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Posté le 14 novembre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Chaque année, le jour de la fête de saint Luc, la messe de la pastorale de la santé est célébrée à la chapelle de la salle des Pôvres de l’Hôtel Dieu de Beaune.

Dans ce lieu chargé d’histoire, réunis autour de père Yves Frot, curé de la paroisse et du père Jacques Wahart, aumônier des Hospices civils, l’équipe de l’aumônerie hospitalière, les soignants et toutes les personnes qui ont le souci de l’accompagnement des personnes malades ou âgées ont prié, confié leurs intentions, tout particulièrement pour le directeur des Hospices, Antoine Jacquet, décédé brutalement.

La dynamique chorale des cinq clochers a magnifié ces moments de prières.

Marie-France Roux

 

Saint Luc, patron des médecins et des professionnels de la santé

Saint Luc est le patron des médecins et des professionnels de la santé. Il est le seul des quatre évangélistes à décrire précisément les maladies, souffrances, paralysies, en des termes médicaux très techniques, dans l’Evangile. Sa fête le 18 octobre est une date importante célébrée par la pastorale de la Santé.

 

Journée de formation diocésaine de la pastorale de la santé

Plus tôt dans la journée, ce même jour, le 18 octobre, le père Thierry-Marie Bastien, nouveau Délégué Diocésain à la Pastorale de la Santé, a rencontré les équipes d’aumôniers et visiteurs des malades lors d’une première journée de formation diocésaine de la Pastorale de la Santé à la Maison diocésaine à Dijon, les bénissant et les envoyant en mission.

 

Photos © Gilles Brébant

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Posté le 21 octobre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

« Celui qui était loin, tu l’as ramené proche, et tu as fait un frère de l’étranger. » Tagore

Cécile Gagnard a été coopérante dans le sud du Tchad. Elle est partie avec la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) de 2013 à 2014. La semaine missionnaire, elle la vit chaque jour de l’année. Les moments partagés, les personnes rencontrées sont toujours bien ancrés dans son esprit. Elle témoigne.

L’importance de la semaine missionnaire  

« Ayant eu la chance de vivre en mission un an en Afrique, je pense souvent à nos frères et à nos sœurs qui vivent « à l’autre bout du monde », et pas seulement lors de la semaine missionnaire mondiale. Mais je crois que cette semaine est importante car elle est l’occasion pour l’Eglise « d’ici » d’être plus particulièrement en communion avec l’Eglise de « là-bas » ; elle permet de prendre conscience que l’Eglise est vraiment universelle.  Même si l’on n’a pas vécu une expérience de coopération missionnaire, la semaine missionnaire mondiale ouvre nos yeux et nos cœurs aux réalités que vivent tant d’enfants, de femmes et d’hommes sur d’autres continents : une foi et une joie profondes, vécues dans un grand dénuement matériel. Elle permet à chacun de prier pour le monde entier, et de penser aux missionnaires qui donnent chaque jour totalement leur vie au service de la dignité des plus pauvres. La prière universelle nous permet de continuer de porter ces intentions tout au long de l’année. »

 Ma mission au Tchad

« Pendant l’année 2013-2014, partie avec la DDC, je suis intervenue pour faire du soutien scolaire dans un Foyer de jeunes filles tenu par les sœurs franciscaines alcantarines à Doba. Je m’occupais de dix-huit filles qui venaient des campagnes alentours, scolarisées du CM2 à la Seconde. Ces jeunes filles avaient ainsi la possibilité de poursuivre leurs études, alors que la plupart arrêtent leur scolarité après le primaire. Faisait aussi partie de notre équipe de coopérants une kiné chargée de la rééducation dans un Centre de personnes handicapées. Aujourd’hui encore, je suis en contact régulier avec deux de ces dix-huit filles (Honorine et Geneviève), avec un jeune atteint de handicap à cause de la polio (Calice) et avec le Père Kisito, prêtre tchadien d’une paroisse de brousse – qui est d’ailleurs venu cet été dans notre diocèse –.

