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Posté le 17 novembre 2011 - Rubrique lire, écouter, regarder

Les Petites Soeurs des Pauvres organisent une vente-exposition de travaux réalisés par les résidents et bénévoles.


A découvrir notamment : tricots, layettes, coussins, tabliers, cartes de voeux, jeux, livres, vaisselle, verrerie, meubles...


Vendredi 18 novembre de 14h à 18h

Samedi 19 et Dimanche 20 novembre de 9h à 18h



Petites Soeurs des Pauvres, 35 boulevard de Strasbourg, DIJON

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Posté le 16 novembre 2011 - Rubrique Evénements

Le Diocèse était en fête dimanche 13 novembre, pour la journée dédiée à son saint-patron.


Dès l'ouverture de la Messe Pontificale à la cathédrale, Mgr Minnerath a tenu à rappeler que nous fêtions les 1500 ans du culte de saint Bénigne. Voilà pourquoi toute l'année lui est consacrée à partir de ce deuxième week-end de novembre.

Au début de son sermon, l'Archevêque a souligné l'importance des saints martyrs. « Grâce au personnage de saint Bénigne, nous pouvons retracer l'origine apostolique de notre région. Nous avons le rare privilège de pouvoir rattacher notre région à un apôtre. Ces premiers chrétiens, avec une force intérieure incroyable, ont résisté à une pression extrêmement forte. Ils répondaient simplement aux autorités : je suis chrétien ».

Mgr Minnerath a également rappelé l'importance de la Foi dans la vie de l'Homme : « S'il n'y a plus de Dieu au sommet de la hiérarchie, on y met une idole. L'Homme n'a alors plus de repères ».

Puis, l'Archevêque a expliqué le rôle social et le soucis de cohésion du christianisme : « Si Dieu existe, alors nous sommes tous frères. Nous savons que nous avons besoin de nous pardonner mutuellement et nous avons cette source, capable de nous redonner de l'énergie pour repartir vers nos directions humaines. Les grands critères du vivre-ensemble, nous devons les découvrir, pas les inventer. Ils sont dans le christianisme.[...] C'est dans le Christ que nous accomplissons notre vocation humaine ».

Et le célébrant de conclure : « Souhaitons une chose : nous sommes le maillon d'une chaîne ininterrompue. Le fond de l'Homme n'a pas changé, il cherche le pourquoi de la vie, à accrocher ses espérances à un rocher solide, le Christ. Transmettons-le. Nous resterons ferme dans la Foi, nous n'essaierons pas de nous adapter à n'importe quelle convenance. Nous vivrons notre Foi et nous donnerons aux autres l'envie de découvrir ce à quoi nous sommes attachés, qui nous donne le bonheur d'exister ».


Que ce premier week-end de festivités autour de notre saint-patron nous emmène sur les pas de saint Bénigne, qui sera à l'honneur tout au long de cette année (plus d'informations à propos de l'année saint Bénigne sur notre site).

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Posté le 15 novembre 2011 - Rubrique Carnet

Mgr Maurice GAIDON, évêque émérite de Cahors et ancien prêtre diocésain, est décédé hier à Dijon.


Une célébration à sa mémoire aura lieu vendredi à 9h15 à la cathédrale Saint-Bénigne. Ses obsèques seront célébrées lundi 21 novembre à la cathédrale de Cahors, où il sera ensuite conduit dans le caveau des évêques.


Agé de 83 ans, Mgr GAIDON a eu un parcours riche et diversifié.



Etudes


Lycées de Pontarlier ; de Vesoul et de Dijon ;
Faculté de lettres et grand séminaire de Dijon ;
Faculté de théologie de Lyon. 

Diplômes

Diplôme d'études supérieures de lettres ;
Licence de théologie ;
Premier prix de piano du Conservatoire de musique de Dijon.

