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Posté le 11 juin 2016 - Rubrique Carnet

Ce vendredi 10 juin, la nef de l’église Notre-Dame de Dijon s’est remplie des anciens paroissiens et des prêtres du diocèse pour la célébration des obsèques du P. Sylvain Graillot décédé en début de semaine.

Au cœur de l’assemblée, les chrétiens qui l’ont connu lorsqu’il était vicaire à Arnay-le-Duc (1954-1986), à Auxonne (1956-1960), à St-Michel de Dijon (1960-1967) ; lorsqu’il a été curé à Laignes (1967-1970), à Longchamp (1970-1981), à Talant (1981-1986) ; ou lorsqu’il a été aussi vicaire à Notre-Dame de Dijon (1986-1997) ou à Saint-Bénigne de Dijon (1997-2004). Mais il y avait aussi de nombreux prêtres et diacres qui entouraient l’archevêque qui présidait la célébration, ainsi que les religieuses, les résidents et les personnels de la maison du clergé, les animateurs liturgiques de la paroisse Notre-Dame : tous sont venus rendre grâce pour le long et beau ministère du P. Sylvain Graillot.

C’était un homme discret et il avait lui-même demandé qu’on ne parle pas de lui au cours de ses obsèques. Cependant beaucoup se sont souvenus de son attachement à l’Eglise et particulièrement de son souci des vocations sacerdotales et religieuses.

C’est le P. Pierre Cunier qui a prononcé l’homélie et que vous pouvez lire ci-dessous.

A l’issue de la célébration, le P. Sylvain Graillot a été inhumé, selon sa volonté, dans le caveau familial du cimetière de Longecourt-en-Plaine.

 

 

Photos : © Marie-Aleth Trapet 

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Posté le 10 juin 2016 - Rubrique Culture et patrimoine

L’Association Art sacré en Côte d’Or (AASCO) travaille en coordination étroite avec la Commission diocésaine d’Art Sacré, en donnant des formations aux prêtres et aux laïcs, par des conférences, des rencontres, des expositions, la rédaction de notices documentaires, et des visites.

Le 4 juin dernier, plus de quarante participants ont pu découvrir, avec grand intérêt, six églises de la vallée de la Vingeanne (églises de Bèze, Champagne-sur-Vingeanne, Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Jancigny, Saint-Sauveur, Orain) sous la direction de Mademoiselle Françoise Vignier, qui commenta, avec beaucoup de précision, l’histoire, l’architecture et le mobilier de ces monuments.

 

Une architecture au fil de l’histoire…

Sous l’ancien régime, trois de ces six églises étaient dans la province de Bourgogne, et trois dans celle de Champagne, mais toutes ont eu beaucoup à souffrir des invasions de 1513 et de 1636 : nombreuses destructions, et désertification des lieux.

La surface de deux de ces églises a été diminuée : celle de Bèze en 1760 pour faire passer une route, et celle de Saint-Sauveur car le bas-côté Sud. En effet, cette dernière disposait d’un prieuré bénédictin qui a été vendu comme Bien National à l’époque révolutionnaire.

Leur construction s’échelonne du XIIIème au XIXème siècle. La nef de l’église d’Orain a, par exemple, était édifiée entre 1831 et 1833 par l’architecte P. Fénéon. Ces églises, qui ont traversé les temps, sont de style unique, associant différentes époques et marquant le temps de tous les fidèles qui s’y sont, un jour, rassemblés.

La grande église de Saint-Maurice-sur-Vingeanne est classée monument historique depuis 1910, celles de Champagne-sur-Vingeanne d’un très beau style gothique flamboyant du XVème siècle, et celle de Jancigny du XIIIème sont classées à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les maires de ces deux dernières communes, MM Michel de Broissia et Denis Jacquot, très soucieux de la conservation de leurs églises, nous y ont accueillis.

 

Des trésors inestimables …

La Vierge était partout présente à travers des statues réalisées depuis le XVème siècle. A noter, la spécificité de la Vierge de Miséricorde à Orain qui protège de petits personnages sous son manteau, ainsi que les peintures murales de la fin du Moyen âge à Champagne représentant les litanies de la Vierge dans son Immaculée Conception.

La petite église rurale de Jancigny a été desservie par l’abbé Louis Ladey, curé de Renève pendant une quarantaine d’années, depuis 1947, et secrétaire de la Commission diocésaine d’Art Sacré. Elle est un véritable petit musée d’art contemporain avec onze vitraux. La plupart sont non figuratifs, les esquisses ont été établies par le père dominicain Marie-Alain Couturier, les dessins par Marcelle Lecamp, et la réalisation par le maître verrier Marguerite Huré. Le Christ en croix en métal, dépôt du musée des arts décoratifs, a été sculpté par un prêtre ouvrier Jacques Riousse.

