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Posté le 25 octobre 2016 - Rubrique Vie du diocèse

Ce dimanche 23 octobre fut jour de fête et de prière en la cathédrale Saint-Bénigne qui accueillait les reliques de Sainte Elisabeth de la Trinité. Après la cérémonie de canonisations à Rome, elles étaient revenues une dernière fois au carmel de Dijon-Flavignerot.

Pour l’occasion, les sœurs carmélites avaient choisi de sortir du carmel pour rejoindre tous les fidèles du diocèse venus accueillir les reliques de Sainte Elisabeth de la Trinité. En tête de la procession, elles ont conduit à l’autel le reliquaire qui fut installé solennellement dans la chasse par Mgr Roland Minnerath, aidé du Père Romano Gambalunga, Postulateur général de l’ordre des Carmes, et  Père Antonio Sangalli,carme, vice-postulateur de la cause. Concélébraient cet office : Mgr Rivière, évêque d’Autun, le père Paul Chadeuf, délégué épiscopal à la vie consacrée, le P. Raphaël Clément, prévôt de l’Oratoire de Dijon, les chanoines et les prêtres de la cathédrale, ainsi que de nombreux prêtres du diocèse.

Sainte Elisabeth de la Trinité, un guide vers ce Dieu Trinité plein d’amour

Lors de la procession d’entrée, le chant : « Sainte Elisabeth, prie pour nous » interprété par le chœur diocésain résonnait dans toute la cathédrale, repris par l’assemblée toute entière, éblouie par la beauté de la chasse et la joie de pouvoir prier par l’intercession de cette sainte qui se fait toute proche de nous. Une cérémonie simplement belle où l’archevêque a rappelé le don extraordinaire que fit pour nous sœur Elisabeth de la Trinité en témoignant si intensément d’un Dieu plein d’amour, d’un Dieu Trinité dont le Père aime, le Fils est aimé, et l’Esprit Saint est Amour. Mgr Minnerath a aussi laissé méditer l’assemblée en posant cette question : « Qu’est-ce qui pousse une jeune fille de 21 ans à entrer en contemplation perpétuelle ? ». « Sainte Elisabeth est un guide, un guide vers ce mystère de la Trinité qu’elle a tant aimée » conclut-il.

A la fin de la cérémonie, s’adressant à Mgr Minnerath et à toute la communauté des priants réunis,  Sœur Claire-Marie, Prieure du carmel, a remis un reliquaire de la nouvelle Sainte pour qu’Elisabeth demeure aussi en cette cathédrale.

Après la messe, les fidèles qui le souhaitaient ont pu se recueillir auprès de la châsse et vénérer les reliques de Sainte Elisabeth de la Trinité.

Le 30 octobre, à 11h00, en l’église Sainte-Elisabeth-de-la-Trinité de Dijon aura lieu la prochaine messe solennelle en présence de la châsse d’Elisabeth.

 

 

Photos © M-D et M-A Trapet

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Posté le 24 octobre 2016 - Rubrique Evénements

Samedi 15 octobre, ce sont 150 chrétiens des six paroisses de notre doyenné qui se sont rendus à Beaune pour marquer ces dernières semaines de l'année de la Miséricorde.

Présentation croisée des œuvres de miséricorde avec le Secours Catholique

Le matin, à la Basilique Notre-Dame où nous attendait le père Yves Frot, curé de la paroisse de Beaune, nous avons mieux découvert quelques-unes des œuvres de miséricorde qui doivent être le complément vital de la démarche de pèlerinage. En effet, les équipes beaunoises et celles de nos paroisses avaient préparé des ateliers de « présentation croisée » de ce qui se vit chez eux et chez nous dans la Pastorale de la Santé et la Solidarité, avec le Secours Catholique. En parallèle, nous avons découvert la splendide Basilique grâce au talent de Véronique Mangold, et nous avons fait mémoire de notre baptême là-même où fut baptisée Irma Grivot, qui devint Soeur Marie-Hermine de Jésus, missionnaire en Chine martyrisée en 1900.

