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Posté le 08 fvrier 2012 - Rubrique Vie du diocèse

La version "abrégée" de cet article, rédigé par Jean-Paul Mourin, diacre permanent et reponsable diocésain de la Pastorale des personnes handicapées, a été publié dans le numéro d'Eglise en Côte d'Or du mois de février. Voici sa version intégrale.



 

Lorsqu'on aborde l’accès aux sacrements pour des personnes handicapées intellectuelles ou mentales nous entendons souvent la réflexion suivante : « mais ils ne comprennent pas le sens du sacrement ». Ou « ils ne comprennent rien » ou  «  ils ne sont pas capables d’apprendre le minimum de connaissance sur Jésus ! » ou «  ils ne peuvent pas dire leurs prières ! ». Il est indéniable que des personnes lourdement handicapées, qui n’ont pas accès à la parole, qui souvent ont des difficultés motrices ne peuvent pas exprimer dans notre langage formel leur désir, leur savoir, leur attente. Mais  cessent-elles d’être des personnes humaines ? Ces personnes ne sont-elles plus des  hommes et des femmes qui ont en elles les mêmes désirs, les mêmes attentes, les mêmes espérances, les mêmes capacités à aimer ou à faire le mal que n’importe quelle personne ? Pour fréquenter des hommes et des femmes adultes porteurs de handicap depuis plusieurs années j’ai vraiment pris conscience qu’ils étaient avant tout des femmes et des hommes à part entière. La difficulté de communication entre eux et nous vient souvent de nous. Dans l’animation de groupe nous avons souvent recours à une personne handicapée pouvant parler pour comprendre ce que veut nous dire une personne n’ayant pas accès à la parole ! 

Le second point qui me parait important dans l’accès au sacrement c’est le niveau de compréhension requis pour pouvoir vivre pleinement le don de Dieu à travers le sacrement. Où devons nous mettre la barre d’accès ? Doctorat en théologie plus doctorat en droit canon ? Je crois qu’il y a une compréhension de l’amour de Dieu pour chacun de nous et le don qu’il fait de sa vie à tous les défigurés de la vie qui ouvre largement le sacrement à chacun, quel que soit son niveau d’intelligence apparente.

Sur ce point j’aime à raconter une anecdote que j’ai vécue avec un homme de 35 ans poly handicapé sans accès à la parole compréhensible. Nous nous sommes apprivoisés pendant deux ans, principalement en le laissant manipuler ma montre car c’est pour lui un point de fixation.  Le lien s’était solidifié. Un jour je rentre dans une salle où il était installé. A coté de lui une place libre. Il me fait signe de manière péremptoire de venir m’asseoir à côté de lui. Au risque de casser le long cheminement qui avait permis de créer ce lien, par un signe de tête, je lui dis « non » et je vais m’asseoir à côté de quelqu’un d’autre. Par là, j’ai voulu lui signifier que je n’étais pas « sa possession » et que lui n’était pas « ma possession » affective.

Sur le coup il a été surpris mais après deux ou trois rencontres nos rapports ont gagné en qualité. Concrètement, nous avons vécu  l’expérience fondamentale de l’altérité qui est le contraire du péché originel. Sans une longue explication qui nous aurait peut être permis d’échanger sur la pensée philosophique de Levinas, nous  avons vécu cette expérience de l’altérité qui permet à l’autre de se construire et qui peut ouvrir sur l’expérience de l’altérité absolue qu’est la rencontre du tout autre. S’il nous est donné de vivre cela pourquoi priver cet homme de l’expérience du sacrement qui fortifie notre être et notre capacité  à devenir pleinement homme et femme. 

Je pourrais aussi parler de l’accompagnement vers le mariage, de jeunes trisomiques qui s’aimaient et qui s’aiment encore, et du sérieux que nous avons apporté à bien comprendre tous les mots du rituel de mariage et aussi du sens  de la sacramentalité de l’amour humain - image de l’amour de Dieu pour son Eglise. Certes il nous a fallu du temps de la patience, beaucoup de concret pour leur faire comprendre qu’en s’engageant devant Dieu ils allaient rendre visible l’amour de Jésus qu’ils avaient dans leur cœur. Mais je peux certifier que la démarche fut authentique et vraie bien autant que pour beaucoup de couples  non handicapés, que nous accompagnons tout au long de l’année. 

