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Posté le 25 mai 2012 - Rubrique Vie du diocèse

Luc Lalire, actuel curé de la Paroisse de Chenôve après 5 ans passés en Uruguay au service du diocèse de Melo, est également responsable du Pôle Amérique Latine (qui succède au CEFAL-Comité Episcopal de France Amérique Latine-) rattaché aux échanges entre Eglises (Fidei Donum).


A l’occasion du cinquantième anniversaire de la création du CEFAL (et de la lettre de Jean XXIII), il nous raconte l’historique et l’actualité de cette structure.
 




L’histoire de la structure du CEFAL :


«  Tout commence en 1957 avec l’encyclique Fidei Donum de Pie XII. Ce qui est intéressant dans cette encyclique, c’est le renversement de la mission. Jusque-là, elle était confiée à des institutions organisées par Rome et à des organisations missionnaires qui sont des congrégations. En fait, tout était organisé par Rome et avec les instances spécialisées.

Or, l’encyclique de 1957 renverse la logique. Désormais, toutes les églises locales sont en charge de l’Eglise universelle, c’est à dire de chaque église particulière. C’est un changement radical, qui change complètement la perspective, et qui va être confirmée dans le décret des activités missionnaires de l’Eglise (Ad Gentes), qui reprend les intuitions de l’encyclique et la pratique déjà en place.
En France, il y a très vite des liens qui s’établissent mais l’évènement important est l’appel particulier de septembre 1961 de Jean XXIII au cardinal Liénart, qui est évêque de Lille et président du groupe des cardinaux et archevêques de France. Cette lettre reçoit un écho rapide puisqu’en mars il y a des projets de réunions et le 11 avril, une première réunion de ce qui va devenir le CEFAL. Les premiers prêtres partent en Amérique Latine en octobre 1962. Guy Riobé est le premier président du CEFAL et Michel Quoist le premier secrétaire ».


Pourquoi cela s’est-il organisé si vite et si bien, comparé à l’Afrique par exemple ?


« En Afrique, on avait une connaissance par les instituts missionnaires et il y avait ainsi nécessairement des liens (à Dijon notamment). Donc pour les évêques, la relation africaine était assez naturelle. En plus, dans les années 60, on est en pleine phase de décolonisation donc il y a encore des liens forts et pas seulement ecclésiaux. Du côté de l’Amérique Latine, je crois que c’est la méconnaissance qui a provoqué l’organisation.

En plus de ce comité, un autre fait à favoriser cette relation rapide : l’envoi du Père François de l’Espinay, célèbre en France par la guerre d’Algérie où il était aumônier-militaire, et où il a énormément aidé les jeunes sous les drapeaux, en particulier les séminaristes.
 Mandaté en Amérique Latine, il a presque le titre de vicaire général, pour faire le lien officiel avec l’Eglise d’Amérique Latine en rencontrant tous les évêques.
Il va au Mexique, organise la formation de tous ceux qui arrivent, puis va au Brésil où il termine sa vie. Un des premiers prêtres à partir (aujourd’hui évêque), Xavier de Maupeou, disait du Père de l’Espinay que c’était une figure car « il n’avait peur de rien et faisait des choses que personne n’aurait jamais osé faire ». Il a donc énormément servi ici ».


L’importance du mouvement


« En tout, 320 prêtres diocésains sont partis (sans compter les religieux).  Des congrégations religieuses féminines ont également profité du CEFAL pour aller s’implanter en Amérique Latine. Ainsi, très vite, on a uni prêtre diocésain et vie religieuse pour l’histoire. Aujourd’hui c’est un lien très important et original, que l’on ne retrouve pas par exemple avec l’Espagne ou l’Italie.

Les évêques qui venaient d’Amérique du Sud au concile Vatican II passaient par l’Europe pour chercher des candidats dans les séminaires. Pas mal de gens sont partis à cause de cela. A l’origine, c’est donc une dynamique assez puissante ».


Les prêtres français sur place


« Quand je vais visiter les prêtres français installés, je retrouve beaucoup de points communs. L’un d’entre eux est qu’ils vivent dans un environnement très simple (maison sous un pont, perdue dans la campagne, en altitude…), là où les prêtres locaux n’ont pas envie d’aller !
On n’est pas nombreux, mais nous avons un petit réseau qui fonctionne ».