Passage de la Porte sainte et découverte du sanctuaire

Nous nous sommes ensuite rendus au sanctuaire du Petit Roi de Grâce pour le pique-nique. En début d'après-midi, nous avons passé la Porte Sainte, là aussi accueillis par le père Yves Frot qui est également recteur du sanctuaire. Sœur Dorota, de la communauté des Carmélites de l'Enfant-Jésus, nous a retracé l'histoire de ce Carmel devenu récemment sanctuaire diocésain et nous a présenté la spiritualité de l'Enfant Jésus. Après quoi un temps de confession, d’adoration, mais aussi de découverte libre, était proposé, avant que la messe festive de la Miséricorde de Dieu ne clôture en beauté cette journée magnifique, avec la prédication du diacre Alain Joliet qui a ouvert sur la semaine missionnaire mondiale.

Merci !

Merci à la paroisse de Beaune pour son accueil, merci à Véronique Mangold et aux prêtres de la paroisse pour leur disponibilité, et aux sœurs du sanctuaire pour leur présence chaleureuse et leur accompagnement au long de l'après-midi ! Merci également à toutes les bonnes volontés du doyenné qui ont préparé et porté ce pèlerinage. Grâce à tous, alors que l'année sainte va bientôt toucher à sa fin, nous sommes repartis chez nous plein d'enthousiasme pour vivre la Miséricorde au quotidien.

 

Père François Béal
Doyen du doyenné Plaine de Saône

Photos © Doyenné Plaine de Saône

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Posté le 21 octobre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

« Celui qui était loin, tu l’as ramené proche, et tu as fait un frère de l’étranger. » Tagore

Cécile Gagnard a été coopérante dans le sud du Tchad. Elle est partie avec la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) de 2013 à 2014. La semaine missionnaire, elle la vit chaque jour de l’année. Les moments partagés, les personnes rencontrées sont toujours bien ancrés dans son esprit. Elle témoigne.

L’importance de la semaine missionnaire  

« Ayant eu la chance de vivre en mission un an en Afrique, je pense souvent à nos frères et à nos sœurs qui vivent « à l’autre bout du monde », et pas seulement lors de la semaine missionnaire mondiale. Mais je crois que cette semaine est importante car elle est l’occasion pour l’Eglise « d’ici » d’être plus particulièrement en communion avec l’Eglise de « là-bas » ; elle permet de prendre conscience que l’Eglise est vraiment universelle.  Même si l’on n’a pas vécu une expérience de coopération missionnaire, la semaine missionnaire mondiale ouvre nos yeux et nos cœurs aux réalités que vivent tant d’enfants, de femmes et d’hommes sur d’autres continents : une foi et une joie profondes, vécues dans un grand dénuement matériel. Elle permet à chacun de prier pour le monde entier, et de penser aux missionnaires qui donnent chaque jour totalement leur vie au service de la dignité des plus pauvres. La prière universelle nous permet de continuer de porter ces intentions tout au long de l’année. »

 Ma mission au Tchad

« Pendant l’année 2013-2014, partie avec la DDC, je suis intervenue pour faire du soutien scolaire dans un Foyer de jeunes filles tenu par les sœurs franciscaines alcantarines à Doba. Je m’occupais de dix-huit filles qui venaient des campagnes alentours, scolarisées du CM2 à la Seconde. Ces jeunes filles avaient ainsi la possibilité de poursuivre leurs études, alors que la plupart arrêtent leur scolarité après le primaire. Faisait aussi partie de notre équipe de coopérants une kiné chargée de la rééducation dans un Centre de personnes handicapées. Aujourd’hui encore, je suis en contact régulier avec deux de ces dix-huit filles (Honorine et Geneviève), avec un jeune atteint de handicap à cause de la polio (Calice) et avec le Père Kisito, prêtre tchadien d’une paroisse de brousse – qui est d’ailleurs venu cet été dans notre diocèse –.

Cette expérience missionnaire marque toujours mon quotidien. Actuellement, j’essaie d’aider les villageois de Koro-Bémara dans leur projet de forage d’un puits. L’eau étant à 90 mètres de profondeur, ils ne peuvent pas creuser un puits par leurs propres moyens. Les femmes souffrent beaucoup car elles font actuellement 32 kilomètres à pieds par 30 à 40 °C, avec au retour 30 litres sur la tête, pour se procurer de l’eau. A cause de la soif, les enfants de Koro-Bémara ne fréquentent pas l’école les mois les plus chauds de l’année, de mars à Juin. »

Mon appel ?