Je crois que, chaque homme, chaque femme, quelque soit son handicap, vit pleinement le don que Dieu nous fait au travers des sacrements de l’Eglise.


Jean-Paul Mourin

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Posté le 07 fvrier 2012 - Rubrique Carnet

Henri Desvigne est né le 10 décembre 1925 à Dijon et c’est à l’église Notre-Dame de Dijon qu’il a été baptisé. Et c’est à Dijon qu’il a également suivi l’ensemble de ses études, y compris des études de droit avant d’entrer au grand séminaire de Dijon. Ordonné diacre en 1949, c’est le 29 juin 1950 qu’il fut ordonné prêtre à la cathédrale de Dijon.

De 1950 à 1956, son premier poste pastoral fut d’être vicaire à la paroisse St Jean de Dijon puis durant deux ans, vicaire à Précy Sous Thil, pendant un an préfet de division à l’école St François de Sales et à nouveau vicaire à St Jean de Dijon puis à St Pierre de Dijon en 1961.

C’est en 1964 qu’il eut sa première responsabilité diocésaine en devenant  secrétaire diocésain de pastorale d’ensemble : il était alors chargé des questions de sociologie religieuse dans le diocèse.

En 1975, il a été nommé official du diocèse de Dijon, tâche qu’il assura jusqu’en 1990, date à laquelle il fut nommé chanoine titulaire, juge à l’officialité et durant de nombreuses années, il est resté responsable du bureau des mariages.

Il serait bien difficile d’énumérer toutes les services qu’il a rendus aux uns et aux autres en acceptant de devenir  l’aumônier de nombreux groupes et mouvements, d’écoles, d ‘établissements de soin, de maisons de retraite. Ayant été accueilli à la maison du clergé il y a quelques années, il a toujours voulu rester au service d’un certain nombre d’établissements. Ce ne sont que les problèmes de santé qui l’ont contraint à y renoncer ces tout derniers mois.

Ce 2 février 2012, en la fête de la Présentation du Seigneur, il est décédé au Centre hospitalier de Dijon où il venait d’être admis. Ce jour-là, la liturgie nous donnait à écouter les paroles du vieillard Syméon qui accueillait Jésus au temple : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. »

Le serviteur Henri Desvigne s’en est allé. Que le Seigneur l’accueille aujourd’hui dans sa paix.




Ci-dessous, l'homélie du Chanoine André NURDIN lors des funérailles du Père Henri DESVIGNE (lundi 6 février 2012).

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Posté le 07 fvrier 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

Dans trois jours débutera la semaine culturelle du Diocèse de Dijon. Du 10 au 22 février, de nombreuses activités proposeront à toutes et à tous de revenir sur les origines de la foi chrétienne en Côte d’Or, en découvrant le personnage de saint Bénigne.

Cela fait maintenant cinq ans que le service culturel du diocèse de Dijon propose une semaine de rencontres culturelles sous le signe de l’art.

Depuis novembre 2011, le diocèse est entré dans l’année Saint Bénigne. Ainsi, pour cette session 2012, il paraissait naturel de proposer des évènements autour du saint martyr.

Comme le souligne Jean-Michel Pelotte, délégué épiscopal à la Culture, « le culte et la foi de communautés de croyants tout au long de la longue histoire de ce lieu (la cathédrale Saint-Bénigne, NDLR) nous a légué un patrimoine. Il nous ouvre des perspectives de rencontre et de recherche de Beauté ».