Cette expérience missionnaire marque toujours mon quotidien. Actuellement, j’essaie d’aider les villageois de Koro-Bémara dans leur projet de forage d’un puits. L’eau étant à 90 mètres de profondeur, ils ne peuvent pas creuser un puits par leurs propres moyens. Les femmes souffrent beaucoup car elles font actuellement 32 kilomètres à pieds par 30 à 40 °C, avec au retour 30 litres sur la tête, pour se procurer de l’eau. A cause de la soif, les enfants de Koro-Bémara ne fréquentent pas l’école les mois les plus chauds de l’année, de mars à Juin. »

Mon appel ?

« C’est lors d’une session d’été à Paray-le-Monial que j’ai reçu cet appel à « partir ». Mais ce désir m’habitait depuis l’adolescence. Lors de l’Effusion de l’Esprit Saint, le Seigneur m’a adressé cette parole à travers les personnes qui priaient à mes côtés : « C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous partiez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jean 15, 16). Auparavant dans la même journée, deux participantes à la session m’avaient également invitée à « partir ».

Le plus difficile aura été de revenir. Depuis, j’apprécie les « petits riens » auxquels je ne prêtais pas attention avant mon départ : avoir de l’eau, de l’électricité, du fromage et du chocolat ! Je reste marquée par le courage dont font preuve les Tchadiens, leur capacité à vivre pleinement le moment présent, leurs relations simples à l’autre, leur grand sens de l’hospitalité et leur immense gratitude. J’ai donné de mon argent, de mon temps, de ma personne, et ai reçu bien davantage : beaucoup d’amour ! Qu’y a-t-il de plus beau que le sourire resplendissant de ces enfants ? »

Cécile Gagnard

 

Si vous souhaitez aider en faisant un don pour le forage du puits de Koro-Bémara : 

Chèque à libeller à l'ordre de : Soeurs de la Charité Economat
Inscrire au dos du chèque « Koro ».
Un reçu fiscal vous sera adressé pour les impôts (66 % déductibles).

Envoyer le chèque à :
Soeurs de la Charité Economat
131 Grande Rue
BP 389
25 018 Besançon cedex

 

Photos : © DR

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Posté le 20 octobre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

A la paroisse Saint-Joseph de Dijon, pendant la semaine missionnaire mondiale, le Père François GLORY, des Missions Etrangères de Paris, a présenté, au cours d’une conférence/partage, sa riche expérience au service des communautés de base au Brésil.

Il est venu à l’initiative de Robin, un jeune paroissien qui avait pu constater, au cours d’un séjour en Amazonie, que les réalisations de son action pastorale y étaient restées solides et vivantes. 

Témoignage d’un ministère au Brésil

Le Père GLORY, « Padre Chico », a exercé son ministère au Brésil de 1979 à 2014, dans la dynamique du concile Vatican II et de la Conférence épiscopale d’Amérique latine de Medellin en 1968, qui a réaffirmé l’engagement prioritaire de l’Eglise pour les pauvres.

Il s’est investi en Amazonie, au milieu d’un peuple avec lequel il a vécu ; c’est au sein de communautés de base que les chrétiens partagent la Parole de Dieu, mais aussi les responsabilités pastorales et financières ; c’est le lieu où ils s’organisent dans une action liant intimement la dimension spirituelle de la foi et les réalités de la vie. 

Jésus, frère des plus pauvres

Le Père GLORY a cherché à redonner au ministère de prêtre sa véritable dimension sacerdotale : celle de serviteur de sa communauté, et de porte-parole de Jésus, frère des plus pauvres parmi les hommes ; pour lui l’Eglise n’est pas qu’une institution uniquement préoccupée par le culte ; le prêtre doit s’en remettre aux laïcs pour toutes les tâches qu’ils peuvent réaliser.

