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Posté le 17 octobre 2013 - Rubrique Chrétiens dans la société

Après l’introduction de la Semaine Missionnaire Mondiale par le Père Dominique Nicolas lors de la messe paroissiale à Saint-Joseph de Dijon le samedi 12 octobre, a eu lieu une soirée de rencontre, avec la jeune Adélaïde Georgé, qui revient de Madagascar.

Elle y est partie il y a un an, envoyée comme volontaire de la D.C.C. (Délégation catholique pour la Coopération, organisme des évêques de France), pour exercer son métier de kinésithérapeute auprès d’enfants dans un centre de rééducation des soeurs de Saint Paul de Chartres, à Tulear, ville située au sud-ouest de l’île,

Dans une causerie animée, à travers ses réflexions, ses photos, ses réponses aux nombreuses questions posées par les jeunes de l’aumônerie, Adélaïde fait découvrir son expérience : choc de la découverte de la pauvreté partagée, dans le logement et la vie quotidienne, avec les pannes d’électricité, la difficulté des transports et des soins, l’absence d’assainissement.

Grand désir d’aider à remettre en marche les enfants qui lui sont confiés, malgré la précarité du réseau sanitaire local, et grande déception de ne pas rencontrer toujours suffisamment encouragement et soutien dans l’Eglise locale.

Et pour finir, à travers cette expérience, un formidable apprentissage de la vie et des autres, en particulier grâce à ses liens avec sa « famille malgache » et l’accueil d’une communauté de sœurs de la Providence de la Pommeraye..

Revenir à Madagascar pour revoir tous ses amis, c’est son rêve ! Repartir en mission ailleurs encore une fois, pourquoi pas ?

Pour ceux qui n’ont pas pu participer à cette très enrichissante rencontre, Adélaïde recommencera à partager sa riche expérience malgache avec la D.C.C. le samedi 9 novembre en soirée à Saint-Joseph.

 

                               Maguy Minonzio

 

Crédits photos : Jean-Pierre Thorey

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Posté le 15 octobre 2013 - Rubrique Chrétiens dans la société

Plus de deux cents auditeurs ont participé, le 9 octobre dernier, dans la salle paroissiale de Sainte-Bernadette de Dijon, à une soirée, ayant pour thème, la très actuelle question : « Face à l'islamophobie et à la christianophobie, l'urgence de la rencontre », animée par deux conférenciers :

- M. Anouar KBIBECH, vice-président du C.F.C.M.(Conseil Français du Culte Musulman) ingénieur des Ponts et chaussées , directeur des systèmes d’information chez SRF, a été présenté par M. Mustapha KERKRI, représentant régional au CFCM, ;

- Mgr Michel DUBOST, évêque aux armées en 1989, et  depuis 2000 du diocèse multi culturel d’Evry-Corbeille-Essonnes, est chargé par la Conférence des Evêques de France des relations avec l'Islam, il a été présenté par le Père Michel de GIGORD, délégué épiscopal aux relations avec l’Islam.

 

M. KBIBECH a d’abord évoqué l’augmentation des actes anti-musulmans dont le suivi statistique est mis en œuvre dans le cadre d’une convention de juin 2010 entre le ministre de l’intérieur et le CNCM.

Il a ensuite, souligné l’attachement des musulmans au dialogue interreligieux, source d’enrichissement mutuel qui doit avoir lieu dans le respect des différences. Le dialogue doit évoluer d’un « face à face » à un « côte à côte » en vue de mener des réflexions communes sur des questions de société, ou de réaliser ensemble des projets. Face au défi des fanatismes et des extrémismes, nous devons construire des ponts entre nos deux religions, fondées chacune sur l’amour de Dieu et le respect du prochain.

Il existe de nombreuses instances de dialogue : notamment, le forum de dialogue islamo chrétien, le groupe d’amitié islamo-chrétienne, les foyers mixtes, des rencontres nationales ou régionales, comme celle organisée au cours de cette soirée, etc..

Par cette meilleure connaissance commune, la société française pourra reconnaître l’apport de l’Islam à la France, et avoir une vision positive des musulmans qui n’aspirent qu’à vivre sereinement leur religion ; beaucoup d’entre eux ont combattu pour notre pays. Enfin, M. KBIBECH a proposé que les musulmans réfléchissent à leurs traditions en distinguant celles qui sont immuables et celles qui peuvent donner lieu à réflexion, comme certaines tenues vestimentaires.  

 

 Pour que la rencontre soit fructueuse, Mgr DUBOST veut la resituer dans notre société actuelle, sécularisée et conflictuelle. « Comment purifier notre esprit, comment faire la paix pour changer ? » s’interroge-t-il 

Notre société est athée, elle a perdu ses racines culturelles, beaucoup d’entre nous ne savent plus recevoir de leur tradition les éléments pour les guider ; le monde scientifique et technique nous invite à faire abstraction de nos convictions profondes. L’opinion est souvent hostile aux religions, considérées comme facteurs de violence et non de paix.