La rencontre du mois de mars
 

« On a l’habitude de se retrouver tous les ans avec les anciens missionnaires. En février 2012, nous avons reçu à l’occasion du cinquantième anniversaire du CEFAL, la venue de Gustavo Gutierrez, figure de l’Eglise d’Amérique du Sud. Ce fut un moment fort pour nous et pour lui ».



Un célèbre Fidei Donum : le Père Pierre Dubois


« Originaire de Plombières, ancien curé de Sainte-Chantal, le Père Pierre Dubois est parti grâce à son rôle dans l’Action Catholique Ouvrière (ACO). Elle était actuellement très dynamique dans le sud de Dijon. Il part au Chili en 1963. Il travaille dans le quartier de la Victoria, quartier populaire de Santiago.
 Membre actif et pacifique à la lutte contre la dictature de Pinochet, il est une figure locale. Un des épisodes marquant pour lui fut la mort de son vicaire de l’époque, André Jarlan, tué par une balle perdue de la police en 1984 alors qu’il lisait la Bible. Avec plusieurs personnes, il s’est battu pour prouver que cette balle provenait bien d’une arme de la police, et a finalement obtenu gain de cause. Après avoir été expulsé du Chili en 1986 avec deux autres confrères, il est revenu dans le diocèse de Dijon où il fut curé d’Arnay-le-Duc de 1986 à 1990. Il est ensuite reparti à Santiago où il vit toujours ».




Propos recueillis par Jean Riegel

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Posté le 24 mai 2012 - Rubrique Pèlerinage

Du 25 au 31 août 2012 aura lieu le pèlerinage national des servants d’autel à Rome. Cet évènement, organisé à la demande de la commission épiscopale de liturgie, aura pour thème : « Servir, joie de l’homme, joie de Dieu ».

Nous avons rencontré Emmanuel Turmel, responsable logistique diocésain de ce pèlerinage, Sébastien et Antoine, qui partiront encadrer les jeunes servants, ainsi que Benoît et Clément, deux jeunes de 12 ans qui participeront à ce grand rassemblement.

 



Jean Riegel : Pourquoi un rassemblement de jeunes servants ?
 

Emmanuel Turmel : Depuis huit ou dix ans, aucune proposition nationale n’avait vu le jour. Il y a un an et demi environ, la Conférence des Evêques de France a eu l’idée d’organiser ce grand rassemblement.
Le but est de montrer aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls (un peu dans la même optique que les JMJ) et puis bien sûr qu’ils découvrent Rome et tout ce que cela représente.

Antoine : L’intérêt est de leur faire expérimenter les différentes époques qui passent. Saint-Pierre est pour nous un repère, un symbole fixe qui traverse le temps. A Rome, il y a une expérience forte de l’Eglise qui traverse les âges. Tout change et pourtant l’Eglise, fondée sur les apôtres, reste là.



J.R. : Quels seront les évènements marquants du riche programme qui vous est proposé ?

 

E.T. : En premier lieu et de toute évidence, la rencontre avec le Pape. Certainement aussi l’arrivée dans la Rome antique (Colisée, Forum…), le monde dans lequel est arrivé Pierre ! La grande procession avec tous les servants d’autel à la messe dans la Basilique Saint-Pierre le premier jour risque d’être également un moment très fort.



J.R. : Combien de personnes sont attendues ?


E.T. : Au départ, on en attendait 800 au niveau national et finalement… on sera 2000 !
Pour le diocèse, nous sommes déjà 73 confirmés. Mais il reste encore quelques places !



J.R. : Les garçons, pourquoi est-ce important pour vous d’être servants ?
 

Clément : Pour rendre la liturgie plus belle et pour servir Dieu. On n’est pas seulement spectateur, on se sent réellement actif !
Benoît : On est tous les deux enfants de chœur depuis que l’on a 7 ans. Si je fais ça, c’est pour être plus près de Jésus.

