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Posté le 27 dcembre 2012 - Rubrique Mouvements et associations

La situation des demandeurs d’asile à Dijon a souvent été évoquée non seulement dans la presse mais aussi par un certain nombre d’associations chrétiennes qui informent sur les conditions de vie de ceux qui, après avoir suivi les procédures, attendent une réponse à leur demande d’être accueillis en France. Beaucoup d’entre eux connaissent des problèmes de logement et de nourriture.

 

Accueillis dans des familles.

Cela se fait souvent discrètement. Mais il est à noter que certains dijonnais ont pris la décision d’accueillir telle ou telle famille à leur domicile.

Mais d’autres membres des paroisses et mouvements chrétiens de Dijon ont souhaité pouvoir au moins offrir des repas à ceux qui n’ont que peu de moyens pour acheter de la nourriture et cuisiner. Voilà pourquoi deux paroisses dijonnaises plus particulièrement équipées pour cela ont choisi de les accueillir pour un repas chaque semaine : la paroisse de la Visitation à Chevigny-Saint-Sauveur accueille pour le déjeuner du mercredi et la paroisse St Pierre (Place Wilson à Dijon) accueille pour le déjeuner du jeudi.

Plusieurs dizaines de personnes se sont mobilisées pour préparer les repas, mettre la table et accueillir ceux qui ont été mis au courant de cette initiative.

Faire passer l’information.

Un des défis de toute l’équipe organisatrice est maintenant de faire en sorte que l’existence de ces repas soit bien connue par tous ceux qui ont vocation à y être accueillis. L’information a déjà été transmise dans tous les lieux d’hébergement mais le sera encore davantage dans les jours qui viennent.

Photos : non seulement les repas sont préparés mais les personnes sont accueillies.

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Posté le 25 dcembre 2012 - Rubrique Prière, veillée, célébration

 En cette fête de Noël, beaucoup de chrétiens participeront à la messe de Noël. Beaucoup également prendront le temps de se recueillir devant la crèche de leur église ou devant la crèche qu’ils ont installée à leur domicile.

On n’a pas toujours célébré Noël !

Cela peut nous surprendre mais ce n’est qu’au 4èmesiècle qu’on a commencé à fêter Noël à Rome un 25 décembre. Et cette date a rapidement été adoptée par tous d’abord pour supplanter une fête païenne du solstice issue du culte du soleil. L’Eglise choisit alors d’inviter alors à contempler la naissance du Christ comme la vraie lumière qui éclaire tout homme. Et face aux hérésies christologiques des 4èmes et 5èmes siècles, les grands conciles de Nicée, Ephèse, Chalcédoine et Constantinople ont fait de cette fête une occasion d’affirmer la foi authentique au mystère de l’Incarnation.

Célébrations multiples : les « Trois messes »

Dès les premiers siècles, la fête de Noël a cette particularité de donner lieu à des célébrations multiples. L’ouverture d’une homélie de Saint Grégoire le Grand (+ 604) nous le rappelle : « La largesse du Seigneur nous permet aujourd’hui de célébrer la messe trois fois. »

Ces trois messes popularisées par la littérature étaient à l’origine propres à la liturgie papale et liées aux célébrations aménagées dans les divers sanctuaires de la ville de Rome où le pape tenait à célébrer.

1)  Initialement la messe de Noël était célébrée durant le jour à la basilique St Pierre.

2) A la suite du concile d’Ephèse qui avait reconnu à Marie le titre de « Mère de Dieu » (431), on construisit la basilique Saint-Marie-Majeure près de laquelle on érigea une réplique de la crèche de Bethléem dans un oratoire de la crèche : c’est là que le pape voulut célébrer une messe nocturne comme cela se faisait à Bethléem. Telle est l’origine de la messe de la nuit de Noël.

3) Comme à Rome, le 25 décembre, on célébrait aussi l’anniversaire de Sainte Anastasie dans sa basilique, le pape allait aussi y célébrer la messe pour les autorités byzantines qui résidaient près de cette basilique. Il y allait le matin avant la messe de Saint-Pierre : ce fut l’origine de la messe de l’Aurore.

Sainte-Marie-Majeure près de la crèche la nuit, Sainte-Anastasie à l’aurore, Saint-Pierre dans la journée : lorsque la liturgie de Rome se répandit en Italie et au-delà des Alpes, c’est ce modèle des trois messes ("de la nuit", "de l'aurore" et "du jour") qui s’imposa dans tout l’Occident.

Histoire de la  Crèche

La Crèche la plus ancienne était évidemment à Bethléem. Les premières générations chrétiennes semblent ne pas avoir oublié l’emplacement de la grotte où est né Jésus : en 248, Origène en est le témoin. C’est Sainte Hélène, la mère de l’empereur Constantin, recouvrit cette grotte d’une basilique. Après avoir subi quelques transformations au 6èmesiècle, c’est cette basilique que les pèlerins de terre Sainte visitent encore aujourd’hui.

