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Posté le 19 octobre 2016 - Rubrique Pèlerinage

Dimanche 2 octobre à 11h, après avoir passé la porte sainte, 140 femmes de Côte-d’Or mais aussi de Chaumont, Fontainebleau, Montargis, Nevers, Bourges… entraient en procession dans la Basilique de Vezelay pour la messe dominicale, les pieds fatigués, mais le cœur joyeux et apaisé, en chantant « Que ta parole éclaire mes pas, je te suivrai, Seigneur, car tu es le chemin… ».

Guidés par les pères de l’Oratoire de Dijon

Pour la 9ème année, il était proposé aux femmes de tout âge de se délester des soucis de la vie quotidienne pour s’offrir deux journées rien que pour elles, samedi 1er et dimanche 2 octobre.

En cette année du Jubilé de la miséricorde, le thème de ce pèlerinage était « Reviens à Moi de tout ton cœur » : à travers la parabole de l’enfant prodigue, les trois prêtres de la communauté de l’Oratoire de Dijon nous ont guidées, accompagnées, avec grande bienveillance et douceur.

Nous voici donc en chemin sur les sentiers du Morvan, paysage époustouflant de beauté, propice au silence, aux échanges cœur à cœur entre pèlerines, à la prière, aux enseignements, aux sacrements de réconciliation.  Peu à peu, je lâche prise et me laisse guider. J’essaye comme l’a fait l’enfant prodigue de « rentrer en moi-même » ; je sais que le Père tout amour est là, qu’Il m’attend et qu’Il m’aime telle que je suis. « Jésus, j’ai confiance en Toi ».

Une expérience dépaysante et profonde : c’est sûr, je reviendrai l’année prochaine !

 

Pour plus d'info : https://sites.google.com/site/pelerinageaufeminin/home

email : vezelay.pele.au.feminin@gmail.com

Marie-Laure, une pèlerine

Photos : © Marie-Laure Hascal

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Posté le 18 octobre 2016 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

C'est avec joie que le séminaire Saint-Irénée de Lyon a reçu la visite de Mgr Minnerath ce mardi 11 octobre. Accueilli à sa sortie du TER par 3 des 5 séminaristes du diocèse en formation au séminaire interdiocésain, Mgr Minnerath a pu prendre un temps d'échange convivial avec les formateurs du séminaire autour d'un bon repas concocté par le cuisinier. En effet, contrairement aux autres soirs de la semaine où les séminaristes mangent tous ensemble au réfectoire, le mardi soir est normalement consacré à un temps privilégié où les séminaristes se retrouvent en fraternité - unité fraternelle de 5 à 6 séminaristes d'un même cycle - pour dîner ensemble et prendre un temps de partage.

Un temps de partage privilégié entre évêque et séminaristes

Plusieurs fois dans l'année des évêques viennent partager leur expérience vécue au sein de leur diocèse. Mgr Minnerath est le premier à s'essayer à cet exercice cette année. Il était déjà venu il y a deux ans pour nous parler de l'abaissement de l'âge du sacrement de la confirmation, et deux ans auparavant, pour présenter le catéchisme du diocèse de Dijon. Là encore, le sujet abordé était particulièrement intéressant au vu de la physionomie du séminaire. Mgr Minnerath nous a parlé de son expérience au sein d'une commission entre catholiques et orthodoxes pour parfaire l'unité chrétienne. Il a évoqué notamment la difficulté du rapport Eglise/Etat en Russie et des conséquences sur le conflit russo-ukrainien. Or le séminaire Saint Irénée accueille précisément deux séminaristes ukrainiens, Taras et Liubomir, de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine. Ils ont été particulièrement attentifs aux propos de l'archevêque et ont appuyé ses paroles quant à la situation fort complexe avec nos frères orthodoxes de Russie.

