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Posté le 10 fvrier 2012 - Rubrique Vie du diocèse

La maladie et la souffrance peuvent parfois bouleverser nos vies ou celles de nos proches: pour nous encourager à donner de notre temps, soutenir les malades, être attentif à leurs besoins, une journée mondiale des malades, créée en 1992 par le Pape Jean-Paul II, est célébrée chaque année, le 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes.

Avoir le souci des malades

Les malades se sentent très rapidement mis à part de la vie des bien portants, c'est pourquoi les liens de solidarité, et tout ce qui permet aux personnes atteintes de maladie de se sentir écoutées, reconnues est extrêmement important. Bien que cette journée ait un sens tout particulier pour les Chrétiens, il n'est pas nécessaire d'avoir des convictions religieuses pour apporter son aide et sa compassion à des personnes souffrantes, un petit geste suffit !

Le "Dimanche de la Santé" aura lieu quant à lui ce 12 février.

En France, cet événement se vit en paroisse à l'occasion du Dimanche de la Santé, généralement le dimanche le plus proche du 11 février. Mgr Michel Guyard, évêque du Havre, le définit ainsi : «le dimanche de la santé s'adresse aux malades, aux soignants et à tous ceux qui participent à restaurer la santé des malades. C'est une occasion d'inviter tous les chrétiens à réfléchir sur leur santé, ce bien qui nous est donné et que nous devons sauvegarder pour être utiles à nos frères. C'est aussi l'occasion de les sensibiliser à la place de nos frères souffrants et à leur dignité ».

Initié par les diocèses de Lille, Arras et Cambrai, le dimanche de la santé s'est étendu à l'ensemble des diocèses depuis le jubilé de l'an 2000.

Cette proposition qui fait écho à la Journée Mondiale des Malades, se développe de plus en plus et assure désormais un lien fort entre la pastorale de la santé, des communautés ecclésiales diversifiées et de nombreux acteurs du monde de la santé. Le Dimanche de la Santé est célébré non seulement dans certaines paroisses mais aussi dans les maisons de retraite, EHPAD, aumôneries d’hôpitaux.

Dans son message, Benoit XVI dit « Si tout homme est notre frère, d’autant plus celui qui est le plus faible, celui qui souffre, celui qui a besoin de soins, doivent-ils être au centre de notre attention, afin qu’aucun d’eux ne se sente oublié ou marginalisé ».

Le thème de ce dimanche de la santé, en lien avec la liturgie du jour, prolonge cet appel à n’exclure aucune personne en souffrance.


Dans le diocèse de Dijon, certaines paroisses organisent des évènements à cette occasion :


Samedi 11 février :


Pouilly-en-Auxois

Chapelet à 18h15 (sacrement des malades le 28 février à 10h)

Semur-en-Auxois

16h30 : (Ste-Marie) sacrement des malades


Dimanche 12 février :


Laignes et Châtillon-sur-Seine

Le Dimanche 12 Février à l’occasion des messes dominicales de Savoisy et Châtillon-sur-Seine, le sacrement de l’onction des malades sera donné à tous ceux qui le demanderont à la paroisse.

Il y aura au cours de la messe l’envoi en mission pour tous ceux et celles qui portent la communion à domicile et la bénédiction des custodes.

Pour les maisons de retraite, s’adresser aux personnes qui assurent l’aumônerie.

Sainte-Chantal

Partage de l'Eucharistie avec les malades. Possibilité de recevoir le sacrement des malades si on le souhaite.


Ce soir avait lieu une messe aux Hospices de Beaune, où quatre personnes ont reçu le sacrement des malades. Un article autour de cette célébration sera à découvrir prochainement sur ce site.




Ci-dessous en PDF : le message du Pape Benoît XVI pour la XXème Journée Mondiale des Malades

 

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Posté le 08 fvrier 2012 - Rubrique Vie du diocèse

La version "abrégée" de cet article, rédigé par Jean-Paul Mourin, diacre permanent et reponsable diocésain de la Pastorale des personnes handicapées, a été publié dans le numéro d'Eglise en Côte d'Or du mois de février. Voici sa version intégrale.