La situation est conflictuelle entre chrétiens et musulmans : par la compréhension différente de certains aspects de l’histoire, comme les croisades, ou la colonisation, par une peur de la croissance démographique des musulmans, par les questions de politiques internationales, ou par les questions sociales comme la crise des banlieues ou  l’augmentation des flux d’immigration.

Face à cette situation conflictuelle, Mgr DUBOST insiste lui aussi sur l’urgence de la rencontre ; dialogue avec des personnes dont on doit écouter les arguments et la pensée ; dialogue  qui s’appuie  sur  l’Evangile (« notre prochain est celui qui nous est rendu proche par un don de Dieu »), et les textes du concile Vatican II, notamment dignitatis humanae sur la liberté religieuse, et nostra aetate, déclaration par laquelle l’Eglise catholique exhorte ses fidèles  «  avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, à reconnaître, préserver et faire progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux ».

Il a proposé dix commandements pour réussir le dialogue,  fondés sur l’ouverture, la réflexion et la confiance : oser la prière, oser sortir de soi, « honorer son père et sa mère», vouloir écouter et apprendre, faire face à ses blessures, être vrai, être confiant, accepter de ne pas plaire à sa tribu, oser les conséquences politiques du dialogue et enfin agir ensemble en vue du bien commun.

 

Avant de donner la parole à l'assemblée, Etienne GILLE  a conclu en donnant les trois clés de la soirée : ouvrir les portes et les yeux, comprendre le contexte, et oser la rencontre.

 

                                                             

                                                           Jean-François Minonzio


Crédits photos : J-F Minonzio

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Posté le 13 septembre 2013 - Rubrique Chrétiens dans la société

Fondée en 1967, la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération), ONG catholique de développement, est le service du volontariat international de l’Église en France. Présente dans une soixantaine de pays, la DCC accompagne chaque année près de 500 volontaires. Ils agissent dans tous les domaines de développement et dans tous les types de métier.

Deux jeunes Côtes d’Oriens  partent pour un et deux ans avec cette organisation.

En Haïti et au Tchad

Augustin Pascal, séminariste de 26 ans de Marcilly-sur-Tille, part pour deux ans à Jeremie, en Haïti. Là-bas, le centre technique professionnel a rouvert ses portes en octobre 2012 et n’a pas les moyens de payer un salarié national, et trouver un enseignant compétent est très difficile à Haïti.

Il s’agira pour Augustin d’enseigner l’électrotechnique à la fois en théorie et en pratique. Il aura pour tâche d’encadrer et gérer du personnel : les élèves et d’éventuels ouvriers qui travaillent dans la région.

Cécile Gagnard, enseignante d’histoire-géo à Is-sur-Tille, part pour un an à Doba, au Tchad.

Au Tchad, le Foyer des « Anuarite » accueille des filles des villages alentours au sein du diocèse de Doba. La jeunesse de Doba est souvent perdue et sans chance d’acquérir une bonne éducation scolaire de base.

Cécile, âgée de 35 ans, aura pour tâche d’encadrer et de former les filles du foyer dans les cours de soutien de l’après-midi ainsi que d’animer un centre-bibliothèque.

Elle aura également pour responsabilité de former les équipes afin d’améliorer la qualité d’enseignement dans les écoles.

 

 

Crédits photos : DCC

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Posté le 20 mars 2013 - Rubrique Chrétiens dans la société

Le tour de France de Béatrice Bourges, porte-parole du « collectif pour l’enfant » (qui regroupe pas moins de 79 associations, des professionnels, des élus et des familles), passait par Dijon le mardi 12 mars 2013. De retour de Bastia avant d’enchaîner des conférences à Auch, Antibes et Nantes le reste de la semaine, Béatrice Bourges était en effet présente au Centre Catholique Universitaire de Bourgogne (CUCDB), à l’invitation de l’association Renaissance, pour évoquer le sujet de l’homoparentalité.

Près de 150 personnes étaient réunies pour entendre celle qui est également une des porte-parole de la Manif pour Tous. Béatrice Bourges est revenu longuement sur le danger de la théorie du genre, arrivée en France en 1995 et qui aurait pour but inavoué de détruire la famille, afin de mettre fin, selon leurs défenseurs, « à l’oppression de l’homme sur la femme ».

« Effet domino »

Madame Bourges a également évoqué ses craintes sur l’effet domino que conduirait le vote du projet de loi dit « mariage pour tous ». Le sexe social étant dans ce cas privilégié au sexe biologique, la dénaturation des identités serait totale à long terme.

La porte-parole du collectif pour l’enfant a également cité plusieurs exemples de situations potentielles qui seraient insolvables en cas de validation de ce projet de loi. N’oubliant jamais l’enfant de ses propos, qui est pour elle la grande victime de ce sujet, Béatrice Bourges précise ainsi qu’« au nom d'une pseudo égalité, ce projet va créer la plus grande discrimination qui soit : se voir refuser le droit d'avoir un père ou une mère ».

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