Retours sur la commission entre catholiques et orthodoxes

Mgr Minnerath a tout d'abord présenté concrètement le travail de la Commission Mixte Internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. D'un côté 30 catholiques, de l'autre 30 orthodoxes des différentes Eglises (Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem, Moscou…). Le travail à réaliser est immense après un schisme de près d'un millénaire. De plus, la méthode de travail diffère selon que l'on soit catholique (une approche plus fondée sur l'Ecriture Sainte) ou orthodoxe (une approche plus fondée sur les différents canons des premiers conciles œcuméniques). Mgr Minnerath a ensuite suivi un plan chronologique des travaux de la commission. Premièrement, de 1980 à 1990, elle a réfléchi sur la nature de la primauté de l’évêque de Rome dans le 1er millénaire ». Ensuite de 1991 à 2003, poussée par les orthodoxes, elle approfondit la notion d'uniatisme et enfin ces dernières années elle a abouti à un texte significatif sur la question de l’articulation de la primauté et de la collégialité (synodalité) dans les deux Églises, orthodoxe et catholique. Cette étude théologique et ecclésiologique a permis de montrer la possibilité de réconciliation sur ces notions.

Après avoir pris un temps de questions-réponses, l'heure avançant, l'archevêque a présidé les complies dans la chapelle du séminaire. Cette soirée fut bien appréciée par tous les séminaristes et formateurs qui gardent à l'esprit la difficulté et le défi de l'unité avec nos frères orthodoxes.

 

Augustin PASCAL

Photos :© Séminariste du diocèse de Lyon
La photo de groupe : Les séminaristes du diocèse de Dijon au séminaire de Lyon entourent leur archevêque avec le P. Gérard Berliet, prêtre du diocèse de Dijon et formateur au séminaire.

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Posté le 17 octobre 2016 - Rubrique Evénements

Sous un radieux soleil, nous arrivons place Saint-Pierre la veille du grand Jour de la canonisation. Les sept nouveaux saints sont déjà prêts à accueillir, dans les bras grands ouverts de la colonnade du Bernin, la foule immense des pèlerins qui viennent les célébrer. Nous avions espéré qu'Elisabeth, la seule femme de la "promotion", serait placée au centre de la façade de Saint-Pierre. Et bien non ! C'est Salomon Leclercq, notre autre saint français, qui a cet honneur mérité, les yeux déjà tournés vers le Ciel. Comme l'a dit ce matin à la messe d'action de grâces Théodore Chevignard, Elisabeth arrive dans la gloire des saints en parfaite compagnie : avec deux martyrs, deux pasteurs et deux fondateurs. Ces sept témoins "ont tous combattu la bonne bataille de la foi et de l'amour avec la prière" (homélie du pape François).

La jeune carmélite représentée avec la Croix de son Christ tant aimé

Notre sainte Elisabeth se trouve, sur la façade de la basilique, en septième et dernière position. Peut-être les ordonnateurs des cérémonies pontificales ont-ils souhaité garder le meilleur pour la fin ? Ce n'est pourtant pas ce qu'a l'air de penser, dans sa grande humilité, notre "sainte Sabeth". Elle a l'air de nous dire, avec son beau sourire réservé : "On dit qu'au Carmel, ce sont les trente premières années qui sont les plus difficiles. Moi, je n'y ai passé que cinq ans. Pensez donc : à 26 ans, je gagnais le Ciel pour  "retrouver mes Trois". Je suis presque la plus jeune et je suis déjà si étonnée de me trouver ici ! De même que Marie-Paul Stevens, la miraculée à qui je dois d'être là, n'avait pas demandé pour elle la guérison obtenue à la prière de ses amis. Je suis la dernière, mais ne vous inquiétez pas pour moi : ils ne m'ont pas éloignée de mon cloître et je suis la seule à être représentée avec la Croix de mon Christ aimé, crucifié par amour. Telle est ma fierté. Et le Père et l'Esprit sont en moi. Je vous conseille de les accueillir tous : c'est le secret de la béatitude et de la sainteté".

La messe de canonisation, place Saint-Pierre à Rome 

Le lendemain, la place Saint-Pierre était noire de monde, de pèlerins venus souvent de très loin. La cérémonie débuta, comme il est d'usage, par la présentation des nouveaux saints par le Cardinal préfet, qui se clôture par le "Decernemus" papal qui autorise leur inscription au catalogue des saints. À l'appel du nom des saints originaires d'Amérique du Sud, des chants enflammés et entraînants ont résonné sur la place. Le rappel de la vie cachée d'Elisabeth n'a appelé que des applaudissements mesurés et un silence respectueux. 