Ainsi, plusieurs temps vous permettront de découvrir ou redécouvrir « le patrimoine Saint Bénigne » :

- Exposition : les métiers de Cathédrales

Vendredi 10 février : 14h-18h30
Samedi 11 février : 10h-12h et 14h-18h30

(à la cathédrale Saint-Bénigne)

- Messe radiodiffusée sur France Culture

Dimanche 12 février : 10h


- Conférence : Chantal Delsol et Jean-François Mattéï – « Les racines de l’Europe »

Mercredi 16 février : 18h – Dédicaces dès 17h

(salle de l’Académie – 5, rue de l’école de droit)

- Concert aux 1500 chandelles : « le Plain-chant dans tous ses états »

Maîtrise, Cuivres anciens, Grandes Orgues

Samedi 18 février : 20h30

(à la cathédrale Saint-Bénigne)
- Messe des Artistes

Mercredi 22 février : 18h30

(à l’église Notre-Dame)



Retrouvez les affiches de la semaine culturelle diocésaine sur le site internet du diocèse de Dijon, dans la rubrique « Culture ».

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Posté le 06 fvrier 2012 - Rubrique Vie des Paroisses

Ce matin du samedi 4 février se tenait à la maison diocésaine le rassemblement annuel de toutes les Equipes d’Animation Paroissiale (EAP) du diocèse de Dijon.

Le programme de la demi-journée était le suivant : présentation rapide des enjeux de la pastorale du baptême des petits enfants par le vicaire général, récits de six différentes expériences par des membres d’EAP, temps d’échange en petits groupes, débat éventuel et conclusions par l’Archevêque.


Après un mot d’accueil de Mgr Minnerath et une prière commune, le Père Eric Millot a pris la parole pour traiter la question des enjeux de la pastorale du baptême des petits enfants. Le vicaire général a rappelé l’importance de l’accueil et de la rencontre : « La pastorale du baptême des petits enfants doit vivre un accueil qui respecte les différences. Elle consiste à répondre à des demandes multiples, extrêmement diversifiées, et qui doivent être accueillies d’une façon personnelle ». Il a également invité l’assemblée à s’inspirer du directoire promulgué par l’Archevêque en 2009, qui traite de ce thème.
Enfin, le Père Millot a tenu à préciser que la rencontre du jour n’avait que pour unique but de partager les diverses expériences acquises afin d’améliorer les travaux de chacun dans sa paroisse : « Il n’y a pas qu’une seule manière de bien faire. Le but de notre rencontre n’est pas de codifier ce qui doit être fait (…). Mais connaître ce qui existe ailleurs est aussi la possibilité de nous interroger sur ce que nous faisons, sur ce que nous pourrions mieux faire ».

La suite de la matinée proposait donc six témoignages de membres d’Equipes d’Animations Paroissiales. C’est avec attention que les membres de l’assemblée ont écouté les expériences de membres des paroisses d’Auxonne, du Sacré-Cœur/St Jean Bosco de Dijon, de Semur-en-Auxois, de Seurre, de Vitteaux et de Genlis.

Un premier constat se dégageait de ces témoignages : les jeunes parents demandant le baptême pour leurs enfants avaient des connaissances très faibles sur la Foi chrétienne. Il est donc important de comprendre où en est chaque parent afin de leur offrir la formation au baptême la plus adéquate.

Ensuite, l’importance de l’accueil a été mise en avant à de nombreuses reprises : que ce soit par un petit déjeuner, un dîner, etc … un moment convivial est toujours apprécié pour tisser des liens avec les parents.

Des points de la rencontre ont également été discutés, tel par exemple que la rencontre à domicile. Aller chez les gens le soir pour échanger, est-ce une bonne chose, dans le sens où ils n’ont pas à garder leurs enfants, sont en confiance puisque en terrain connu,… ? Ou au contraire est-ce intrusif, un peu agressif ?

Après une pause, les participants ont eu l’occasion d’échanger, en groupes réduits. Une mise en commun des propos échangés a ensuite été réalisée. Enfin, l’Archevêque a repris la parole afin de conclure cette demi-journée, riche d’échanges et de témoignages.

Un repas concluait cette rencontre annuelle. Le prochain rassemblement des EAP du diocèse de Dijon se tiendra le 9 février 2013. 

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