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Posté le 25 juillet 2012 - Rubrique lire, écouter, regarder

 

 Marc OUELLET, Actualité et avenir du concile œcuménique Vatican II, Ed. L’échelle de Jacob, Dijon, 2012.

Nous avons bien noté que nous entrons dans le 50èmeanniversaire du concile Vatican II et de nombreux ouvrages sont parus et vont paraître sur l’histoire et les commentaires de cet événement si important de l’histoire de l’Eglise au 20èmesiècle et dont nous continuons à vivre en ce 21èmesiècle.

Edité à Dijon.

Le livre du Cardinal Ouellet a la particularité d’abord d’être édité à Dijon (« L’échelle de Jacob ») et d’être une relecture de concile par l’un des hommes importants de la curie romaine aujourd’hui. Benoît XVI  l’a nommé préfet de la congrégation des évêques et lui a donc confié la mission de la nomination des évêques.

Aussi la relecture du concile que fait le cardinal Ouellet est une relecture marquée par sa connaissance du monde anglo-saxon puisqu’il est canadien, mais aussi par la culture latino-américaine puisqu’il a vécu et enseigné en Colombie. Celui qui fut aussi archevêque de Québec de 2002 à 2010 peut donc à juste titre apporter sa réflexion sur l’Eglise catholique aujourd’hui et les défis qu’elle doit relever pour l’avenir.

Un livre d’entretiens.

Ce qui rend assurément ce livre agréable à lire est le fait qu’il s’agit d’un livre d’entretiens conduits par un curé de paroisse, le P. Geoffroy de la Tousche, qui n’hésite pas à apporter son expérience pastorale dans les questions qu’il adresse au Cardinal. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’un livre d’analyse des textes du concile mais plutôt d’une relecture de la vie de l’Eglise aujourd’hui dans toute sa complexité et surtout son universalité à la lumière des grands textes de Vatican II.

Le livre est organisé à partir des quatre constitutions apostoliques du concile : si certains chapitres sont un commentaire direct d’un texte du concile à la lumière de la vie du peuple de Dieu d’aujourd’hui, certains sont davantage marqués par les problèmes posés par la réception du concile.

 

Aussi tous les lecteurs de cet ouvrage pourront découvrir que les responsables de l’Eglise n’oublient pas les difficultés concrètes de toutes les communautés chrétiennes d’aujourd’hui. Ils découvriront aussi la personnalité étonnante d’un cardinal de l’Eglise qui réaffirme avec simplicité ses convictions, y compris sur des questions pouvant susciter la polémique.

Au cœur de cet été, ce livre peut donner l’occasion à chaque chrétien de prendre le recul nécessaire pour mieux appréhender tout ce qui fait la vie de l’Eglise aujourd’hui, ses difficultés certes mais surtout ses richesses.

 

Marc OUELLET, Actualité et avenir du concile œcuménique Vatican II, entretiens avec le père Geoffroy de La Tousche, Ed. L’échelle de Jacob, Dijon, 2012.

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Posté le 24 juillet 2012 - Rubrique Formation

 

C'est en Province que se vit depuis quelques années la formation des futurs diacres. Ainsi ceux qui, originaires des diocèses d'Autun, de Nevers, de Sens et de Dijon, ont été appelés à suivre cette formation se retrouvent chaque année au cours de l'été pour une session de formation à Nevers. Un couple de participants à la session qui vient de se terminer nous fait le récit de ce qu'ils y ont vécu :

Lundi 16 juillet 9h00, les valises sont bouclées et nous prenons la route pour rejoindre Nevers et la semaine de formation en province. C’est une route que nous connaissons bien, puisque nous commençons aujourd’hui la  4ème année de cette formation. Comme à chaque fois, nous sommes animés par la joie de rejoindre ce groupe où nous nous retrouvons une trentaine : postulants en formation et leurs épouses, équipe d’accompagnement (prêtres et diacres), formateurs. Deux nouveautés pourtant cette année : les « anciens » de notre groupe (dont 4 couples pour le diocèse de Dijon) sont rejoints par les « nouveaux » qui commencent leur 2ème année de formation (avec un couple dijonnais), ce sera l’occasion de nouveaux échanges et d’enrichissements. Et l’implication toujours plus grande dans la vie liturgique de la session, puisque 4 frères ont été ordonnés au printemps dans les diocèses d’Autun et de Sens-Auxerre : nous allons vivre à travers eux de façon plus proche encore le ministère du diacre permanent.