Ministères

Préfet au petit séminaire de Flavigny (1957-1960) ;
Vicaire de la paroisse du Sacré-Cœur de Dijon (1960-1962) ;
Professeur de théologie fondamentale (1962) ;
Supérieur du grand séminaire de Dijon (1966-1973) ;
Evêque auxiliaire de Mgr Lallier ; archevêque de Besançon (1973-1974) ;
Recteur du pèlerinage de Paray-le-Monial (1975) ;
Evêque auxiliaire du diocèse d'Autun (1977-1987)  ;
Evêque du diocèse de Cahors (1987-2004).
Ancien consulteur au Conseil Pontifical de la culture
Ancien membre du Comité permanent pour les affaires économiques


Ci-joint l'avis de décès du vicaire général, le Père Eric Millot.

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Hubert MOREAU
Le 17 novembre 2011 à 15H51
Fort ému du décès de Mgr Maurice Gaidon (17 janvier 1928 - 14 novembre 2011), pour qui j'avais estime et affection, je veux partager avec vous un texte que j'ai écrit il y a déjà quelques années. Le père Gaidon l'avait reçu et avait eu la bonté d'apprécier. C'était un père, un frère, un ami.

J'ai souvent revu Maurice Gaidon depuis son retour à Dijon : récital inoubliable dans son salon avec un ancien de Flav., repas en famille à Besançon où il est venu nous voir au printemps 2009, récital à 4 mains à la chapelle de la Visitation un mois avant son AVC, puis nombreuses visites de ma part boulevard Voltaire ou à l'hôpital à l'ami malade, souffrant et parfois désespéré, échanges téléphoniques, lettres régulières.

Il demandait des nouvelles de tous. S'abstenant de juger quiconque, même ceux qui avaient choisi une autre voie. Un homme de cœur, de sacré cœur, avec ou sans majuscule. Pas vraiment tendre en revanche pour les "grosses mitres" quand il les trouvait pleutres. Voir son livre...


Il a été d'une infinie délicatesse avec mon épouse et nos enfants ; ils n'en revenaient pas qu'un évêque puisse être aussi humain, affectueux et abordable.



Flavigny : Wer reitet so spät ?


Introduction au piano : ta-la-la-la-la-la-la, tam-tam
(bis) ! Et puis la voix de baryton de Dietrich Fischer-Dieskau sur les vers de Goethe : ré, ré dièse, ré, do, ré, ré, ré dièse, ré, do, ré … « Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind.
Er hat den Knaben wohl in dem Arm.
Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm. »

« Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ? C’est le père avec son enfant. De son bras, il tient le bambin. Il le sert fort, en sécurité, au chaud. »

Paroles et musique, tout cinquième connaissait Erlkönig par cœur. Il faut dire que notre D. Fischer-Dieskau, notre baryton, nous l’avions devant nous à chacun de nos cours et que nous savions l’apprécier autant qu’il nous aimait. C’était notre prof d’allemand : l’élégant et brillant Maurice, Adolphe Gaidon, vingt-neuf ans, diplômé d’études supérieures germaniques, lauréat de la faculté de théologie de Lyon, premier prix de piano du conservatoire de musique de Dijon.

Pour nous récompenser quand nous avions bien appris nos déclinaisons « der gute, die gute, das gute » et la règle du pistolet pour positionner les finales de l’adjectif épithète décliné avec l’article défini, mais aussi pour nous changer les idées et nous reposer si nous n’avions pas été très bons, il s’installait au piano. Pour un mauvais prof, un élève qui ne sait pas est un paresseux ou un cancre ; pour un bon prof, l’élève qui a du mal est un élève fatigué, il convient donc de le détendre.

