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Posté le 16 avril 2012 - Rubrique Vie des Paroisses

La paroisse de Recey-sur-Ource a accueilli, au cours de la messe dominicale, l’envoi en mission de son Equipe d’Animation Paroissiale (EAP) ce dimanche 15 avril.


L’église de Recey avait fait le plein pour cette belle cérémonie, présidée par le vicaire général du diocèse, le Père Eric Millot, entouré du curé du lieu, le Père Albert Zoungrana et du Père Claude Andriot. Une chorale d’alsaciens, anciens paroissiens du curé, était même venue pour l’occasion animer cette célébration.

Après la lecture de l’évangile selon Saint Jean, le vicaire général a prononcé l’homélie. Affirmant qu’ « être chrétien n’est pas une philosophie comme les autres », le Père Millot a appuyé son propos sur le souffle de Dieu « qui déverrouille les cœurs » des apôtres. Il ajoute que « vivre la Foi chrétienne » doit nous faire « sortir de nos enfermements personnels et collectifs ».

Rappelant les missions d’une paroisse, « annoncer, célébrer, servir », le vicaire général a précisé qu’une EAP n’était pas seule à agir mais que c’était elle qui rappellera à tous que la mission ne sera remplie que lorsque ces trois éléments auront été réalisées. « L’EAP a pour mission de déverrouiller les portes de nos cœurs, de nos conceptions trop étroites ou trop rapides. Et nous, il nous faut déverrouiller les portes de nos schémas, de nos appréhensions, pour accueillir la nouveauté de l’Evangile ».

Les cinq membres de la nouvelle équipe d’animation paroissiale ont ensuite été appelés par le Père Zoungrana. Après avoir professé leur Foi, ils ont écouté la lettre de l’archevêque qui leur était adressée,  qui les charge de cette mission jusqu’au 15 avril 2015.

Le curé de la paroisse de Recey a conclu la célébration en invitant les fidèles à « vivre la Parole de Dieu au quotidien », car « le réel, le concret, l’ouverture de notre cœur, c’est le dynamisme de notre Foi ! ».

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Posté le 13 avril 2012 - Rubrique Pèlerinage

Dimanche 29 avril aura lieu, comme chaque année, la route des abolitions de l’esclavage, dans le sud du département.


Le « sentier », qui a lieu chaque année le dernier dimanche d’avril, partira de Chamblanc pour y revenir. A Jallanges, ville natale d’Anne-Marie Jahouvey (1779-1851), les pèlerins pique niqueront auprès de la forêt de la mémoire.

Anne-Marie, religieuse hors du commun, sera bien entendu à l’honneur pendant ce pèlerinage.

Considérée comme une célébrité à Mana, en Guyane, elle y œuvra au XIXe siècle pour l’indépendance des esclaves.

Née à Jallanges, dans le canton de Seurre, Anne-Marie JAVOUHEY a vécu son enfance à Chamblanc dans une maison toujours habitée par les sœurs de la congrégation Saint-Joseph-de-Cluny qu’elle a créée.

 En 2007, les responsables de la Route des abolitions de l’esclavage et des droits de l’homme, reconnue par l’UNESCO, envisagent de faire de Chamblanc, Jallanges et Seurre, la 5ème étape de ce circuit. Les municipalités se mettent au travail et créent une association avec les Sœurs de Saint Joseph de Cluny et le lycée rural Anne-Marie Javouhey de Chamblanc. 

 En mai 2011 trois forêts de la mémoire sont plantées par les descendants d'esclaves affranchis par Anne-Marie Javouhey à Mana en 1838. Ces forêts se situent à Chamblanc, Jallanges et Seurre.




Marche pèlerinage sur les pas d’Anne-Marie Jahouvey par les Chemins de l’abolition de l’esclavage :

A Chamblanc :

9h30 Départ des piétons
10h30 Départ des cyclistes
11h30 Départ des voitures
17h Messe dans la chapelle des sœurs

 

Lieu de rendez-vous : cour du lycée de Chamblanc

Distance à parcourir : 15 km
Pique-nique tiré du sac

Contact :

Sœurs de Saint Joseph de Cluny
25 bis, rue Anne-Marie Jahouvey
21 250 CHAMBLANC
Tél : 03 80 21 11 60

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Posté le 12 avril 2012 - Rubrique Prière, veillée, célébration

Vendredi 30 mars s'est déroulée la messe du monde pénitentiaire en l'église Sainte Jeanne d'Arc de Dijon. Comme chaque année, l'équipe d'aumônerie de la prison, les représentants ou simples membres d'associations d'aide aux détenus, ainsi que des fidèles venus témoigner de leur présence, se sont réunis pour prier pour les détenus, leurs familles et les victimes. Beaucoup de ces personnes incarcérés étaient en communion de prière avec l'assemblée depuis leur cellule.