Ce ne sont pas les "Viva" mais le silence qui permet de célébrer sainte Elisabeth de la Trinité, ce silence où elle a trouvé refuge et paix pour pouvoir célébrer ses Trois, son Tout, sa béatitude. 

Marie-Aleth et Marie-Dominique Trapet
en direct depuis Rome

Retrouvez dans le PDF joint à cet article la retranscription en français de l'homélie du Saint Père à la messe de canonisation du 16 octobre 2016. 

 

Photos © Trapet

 

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Posté le 14 octobre 2016 - Rubrique Prière, veillée, célébration

Chaque mercredi la communauté de l’Emmanuel présente à Dijon se réunit et propose à tous un temps de prière à 20h30 en la chapelle Saint-André de l’église Saint-Michel à Dijon.

Ce mercredi 12 octobre, la veillée a commencé par des chants de louange « Ouvrez vos cœurs », des chants à l’Esprit Saint, des hymnes pour rendre grâce. Après un temps de recueillement, après quelques lectures de versets de la Bible accompagnés par le partage d’images reçues, la petite chapelle bien remplie a pu écouter l’enseignement du Père Patrick-Marie Févotte, invité pour l’occasion, sur celle qui était autrefois paroissienne de Saint-Michel : Elisabeth de la Trinité.

Elisabeth ambassadrice du Christ

« Ne sois pas une âme banale » cite le Père Patrick-Marie Févotte alors qu’il témoigne de la spiritualité de la future sainte : la canonisation se fait toute proche, ce dimanche 16 octobre. Notre âme banale, naturelle, qui vit sur ses ressources et s’immerge dans le quotidien est appelée à être élevée pour vivre en Dieu. Sœur Elisabeth de la Trinité et ses écrits nous montrent, simplement, la présence de Dieu en nous, comme le dit saint Paul : nous sommes le Temple de l’Esprit Saint. Dieu  ne se fait pas loin : pour le rejoindre, il n’est pas nécessaire de le chercher mais il faut prendre un temps pour lui, pour le rejoindre en notre cœur en prenant ce temps d’intériorité. Le Seigneur est présent en chacun de nous. Le Père Patrick-Marie Févotte montre à quel point Elisabeth nous incite à vivre avec Dieu de manière familière, à vivre notre quotidien avec lui et pour Lui. Et « c’est si simple » nous dit-elle, il suffit de se « laisser attirer par le Christ », de se laisser habiter par Lui.

« Elisabeth de la Trinité nous guide vers Dieu. » conclue le Père Patrick-Marie Févotte.

Il est alors proposé à chacun, dans le silence, de se remémorer sa journée, et de voir à quel moment on a laissé une place à Dieu, à quel moment on a pu L’écouter et Lui parler.
Avant de repartir, une dernière citation d'Elisabeth de la Trinité nous est donnée : 


"Il me semble que l'âme la plus faible, même la plus coupable, est celle qui a le plus lieu d'espérer, et cet acte qu'elle fait pour s'oublier et se jeter dans les bras de Dieu le glorifie et lui donne plus de joie que tous les retours sur elle-même et tous les examens, qui la font vivre avec ses infirmités, tandis qu'elle possède au centre d'elle-même un Sauveur qui veut à toute minute la purifier." (L 249)

 

Annoncer la canonisation dans les rues de Dijon

La veillée est sur le point de se conclure, un appel à l’évangélisation de rue est lancé : « il faut annoncer la canonisation d’Elisabeth de la Trinité pour que cet événement unique ne reste pas connu que des catholiques ! » Le rendez-vous est fixé le samedi 15 octobre à 14h30 à l’accueil Saint-Michel en face de l’église. Tout le monde y est invité, soit pour aller à la rencontre des Dijonnais, soit pour prier sur place.

 

Vous êtes les bienvenus à la veillée de louange organisée par la communauté de l’Emmanuel, chaque mercredi à 20h30, à Dijon, chapelle Saint-André de l’église Saint-Michel.

 

Photos © Marie Grunenwald

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