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Posté le 13 avril 2016 - Rubrique Prière, veillée, célébration

En octobre dernier, la prévision d’un seul lieu de confirmation pour notre doyenné s’est révélé impossible. Plus de 100 confirmands et leur famille avec la communauté dominicale, aucune église ne pouvait nous rassembler tous

Nous avons fait alors la proposition de deux lieux de confirmation le même jour, à la même heure.

Ce sont donc les quatre paroisses d’Auxonne, de Brazey en Plaine, de Saint Jean de Losne et de Seurre qui se sont retrouvées à Brazey pour la célébration présidée par le Père Eric Millot, vicaire général, prêtre délégué par l’archevêque.

35 jeunes et adultes se sont préparés au long des mois. Auxonne a proposé des temps appropriés aux jeunes et aux adultes ; Brazey, St Jean et Seurre se sont organisés en plus des rencontres mensuelles pour une récollection à l’abbaye de Cîteaux. Le témoignage du frère a été important pour tous.

La rencontre avec le Vicaire Général a permis un temps en commun à la maison de l’aumônerie d’Auxonne. Questions, réponses mais aussi témoignage d’une Eglise universelle envoyée vivre de l’Esprit Saint qui convoque et rend possible la fraternité

La veille de la confirmation, la veillée animée par Cécile et Jean Noël KLINGUER  nous a déjà rassemblés. La tonalité des chants, des témoignages et des prières a inscrit cette confirmation dans l’année jubilaire de la miséricorde.

Dimanche c’est avec joie que nous nous sommes retrouvés.

L’accueil des confirmands et des familles, le lien fait avec l’autre confirmation à Genlis, présidée par l’archevêque nous a permis d’être en communion de prière la totalité du doyenné.

UNE INTENTION DE LA PRIERE UNIVERSELLE

En ce jour de fête dans notre doyenné, nous te confions Seigneur les 4 paroisses de notre doyenné réunies ici, ainsi que celles de St-Just et Genlis, où, en ce moment même, notre archevêque célèbre la confirmation de 68 jeunes et adultes. Donne-nous le goût de la fraternité et le désir d’être tes témoins dans l’unité. Avec eux, Seigneur, nous t’en prions.

Refrain : Pour les hommes et pour les femmes, pour les enfants de la terre ton Église qui t’acclame, vient te confier sa prière

"VA !"

L’imposition des mains et la chrismation terminées, la procession de l’offertoire avec les livres de la miséricorde rappelait à chacun que l’Esprit qui est donné, que la miséricorde divine à notre égard impliquent toujours un « VA !»

« Vas et toi aussi fais de même !"

« Vas je t’envoie pour libérer !"

« Va dire !"

« Va, amène ici tous les estropiés !"

Puissent les confirmés adultes et jeunes de ce jour nous le rappeler.

P. Alain THEURET, curé des paroisses de Brazey-en-Plaine et St-Jean-de-Losne,

doyen du doyenné "La Plaine"  

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Posté le 12 avril 2016 - Rubrique Prière, veillée, célébration

68 confirmands : au-delà des chiffres, c’est tout une dynamique qui s’est créée autour du sacrement de la confirmation.

Monseigneur Roland Minnerath a émis depuis de nombreuses années l’idée de voir le sacrement de confirmation remis en valeur. Souvent les jeunes quittent les années catéchèse et aumônerie sans avoir reçu l’Esprit Saint. En se privant de la confirmation, ils se privent d’un des piliers des sacrements de l’initiation, baptême, confirmation, eucharistie. Comment être un Chrétien debout sans accéder à la plénitude donnée par l’Esprit ?

Nous avons remarqué que les parents des jeunes scolarisés en 6ème et 5ème se sont sentis interpellés lorsqu’en début d’année il a été proposé 3 types de parcours pour pouvoir recevoir ce sacrement.

-       Un parcours pour les adultes qui ont pu approfondir leur foi,

-       un parcours pour les ados,

-       et un pour les jeunes de 6ème et 5ème.

 

Des parents des jeunes de 6ème 5ème ont voulu recevoir le même jour que leur enfant ce sacrement.

Le temps de retraite qui a été proposé était modulable selon l’âge, avec des temps en équipe, des temps en commun, un approfondissement des textes, une écoute attentive de témoignages. Nous avons aussi préparé la célébration avec tous ses acteurs.

La veille de la confirmation, chacun a pu s’imaginer concrètement comment se déroulerait les mouvements dans l'église, mais, plus important encore, on sentait déjà l’Esprit en œuvre dans chacun des confirmands.

Les témoignages spontanés à la fin de la veillée étaient d’une simplicité et d’une beauté indescriptible avec de simples mots. Une maman nous a dit sa joie de recevoir le lendemain la confirmation et la communion, et ce que cela changeait dans sa vie. Un papa, a expliqué l’enthousiasme qui le faisait vibrer car il allait recevoir la confirmation en même temps que ses grands enfants, une paroissienne a témoigné de toute l’émotion qui l’envahissait en écoutant les plus jeunes donner leurs témoignages. L’Esprit soufflait fort pendant cette veillée, temps offert pour prier mais aussi dire à l’autre, échanger, car chacun se sentait en famille.

