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Posté le 02 mai 2016 - Rubrique Evénements

Evènements « Route des Abolitions de l’Esclavage » en Val de Saône

En ce mois de mai 2016, dans le cadre des cérémonies officielles des « mémoires de la Traite, de l’Esclavage et de ses Abolitions », Jallanges, Seurre et Chamblanc, communes du Val de Saône, se préparent à accueillir du 6 au 11 mai des Mananais. Cette délégation venue de Guyane, composée de descendants d’esclaves libérés à Mana (Guyane) est conduite par Monsieur Georges PATIENT Sénateur Maire de Mana.

C’est un partenariat qui existe depuis 2011 entre Mana et ces communes du Val de Saône où déjà 3 forêts mémorielles ont été inaugurées, pour signifier l’action sans précédent d’Anne-Marie Javouhey, fondatrice des Sœurs de St Joseph de Cluny.  En effet, en 1838, envoyée par le Ministère de la Marine et des Cultes, Mère Javouhey a accompagné malgré toutes les difficultés rencontrées les 147 premiers esclaves préparés, à devenir des hommes libres, à les éduquer et leur donner leur place dans la société.

Ensemble, nous souhaitons par cet évènement exceptionnel sur le plan mémoriel, émotionnel et culturel conforter nos liens avec Mana et la Guyane pour qui, Anne-Marie Javouhey, « Leur Ché Mé » reste un modèle de fraternité et d’humanité entre les peuples.

Programme des rencontres et festivités

6 mai :

Arrivée de la délégation sur le site de Chamblanc où elle sera accueillie par les élus, par Sr Agnès Thevenin, provinciale de France-Suisse, la directrice et le conseil d’administration, au lycée Anne-Marie Javouhey.

7 mai :

Journée de rencontres et découvertes de l’Hôtel-Dieu à Beaune, accompagnée par Madame Marie-Thérèse Garcin.

A 19h, Eucharistie à l’église de Chamblanc présidée par Monseigneur Roland MINNERATH, Archevêque de Dijon.

8 mai :

Selon les lieux d’hébergements, commémoration du 8 mai et accueil dans les familles.

Dans l’après-midi à Seurre, visite guidée de l’église où Anne-Marie Javouhey a été baptisée, et du patrimoine, par Madame Caroline Robin et Monsieur Jean-Louis Rousselet.

9 mai :

Journée à Dijon : Hôtel de ville, visite découverte du Musée des Beaux-Arts et visite guidée.

Déjeuner : à la Maison Diocésaine, Bd Voltaire.

Le soir : un barbecue à Jallanges, le village où est née la Mère Javouhey

10 mai

Le matin : au lycée Anne-Marie Javouhey du Val de Saône, rencontres culturelles de la délégation et de 7 classes : primaires de la Cité verte, Jacquemart et 4ème du collège Dinet de Seurre, des primaires d’Echenon et d’Esbarres, 4ème collège Rameau Fontaine d’Ouche, et 4ème du lycée.

Découverte de la Maison Paternelle d’Anne-Marie Javouhey, des expos…

A partir de 15h : à la forêt mémoire de Chamblanc, cérémonie officielle commémorative d’un mémorial des « esclaves engagés » par Anne-Marie Javouhey à Mana, en présence de Madame la Préfète, des élus de la région Bourgogne Franche-Comté, de la Communauté de Communes du Val de Saône, des Elus locaux, de la délégation de Mana, des membres de la Route des Abolitions et de Monsieur Philippe Pichot son coordinateur, d’une délégation du Conseil Général de la Congrégation St Joseph de Cluny, de Sr Agnès Thevenin provinciale de France-Suisse, de Sr Véronique Joseph, provinciale des Antilles-Guyane, des conseils municipaux du canton.

Soirée festive à la Salle des Fêtes de Seurre.

11 mai :

Départ de la délégation pour Paris.

Merci de partager avec nous dans la prière ce beau projet et peut être de venir nous rejoindre pour l’Eucharistie du 7 mai et ce mardi 10 mai à 15h à la forêt mémorielle de Chamblanc.

                                                                                                                                             Les Sœurs de Chamblanc

 

L’action d’Anne-Marie Javouhey pour l’abolition de l’esclavage.

D’après http://www.abolitions.org/

 

Anne-Marie Javouhey voit le jour le 11 novembre 1779, dans le petit village de Jallanges en Côte d'Or. Sa famille va ensuite s'installer à Chamblanc dans le village voisin où elle grandit.