 





Plus d’informations sur www.peleservantsrome2012.free.fr

 

Vous pouvez aider les jeunes à financer leur voyage en envoyant vos dons au Père Louis de Raynal, référent diocésain des servants d’autel à l’adresse suivante :

Pèlerinage des servants
2, place de la cure
21 220 GEVREY-CHAMBERTIN




Photo ci-dessous : Benoît, Clément et Emmanuel Turmel autour de la Vierge

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Posté le 23 mai 2012 - Rubrique Jeunes

Près de 800 jeunes venus de toute la France se sont réunis du 18 au 20 mai pour Les Routes de Vézelay. Cette année, le pèlerinage proposé se voulait dans la foi, à la suite de l’apôtre Pierre.


Le vendredi 18 mai, une veillée de lancement était proposée dans le lieu de rassemblement de la Route Est : l’église Sainte Jeanne d’Arc de Dijon. Des jeunes venus de Strasbourg, Nancy, Metz, Besançon, Dole et Auxerre, ont pu vivre une soirée très priante, autour notamment du Père Raphaël Clément, aumônier des étudiants.

Le Frère Xavier, dominicain à Strasbourg, a prononcé l’homélie. Il a tenu à rappeler que la rencontre avec Dieu passait par trois étapes : une rencontre, un regard et une question. Prenant l’exemple de l’apôtre Pierre, il a affirmé que « toute vocation n’est pas évidente », mais que celle-ci était liée à notre conversion : « le jour où l’on se tourne complètement vers le Christ, toute notre vie a été donnée ».

Frère Xavier a ainsi invité les jeunes à vivre vraiment les choses : « plus votre vocation est vraie, plus la confiance est grande avec Dieu et avec les autres ». Puis, citant la Bible : « A l’homme les projets du cœur, à Dieu la réponse ».

Présidées par Mgr Patenôtre, évêque de Sens-Auxerre, "les Routes" ont accueilli Mgr Aldo Giordano, représentant du Saint-Siège au Conseil de l'Europe. 

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Posté le 22 mai 2012 - Rubrique Evénements

En ce jeudi de l’Ascension, le diocèse était mobilisé pour vivre la fin de la première étape de Diaconia 2013, évènement national décliné dans tous les diocèses de France.

L’église Sainte-Bernadette de Dijon a rassemblé plus de 200 personnes (plus de 300 pour la messe d’envoi dont 28 prêtres et diacres) en ce 17 mai ensoleillé. Au cours de la journée, un programme varié : chants (participation de Jean-Michel Pelotte, du Père Raoul Mutin et d’une chorale de gospel), conférences (Jean-Philippe Pierron, professeur de philosophie à l’Université Lyon III, et Mgr Minnerath, archevêque de Dijon,  qui ont chacun leur tour évoquer la vie quotidienne, la dialectique de la louange, la vie de la cité, et le lieu du service ordinaire), témoignages (un membre du Secours Catholique, un membre d’une Equipe d’Animation Paroissiale et le diacre permanent à la pastorale des personnes handicapées ont évoqué la notion de service qui habite leur quotidien dans leurs activités diverses), échanges (plusieurs ateliers étaient proposés) et prières.

Comme indiqué précédemment, les participants ont pu s’inscrire dans trois ateliers parmi les neuf proposés (Paroisse, Prière, Monde associatif, Ouverture au monde, Voisinage, Ecole, Famille inter génération, Santé, Travail) pour échanger sur un thème de société particulier.

Plusieurs panneaux décrivant l’activité de nombreux mouvements, associations ou services, étaient installés à différents endroits de l’église Sainte-Bernadette, offrant ainsi tout un parcours aux participants.

La journée s’est terminée par une messe, présidée par Mgr Minnerath. Au cours de la célébration, les livres recueillant l’ensemble des Fragilités et les Merveilles ont été déposés devant l’autel.

A la fin de l’Eucharistie, Sœur Elisabeth, membre de l’équipe nationale organisatrice de Diaconia 2013, a appelé l’assemblée à « poursuivre sur cette voie » et à « redonner la parole à tous ceux qui l’ont perdu ou que l’on n’écoute plus », avant de donner rendez-vous à tous les Côte d’Oriens à Lourdes à l’Ascension 2013.

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