Dimanche 3 Avril 2016, dès 8h30, les confirmands arrivent pour rencontrer l’archevêque de notre diocèse Monseigneur Roland Minnerath.

A l’arrivée de l'archevêque, j’ai compris l’importance de sa présence pour tous, alors que rien n’a été demandé à personne, les 68 confirmands se sont levés pour saluer l’Archevêque.

L'Archevêque a pris le temps d’expliquer sa fonction, ce qui justifie sa présence. Il a été à l’écoute des confirmands, se prêtant de bonne grâce au jeu des questions - réponses. Celle d’une des jeunes a beaucoup ému l’assemblée : « Est-ce que Dieu m’aime comme je suis (avec mon handicap) ? »

L'Archevêque a su donner confiance à cette jeune remplie d’enthousiasme.

Beaucoup de questions ont été posées sur l’actualité : « Monseigneur avec vous peur d’un attentat dans une église ? » Rassurer, témoigner, dire comment l’Esprit peut aider si l’on est à son écoute… le dialogue s’est achevé trop vite au goût de certains.

Après l’homélie, à l’appel de leur nom les confirmands se sont levés, 68 noms ont retenti dans l’église de Genlis qui n’avait pas connu de confirmation depuis plusieurs années.

Le « ME VOICI » dit par chacun résonnait sous les voûtes de l’église : c’était beau tout simplement.

Après qu'ils eurent redit leur foi, Monseigneur Minnerath et les pères Raoul Mutin et Jean-Louis Portay ont  imposé les mains sur eux. Ensuite, pendant le temps de la chrismation où chacun des confirmés a été marqué sur le front de l’huile sainte, des chants ont accompagné cette démarche, repris par toute l’assemblée. .

Nadine THOMAS

 

Du blog de la parosse de Genlis : http://paroissedegenlis.over-blog.com/

Photos : Nadine THOMAS

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Posté le 11 avril 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Activité inhabituelle à l’abbaye de Cîteaux en ce samedi 9 avril : le Père Abbé, Dom Olivier Quenardel, allait recevoir les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. Les moines étaient alors entourés à cette occasion de Mgr Minnerath, de nombreux prêtres du diocèse, du Père abbé de l’abbaye d’Acey, des élus groupés autour du sénateur François Patriat, avec également Madame Florence Vilmus, la sous-préfète de Beaune.

C’est le préfet de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, M. Pascal Mailhos qui était attendu en sa qualité de parrain du nouveau légionnaire. Mais empêché par les devoirs de sa charge, il avait demandé  à Monsieur Hubert Aynard, de lire le discours qu’il avait préparé.  Dom Olivier Quenardel et M. Aynard s’étaient particulièrement appréciés lors des festivités du neuvième centenaire de l’Abbaye de Cîteaux  en 1998. Monsieur Mailhos, dans son discours, a évoqué les nombreuses qualités du Père Abbé, en le désignant comme « le chercheur de Dieu » auprès duquel il trouva  « aide et réconfort »  lors de son trop court séjour en Bourgogne.

Après avoir reçu les insignes de la Légion d’honneur, Dom Olivier Quenardel prononça une allocution émouvante de remerciements à Monsieur Aynard et aux nombreuses personnalités réunies dans le cloitre. Il exprima son souci de transmettre aux côtés du chef de l’Ordre l’idéal cistercien pour les siècles à venir.

Dom Olivier s’est dit honoré par cette distinction républicaine mais aussi par l’amour de Cîteaux qui s’est manifesté à l’occasion de la publication de la promotion de la légion d’honneur du 1er janvier.

Il rappela l’aide considérable apportée par Pascal Mailhos lorsqu’il était préfet de Côte d’Or, particulièrement  pour les travaux  ayant conduit à la remise en eau dans des conditions optimum  de la « Sans Fond ».

Au terme de cette belle cérémonie, c’est en direction de l’église de l’abbaye que père Abbé, moins et invités se sont dirigés pour la célébration des Vêpres.

Jean Clerc.

Photos : Marie-Dominique Trapet.

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Commentaires (1)
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jeannin maurice
Le 13 avril 2016 à 00H59
Tout mes voeux d'union de prière avec l'abbaye de cîteaux,
pour la remise de l'insigne de chevalier de chevalier de la légion d'honneur à mon frère spirituel depuis 48 ans


Posté le 08 avril 2016 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

"AMORIS LAETITIA" : c'est le titre de l'exhortation apostolique du pape François publié ce vendredi 8 avril 2016 à 12h. Cette exhortation apostolique post synodale revient sur la question de la famille qui a fait l'objet de deux synodes de l'Eglise en octobre 2014 et octobre 2015.

Mgr Minnerath nous livre ici son premier commentaire de ce texte si attendu.

 

"1)"Amoris Laetitia" est un document très long. Cela signifie-t-il qu'il y a beaucoup de choses nouvelles ?

