Notre Blog Actualités



Posté le 08 avril 2016 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

"AMORIS LAETITIA" : c'est le titre de l'exhortation apostolique du pape François publié ce vendredi 8 avril 2016 à 12h. Cette exhortation apostolique post synodale revient sur la question de la famille qui a fait l'objet de deux synodes de l'Eglise en octobre 2014 et octobre 2015.

Mgr Minnerath nous livre ici son premier commentaire de ce texte si attendu.

 

"1)"Amoris Laetitia" est un document très long. Cela signifie-t-il qu'il y a beaucoup de choses nouvelles ?

L’exhortation post-synodale a une longueur inhabituelle. Elle est divisée en neuf chapitres de longueur inégale. La longueur ne correspond pas à l’énoncé d’éléments nouveaux, sinon au chapitre 8. En fait, elle place le thème de la famille dans le double contexte de la Parole de Dieu et des défis contemporains. Elle donne une part importante à la vocation de la famille dans le plan de Dieu. Le texte n’est pas un exposé doctrinal, mais un inventaire des situations très diversifiée de plus ou moins grande proximité des familles par rapport à ce plan de Dieu présenté comme un idéal. Si nouveauté il y a, c’est dans les longs développements sur le discernement qu’il faut accorder à chaque situation. Le lecteur est renvoyé à son appréciation plus qu’à des références normatives sûres.

 

2) Est-ce que "Amoris Laetitia" évoque les familles heureuses ou seulement celles qui sont en échec ?  

Le texte ne décrit pas un modèle de famille, mais ce que les époux et les familles sont appelés à devenir en grandissant dans la grâce du sacrement de mariage. Une grande attention est accordée aux autres formes d’union, très nombreuses actuellement, qui s’écartent de l’idéal ou qui le vivent de manière incomplète. Ainsi les mariages seulement civils, les unions de fait, les concubinages. On y rappelle la « loi de la gradualité » selon laquelle les personnes et les couples connaissent des étapes dans leur croissance. Le texte va très loin. Même ceux qui font ostentation de leur péché objectif de remariage et qui voudraient imposer autre chose que ce que l’Eglise enseigne doivent participer à la vie de l’Eglise (n. 297). On lit des phrases comme « il est possible que, dans une situation objective de péché… on puisse vivre dans la grâce de Dieu.. » (n. 305). La note 351 glisse que l’eucharistie n’est pas « un prix pour les parfaits, mais un remède pour les faibles ». Il faudra apporter sans doute bien des précisions quant aux implications pastorales de ces nouvelles approches.

 

3) Est-ce que "Amoris Laetitia" apporte une réponse aux questions que beaucoup de chrétiens et d'autres se sont posées sur l'accès à la communion des personnes divorcés et remariées civilement ? Et les autres questions ?

Les médias se sont focalisés sur les questions de la communion aux divorcés remariés et des couples de même sexe. On sera surpris de ne pas trouver une seule ligne explicite sur l’admission des divorcés remariés à la communion. Par contre il y a des développements très longs sur la nécessité de discerner chaque cas et d’évaluer le degré des responsabilités de chaque personne dans leur  nouvelle union. On parle de « circonstances atténuantes ». Mais il n’est pas clair si la moindre imputabilité dans la décision de se remarier ouvre la possibilité d’accéder à la communion. Ici nous aurons des interprétations divergentes. Par contre le paragraphe sur les unions de même sexe est clair. De telles unions ne peuvent pas être assimilées à des mariages.

 

4) Le mot "discernement" apparaît à de nombreuses reprises. Est-ce que cela signifie que la réponse aux questions peut être différente selon les personnes ?

Il y a deux mots clés pour comprendre le document : discernement et intégration. Chaque personne et chaque couple vit une histoire spécifique. Les décisions sont prises en fonction d’un environnement qui, aujourd’hui, n’est guère favorable à la stabilité et à l’indissolubilité du mariage. Il faut donc aider les personnes et les groupes et continuer à cheminer, sans leur faire perdre courage. Elles ne sont pas rejetées de la communauté chrétienne. Le texte s’en prend aux attitudes de ceux qui sont qualifiés de « mesquins » ou de « cours » fermés » parce qu’ils se réfèrent uniquement à la loi et à la norme. Il n’y a pas de commentaire de la parole explicite de Jésus (Mc 10,  11-12) appelant adultère une nouvelle union après la rupture d’un mariage valide. On insiste aussi sur le sérieux de la préparation au mariage. Tout se joue en effet en amont.

