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Posté le 20 octobre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

A la paroisse Saint-Joseph de Dijon, pendant la semaine missionnaire mondiale, le Père François GLORY, des Missions Etrangères de Paris, a présenté, au cours d’une conférence/partage, sa riche expérience au service des communautés de base au Brésil.

Il est venu à l’initiative de Robin, un jeune paroissien qui avait pu constater, au cours d’un séjour en Amazonie, que les réalisations de son action pastorale y étaient restées solides et vivantes. 

Témoignage d’un ministère au Brésil

Le Père GLORY, « Padre Chico », a exercé son ministère au Brésil de 1979 à 2014, dans la dynamique du concile Vatican II et de la Conférence épiscopale d’Amérique latine de Medellin en 1968, qui a réaffirmé l’engagement prioritaire de l’Eglise pour les pauvres.

Il s’est investi en Amazonie, au milieu d’un peuple avec lequel il a vécu ; c’est au sein de communautés de base que les chrétiens partagent la Parole de Dieu, mais aussi les responsabilités pastorales et financières ; c’est le lieu où ils s’organisent dans une action liant intimement la dimension spirituelle de la foi et les réalités de la vie. 

Jésus, frère des plus pauvres

Le Père GLORY a cherché à redonner au ministère de prêtre sa véritable dimension sacerdotale : celle de serviteur de sa communauté, et de porte-parole de Jésus, frère des plus pauvres parmi les hommes ; pour lui l’Eglise n’est pas qu’une institution uniquement préoccupée par le culte ; le prêtre doit s’en remettre aux laïcs pour toutes les tâches qu’ils peuvent réaliser.

En apportant son soutien à cette démarche pastorale dont les promoteurs ont parfois fait l’objet de critiques, et même de persécutions, le pape François entraîne l’Eglise sur des chemins d’avenir.

Engagement missionnaire

La rencontre s’est terminée par un échange cherchant à confirmer l’engagement missionnaire de la communauté paroissiale, en allant aux périphéries. Le Père Dominique NICOLAS a proposé la lecture du chapitre 10 de l’Evangile de Luc : « La moisson est abondante ».

 

Jean-François MINONZIO

 

Pour en savoir plus : le livre du père François GLORY Mes trente années en Amazonie brésilienne, au service des communautés de base, Editions Kartala, 2016, collection Signes des Temps 330 p., 25€, préface de Henri Burin des Roziers op.

 

Photos : © J-F Minonzio

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Posté le 19 octobre 2016 - Rubrique Pèlerinage

Dimanche 2 octobre à 11h, après avoir passé la porte sainte, 140 femmes de Côte-d’Or mais aussi de Chaumont, Fontainebleau, Montargis, Nevers, Bourges… entraient en procession dans la Basilique de Vezelay pour la messe dominicale, les pieds fatigués, mais le cœur joyeux et apaisé, en chantant « Que ta parole éclaire mes pas, je te suivrai, Seigneur, car tu es le chemin… ».

Guidés par les pères de l’Oratoire de Dijon

Pour la 9ème année, il était proposé aux femmes de tout âge de se délester des soucis de la vie quotidienne pour s’offrir deux journées rien que pour elles, samedi 1er et dimanche 2 octobre.

En cette année du Jubilé de la miséricorde, le thème de ce pèlerinage était « Reviens à Moi de tout ton cœur » : à travers la parabole de l’enfant prodigue, les trois prêtres de la communauté de l’Oratoire de Dijon nous ont guidées, accompagnées, avec grande bienveillance et douceur.

Nous voici donc en chemin sur les sentiers du Morvan, paysage époustouflant de beauté, propice au silence, aux échanges cœur à cœur entre pèlerines, à la prière, aux enseignements, aux sacrements de réconciliation.  Peu à peu, je lâche prise et me laisse guider. J’essaye comme l’a fait l’enfant prodigue de « rentrer en moi-même » ; je sais que le Père tout amour est là, qu’Il m’attend et qu’Il m’aime telle que je suis. « Jésus, j’ai confiance en Toi ».

Une expérience dépaysante et profonde : c’est sûr, je reviendrai l’année prochaine !

 

Pour plus d'info : https://sites.google.com/site/pelerinageaufeminin/home

email : vezelay.pele.au.feminin@gmail.com

Marie-Laure, une pèlerine

Photos : © Marie-Laure Hascal

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Posté le 18 octobre 2016 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

C'est avec joie que le séminaire Saint-Irénée de Lyon a reçu la visite de Mgr Minnerath ce mardi 11 octobre. Accueilli à sa sortie du TER par 3 des 5 séminaristes du diocèse en formation au séminaire interdiocésain, Mgr Minnerath a pu prendre un temps d'échange convivial avec les formateurs du séminaire autour d'un bon repas concocté par le cuisinier. En effet, contrairement aux autres soirs de la semaine où les séminaristes mangent tous ensemble au réfectoire, le mardi soir est normalement consacré à un temps privilégié où les séminaristes se retrouvent en fraternité - unité fraternelle de 5 à 6 séminaristes d'un même cycle - pour dîner ensemble et prendre un temps de partage.