Pour son plaisir et le nôtre, Maurice Gaidon s’installait donc au
piano. Celui de la classe n’étant pas fameux, si nous en avions le
temps, nous avions droit à un petit supplément d’art. Traversant la
cour des petits et moyens, grimpant l’escalier de pierre baptisé
anacatabase du fait qu’il servait autant à monter qu’à descendre
(dois-je expliquer qu’en grec ana veut dire vers le haut et cata vers
le bas – chacun sait bien quelle dégringolade c’est que de vivre une
cata - ), luttant contre la bise dans le trou du souffleur (un passage en tunnel sous la chapelle et le bâtiment des profs), nous parvenions à la cour d’honneur de l’hôtel Coutier de Souhey et au piano du grand parloir. Et là c’était un récital, un régal, une série d’œuvres d’art,les grands morceaux du répertoire : Erlkönig, die Lorelei, l’air de Papageno de la Flûte enchantée de Mozart, Bach, Beethoven, Schumann, Schubert, Carmen. Mais pas que ça ! Parfois, emporté par l’élan de notre enthousiasme, notre éducateur, artiste, chanteur et pianiste se
lâchait complètement et ça donnait quelque comptine du style : «
Bébert qu’était vétérinaire, y soufflait dans le derrière des chevaux ». Cela se terminait par un énorme éclat de rire, une main ferme en coque sur l’arrondi de notre épaule et l’inévitable cri du cœur : « Ah, mes chers grands ! »

Culture, spectacle vivant, beautés partagées, enthousiasme contagieux pour l’art, éclaircies salutaires dans la grisaille et l’ennui de la pension. J’en connais peu qui s’en sont remis.

Quarante ans plus tard, j’ai revu Monseigneur Gaidon dans son évêché de Cahors. Faisant route vers le Pays Basque j’arrivais par surprise. L’accueil fut magnifique. Etait-il fatigué ? S’ennuyait-il un peu ? Vielleicht etwas Heimweh ? Un rien de nostalgie, de mal du pays peut-être ? Il parlait de retraite pour ses soixante quinze ans et de retour en Bourgogne. Dans son salon beaucoup de livres et un magnifique piano demi-queue. Il m’offrit un livre écrit par une amie russe, attachée d’ambassade. Je le priai de me donner aussi un récital. Pour la première et seule fois de ma vie sans doute, j’avais à ma disposition, pour deux heures, un concertiste de haute valeur. J’entendis des œuvres de toutes sortes. C’est peu de dire que c’était émouvant. C’était beau, tout simplement.


Posté le 14 novembre 2011 - Rubrique Carnet

Madame Marie-Antoinette Strohéker, laïque en mission ecclésiale, est décédée samedi soir à la clinique Drevon.


Ses obsèques seront célébrées le jeudi 17 novembre à 10h en l'église Notre-Dame de Talant.



"En ce brumeux dimanche de novembre, s’est abandonnée à l’Amour de Dieu Marie-Antoinette Strohéker, qui avait tenu à assumer, jusqu’à la limite de ses moyens, la mission de secrétaire de la Commission diocésaine d’art sacré, qui lui avait été confiée en 1999 par Mgr Coloni, puis confirmée par Mgr Minnerath. La veille de son ultime hospitalisation, elle en animait encore la réunion plénière trimestrielle…


Tout au long de sa vie, elle aura voulu pleinement faire fructifier les talents que lui avait confiés le Seigneur, n’hésitant pas à compléter sa formation chaque fois que cela lui apparaissait nécessaire, que ce soit pour prendre en charge elle-même ou accompagner dans tout le diocèse des équipes de catéchèse, ou, plus tard, pour entrainer avec enthousiasme et compétence les petits groupes réunis dans les églises autour d’elle pour établir les inventaires des objets du culte conservés dans les sacristies. Ou bien encore pour être en mesure de suivre sur place, avec élus, prêtres et paroissiens, l’aménagement intérieur d’une centaine d’églises, dans le respect de la constitution liturgique de 1963.

Un rythme de vie soutenu, enrichi de multiples rencontres, toujours chaleureuses et riches d’échanges, que la maladie, qui s’est sournoisement invitée dès 2001, n’a guère ralenti et que, avec l’assistance permanente de son mari, elle a toujours su harmoniser avec une dense vie familiale, faite de présence attentive auprès de ses proches, et tout particulièrement de ses enfants et petits enfants, dont l’affection et la joie de vivre lui ont, jusqu’au bout, donné la force d’accepter la souffrance."


Françoise Vignier



Ci-joint le faire-part de décès du vicaire général, le Père Eric Millot.


 

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