C'est la révolution qui va marquer la jeune adolescente et orienter sa vocation. Instruisant les enfants pauvres, elle n'hésite pas, malgré la terreur et contre la volonté de son père à se consacrer à Dieu.

Anne-Marie Javouhey prononce ses vœux, ainsi que ses trois sœurs, et fonde en 1805, sous le nom de Saint Joseph, une nouvelle congrégation, autorisée officiellement en 1806 par l'Empereur Napoléon Ier. En 1812, la congrégation s'installe à Cluny et prend le nom de « saint Joseph de Cluny ». 

Ayant pour but l'éducation, sa congrégation  se voit reconnue et est très vite appelée, par le Ministre des Colonies à des missions en Outre-Mer. Elle devient dès lors  le premier ordre de femmes missionnaires.

Ainsi, 1817, voit le premier départ de religieuses à l'île Bourbon, puis en 1819 pour le Sénégal, la Gambie et la Sierra Leone. Suivent la Guadeloupe et la Guyane en 1822 puis la Martinique en 1823. Après un premier séjour au Sénégal de 1822 à 1824, elle ouvre à Bailleul dans l'Oise, le premier séminaire africain de France, d'où sortiront les premiers prêtres noirs sénégalais en 1840.

En 1828, elle part pour la Guyane, avec 36 sœurs et 50 émigrants pour la fondation d'une colonie agricole de Mana, d'où elle rentrera en 1833.

En 1835, elle retourne en Guyane et recueille du gouvernement  plus de 500 esclaves nègres qu'elle christianise et initie aux techniques diverses des métiers. Ne concevant la liberté qu'à travers l'éducation et la capacité à s'assumer, elle démontre que les noirs, malgré les conditions de l'esclavage, n'en sont pas moins des hommes, et peuvent accéder à la civilisation et  vivre de leurs capacités à l'égal des autres. En 1838, elle fait libérer 185 premiers esclaves noirs.

Ilot de liberté dans un système esclavagiste, l'expérience de Mana, recevra d'autres appuis avant qu'en 1848, la IIème république ne généralise définitivement l'abolition de l'esclavage.

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Posté le 30 avril 2016 - Rubrique Culture et patrimoine

 

Régulièrement notre bibliothèque diocésaine vous donne la possibilité d’acquérir des livres neufs ou d’occasions. Ce sont des livres religieux ou des ouvrages de théologie bien sûr, mais aussi des romans, des livres d’art, des essais sur de nombreux thèmes.

Il y a forcément des livres qui peuvent vous intéresser.

C’est ce week-end dans les locaux de la maison diocésaine (bd Voltaire à Dijon).

Samedi 30 avril de 9h à 18h et dimanche 1er mai de 14h à 18h.

Et pour connaître tout ce que labibliothèque diocésaine met à votre disposition, vous pouvez consulter son catalogue sur www.bibliothequediocesaine21.fr 

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Posté le 29 avril 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Une quarantaine de chrétiens  se sont retrouvés malgré les congés de printemps pour une journée régionale de formation le vendredi 22 avril à la maison diocésaine. Ils répondaient ainsi à l’invitation du Pape Francois en travaillant le thème de  la « journée mondiale du migrant et du réfugié » de cette année 2016. Les affiches éditées à cette occasion au niveau international précisaient d’entrée de jeu : « Migrants et réfugiés nous interpellent : la réponse de l’Evangile de la miséricorde ».

Les dijonnais étaient particulièrement honorés de la présidence nationale de cette journée  en la personne du Pére Lorenzo PRENCIPE, directeur du service national des migrants. L’organisation locale de cette journée  revenait tout naturellement au Père Marcel LUEDI, délégué épiscopal à la pastorale des Migrants, curé de Marsannay-la-Côte secondé par Jackie Plesse du diocèse d’Autun. Le père Lorenzo se livra à un très long exposé de près de deux heures, répondant au passage à quelques questions.

En trois groupes, les participants venant de toute la région avant de travailler eurent à réfléchir et méditer sur des textes évangéliques faisant état de la complexité du droit d’asile en répondant aux questions éventuelles.

Que puis-je faire face à ces demandes essentielles des réfugiés qui sont se loger, se nourrir, se procurer des vêtements et ultime difficulté, trouver du travail.

Le Père Lorenzo  reste formel face à ces questions : « il n’y a pas de place à l’indifférence, on ne peut pas rester indifférent face à ces situations et à ces drames ».