La richesse de ces sessions de formation repose donc sur 2 piliers, vie fraternelle, nous y reviendrons, et formation. Au fil du temps, cette formation nous paraît plus riche et, osera-t-on le dire, plus intéressante et donc, plus profitable. En effet, la variété des sujets abordés (plus qu’étudiés) ne permet pas d’aller très loin dans chaque thème, mais l’enseignement reçu nous donne les fondations pour approfondir le travail réalisé en session (reprise des notes, lectures complémentaires, réflexion…). Au fil du temps, les briques s’empilent, se rejoignent et les nouveaux enseignements enrichissent l’édifice que nous construisons patiemment avec nos formateurs.

Ainsi, et pour ne retenir que quelques unes des interventions, Mgr Minnerath a souligné, sur la doctrine sociale de l’Église, la légitimité pour l’ensemble de la société du discours éthique développé depuis plus d’un siècle, depuis Léon XIII (Rerum novarum, 1891) jusqu’à Benoît XVI (Caritas in veritate, 2009) en passant par Vatican II et Gaudium et spes. Ce discours est soutenu et complété par les enseignements reçus sur les sujets de théologie « appliquée » ou de théologie morale.

Sur le 1er, le Père Philippe Deterre, scientifique à la mission de France, a tracé les liens et les distinctions entre science et foi, en rappelant que la science ne dit pas la loi, ni la morale. Elle dit ce qui est, pas ce qui doit être : « le cœur du cœur, c’est la conscience » (Jean Paul II).

L’intervention du Père Luc Crépy, eudiste, Supérieur et enseignant au grand séminaire d’Orléans, nous a donné quelques éléments de réflexion sur la morale sexuelle, bien utiles au chrétien engagé dans la vie sociale et la formation des jeunes ou la préparation au mariage.

En parallèle, le Père Armand Athias, du diocèse de St Claude, bien connu des auditeurs de RCF Jura pour sa lecture suivie de l’Apocalypse, fait un condensé de l’histoire de l’Eglise, à travers trois crises, qui permet de se faire une bonne idée de sa continuité à travers les siècles.

 

La session se terminera par une introduction à Saint Paul par le Père Denis Marion de notre diocèse. Nous aurons ainsi l’occasion d’améliorer notre connaissance des Ecritures, engagée dès le début de la formation, il y a 4 ans.

La vie fraternelle est aussi un enrichissement et un soutien, à travers les moments de convivialité que nous partageons et les échanges qui les accompagnent, pour assimiler les enseignements reçus et garder un équilibre de vie : reprendre des études à 40 ou 50 ans n’est pas toujours très simple ! Ce contact fraternel est présent dans les joies que nous vivons et les épreuves que nous traversons. Nous avons ainsi tous prié lors de la célébration quotidienne de l’Eucharistie, pour le fils d’une collègue décédé le week-end dernier dans un accident de montagne.

 

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Posté le 23 juillet 2012 - Rubrique Culture et patrimoine

Dans le cadre du centenaire de la naissance de l’écrivain bourguignon décédé en 1985, quelques expositions et visites méritent le détour. A Dijon ou dans la vallée de l’Ouche,  on peut faire ou refaire connaissance avec celui qui fut longtemps collaborateur de la revue la Vie du rail et si souvent invité sur les plateaux de télévision des émissions littéraires  (Bernard Pivot n’hésitait même plus à le présenter à chacune de ses apparitions dans son émission Apostrophe comme son « chouchou » ! Vous pouvez encore visionner ces émissions ici  ou  ).

Mais quelle était la foi d’Henri Vincenot ?