En apportant son soutien à cette démarche pastorale dont les promoteurs ont parfois fait l’objet de critiques, et même de persécutions, le pape François entraîne l’Eglise sur des chemins d’avenir.

Engagement missionnaire

La rencontre s’est terminée par un échange cherchant à confirmer l’engagement missionnaire de la communauté paroissiale, en allant aux périphéries. Le Père Dominique NICOLAS a proposé la lecture du chapitre 10 de l’Evangile de Luc : « La moisson est abondante ».

 

Jean-François MINONZIO

 

Pour en savoir plus : le livre du père François GLORY Mes trente années en Amazonie brésilienne, au service des communautés de base, Editions Kartala, 2016, collection Signes des Temps 330 p., 25€, préface de Henri Burin des Roziers op.

 

Photos : © J-F Minonzio

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Posté le 04 octobre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Pour relire leur action et approfondir son sens spirituel, les membres des paroisses dijonnaises engagés dans l’organisation des repas de midi pour les demandeurs d'asile, avaient souhaité un temps de partage et de prière. Une soixantaine de bénévoles ont pu se retrouver  pour un après-midi de récollection organisée au carmel de Flavignerot, le 23 septembre après-midi.

Petit historique

Le père André JOBARD, a rappelé que c’est dans la dynamique de la démarche « diaconia, servons la fraternité » que des responsables d’action catholique et du CCFD ont lancé l’idée, qui paraissait utopique, d’offrir des repas chauds aux demandeurs d’asile. Grâce à l’implication de nombreux volontaires, les paroisses se sont mises en route. Comme l’Evangile le rappelle, c’est le Christ vivant qui est présent dans nos frères les plus vulnérables, et qui nous invite à construire un monde plus fraternel.

La journée de recollection : partage d’expériences

Les participants échangèrent dans sept carrefours les richesses et les fragilités rencontrées à l’occasion de ces repas.

Vincent BOGGIO, diacre à la paroisse de la Visitation, impliqué dans le réseau Welcome, accompagnateur spirituel de la communauté de l’Arche, nous a partagé sa riche expérience et sa réflexion sur l’accueil de la différence, les motivations de l’engagement, sur l’enrichissement que nous en recevons, et sur ce qui incite a une réciprocité. Il conclut : « Si je vois Jésus dans celui que j’accueille, je peux rêver d’être accueilli, moi aussi, comme Jésus, par celui qui me reçoit ».

Sœur Bénédicte nous a parlé de l’accueil de l’autre vécu entre sœurs au sein du Carmel, puis nous avons prié l’office des vêpres avec la communauté.

Se nourrir pour pouvoir nourrir en retour

Le Père Bernard CARD nous a invités à nous ressourcer pour nourrir notre énergie dans l’accomplissement du service. La rencontre suppose de dépasser les masques pour trouver le prix infini de chaque personne, reçue au nom du Christ. Pour approfondir le sens de notre engagement, il a présenté les développements du livre du Père Etienne GRIEU jésuite : Un lien si fort, quand l’amour de Dieu se fait diaconie.

Chantal SUR, présidente régionale du Secours Catholique fit le bilan très positif de ce temps de réflexion, et nous demanda de prendre soin de nous pour durer, et de ne pas hésiter à inviter d'autres volontaires pour le service des repas.

Enfin au cours d'un le temps de prière, s'inspirant du  livre de Christian  SALENSON, Bouleversante Fragilité, l'Arche à l'épreuve du handicap,  nous ont été données à entendre plusieurs situations de rencontre dans la Bible : Abraham à Mambré, La Samaritaine, l'envoi deux par deux des disciples, ainsi que la Visitation, et nous avons médité sur la rencontre comme source de vie, révélation et dépouillement de soi .

Un repas en commun acheva ce riche après-midi.

J.-F. Minonzio.

                                                                                                      

Photos : © Maguy Minonzio

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