L’orateur naturellement rappela de nombreuses citations bibliques, remontant à Abraham et citant le Deutéronome. Les paroles évangéliques restent toujours d’une grande actualité dans ces domaines.

Tour à tour, malgré les années, sachons répondre à ces demandes : aider et se soucier de la veuve, l’orphelin et l’étranger.

 

La pastorale des migrants et un service de l’Eglise catholique. Au plan mondial à Rome, il y a un conseil pontifical ; en France, un service national  dont le responsable est Monseigneur Dognin, évêque de Quimper ; dans chaque diocèse, l’évêque nomme un délégué diocésain qui travaille avec une équipe en lien avec les diverses aumôneries. Ce sont de telles équipes qui travaillent ensemble pour accueillir le mieux possible les migrants hélas toujours plus nombreux. 

Jean Clerc

ci-dessous : en pdf, la prière de la journée mondiale du migrant et du réfugié 

Photos : Jean Clerc.

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Posté le 28 avril 2016 - Rubrique Carnet

C’est une grande assemblée qui a rempli la chapelle des petites Sœurs des Pauvres ce jeudi 28 avril pour les obsèques du P. Pierre Roesch : l’archevêque, les Petites Sœurs des Pauvres, près d’une trentaine de prêtres dont le Père Michel Moinet, aumônier de l’établissement, les membres de sa famille, les résidents de « Ma Maison », d’anciens paroissiens et amis avaient tenu à dire leur reconnaissance au Père Pierre Roesch.

Prêtre du diocèse de Dijon

Pierre ROESCH est né en Alsace en 1928, mais sa famille étant venue à Dijon pour raisons professionnelles, il a fait ses études à Dijon au lycée Carnot. Et il a été ordonné prêtre en 1954 comme le P. Sylvain Graillot qui reste désormais seul de son année d’ordination.

Pierre a d’abord été vicaire à Notre-Dame de Beaune jusqu’en 1963, date à laquelle il est devenu curé de Villers les Pots. En 1967, il est également doyen de la Plaine de Saône. En 1974, il reste dans la plaine de Saône en devenant curé de St-Jean-de-Losne et adjoint du doyen en 1985.

En 1986, après avoir déjà connu quelques soucis de santé, il est vicaire à la paroisse Ste Bernadette et est nommé également aumônier du Centre Hospitalier Universitaire à temps partiel. En 1989, il ajoutera à ses responsabilités celle d’aumônier diocésain des Sociétés Saint-Vincent-de-Paul.

En 2001, à sa demande, il deviendra résident de cette maison des Petites Sœurs des Pauvres tout en restant attaché à l’équipe d’aumônerie du CHU et du doyenné de la Santé. Dans cette maison, chacun a pu apprécier sa présence, son humour mais surtout son attention et sa connaissance de chacun.

Au cours de ces années, ses problèmes de santé ne l’ont jamais abandonné. Il subissait soins, examens, appareillages avec patience, ayant bien conscience que c’est la médecine et ses progrès qui le maintenaient en vie.

Il y a quelques semaines une nouvelle longue hospitalisation l’a beaucoup éprouvé. Revenu dans cette maison, très affaibli, il a pu encore faire bénéficier les uns et les autres de son sourire si accueillant avant de mourir dimanche midi.

Pendant toutes ces semaines d’hospitalisation et de maladie, il a pu bénéficier de la présence quotidienne,  fraternelle et fidèle du Père Michel Moinet, des Petites Sœurs des pauvres et de ses amis. Toutes ses visites l’ont sans aucun doute aidé à vivre ce passage auquel il se préparait depuis si longtemps.

Un serviteur fidèle.

Depuis Rome, Mgr Ulrich, archevêque de Lille, dit de lui : « il aura été un serviteur fidèle, c'est certain ! ». Et Mgr François Garnier, archevêque de Cambrai, a écrit : « Pierre aura été un serviteur bon et fidèle ! Qu’il entre dans la joie de son Père ! »

« Serviteur fidèle » : ce sont effectivement les mots qui nous viennent à l’esprit pour décrire son ministère.

C’est le Père Marc Robin avec qui Pierre ROESCH avait travaillé à l’aumônerie du CHU qui a prononcé l’homélie que vous pouvez lire ci-dessous.

Au terme de cette célébration d’obsèques, le Père Pierre ROESCH a été inhumé dans le caveau des prêtres au cimetière de Dijon.

 

Dans le pdf ci-dessous, le texte de l’homélie du Père Marc ROBIN.

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