Un temps de partage privilégié entre évêque et séminaristes

Plusieurs fois dans l'année des évêques viennent partager leur expérience vécue au sein de leur diocèse. Mgr Minnerath est le premier à s'essayer à cet exercice cette année. Il était déjà venu il y a deux ans pour nous parler de l'abaissement de l'âge du sacrement de la confirmation, et deux ans auparavant, pour présenter le catéchisme du diocèse de Dijon. Là encore, le sujet abordé était particulièrement intéressant au vu de la physionomie du séminaire. Mgr Minnerath nous a parlé de son expérience au sein d'une commission entre catholiques et orthodoxes pour parfaire l'unité chrétienne. Il a évoqué notamment la difficulté du rapport Eglise/Etat en Russie et des conséquences sur le conflit russo-ukrainien. Or le séminaire Saint Irénée accueille précisément deux séminaristes ukrainiens, Taras et Liubomir, de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine. Ils ont été particulièrement attentifs aux propos de l'archevêque et ont appuyé ses paroles quant à la situation fort complexe avec nos frères orthodoxes de Russie.

Retours sur la commission entre catholiques et orthodoxes

Mgr Minnerath a tout d'abord présenté concrètement le travail de la Commission Mixte Internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. D'un côté 30 catholiques, de l'autre 30 orthodoxes des différentes Eglises (Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem, Moscou…). Le travail à réaliser est immense après un schisme de près d'un millénaire. De plus, la méthode de travail diffère selon que l'on soit catholique (une approche plus fondée sur l'Ecriture Sainte) ou orthodoxe (une approche plus fondée sur les différents canons des premiers conciles œcuméniques). Mgr Minnerath a ensuite suivi un plan chronologique des travaux de la commission. Premièrement, de 1980 à 1990, elle a réfléchi sur la nature de la primauté de l’évêque de Rome dans le 1er millénaire ». Ensuite de 1991 à 2003, poussée par les orthodoxes, elle approfondit la notion d'uniatisme et enfin ces dernières années elle a abouti à un texte significatif sur la question de l’articulation de la primauté et de la collégialité (synodalité) dans les deux Églises, orthodoxe et catholique. Cette étude théologique et ecclésiologique a permis de montrer la possibilité de réconciliation sur ces notions.

Après avoir pris un temps de questions-réponses, l'heure avançant, l'archevêque a présidé les complies dans la chapelle du séminaire. Cette soirée fut bien appréciée par tous les séminaristes et formateurs qui gardent à l'esprit la difficulté et le défi de l'unité avec nos frères orthodoxes.

 

Augustin PASCAL

Photos :© Séminariste du diocèse de Lyon
La photo de groupe : Les séminaristes du diocèse de Dijon au séminaire de Lyon entourent leur archevêque avec le P. Gérard Berliet, prêtre du diocèse de Dijon et formateur au séminaire.

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Posté le 17 octobre 2016 - Rubrique Evénements

Sous un radieux soleil, nous arrivons place Saint-Pierre la veille du grand Jour de la canonisation. Les sept nouveaux saints sont déjà prêts à accueillir, dans les bras grands ouverts de la colonnade du Bernin, la foule immense des pèlerins qui viennent les célébrer. Nous avions espéré qu'Elisabeth, la seule femme de la "promotion", serait placée au centre de la façade de Saint-Pierre. Et bien non ! C'est Salomon Leclercq, notre autre saint français, qui a cet honneur mérité, les yeux déjà tournés vers le Ciel. Comme l'a dit ce matin à la messe d'action de grâces Théodore Chevignard, Elisabeth arrive dans la gloire des saints en parfaite compagnie : avec deux martyrs, deux pasteurs et deux fondateurs. Ces sept témoins "ont tous combattu la bonne bataille de la foi et de l'amour avec la prière" (homélie du pape François).

La jeune carmélite représentée avec la Croix de son Christ tant aimé

Notre sainte Elisabeth se trouve, sur la façade de la basilique, en septième et dernière position. Peut-être les ordonnateurs des cérémonies pontificales ont-ils souhaité garder le meilleur pour la fin ? Ce n'est pourtant pas ce qu'a l'air de penser, dans sa grande humilité, notre "sainte Sabeth". Elle a l'air de nous dire, avec son beau sourire réservé : "On dit qu'au Carmel, ce sont les trente premières années qui sont les plus difficiles. Moi, je n'y ai passé que cinq ans. Pensez donc : à 26 ans, je gagnais le Ciel pour  "retrouver mes Trois". Je suis presque la plus jeune et je suis déjà si étonnée de me trouver ici ! De même que Marie-Paul Stevens, la miraculée à qui je dois d'être là, n'avait pas demandé pour elle la guérison obtenue à la prière de ses amis. Je suis la dernière, mais ne vous inquiétez pas pour moi : ils ne m'ont pas éloignée de mon cloître et je suis la seule à être représentée avec la Croix de mon Christ aimé, crucifié par amour. Telle est ma fierté. Et le Père et l'Esprit sont en moi. Je vous conseille de les accueillir tous : c'est le secret de la béatitude et de la sainteté".

La messe de canonisation, place Saint-Pierre à Rome 

Le lendemain, la place Saint-Pierre était noire de monde, de pèlerins venus souvent de très loin. La cérémonie débuta, comme il est d'usage, par la présentation des nouveaux saints par le Cardinal préfet, qui se clôture par le "Decernemus" papal qui autorise leur inscription au catalogue des saints. À l'appel du nom des saints originaires d'Amérique du Sud, des chants enflammés et entraînants ont résonné sur la place. Le rappel de la vie cachée d'Elisabeth n'a appelé que des applaudissements mesurés et un silence respectueux. 

Ce ne sont pas les "Viva" mais le silence qui permet de célébrer sainte Elisabeth de la Trinité, ce silence où elle a trouvé refuge et paix pour pouvoir célébrer ses Trois, son Tout, sa béatitude. 

Marie-Aleth et Marie-Dominique Trapet
en direct depuis Rome

Retrouvez dans le PDF joint à cet article la retranscription en français de l'homélie du Saint Père à la messe de canonisation du 16 octobre 2016. 

 

Photos © Trapet

 

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