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Posté le 28 juillet 2014 - Rubrique Chrétiens dans la société

Les nouvelles venues d’Irak et particulièrement de Mossoul ces derniers jours n’ont pas manqué d’interpeller les chrétiens de France. Ces derniers jours des rassemblements se sont organisés à la fois pour alerter l’opinion et pour marquer la solidarité avec ces chrétiens irakiens qui ont été mis devant un choix impossible (voir ci-dessous) par les nouveaux responsables politiques dans leurs pays.

A l’initiative de chrétiens et de citoyens de notre département, un rassemblement est organisé ce mercredi 30 juillet à 18 h 30 place de la libération à Dijon. Il s’agit d’un rassemblement silencieux, sans slogan ni banderoles, mais avec seulement le « N », la lettre initiale du mot « Nazaréen » qui a marqué les maisons  habitées par les chrétiens de Mossoul avant d’en être expulsés.

Les chrétiens du diocèse de Dijon et particulièrement de Nuits-Saint-Georges se souviennent d’avoir reçu en 2010 Mgr Louis SAKO, alors évêque de Kirkouk, qui appelaient déjà à la solidarité entre chrétiens d’Europe et d’Irak. Mgr Sako est devenu depuis le 1er février 2013 Patriarche de Babylone des Chaldéens, (primat de l’Eglise Catholique Chaldéenne).

Ci-dessous, le communiqué de presse des organisateurs du rassemblement de ce mercredi 30 juillet et en pdf, le communiqué de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, sur la situation des chrétiens en irak et en orient.

« Les 18 et 19 juillet, la ville irakienne de Mossoul, grande ville du nord de l’Irak, a été le théâtre d’un véritable nettoyage religieux : chrétiens, yézidis* et shabaks** ont été placés devant un faux choix :
1) se convertir,
2) payer l’impôt et porter les armes avec « l’Etat Islamique »
3) partir sans rien emmener
4) ou bien mourir.

Tous n’ont donc eu d’autre option que de s’exiler. Leurs maisons ou habitations avaient été, au préalable, marquées du signe que nous arborerons lors de ce rassemblement.

Le Secrétaire Général de l’ONU vient lui-même de qualifier ces persécutions de «crime contre l’humanité».

Dans le même temps de nombreuses autres communautés chrétiennes, prises dans la tourmente des conflits ou crises locales subissent de nombreuses persécutions quand ce n’est pas un sort équivalent.

Nous voulons affirmer notre soutien à toutes ces communautés.

Nous voulons également affirmer que la liberté de religion est indissociable de la liberté de conscience, liberté fondamentale reconnue et garantie par l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tanten public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Nous appelons les autorités françaises et européennes à tout faire pour que cet article soit pleinement effectif, partout et pour tous.
C’est pour cette raison que nous appelons à un rassemblement silencieux, le mercredi 30 juillet 2014, place de la Libération à Dijon à 18h30.

Nous demandons aux participants de n’apporter ni banderoles ni affiches mais uniquement une feuille sur laquelle aura été imprimée la lettre en caractère arabe « N », lettre qui a été peinte sur les maisons et résidences des chrétiens à Mossoul, terme méprisant pour désigner les chrétiens, et qui signifie « Nassarah » ou « Nazaréens ».

Liens :

Page facebook de ce rassemblement de Dijon

Le site de l'Oeuvre d'Orient

Ci-dessous :

En pdf : communiqué de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon.

Photos : Mgr Louis Sako, désormais Patriarche de Babylone des Chaldéens, avec Mgr Minnerath en 2010.

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Posté le 23 juillet 2014 - Rubrique Chrétiens dans la société

C’est une exposition tout à fait originale qui est présentée actuellement dans les locaux du conseil régional de Bourgogne. En effet, c’est Anne-Marie Javouhey, née en Côte d’Or à Jallanges et fondatrice des sœurs de St Joseph de Cluny qui en est le sujet.

Et cette exposition mérite tout à fait qu’on prenne le temps d’entrer dans cet impressionnant bâtiment de la région pour comprendre quel fut le destin si particulier de cette jeune bourguignonne à qui il est ainsi rendu hommage.

C’est le 10 novembre 1779 que naît à Jallanges dans une famille de paysans bourguignons, Anne-Marie Javouhey, sixième enfant d’une famille de dix dont six survécurent. Elle est baptisée dès le lendemain en l’église de Seurre (21).