« C’est lors d’une session d’été à Paray-le-Monial que j’ai reçu cet appel à « partir ». Mais ce désir m’habitait depuis l’adolescence. Lors de l’Effusion de l’Esprit Saint, le Seigneur m’a adressé cette parole à travers les personnes qui priaient à mes côtés : « C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous partiez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jean 15, 16). Auparavant dans la même journée, deux participantes à la session m’avaient également invitée à « partir ».

Le plus difficile aura été de revenir. Depuis, j’apprécie les « petits riens » auxquels je ne prêtais pas attention avant mon départ : avoir de l’eau, de l’électricité, du fromage et du chocolat ! Je reste marquée par le courage dont font preuve les Tchadiens, leur capacité à vivre pleinement le moment présent, leurs relations simples à l’autre, leur grand sens de l’hospitalité et leur immense gratitude. J’ai donné de mon argent, de mon temps, de ma personne, et ai reçu bien davantage : beaucoup d’amour ! Qu’y a-t-il de plus beau que le sourire resplendissant de ces enfants ? »

Cécile Gagnard

 

Si vous souhaitez aider en faisant un don pour le forage du puits de Koro-Bémara : 

Chèque à libeller à l'ordre de : Soeurs de la Charité Economat
Inscrire au dos du chèque « Koro ».
Un reçu fiscal vous sera adressé pour les impôts (66 % déductibles).

Envoyer le chèque à :
Soeurs de la Charité Economat
131 Grande Rue
BP 389
25 018 Besançon cedex

 

Photos : © DR

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Posté le 20 octobre 2016 - Rubrique Chrétiens dans la société

A la paroisse Saint-Joseph de Dijon, pendant la semaine missionnaire mondiale, le Père François GLORY, des Missions Etrangères de Paris, a présenté, au cours d’une conférence/partage, sa riche expérience au service des communautés de base au Brésil.

Il est venu à l’initiative de Robin, un jeune paroissien qui avait pu constater, au cours d’un séjour en Amazonie, que les réalisations de son action pastorale y étaient restées solides et vivantes. 

Témoignage d’un ministère au Brésil

Le Père GLORY, « Padre Chico », a exercé son ministère au Brésil de 1979 à 2014, dans la dynamique du concile Vatican II et de la Conférence épiscopale d’Amérique latine de Medellin en 1968, qui a réaffirmé l’engagement prioritaire de l’Eglise pour les pauvres.

Il s’est investi en Amazonie, au milieu d’un peuple avec lequel il a vécu ; c’est au sein de communautés de base que les chrétiens partagent la Parole de Dieu, mais aussi les responsabilités pastorales et financières ; c’est le lieu où ils s’organisent dans une action liant intimement la dimension spirituelle de la foi et les réalités de la vie. 

Jésus, frère des plus pauvres

Le Père GLORY a cherché à redonner au ministère de prêtre sa véritable dimension sacerdotale : celle de serviteur de sa communauté, et de porte-parole de Jésus, frère des plus pauvres parmi les hommes ; pour lui l’Eglise n’est pas qu’une institution uniquement préoccupée par le culte ; le prêtre doit s’en remettre aux laïcs pour toutes les tâches qu’ils peuvent réaliser.

En apportant son soutien à cette démarche pastorale dont les promoteurs ont parfois fait l’objet de critiques, et même de persécutions, le pape François entraîne l’Eglise sur des chemins d’avenir.

Engagement missionnaire

La rencontre s’est terminée par un échange cherchant à confirmer l’engagement missionnaire de la communauté paroissiale, en allant aux périphéries. Le Père Dominique NICOLAS a proposé la lecture du chapitre 10 de l’Evangile de Luc : « La moisson est abondante ».

 

Jean-François MINONZIO

 

Pour en savoir plus : le livre du père François GLORY Mes trente années en Amazonie brésilienne, au service des communautés de base, Editions Kartala, 2016, collection Signes des Temps 330 p., 25€, préface de Henri Burin des Roziers op.

 

Photos : © J-F Minonzio

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