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Posté le 07 juin 2011 - Rubrique Prière, veillée, célébration

Le mot « Pentecôte » vient d’un vocable grec ancien, pentèkostè,qui signifie « cinquantième (jour)». De fait, cette fête se célébrait le cinquantième jour après la Pâque. Son nom en hébreu est Shavouoth (fête des Semaines, Ex 34,22). La transposition en « Pentecôte » n’est pas du tout infidèle puisque la fête des Semaines désigne, selon la coutume hébraïque, une semaine de semaines, c’est-à-dire 7x7 jours (=49 jours) dont la fête de clôture tombait donc le 50ejour. Il s’agit d’une antique fête juive qui célébrait à l’origine la première moisson des blés. « Fête des Moissons » était d’ailleurs un autre nom de cette fête (Ex 23,16). C’était une fête joyeuse où l’on remerciait Dieu pour le don de la nature que représente une récolte en en offrant les prémisses. Au retour de l’Exil, cette fête a reçu une réinterprétation théologique en lien avec l’histoire du salut. Elle est devenue fête joyeuse du don de la Loi à Moïse au Sinaï. Le récit des Actes des Apôtres (Ac 2,1-11) nous fait passer à sa transposition chrétienne en lui donnant une signification nouvelle : la fête du don de l’Esprit Saint inaugurant le « temps de l’Église ». Certains effets de ce don par excellence observés chez les disciples du Christ sont les suivants : la peur fait place à la paix et à l’audace, l’unité du corps du Christ est réalisée à partir des membres différents et à travers des services multiples, les merveilles de Dieu sont chantées dans toutes les langues de la terre. Dès lors, on peut comprendre que l’Église, signe et moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain (Lumen Gentium, n°1), est créée non par elle-même comme à Babel mais par l’Esprit Saint, non pour elle-même mais pour le monde.

Puisse l’Esprit Saint faire de nous des témoins du Ressuscité, même en plein cœur de l’été qui pointe déjà à l’horizon….

Constantin YATALA NSOMWE, Curé de Nolay

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Posté le 06 juin 2011 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

Le 4 juin 2006, en la solennité de la Pentecôte, Mgr Roland MINNERATH annonçait la mise en oeuvre du projet pastoral lancé 18 mois plus tôt à Noël 2004. 

Le but de ce projet était d' anticiper l'évolution du diocèse pour les dix prochaines années à venir afin de ne pas sombrer dans le pessimisme causé par des perspectives peu encourageantes ; chute du nombre de prêtres, de baptèmes, mariages... Une large consultation a été organisée, en 3 phases ;

  • Evaluation des forces et des faiblesses
  • Recensement des attentes et des besoins
  • Elaboration des propositions et orientations retenues comme prioritaires jusqu'à l'horizon 2015

Tout le monde a pu s'exprimer avec une grande liberté et 3 000 questionnaires ont été diffusés pour la première phase.

L'enquête a révélé une forte attente de sens. La conclusion de la deuxième synthèse en témoigne : « L'Église doit faire entendre sa voix pour dénoncer l'inacceptable. La société a besoin de repères en matière de morale, de justice, d'équité. À nous de rendre à notre Église un visage plus accueillant, en dépassant la méfiance de nos contemporains. L'Évangile met en lumière la vérité de l'Homme, mais il doit aussi avoir une parole pour ceux qui sont encore loin. »

Il est toujours d'actualité de s'y référer et les médias diocésains y reviendront en détail en septembre.

 

 
 
 
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Posté le 03 juin 2011 - Rubrique Culture et patrimoine

En ce début de printemps et à l'approche des vacances, Cath'Echo offre aux familles, groupes de catéchisme, écoles, paroisses,

un jeu de piste dans Dijon

Accessible pour petits et grands ayant soif de connaissances.

Au départ de Cath’Écho, partez à la (re-)découverte de Dijon à travers les siècles.

A l'arrivée, un questionnaire vous attend, avec un tirage au sort !

 

Une autre façon de voir Dijon, des visites à orientation spirituelle, sur rendez-vous, sont possibles dés maintenant. Renseignements à Cath'Echo

 

Cath’Echo - Service Familles - 1, rue Vauban - 21000 DIJON - Tél. 03 80 43 25 60

 

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Posté le 01 juin 2011 - Rubrique Chrétiens dans la société

La discussion du texte de révision des lois de bioéthique s'est déroulée à l'Assemblée nationale les 24 et 25 mai 2011. A travers la révision de ces lois, l'Eglise catholique rappelle qu'un choix de civilisation est en jeu. Eclairage de Mgr Bernard Podvin, Porte-parole de la conférence des évêques de France.
 