 

Lorsqu'on aborde l’accès aux sacrements pour des personnes handicapées intellectuelles ou mentales nous entendons souvent la réflexion suivante : « mais ils ne comprennent pas le sens du sacrement ». Ou « ils ne comprennent rien » ou  «  ils ne sont pas capables d’apprendre le minimum de connaissance sur Jésus ! » ou «  ils ne peuvent pas dire leurs prières ! ». Il est indéniable que des personnes lourdement handicapées, qui n’ont pas accès à la parole, qui souvent ont des difficultés motrices ne peuvent pas exprimer dans notre langage formel leur désir, leur savoir, leur attente. Mais  cessent-elles d’être des personnes humaines ? Ces personnes ne sont-elles plus des  hommes et des femmes qui ont en elles les mêmes désirs, les mêmes attentes, les mêmes espérances, les mêmes capacités à aimer ou à faire le mal que n’importe quelle personne ? Pour fréquenter des hommes et des femmes adultes porteurs de handicap depuis plusieurs années j’ai vraiment pris conscience qu’ils étaient avant tout des femmes et des hommes à part entière. La difficulté de communication entre eux et nous vient souvent de nous. Dans l’animation de groupe nous avons souvent recours à une personne handicapée pouvant parler pour comprendre ce que veut nous dire une personne n’ayant pas accès à la parole ! 

Le second point qui me parait important dans l’accès au sacrement c’est le niveau de compréhension requis pour pouvoir vivre pleinement le don de Dieu à travers le sacrement. Où devons nous mettre la barre d’accès ? Doctorat en théologie plus doctorat en droit canon ? Je crois qu’il y a une compréhension de l’amour de Dieu pour chacun de nous et le don qu’il fait de sa vie à tous les défigurés de la vie qui ouvre largement le sacrement à chacun, quel que soit son niveau d’intelligence apparente.

Sur ce point j’aime à raconter une anecdote que j’ai vécue avec un homme de 35 ans poly handicapé sans accès à la parole compréhensible. Nous nous sommes apprivoisés pendant deux ans, principalement en le laissant manipuler ma montre car c’est pour lui un point de fixation.  Le lien s’était solidifié. Un jour je rentre dans une salle où il était installé. A coté de lui une place libre. Il me fait signe de manière péremptoire de venir m’asseoir à côté de lui. Au risque de casser le long cheminement qui avait permis de créer ce lien, par un signe de tête, je lui dis « non » et je vais m’asseoir à côté de quelqu’un d’autre. Par là, j’ai voulu lui signifier que je n’étais pas « sa possession » et que lui n’était pas « ma possession » affective.

Sur le coup il a été surpris mais après deux ou trois rencontres nos rapports ont gagné en qualité. Concrètement, nous avons vécu  l’expérience fondamentale de l’altérité qui est le contraire du péché originel. Sans une longue explication qui nous aurait peut être permis d’échanger sur la pensée philosophique de Levinas, nous  avons vécu cette expérience de l’altérité qui permet à l’autre de se construire et qui peut ouvrir sur l’expérience de l’altérité absolue qu’est la rencontre du tout autre. S’il nous est donné de vivre cela pourquoi priver cet homme de l’expérience du sacrement qui fortifie notre être et notre capacité  à devenir pleinement homme et femme. 

Je pourrais aussi parler de l’accompagnement vers le mariage, de jeunes trisomiques qui s’aimaient et qui s’aiment encore, et du sérieux que nous avons apporté à bien comprendre tous les mots du rituel de mariage et aussi du sens  de la sacramentalité de l’amour humain - image de l’amour de Dieu pour son Eglise. Certes il nous a fallu du temps de la patience, beaucoup de concret pour leur faire comprendre qu’en s’engageant devant Dieu ils allaient rendre visible l’amour de Jésus qu’ils avaient dans leur cœur. Mais je peux certifier que la démarche fut authentique et vraie bien autant que pour beaucoup de couples  non handicapés, que nous accompagnons tout au long de l’année. 

Je crois que, chaque homme, chaque femme, quelque soit son handicap, vit pleinement le don que Dieu nous fait au travers des sacrements de l’Eglise.


