochaine. ».

 

Crédit Photos : Marie Grunenwald

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