On sait qu’il fut élève de l’école St Joseph de Dijon, mais celui qui a tant raconté sa vie et son enfance est beaucoup plus pudique pour parler de sa foi. Pourtant, l’exposition présentée actuellement au musée d’Art Sacré et qui prolonge celle du musée de la vie Bourguignonne est pleine d’enseignements.

Déjà au musée de la vie bourguignonne, on remarquera les « images de communion » faites pour ses enfants et les statues de saints sculptées pour sa famille. Mais au centre du musée d’Art Sacré, on ne peut être qu’illuminé par les peintures et sculptures qui y sont présentées. A l’image de la présentation, on ne peut qu’en faire le tour, les approcher mais sans jamais pénétrer complètement ces œuvres religieuses d’Henri Vincenot. Si notre regard est attiré par la statue de St Vincent qui fut mise en valeur lors de la St Vincent tournante 2012, on est contraint de fixer du regard les peintures de la crucifixion ou de la Cène et il sera difficile de quitter des yeux ses sculptures de la mise au tombeau ou de la crucifixion. On découvre alors que c’est vraiment le Christ qui est au centre des œuvres religieuses d'Henri Vincenot, celui qu’il résumait pour ses proches dans ces trois mots « amour, pardon, partage ».

Sans doute remarquerez-vous aussi ces peintures sur isorel de St Vincent d’une part et une autre de St Bénigne entouré de St Vivant et St Thibault.

A la lecture de ce texte de Claudine Vincenot, on comprend que la vie religieuse d’Henri Vincenot est passée par des étapes que ses œuvres nous laissent seulement approcher, pressentir.

« Henri Vincenot est profondément marqué par son éducation chrétienne. La religion rythmait la vie à la campagne au début du 20èmesiècle.

Vers 1936-37, une première période picturale est marquée par la figure christique, par sa vision de la souffrance du Christ rédempteur. Descente de croix, Crucifixion, mise au tombeau, il adopte une gamme chromatique sombre. Dans les années 50, le Christ souffre à l’usine avec les ouvriers dans Crucifixion. Ses écrits sont alors imprégnés des problèmes sociaux et les difficultés des hommes à survivre dans une société étouffante, détachée de sa mère nourricière.

Il faut attendre les années 70 pour que le sujet religieux réapparaisse dans ses créations. Mais sous une forme nouvelle, plus sereine plus lumineuse. Sa palette s’éclaire et le Christ devient glorieux. Il multiplie également la représentation des saints bourguignons comme saint Vivant, saint Bénigne. »

Claudine Vincenot, le Maître du bonheur, Ed. Anne Carrière, 1995.

Alors n’hésitons pas à pousser la porte du musée d’Art sacré au cours de cet été.

Exposition Henri Vincenot (1912-1985)  – Rétrospective (Les œuvres religieuses au musée d’Art Sacré) jusqu’au 24 septembre.(entrée gratuite)

17, rue sainte Anne 21000 DIJON 03 80 48 80 90

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Commentaires (1)
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Le 03 aot 2012 à 18H23
Retrouvant ces tableaux, exposés il y a maintenant quelques années, déjà , à Nevers, l'émotion du moment me revient au galop. J'aime Henri Vincenot d'un amour que je ne peux décrire, j'adore toutes se oeuvres et ses écrits.
Il est dans mon coeur ainsi que sa fille Marie Claudine et Albert son époux.
Marie Claudine m'a donné le bonheur de vivre en solitaire dans la maison de la Pourrie. Ce sont des journées si fortes que je les garde en moi, au plus profond de mon coeur.
Quel plaisir de retrouver Henri dans " Prélude à l'aventure ". cet écrit nous ouvre à la pensée de l'auteur. C'est une nouvelle entrée pour mieux comprendre et apprécier à leur juste valeur les ouvrages écrits de Henri Vincenot. Guy.G


Posté le 20 juillet 2012 - Rubrique Pèlerinage

 La maison diocésaine semble un peu endormie en cette période de vacances scolaires. Il y a pourtant un service où l'activité ne diminue pas : le service des pèlerinages est en pleine effervescence pour préparer le pèlerinage diocésain de Lourdes du 18 au 23 Août.