Rappelons aussi que Mgr Minnerath a rédigé une étude sur le statut juridique, la conservation et la mise en valeur de nos églises, publiée dans les Documents épiscopat n°2, 2009 sous le titre « Eglises de France », et que l’on peut lire sur le site de notre diocèse (Faire vivre nos églises). 

 

                                                                                   Jean-François MINONZIO

 

 

 Crédit photos : Père Jacques Delaborde

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Posté le 09 juin 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archévêque de Bordaux et Président du Conseil épiscopal pour l'enseignement catholique, dénonce une atteinte à la liberté d'enseignement dans le communiqué ci-dessous : 

 
La liberté d’enseignement est en danger.
 
"La ministre de l’Education nationale devrait annoncer jeudi matin 9 juin une réforme des modalités d’ouverture des établissements d’enseignement privés hors contrat. Il s’agirait de substituer un régime d’autorisation administrative préalable au régime actuel de déclaration.
 
Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.
 
Les motivations de la réforme envisagée méritent, il est vrai, d’être justement examinées, et notamment la lutte contre la radicalisation. Cette lutte est nécessaire mais pas à n’importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d’enseignement.
 
Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d’ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l’Etat.
 
Il n’y a donc pas lieu de réformer dans l’empressement et par un biais inapproprié des questions aussi importantes.
 
 Notre pays  a besoin d’apaisement  quand il doit résister à la violence  qui l’assaille. Notre pays a besoin de confirmer son choix des libertés quand son modèle démocratique est contesté.  Je crois à la sagesse du « bon sens ». J’en appelle à la responsabilité du gouvernement et de sa ministre de l’Education nationale."
 
Jean-Pierre Cardinal RICARD,
Archevêque de Bordeaux,
Président du Conseil épiscopal
pour l’Enseignement catholique
 
 
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Posté le 08 juin 2016 - Rubrique Prière, veillée, célébration

La fête du Sacré-Coeur, le vendredi 3 juin, a été marquée, en cette année de la miséricorde, avec une particulière solennité dans notre diocèse, puisque l'équipe pastorale du doyenné Dijon-Nord-Est a souhaité que la fête de l'amour du Christ soit l'occasion d'organiser à l'église du Sacré-Coeur  les « 24 heures pour le Seigneur » recommandées par le pape François dans sa bulle d'indiction du jubilé.

Les vastes proportions du sanctuaire diocésain et le long déroulement de la rencontre ont permis d'offrir une grande variété de propositions, présentées par le père Lamblot, curé du lieu, lors du temps d'accueil, la veille au soir : célébration d'ouverture animée par le doyen, curé de la paroisse Saint Jean XXIII, le père Févotte, puis enseignement sur la miséricorde, à travers l'expérience des saints, par le père Erazmus, de Saint Augustin à Sainte Faustine, en introduction à la nuit d'adoration eucharistique. Le lendemain, on pouvait revenir pour prier  à la crypte, toujours consacrée à l'adoration permanente, ou trouver à se confesser dans les différentes chapelles, découvrir les statues et les vitraux, ou partager avec d'autres dans les salles paroissiales. Ainsi l'atelier « Prière, salut, santé », animé par Vincent Boggio, et le montage de Bruno Perrin « La miséricorde dans nos vies » ont mis des mots et des images sur toutes les situations de fragilité et de souffrance où nous implorons la tendresse de Dieu, et où notre compassion fraternelle doit agir. « Soyez miséricordieux comme votre père est miséricordieux ! » demande Jésus dans le sermon sur la montagne ! (Luc, 6, 36)

L'homme pécheur, porté avec amour par le Christ sur ses épaules, comme la brebis perdue et retrouvée : la mosaïque du jubilé peut illustrer l'évangile de la messe du Sacré Coeur. Elle fut  concélébrée par monseigneur Minnerath, en clôture, avec tous les prêtres du doyenné. Dans son homélie, l'évêque expliqua le sens biblique du mot « cœur »: centre de la personne, principe de vie intérieure. Utiliser ce mot pour parler de Dieu, c'est rappeler qu'il est Amour : amour  du Père, source de la création du monde, amour incarné dans le Christ, qui s'offre à chacun, encore aujourd'hui, Esprit d'amour qui donne sens à la vie. La chorale diocésaine, une fois de plus, a soutenu de ses chants la prière de l'assemblée, notamment par le bel hymne du jubilé pour l'envoi. L'assemblée était nombreuse, et beaucoup se sont retrouvés encore le soir pour un repas partagé.

 

Maguy Minonzio

           

Crédit Photos : Bruno Perrin

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