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Posté le 14 juin 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

Le 18 juin 2015… le Pape François publiait sa deuxième encyclique intitulée Laudato Si (*Loué sois-tu).

Toute cette année, des groupes de réflexion ont vu le jour pour permettre d’échanger et d’approfondir cette nouvelle approche de l’écologie. Pour conclure ces rencontres, les Amis de la Vie et L’Arche à Dijon, en partenariat avec RCF en Bourgogne et le CUCDB, ont convié Madame Elena Lasida, Professeur d’économie à l’Institut Catholique de Paris, Directeur du master Economie solidaire et logique de marché et Chargée de mission « Ecologie et société » auprès de la Conférence des Evêques de France, pour une conférence « Comment repenser les défis écologiques ? Au niveau spirituel et matériel, au niveau personnel et collectif », le jeudi 9 juin au CUCDB.

Elena Lasida est donc revenue sur son décryptage personnel de « Laudato Si », témoignant de ce qui l’a profondément touchée dans cette encyclique. C’est tout d’abord cette mise en avant d’une possibilité de dialogue entre l’Eglise et le Monde sur ce sujet d’ « écologie radicale », où l’Homme et la Terre entretiennent une interdépendance totale.

Elle met en avant « trois centres de gravité » dans ce livre :

  • « Tout est lié » : il existe un lien fort entre la pauvreté humaine et la pauvreté de la Terre, non pas un lien de domination de l’homme sur la terre où cette dernière serait au service des humains, mais un lien d’interdépendance et de relations). C’est pourquoi il est important de parler d’écologie intégrale.
  • « Tout est donné » : ce don de la Terre est universel et n’appartient à personne. Il faut prendre soin de ce cadeau commun partagé qu’est la Création.
  • « Tout est fragile » : ce don est précieux, il faut se mettre en marche ensemble pour le préserver et le faire fructifier ; d’où une importance du dialogue.

 

La conférencière rappelle aussi les « trois cris » entendus par le Pape François :

  • un appel à pallier aux inégalités Nord/Sud
  • un appel à la conversion écologique
  • un appel à la créativité et à l’enthousiasme

Cette approche a suscité réactions et questions dans un amphithéâtre bien rempli. Puis ceux qui le désiraient ont pu ensuite acheter l’encyclique et les livres de la conférencière.

Un membre d’un groupe de travail autour deLaudato Si se confie : « Nous nous sommes réunis six fois pour approfondir les différents chapitres de Laudato Si (I. Ce qui se passe dans notre maison, II. L’Evangile de la Création, III. La racine humaine de la crise écologique, IV. Une écologie intégrale, V. Quelques lignes d’orientation et d’action, VI. Education et spiritualité écologie); mais finalement, cette soirée nous montre que nos échanges sont loin d’être finis, il y a toujours plus à découvrir, à imaginer, à créer, nous espérons continuer l’année prochaine. ».

 

Crédit Photos : Marie Grunenwald

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Posté le 13 juin 2016 - Rubrique Formation

Toujours nombreux, plus de 110 visiteurs de malades se sont donné rendez-vous le 31 mai dernier, à la Maison Diocésaine, pour leur troisième et dernière journée de formation annuelle, autour du thème de la «Miséricorde -  à l’épreuve des maladies psychiques ». 

Le thème de l’année, « la Miséricorde », avait été explicité à la lumière des textes bibliques, par le Père Denis Marion (membre de l’équipe de Formation Permanente) en décembre dernier. Puis, en mars, une démarche jubilaire, nous avait emmenés à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, pour franchir la Porte Sainte de la Miséricorde, sous la conduite du Père Mathieu Delestre (Doyen du doyenné Santé).

Et pour cette ultime rencontre, « la Miséricorde » entrait aussi parfaitement en résonance avec l’épreuve des maladies psychiques. Les visiteurs de personnes malades, en aumôneries d’hôpitaux, en maisons de retraites (EPHAD) ou à domicile sont, en effet, souvent confrontés à des manifestations de maladies psychiques : du sentiment de persécution fréquent chez les personnes âgées, jusqu’aux très redoutées maladies de dégénérescence cognitive de type « Alzheimer », ou encore les fréquentes dépressions...