Près de 600 pèlerins dont une centaine de malades, accompagnés avec tant de dévouement par tous les membres de l'hospitalité, et un groupe de jeunes sont déjà inscrits pour ce qui est chaque année un événement pour le diocèse. Sous la présidence de l'archevêque, la prédication sera assurée cette année par le P. Vincent Sauer, prêtre à Beaune.

Chaque jour, rencontres, enseignements et célébrations seront proposés pour que chacun vive cette démarche commune selon ses souhaits et ses possibilités.

Il est encore possible de s'inscrire pour vivre cette démarche : n'hésitez pas à utiliser le bulletin d'inscription disponible en pdf en bas de cet article. Vous pouvez également prendre connaissance de la présentation de ce pèlerinage par notre archevêque et le prédicateur.

Pour tous renseignements, vous pouvez vous adresser à :

service des pèlerinages 9 bis bd Voltaire  21000 DIJON

03 80 63 14 65 ou pelerinages.dijon@wanadoo.fr

 

LE MOT DE NOTRE ARCHEVÊQUE

Chers pèlerins du diocèse de Dijon,

Beaucoup d’entre vous retourneront une nouvelle fois au pied de la Grotte ; d’autres entreprendront ce pèlerinage pour la première fois. Venir ou revenir à  Lourdes est une expérience spirituelle toujours gratifiante.

Cette année, le thème proposé aux pèlerins est la prière du chapelet. La Vierge Marie apparue à Bernadette tenait dans ses mains un chapelet. Elle a prié le chapelet avec Bernadette.

Avec le chapelet nous égrenons les mystères du Rosaire, qui sont comme un condensé des événements de la vie du Christ. Ainsi Marie poursuit auprès de nous sa mission qui est toujours de nous conduire au Christ.

Les quatre jours pleins de notre présence à Lourdes seront consacrés chacun à une série de mystères :  Mystère joyeux, Mystère douloureux, Mystère glorieux, Mystère lumineux.

La prière du chapelet nous permet de communier, en toute simplicité et vérité au Christ qui est « le même hier et aujourd’hui et pour tous les siècles » (Hébreux 13,8).

Votre Archevêque,

† Roland Minnerath

 

LE MOT DU PRÉDICATEUR

« Avec Bernadette, prier le chapelet. »

Cette année, chers pèlerins de Lourdes, nous  sommes invités, avec Bernadette et à son école, à nous saisir de notre chapelet et à le dire avec plus de ferveur.

« D’où vient que mon chapelet se rouille ? » demandait une religieuse à Bernadette. Réponse de la sainte : « Ma bonne amie, il se rouille parce que vous ne le dites pas assez souvent. » J’espère que vos chapelets ne sont pas trop rouillés, sinon il va falloir les dérouiller pour le mois d’août ! Mais cet été, c’est surtout notre âme que nous venons dérouiller à Lourdes, et c’est souvent un vrai combat ! Nous le vivrons cependant avec confiance, dans les bras de Marie, en priant donc le chapelet avec Bernadette.

C’est une belle grâce d’être invité cette année à    (re)prendre le chapelet entre nos mains. Car il faut bien reconnaître que, même s’il y a un renouveau du chapelet, grâce notamment à l’exemple du bienheureux Jean-Paul II et à sa magnifique lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæde 2002, le chapelet est encore trop peu prié dans nos paroisses, nos communautés, nos aumôneries,  nos familles et autres lieux d’Église. Mais n’est-ce pas normal ? Car le chapelet est une prière ; et la prière est une activité de la foi ; et la foi n’a-t-elle pas tendance à diminuer ou même à disparaître dans notre chère France ?

Et bien cet été, nous allons, en diocèse, saisir notre chapelet et nous rappeler ensemble que si le chapelet est une manière de prier, il est surtout une invitation à vivre notre foi et à la faire grandir !

Si Notre Dame est apparue à Lourdes avec un chapelet dans les mains, ce n’est pour rien ! Astiquons nos chapelets, amis pèlerins ! Il faut qu’ils brillent cet été, comme notre âme à la fin de ce pèlerinage !

Père Vincent SAUER

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