L’exhortation post-synodale a une longueur inhabituelle. Elle est divisée en neuf chapitres de longueur inégale. La longueur ne correspond pas à l’énoncé d’éléments nouveaux, sinon au chapitre 8. En fait, elle place le thème de la famille dans le double contexte de la Parole de Dieu et des défis contemporains. Elle donne une part importante à la vocation de la famille dans le plan de Dieu. Le texte n’est pas un exposé doctrinal, mais un inventaire des situations très diversifiée de plus ou moins grande proximité des familles par rapport à ce plan de Dieu présenté comme un idéal. Si nouveauté il y a, c’est dans les longs développements sur le discernement qu’il faut accorder à chaque situation. Le lecteur est renvoyé à son appréciation plus qu’à des références normatives sûres.

 

2) Est-ce que "Amoris Laetitia" évoque les familles heureuses ou seulement celles qui sont en échec ?  

Le texte ne décrit pas un modèle de famille, mais ce que les époux et les familles sont appelés à devenir en grandissant dans la grâce du sacrement de mariage. Une grande attention est accordée aux autres formes d’union, très nombreuses actuellement, qui s’écartent de l’idéal ou qui le vivent de manière incomplète. Ainsi les mariages seulement civils, les unions de fait, les concubinages. On y rappelle la « loi de la gradualité » selon laquelle les personnes et les couples connaissent des étapes dans leur croissance. Le texte va très loin. Même ceux qui font ostentation de leur péché objectif de remariage et qui voudraient imposer autre chose que ce que l’Eglise enseigne doivent participer à la vie de l’Eglise (n. 297). On lit des phrases comme « il est possible que, dans une situation objective de péché… on puisse vivre dans la grâce de Dieu.. » (n. 305). La note 351 glisse que l’eucharistie n’est pas « un prix pour les parfaits, mais un remède pour les faibles ». Il faudra apporter sans doute bien des précisions quant aux implications pastorales de ces nouvelles approches.

 

3) Est-ce que "Amoris Laetitia" apporte une réponse aux questions que beaucoup de chrétiens et d'autres se sont posées sur l'accès à la communion des personnes divorcés et remariées civilement ? Et les autres questions ?

Les médias se sont focalisés sur les questions de la communion aux divorcés remariés et des couples de même sexe. On sera surpris de ne pas trouver une seule ligne explicite sur l’admission des divorcés remariés à la communion. Par contre il y a des développements très longs sur la nécessité de discerner chaque cas et d’évaluer le degré des responsabilités de chaque personne dans leur  nouvelle union. On parle de « circonstances atténuantes ». Mais il n’est pas clair si la moindre imputabilité dans la décision de se remarier ouvre la possibilité d’accéder à la communion. Ici nous aurons des interprétations divergentes. Par contre le paragraphe sur les unions de même sexe est clair. De telles unions ne peuvent pas être assimilées à des mariages.

 

4) Le mot "discernement" apparaît à de nombreuses reprises. Est-ce que cela signifie que la réponse aux questions peut être différente selon les personnes ?

Il y a deux mots clés pour comprendre le document : discernement et intégration. Chaque personne et chaque couple vit une histoire spécifique. Les décisions sont prises en fonction d’un environnement qui, aujourd’hui, n’est guère favorable à la stabilité et à l’indissolubilité du mariage. Il faut donc aider les personnes et les groupes et continuer à cheminer, sans leur faire perdre courage. Elles ne sont pas rejetées de la communauté chrétienne. Le texte s’en prend aux attitudes de ceux qui sont qualifiés de « mesquins » ou de « cours » fermés » parce qu’ils se réfèrent uniquement à la loi et à la norme. Il n’y a pas de commentaire de la parole explicite de Jésus (Mc 10,  11-12) appelant adultère une nouvelle union après la rupture d’un mariage valide. On insiste aussi sur le sérieux de la préparation au mariage. Tout se joue en effet en amont.

 

5) Est-ce que la lecture d'"Amoris Laetitia" peut aider les familles à mieux vivre ? à être plus heureuses ? Ce texte s'adresse-t-il à toutes les familles ou seulement aux familles chrétiennes

L’exhortation est adressée aux membres de l’Eglise catholique, pas au-delà comme cela se faisait dans certaines encycliques «à tous les hommes de bonne volonté ». Les familles bien ancrées dans la grâce du mariage sacramentel y trouveront des échos de ce qu’ils vivent, avec de belles références bibliques et des réflexions spirituelles stimulantes. Les personnes engagées dans d’autres types d’union s’apercevront qu’elles sont comprises et accueillies. L’idée directrice est qu’aucune situation « irrégulière » n’est destinée à le rester, et qu’il y a des perspectives de croissance dans la vérité offertes à tous par Dieu qui est miséricorde. Cependant, les pasteurs appelés à discerner auront des appréciations divergentes sur la manière d’accompagner les situations irrégulières. Plutôt qu’une attitude « rigide et sans confusion » on prône la miséricorde pastorale.

Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon,
le 8 avril, 12.00 heures

 

Le texte de cette exhoration apostolique peut être lu ou téléchargé à l'adresse suivante :

http://w2.vatican.va/content/dam/francesco/pdf/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20160319_amoris-laetitia_fr.pdf

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