Ainsi, en matinée, après l’habituel temps de prière, le Dr Claude Grillet, médecin psychiatre, chef de service au CHU du Bocage (F. Mitterrand) a décrypté pour nous les principales maladies, leur retentissement ainsi que les propositions thérapeutiques envisageables. En contrepoint, durant l’après-midi, Colette Grivot, aumônier au Centre Hospitalier la Chartreuse, nous a conviés à une relecture de sa mission auprès des malades hospitalisés : comment trouver des signes d’espérance, des « clins d’yeux/Dieu » dans un univers confronté à la grande souffrance avec ce sentiment trop présent de forte culpabilité et d’exclusion du monde. Enfin, Hélène Buret, nommée récemment aumônier du même établissement, a témoigné de ses étonnements et de son apprivoisement face à ce monde jusqu’ici inconnu, soulignant l’accueil chaleureux, inespéré, notamment du personnel soignant, qui lui a été accordé.

 

Francine Rousset Imbert
Pastorale de la Santé –SEM

 

 

Témoignage : "Ils sont réellement le Corps du Christ"

« Je suis petite sœur de Jésus (de Charles de Foucauld) arrivée à Vénarey les Laumes avec P.S. Patricia il y a deux ans. Nous avons rejoint nos trois petites sœurs aînées présentes à Vénarey depuis presque trente ans.
Très vite je me suis engagée pour la résidence d’Alise-Sainte-Reine à l’invitation de l’Abbé Lionel  Canat, notre curé.[…]

A mes débuts, j’ai pris le temps de créer des liens avec le personnel et les cadres dirigeants  puis, peu à peu beaucoup de résidents sont devenus mes amis.
Certains sont là depuis de très nombreuses années puisqu’Alise-Sainte-Reine était, autrefois, un hospice tenu par les Sœurs de la Charité où on y déposait aussi des enfants. Un homme d’une soixantaine d’années me disait qu’il y était depuis 40 ans. Je lui ai demandé : « Comment avez-vous tenu le coup tout ce temps-là? ». Il  me regarda droit dans les yeux, et me répondit : « Ma sœur, c’est grâce à la Parole de Dieu chaque jour »…

En gériatrie et parfois en psychiatrie, il y a toujours de nouveaux arrivés pour qui l’adaptation est parfois rude. La plupart des résidents n’ont plus de famille ou ne la voient guère : pas de visite, peu de suivi. Nous essayons donc d’être proches d’eux en étant attentifs aux anniversaires, aux fêtes et si l’un ou l’une est hospitalisé à Sémur ou à Montbard, nous allons le/la visiter. C’est un moment qui resserre les liens.  

Une visite, c’est aussi une bonne occasion de découvrir que… leur réveil est en panne faute de pile à recharger…  que des photos attendent d’être accrochées au mur… qu’il manque un peu de laine pour finir un tricot…etc. Des petits gestes de rien mais qui essaient de dire que nous les aimons.

Certains demandent à prier…  mais pour tous, c’est surtout un moment d’amitié réciproque.
Nous allons aussi aux fêtes organisées par la Direction. Ici encore, c’est une occasion à saisir : chanter, danser ensemble, tout en donnant un petit coup de main au personnel qui sait combien nous apprécions leur travail et leur gentillesse.

Plus que de témoigner de ce que nous vivons, j’ai envie de témoigner de ce que ces personnes vivent et combien il y a en ce lieu de richesses humaines et spirituelles. Ils sont un trésor pour le monde  (bien caché certes !) et pour nous, ils sont réellement le Corps du Christ.[…] »

 

Petite sœur Véronique
avec Patricia, Arlette, Christine, Denise et Jean-Pierre et l’abbé Lionel Canat

 

Le témoignage de Petite sœur Véronique, aumônier de la Résidence d’Alise-Sainte-Reine, est disponible en intégralité dans le PDF joint à cet article.

 

Crédit photos : Jean Clerc

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Posté le 11 juin 2016 - Rubrique Carnet

Ce vendredi 10 juin, la nef de l’église Notre-Dame de Dijon s’est remplie des anciens paroissiens et des prêtres du diocèse pour la célébration des obsèques du P. Sylvain Graillot décédé en début de semaine.

Au cœur de l’assemblée, les chrétiens qui l’ont connu lorsqu’il était vicaire à Arnay-le-Duc (1954-1986), à Auxonne (1956-1960), à St-Michel de Dijon (1960-1967) ; lorsqu’il a été curé à Laignes (1967-1970), à Longchamp (1970-1981), à Talant (1981-1986) ; ou lorsqu’il a été aussi vicaire à Notre-Dame de Dijon (1986-1997) ou à Saint-Bénigne de Dijon (1997-2004). Mais il y avait aussi de nombreux prêtres et diacres qui entouraient l’archevêque qui présidait la célébration, ainsi que les religieuses, les résidents et les personnels de la maison du clergé, les animateurs liturgiques de la paroisse Notre-Dame : tous sont venus rendre grâce pour le long et beau ministère du P. Sylvain Graillot.