Après quelques années de recherche parmi les congrégations religieuses existantes, elle est encouragée par l’évêque d’Autun à rédiger la règle d’une congrégation qui se consacrerait plus particulièrement aux enfants pauvres. Rapidement, la congrégation va grandir et établir des fondations en France et envoie des religieuses à l'île Bourbon en 1817, au Sénégal en 1821, en Martinique et en Guinée en 1822, en Guadeloupe en 1823…

Mais c’est à Mana en Guyane que Mère Anne-Marie Javouhey va vivre une étape déterminante dans le développement de la congrégation. Car c’est là qu’elle va commencer à travailler à l’émancipation des esclaves par leur éducation, la santé et l’économie et à poser la première pierre de l’abolition de l’esclavage.

Il est donc bien compréhensible que notre pays garde aussi le souvenir de son œuvre dans les différentes parties du monde. C’est cela que cette exposition veut nous présenter, tout en présentant aussi sa vocation, sa vie de religieuse, le développement de sa congrégation et son rayonnement.

 

Vous pouvez encore voir cette exposition pendant quelques jours. N’hésitez pas !

Date :
Du lundi 30 juin au mercredi 30 juillet 2014 

Adresse :
Galerie François Mitterrand - Hôtel de Région –
17 boulevard de la Trémouille, 21000 Dijon

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Posté le 29 avril 2014 - Rubrique Chrétiens dans la société

Les amis de l’hebdo La Vie ont invité le Père Jean-Marie Ploux pour une conférence-débat le 9 avril dernier. L’orateur, prêtre de la Mission de France depuis 1962, a été vicaire général de ce diocèse sans territoire dont le siège est à Pontigny dans l’Yonne.

A partir de son récent ouvrage « Agir et résister en chrétiens, au nom de quoi ? », le conférencier nous a dit sa conviction  que la foi  n’est pas une affaire qui ressort seulement du domaine privé, mais implique un engagement dans la société contemporaine. Notre pays a connu de nombreux et profonds changements : nous vivons dans un monde postchrétien, sécularisé, irréligieux, pluriel au niveau des convictions, individualiste et libéral. Désormais, en matière d’éthique, la théorie justifie la pratique.

Dans ce contexte, le Père Ploux  propose six repères évangéliques sur lesquels les chrétiens peuvent s’appuyer pour résister à ces situations nouvelles : le respect de la parole donnée, le droit au respect de tout être humain, la prise en compte des populations les plus vulnérables, le service de l’autre et du bien commun (avant le service de soi-même), le refus de la violence et de l’absolu qui détruit l’homme, et la restauration de l’espérance dans notre société en crise.

 

                                            Jean-François Minonzio


Photos : © Amis de la Vie 21

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Posté le 17 avril 2014 - Rubrique Chrétiens dans la société

Le dimanche 7 avril, 19 jeunes trisomiques de Bourgogne et Franche-Comté, 24 guides et scouts de la région parisienne, des scouts dijonnais et beaunois, des personnes handicapées et des personnes dites « normales », se sont retrouvés à la paroisse Elisabeth de la Trinité à Dijon pour cultiver leurs différences.

La journée, organisée par l’Association des Amis de Saint Jean et Saint Augustin (ASJSA) avec le soutien de l’OCH, Foi et lumière et Simon de Cyrène projet Dijon, a commencé à 9h30 par des ateliers en petits groupes mélangeant personnes reconnues comme handicapées et personnes en bonne santé.

Chacun a pu exprimer par des images, des textes, la richesse de la différence. Différences de couleur, de genre, de handicap, de langage, de taille, de dons artistiques, musicaux, physiques, intellectuels. Après une célébration dominicale qui a permis de rassembler les apports de chacun, les discussions se sont poursuivies autour d’un repas.

A 14h, Mgr Albert Rouet, évêque émérite du diocèse de Poitiers, a exposé la question de l’autre comme pouvant nous aider à avancer dans notre quête du spirituel. Il a montré comment chacun de nous est responsable de son cheminement spirituel et comment les personnes dites handicapées non seulement ne sont pas exclues de cette recherche mais que, bien plus, elles nous indiquent un chemin par leur détachement (parfois subi) d’un monde purement matérialiste et par une certaine forme de pauvreté.

La conférence s’est poursuivie par des échanges en petits groupes avant de se retrouver tous autour du Père Raoul Mutin qui, par ses chansons, a invité à être vivant avec ses différences. Dans les refrains qui ont été repris en chœur par toute l’assemblée, il n’était plus possible de distinguer ce qui était un handicap de ce qui ne l’était pas. Chacun chantait en communion avec son voisin. La différence est apparue comme une opportunité de rencontre dans le respect de l’autre.


                                          L’ASJSA



Photos : © ASJSA

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