 

5) Est-ce que la lecture d'"Amoris Laetitia" peut aider les familles à mieux vivre ? à être plus heureuses ? Ce texte s'adresse-t-il à toutes les familles ou seulement aux familles chrétiennes

L’exhortation est adressée aux membres de l’Eglise catholique, pas au-delà comme cela se faisait dans certaines encycliques «à tous les hommes de bonne volonté ». Les familles bien ancrées dans la grâce du mariage sacramentel y trouveront des échos de ce qu’ils vivent, avec de belles références bibliques et des réflexions spirituelles stimulantes. Les personnes engagées dans d’autres types d’union s’apercevront qu’elles sont comprises et accueillies. L’idée directrice est qu’aucune situation « irrégulière » n’est destinée à le rester, et qu’il y a des perspectives de croissance dans la vérité offertes à tous par Dieu qui est miséricorde. Cependant, les pasteurs appelés à discerner auront des appréciations divergentes sur la manière d’accompagner les situations irrégulières. Plutôt qu’une attitude « rigide et sans confusion » on prône la miséricorde pastorale.

Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon,
le 8 avril, 12.00 heures

 

Le texte de cette exhoration apostolique peut être lu ou téléchargé à l'adresse suivante :

http://w2.vatican.va/content/dam/francesco/pdf/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20160319_amoris-laetitia_fr.pdf

Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...


Posté le 07 avril 2016 - Rubrique Vie des Paroisses

Chaque année, le dimanche de la miséricorde est fêté à l’église Saint-Michel en lien avec l’anniversaire de la chapelle de l’adoration perpétuelle.

Dans l’élan de l’année jubilaire, ce dimanche 3 avril, nous avons fêté ce double évènement par une « veillé-miséricorde » (la troisième de l’année) animée par la communauté de l’Emmanuel. Avec les paroissiens, les adorateurs et l’Emmanuel, ce sont entre cent cinquante et deux cent personnes qui se sont retrouvées  dès 14 h 30 pour rendre grâce.

La liturgie a commencé par quelques chants de louange, qui ont préparé  les cœurs à recevoir un enseignement du P. François-Xavier de Guibert sur la divine miséricorde, autour de l’Evangile de la pécheresse aux pieds de Jésus chez Simon le pharisien. (Luc 7, 36-50)

A 15 h 00, alors que se terminait la proclamation de l’Evangile, la sonnerie grave et solennelle du Bourdon nous mettait en communion avec la mort de Jésus dans un silence bouleversant d’intensité. « A trois heures, implore ma miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs, et ne fut-ce que pour un bref instant… C’est là une heure de grande Miséricorde pour le monde entier… En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma passion… » (Jésus à Sœur Faustine)

Puis il y eut l’adoration de l’eucharistie, portée par quelques phrases de sœur Faustine sur la miséricorde. Pendant ce temps, les personnes pouvaient rencontrer un prêtre pour recevoir le sacrement de la réconciliation, ou bien des frères pour partager avec eux un souci et se confier à leur prière, ou encore déposer une intention de prière au pied de l’autel.

Le temps passant bien vite, il était plus de 16 h 30 quand a été proposé le verre de l’amitié  pour terminer cette fête dans la convivialité, alors que les prêtres, eux, poursuivaient les confessions.

Cette troisième veillée miséricorde a été réussie. Une fois encore ce fut un moment de grâce, une expérience spirituelle forte et heureuse au dire de beaucoup.

P. Bernard CARD, curé de la paroisse Dijon-Saint-Michel.

Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...