C’était un homme discret et il avait lui-même demandé qu’on ne parle pas de lui au cours de ses obsèques. Cependant beaucoup se sont souvenus de son attachement à l’Eglise et particulièrement de son souci des vocations sacerdotales et religieuses.

C’est le P. Pierre Cunier qui a prononcé l’homélie et que vous pouvez lire ci-dessous.

A l’issue de la célébration, le P. Sylvain Graillot a été inhumé, selon sa volonté, dans le caveau familial du cimetière de Longecourt-en-Plaine.

 

 

Photos : © Marie-Aleth Trapet 

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Posté le 10 juin 2016 - Rubrique Culture et patrimoine

L’Association Art sacré en Côte d’Or (AASCO) travaille en coordination étroite avec la Commission diocésaine d’Art Sacré, en donnant des formations aux prêtres et aux laïcs, par des conférences, des rencontres, des expositions, la rédaction de notices documentaires, et des visites.

Le 4 juin dernier, plus de quarante participants ont pu découvrir, avec grand intérêt, six églises de la vallée de la Vingeanne (églises de Bèze, Champagne-sur-Vingeanne, Saint-Maurice-sur-Vingeanne, Jancigny, Saint-Sauveur, Orain) sous la direction de Mademoiselle Françoise Vignier, qui commenta, avec beaucoup de précision, l’histoire, l’architecture et le mobilier de ces monuments.

 

Une architecture au fil de l’histoire…

Sous l’ancien régime, trois de ces six églises étaient dans la province de Bourgogne, et trois dans celle de Champagne, mais toutes ont eu beaucoup à souffrir des invasions de 1513 et de 1636 : nombreuses destructions, et désertification des lieux.

La surface de deux de ces églises a été diminuée : celle de Bèze en 1760 pour faire passer une route, et celle de Saint-Sauveur car le bas-côté Sud. En effet, cette dernière disposait d’un prieuré bénédictin qui a été vendu comme Bien National à l’époque révolutionnaire.

Leur construction s’échelonne du XIIIème au XIXème siècle. La nef de l’église d’Orain a, par exemple, était édifiée entre 1831 et 1833 par l’architecte P. Fénéon. Ces églises, qui ont traversé les temps, sont de style unique, associant différentes époques et marquant le temps de tous les fidèles qui s’y sont, un jour, rassemblés.

La grande église de Saint-Maurice-sur-Vingeanne est classée monument historique depuis 1910, celles de Champagne-sur-Vingeanne d’un très beau style gothique flamboyant du XVème siècle, et celle de Jancigny du XIIIème sont classées à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les maires de ces deux dernières communes, MM Michel de Broissia et Denis Jacquot, très soucieux de la conservation de leurs églises, nous y ont accueillis.

 

Des trésors inestimables …

La Vierge était partout présente à travers des statues réalisées depuis le XVème siècle. A noter, la spécificité de la Vierge de Miséricorde à Orain qui protège de petits personnages sous son manteau, ainsi que les peintures murales de la fin du Moyen âge à Champagne représentant les litanies de la Vierge dans son Immaculée Conception.

La petite église rurale de Jancigny a été desservie par l’abbé Louis Ladey, curé de Renève pendant une quarantaine d’années, depuis 1947, et secrétaire de la Commission diocésaine d’Art Sacré. Elle est un véritable petit musée d’art contemporain avec onze vitraux. La plupart sont non figuratifs, les esquisses ont été établies par le père dominicain Marie-Alain Couturier, les dessins par Marcelle Lecamp, et la réalisation par le maître verrier Marguerite Huré. Le Christ en croix en métal, dépôt du musée des arts décoratifs, a été sculpté par un prêtre ouvrier Jacques Riousse.

Rappelons aussi que Mgr Minnerath a rédigé une étude sur le statut juridique, la conservation et la mise en valeur de nos églises, publiée dans les Documents épiscopat n°2, 2009 sous le titre « Eglises de France », et que l’on peut lire sur le site de notre diocèse (Faire vivre nos églises). 

 

                                                                                   Jean-François MINONZIO

 

 

 Crédit photos : Père Jacques Delaborde

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