Cher embryon humain, je te dédicace ce bloc notes, car tu es une personne, et de mon côté j'essaie d'en être une. Je te parle directement, respectueusement, car je ne supporte pas qu'on parle de toi de façon froide et anonyme. Je suis horrifié chaque fois qu'on te qualifie de "surnuméraire, dépourvu de projet parental et voué à la destruction" !

Comment peux-tu être de trop, toi de qui nous venons ? Comment peux-tu être encombrant, toi l'infiniment petit ? Cher embryon humain, tu pèses, hélas fort peu dans le zapping médiatique, mais tu pèseras toujours dans la conscience de ceux qui t'aiment et veulent te protéger.

Certains ténors de la recherche promettent des prouesses thérapeutiques si on libéralise la recherche te concernant. Ces hérauts deviennent étrangement aphones quand on leur suggère d'explorer d'autres voies scientifiques ne portant pas atteinte à ton intégrité. Pourquoi ce décalage ? Des lois économiques non avouables sous-tendraient-elles les choix ? Il n'est pas naïf de le penser. Il n'est pas honnête de ne jamais le dire à l'opinion. Pauvre embryon humain, dire qu'en ce moment même, Bruxelles et l'Europe ont tant de prévenance envers ton..."homologue" animal ! Fera-t-il donc demain, en notre occident, une météo éthique plus favorable à devenir animal qu'à devenir humain ? Pauvre embryon, tu es tellement vulnérable que toutes les puissances du monde peuvent, "sans problème" disposer de toi. Rien de glorieux à cela ! Ce qui est fort n'est pas d'exercer sa toute puissance, mais de la convertir. La civilisation s'honore à préserver le petit. A te préserver.

Les députés votent cette semaine. Ce ne sont pas des textes parmi d'autres ! En un quart d'heure de suffrage parlementaire, ils peuvent, comme dit le Cardinal Vingt-Trois "nous faire changer de civilisation". Sans que nous ne nous en rendions compte. Oui, ni plus ni moins, selon le statut accordé au vulnérable des vulnérables.

Pendant que la plupart des Français s'affairent à leur quotidien, leurs représentants démocratiques décident de choses qui engagent vivement la conscience! Le ministre Xavier Bertrand a ainsi résumé la position du gouvernement : « L'interdiction de la recherche sur l'embryon avec dérogations, reste la bonne et la meilleure position. Elle ne verse pas dans l'obscurantisme. Elle prend en compte la dimension particulière de l'embryon. Elle n'empêche pas la recherche de progresser ». Cette position relativement équilibrée résistera-t-elle aux assauts ? Rappelons qu'il y a déjà eu 69 dérogations depuis 2004.

La grandeur d'une nation n'est pas seulement de mettre un tyran hors d'état de nuire, aussi courageux et nécessaire que cela soit en respect des résolutions des Nations-Unies. La grandeur d'un pays est aussi d'ériger en politique, l'intangible défense de celui qui est sans défenses. Se nommant ici embryon...

Je n'oublierai jamais ces lignes d'Emmanuel Mounier, homme politique s'il en est ! Sa fille est gravement malade. Lui, homme des grands projets collectifs, est tout petit devant sa fille souffrante. Lui, homme des grandes audaces, livre sa méditation émouvante: "Quel sens aurait tout cela, écrit-il en 1940, si notre petite gosse n'était qu'un morceau de chair abîmée, un peu de vie accidentée ? Et non pas cette blanche petite hostie qui nous dépasse tous. Une infinité de mystère et d'amour qui nous éblouirait si nous le voyions face à face ?... Je veux bien endetter mon existence entière pour un regard d'enfant !" La fragilité nous éblouit-elle comme elle bouleversait Mounier? Une vie sans défense ne vaut-elle pas tout l'or du monde?

Puissent nos parlementaires tenir une cohérence plus grande que toute stratégie à courte vue. Cher embryon, tu n'es quasiment rien ? Mais rien de notre mystère ne s'écrit sans toi!

Mgr Bernard Podvin,
Porte-parole de la conférence des évêques de France
 
 
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