Posté le 06 avril 2016 - Rubrique Vie du diocèse

Fondées en 1932, les Dominicaines Missionnaires des Campagnes avaient installé leur maison généralice à Flavigny-sur-Ozerain dès 1936. Et c’est en 1969 qu’elles ont quitté la Côte d’Or pour s’installer à Luzarches (Val d’Oise). (Pour plus d'informations : voir ici)

Il y a quelques mois, les responsables de la congrégation ont pensé que la maison qu’elles habitaient devenait peu adaptée à leurs fréquents déplacements. C’est la raison pour laquelle elles ont envisagé ou de rejoindre Paris ou une ville bien desservie par les transports en commun. Et comme une majorité des 30 communautés de France sont dans l’Est de la France, c’est vers le diocèse de Dijon que les sœurs se sont tournées pour demander si leur installation y était possible.

Or la maison diocésaine du boulevard Voltaire à Dijon comportait depuis plusieurs années une espace inoccupé dans le bâtiment du 7 bd Voltaire. Cette partie du bâtiment avait autrefois été occupée par les cuisines du grand séminaire. Entre les studios de « RCF en Bourgogne » et les nouvelles archives diocésaines, un espace de 380 m2 attendait une nouvelle destination. C’est cet espace qui a séduit la responsable générale des Dominicaines Missionnaires des Campagnes, Sœur Marie-Madeleine SIMONIN, et son conseil. Après quelques échanges avec l’archevêque et le Conseil Diocésain des affaires économiques, le projet de transformer ce bâtiment en maison généralice a pu entrer dans sa phase de réalisation.

Ces derniers jours, Sœur Marie-Madeleine a pu venir voir l’avancement des travaux : cloisons abattues, ouvertures agrandies, huisseries modifiées, toit refait à neuf, ce bâtiment ne demande plus qu’à accueillir les cloisons qui permettront d’installer un secrétariat, un local d’archives, la comptabilité, une salle de réunion, une chapelle, une salle à manger et à l’étage 6 chambres équipées de salle de douche.

Désormais, les sœurs peuvent envisager de quitter le Val d’Oise pour rejoindre Dijon avant la fin de l’année. Et à cette occasion, nous aurons l’occasion de faire plus ample connaissance avec les Dominicaines Missionnaires des Campagnes dont 15 sœurs sont déjà présentes dans le diocèse de Dijon (Gevrey-Chambertin, Auxonne, Vitteaux, Talant et Dijon).

 

Photos : les sœurs découvrent le bâtiment en travaux qui deviendra leur maison généralice ; réunion avec M. Chevignard, responsable de l’immobilier dans le diocèse de Dijon ; réunion avec les artisans et choix des couleurs et des sols avec l’architecte.

Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...


Posté le 05 avril 2016 - Rubrique lire, écouter, regarder

C'est le Père Patrick-Marie FEVOTTE, prêtre du diocèse de Dijon, qui vient de publier un nouvel ouvrage sur la bienheureuse carmélite dijonnaise dont on attend l'annonce de la canonisation. Ce petit livre sera sans aucun doute bien utile à tous ceux qui souhaiteront faire connaissance ou mieux connaître la future sainte.

"Élisabeth de la Trinité a vécu dans un contexte propre à son époque. Elle a grandi en des lieux précis ; son intelligence et sa sensibilité se sont développées selon les critères de son milieu ; sa vocation a mûri dans une atmosphère familiale et religieuse qui donne une coloration toute particulière à son cheminement intérieur… C’est la loi de l’incarnation à laquelle notre humanité ne saurait se soustraire. Mais avec quelle audace elle a su sortir des chemins étroits, tout tracés devant elle !

C’est pour mieux nous la faire connaître que cette petite biographie se propose de présenter Élisabeth le plus fidèlement possible en la situant dans son cadre de vie. Croqués sur le vif, les événements les plus marquants de son parcours s’animent alors devant nous et prennent l’allure de tableaux magnifiques où il fait bon admirer le modèle tout autant que l’Artiste qui les a peints.

« Élisabeth, une vie lumineuse d’union avec le Seigneur, une sentinelle de l’éternité bienheureuse tellement nécessaire par les temps qui sont les nôtres. » (extrait de la préface de Mgr Minnerath)

 

Patrick-Marie FEVOTTE, Elisabeth de la Trinité, une clarté de cristal

Editions Salvator, 2016, 128 pages.

Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...