Après un mot d'accueil du Père Bruno Dufour, curé de la paroisse, Jacques Girardier, aumônier catholique de la prison de Dijon, a pris la parole. Rappelant le "lieu d'exclusion, chargé de souffrance et de privation" que représentait la prison, il a précisé le but de cette messe : "confier au Seigneur toute cette souffrance et les difficultés pour y faire face", mais aussi "prier pour les détenus et leurs familles, pour les victimes".

Célébrée par le Père Raoul Mutin, aumônier de la maison d'arrêt de Dijon, assisté par Philippe Chorier-Pichon, diacre et aumônier des gendarmes de Bourgogne, la messe s'est tenue dans une atmosphère très priante.

Dans son homélie, le Père Mutin est notamment revenu sur les "nombreuses résonances" existantes entre la Bible et le monde de la prison. Le prêtre a également rappelé "l'importance de la dignité de tout homme, car tout homme est enfant de Dieu. Un avenir est toujours possible pour chacun d'entre eux".

A la fin de la célébration, une rapide présentation des uns et des autres a été effectuée, afin de connaître les associations représentées à cette célébration. Parmi elles, l'Accueil Magenta (qui reçoit les proches et les familles des détenus), le Secours Catholique (qui s'occupe notamment du "relais enfants-parents", qui permet d'entretenir les liens entre les parents incarcérés et leurs enfants), le Bon Larron (qui organise des prières pour les détenus et le monde carcéral), l'association Simon de Syrène (qui aide ceux qui sortent de prison), le Courrier de Bovet (qui aide à la correspondance avec les détenus), et l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture).

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Commentaires (2)
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elisabeth schmitt
Le 18 avril 2012 à 23H12
En fait ,même si nous menons quelques actions en commun ,le relais enfants /parents est une association laïque qui ne fait pas partie du secours catholique
Girardier
Le 18 avril 2012 à 21H47
je voulais aussi signaler la présence à cette messe de représentants des visiteurs des prisons et aussi de membres de l'administration pénitentiaire


Posté le 11 avril 2012 - Rubrique Formation

Le doyenné Dijon Centre-ville a proposé chaque mercredi de carême des conférences à destination des fidèles. Ces interventions se tenaient à trois reprises chaque mercredi, et dans trois lieux différents : à la cathédrale Saint-Bénigne, à l'église Saint-Michel, et à la salle Polycarpe de Saint-Bernard.


Voici un compte-rendu d'une de ces conférences proposée par le frère Jean-Claude, de l'Abbaye de Cîteaux, le 28 mars dernier.



Frère Jean-Claude de l’abbaye de Cîteaux, a fait découvrir à trois reprises à de nombreux auditeurs, le mercredi 28 mars, comment vivre à la suite des martyrs de Tibhirine.

Trois ans après l’enlèvement de sept moines de l’abbaye Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine en Algérie, il a contribué à y réimplanter la vie monastique interrompue, avec les deux survivants pendant deux années.

 

Qu’ont vécu ces moines martyrs ? Quel message nous laissent-ils ?
 

Cette communauté dont personne n’aurait entendu parler, si elle n’avait pas connu cette fin tragique, a poursuivi un chemin eucharistique ; après une réflexion de deux ans et demi, les neufs moines, chacun personnellement et tous collectivement, dans une communion intense entre les frères, ont décidé de rester sur place, pour donner leur vie à ce pays et à Dieu, tout en connaissant les éventuelles conséquences dramatiques.

Le 23 mai 1996 sept d’entre eux sont emmenés. Mais, il ne fait pas de doute que les deux survivants sont également des martyrs, car ils ont fait le même choix de donner personnellement leur vie par amour, à la suite du même discernement ; et la source de leur vie donnée c’est l’Eucharistie. La vie donnée, c’est la vie monastique vécue en plénitude pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Frère Jean-Claude appuie son argumentation sur des textes de moines de Tibhirine, notamment du frère Christophe et surtout du prieur Christian de Chergé ; il insiste sur l’expérience qu’il a connu par le sacrifice de Mohamed, garde champêtre d’un village que le jeune officier était chargé d’administrer pendant la guerre d’Algérie : Mohamed s’est interposé pour sauver sa vie. Il évoque aussi l’action du frère Luc, médecin de la communauté et des habitants de la région, et le martyre de religieuses et de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran le 1er août 1996. Il fait aussi état du martyre blanc dont parlait Dom Helder Câmara : essayer de vivre les difficultés de tous les jours jusqu’à la dernière heure.

La force de donner sa vie est procurée par une configuration à l’Eucharistie, et amène au pardon ; le saint et l’assassin sont deux larrons qui demandent le même pardon.

Frère Jean-Claude conclut : vivre à la suite des moines de Tibhirine, c’est donner notre vie, la vivre en plénitude, vivre notre vie chrétienne à la suite du Christ, dans l‘abandon total à Dieu.

 

                                                                                                 Jean-François MINONZIO






Crédits photos : J-F Minonzio

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