Jean-Paul Mourin

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Posté le 07 fvrier 2012 - Rubrique Carnet

Henri Desvigne est né le 10 décembre 1925 à Dijon et c’est à l’église Notre-Dame de Dijon qu’il a été baptisé. Et c’est à Dijon qu’il a également suivi l’ensemble de ses études, y compris des études de droit avant d’entrer au grand séminaire de Dijon. Ordonné diacre en 1949, c’est le 29 juin 1950 qu’il fut ordonné prêtre à la cathédrale de Dijon.

De 1950 à 1956, son premier poste pastoral fut d’être vicaire à la paroisse St Jean de Dijon puis durant deux ans, vicaire à Précy Sous Thil, pendant un an préfet de division à l’école St François de Sales et à nouveau vicaire à St Jean de Dijon puis à St Pierre de Dijon en 1961.

C’est en 1964 qu’il eut sa première responsabilité diocésaine en devenant  secrétaire diocésain de pastorale d’ensemble : il était alors chargé des questions de sociologie religieuse dans le diocèse.

En 1975, il a été nommé official du diocèse de Dijon, tâche qu’il assura jusqu’en 1990, date à laquelle il fut nommé chanoine titulaire, juge à l’officialité et durant de nombreuses années, il est resté responsable du bureau des mariages.

Il serait bien difficile d’énumérer toutes les services qu’il a rendus aux uns et aux autres en acceptant de devenir  l’aumônier de nombreux groupes et mouvements, d’écoles, d ‘établissements de soin, de maisons de retraite. Ayant été accueilli à la maison du clergé il y a quelques années, il a toujours voulu rester au service d’un certain nombre d’établissements. Ce ne sont que les problèmes de santé qui l’ont contraint à y renoncer ces tout derniers mois.

Ce 2 février 2012, en la fête de la Présentation du Seigneur, il est décédé au Centre hospitalier de Dijon où il venait d’être admis. Ce jour-là, la liturgie nous donnait à écouter les paroles du vieillard Syméon qui accueillait Jésus au temple : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. »

Le serviteur Henri Desvigne s’en est allé. Que le Seigneur l’accueille aujourd’hui dans sa paix.




Ci-dessous, l'homélie du Chanoine André NURDIN lors des funérailles du Père Henri DESVIGNE (lundi 6 février 2012).

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Posté le 07 fvrier 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

Dans trois jours débutera la semaine culturelle du Diocèse de Dijon. Du 10 au 22 février, de nombreuses activités proposeront à toutes et à tous de revenir sur les origines de la foi chrétienne en Côte d’Or, en découvrant le personnage de saint Bénigne.

Cela fait maintenant cinq ans que le service culturel du diocèse de Dijon propose une semaine de rencontres culturelles sous le signe de l’art.

Depuis novembre 2011, le diocèse est entré dans l’année Saint Bénigne. Ainsi, pour cette session 2012, il paraissait naturel de proposer des évènements autour du saint martyr.

Comme le souligne Jean-Michel Pelotte, délégué épiscopal à la Culture, « le culte et la foi de communautés de croyants tout au long de la longue histoire de ce lieu (la cathédrale Saint-Bénigne, NDLR) nous a légué un patrimoine. Il nous ouvre des perspectives de rencontre et de recherche de Beauté ».

Ainsi, plusieurs temps vous permettront de découvrir ou redécouvrir « le patrimoine Saint Bénigne » :

- Exposition : les métiers de Cathédrales

Vendredi 10 février : 14h-18h30
Samedi 11 février : 10h-12h et 14h-18h30

(à la cathédrale Saint-Bénigne)

- Messe radiodiffusée sur France Culture

Dimanche 12 février : 10h


- Conférence : Chantal Delsol et Jean-François Mattéï – « Les racines de l’Europe »

Mercredi 16 février : 18h – Dédicaces dès 17h

(salle de l’Académie – 5, rue de l’école de droit)

- Concert aux 1500 chandelles : « le Plain-chant dans tous ses états »

Maîtrise, Cuivres anciens, Grandes Orgues

Samedi 18 février : 20h30

(à la cathédrale Saint-Bénigne)
- Messe des Artistes

Mercredi 22 février : 18h30

(à l’église Notre-Dame)



Retrouvez les affiches de la semaine culturelle diocésaine sur le site internet du diocèse de Dijon, dans la rubrique « Culture ».

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