La crèche de Bethléem donne naissance à celle de Ste-Marie-Majeure à Rome. Celles de nos églises remontent à l’invention des jeux liturgiques qui se voulaient à la fois célébration et catéchèse jusqu’à ce que St François d’Assise souhaite installer l’autel au-dessus de la crèche pour y célébrer la messe en 1223.

Les franciscains furent ensuite les promoteurs de la dévotion à la crèche, un peu à l’image de ce qu’ils firent également pour le chemin de Croix.

C’est l’art aussi qui s’est approprié l’image de la crèche de Bethléem : dans la peinture bien sûr, au théâtre aussi, et dans la littérature également.

Aujourd’hui, dans beaucoup de maisons, bien des crèches sont aussi de beaux exemples de cet art populaire et religieux, belle illustration de la foi en l’Incarnation : Dieu s’est fait homme, et il vient aujourd’hui dans notre monde.

Et l’ange dit aux bergers : « Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Lc 2, 11)

Ci-dessous, photos d’une crèche dijonnaise…

 (Photos : MD Trapet)

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Posté le 25 dcembre 2012 - Rubrique Evénements

 Retrouvez les horaires des offices religieux de Noël dans toutes les paroisses du diocèse de Dijon !

Il suffit de consulter le pdf ci-dessous. 

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Posté le 21 dcembre 2012 - Rubrique lire, écouter, regarder

Pour Noël, le Pape Benoit XVI a publié une Tribune  dans le « Financial Times », journal économique britannique. Voici cette lettre, qui appelle les chrétiens à s’engager, avec d’autres, pour un monde plus juste et plus solidaire.

 

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »  fut la réponse de Jésus quand on l’interrogeait sur le paiement des impôts. Ceux qui l’interrogeaient, bien sûr, essayaient de lui tendre un piège. Ils voulaient le forcer à prendre parti dans le débat hautement politique à propos de la domination romaine de la terre d’Israël. Mais il y avait ici encore plus en jeu : si Jésus était vraiment le Messie, alors il se serait certainement opposé aux maîtres romains. Aussi la question était-elle calculée pour l’exposer autant comme une menace pour le régime que comme un fraudeur.

La réponse de Jésus déplace habilement l’argument sur un plan supérieur, mettant subtilement en garde à la fois contre la politisation de la religion et la déification du pouvoir temporel, que contre la poursuite incessante de la richesse. Son auditoire avait besoin de se faire rappeler que le Messie n’était pas César, et que César n’était pas Dieu. Le royaume que Jésus était venu établir était d’un ordre radicalement supérieur. Comme il l’a dit à Pilate : « Mon Royaume n’est pas de ce monde ».

Les récits de Noël dans le Nouveau Testament sont destinés à transmettre un message similaire. Jésus est né au cours d’un « recensement de toute la terre » ordonné par César Auguste, l’empereur reconnu pour avoir amené la Pax Romana  à toutes les terres sous domination romaine. Pourtant, cet enfant, né dans un coin obscur et lointain de l’Empire, allait offrir au monde une paix beaucoup plus grande, d’une portée vraiment universelle et transcendant toutes les limites de l’espace et du temps.

Jésus nous est présenté comme l’héritier du roi David, mais la libération qu’il a apportée à son peuple n’a pas consisté à tenir à l’écart des armées hostiles ; il s’agissait de vaincre pour toujours le péché et la mort.

La naissance du Christ nous pousse à réviser nos priorités, nos valeurs, notre mode de vie. Alors que Noël est sans aucun doute un moment de grande joie, c’est aussi l’occasion de réflexion en profondeur, et même d’un examen de conscience. À la fin d’une année qui s’est traduite par des difficultés économiques pour beaucoup, que pouvons-nous apprendre de l’humilité, de la pauvreté, de la simplicité de la crèche ?

Noël peut être le moment d’apprendre à lire l’Évangile, d’apprendre à connaître Jésus non seulement comme l’enfant de la crèche, mais aussi comme celui en qui nous reconnaissons Dieu fait Homme. C’est dans l’Évangile que les chrétiens trouvent l’inspiration pour leur vie quotidienne et leur engagement dans les affaires du monde – que ce soit dans les Chambres du Parlement ou à la Bourse. Les chrétiens ne devraient pas fuir le monde, ils devraient s’engager avec lui. Mais leur engagement dans la politique et l’économie devrait transcender toute forme d’idéologie.

Le combat des chrétiens contre la pauvreté vient d’une reconnaissance de la suprême dignité de tout être humain, créé à l’image de Dieu et destiné à la vie éternelle. Leur travail pour un partage plus équitable des ressources de la terre vient d’une croyance que – comme gardiens de la création de Dieu – nous avons le devoir de prendre soin des plus faibles et les plus vulnérables. L’opposition des chrétiens à la cupidité et à l’exploitation vient d’une conviction que la générosité et l’amour désintéressé, tel qu’enseigné et vécu par Jésus de Nazareth, sont le chemin qui mène à la plénitude de vie. La croyance chrétienne en la destinée transcendante de chaque être humain révèle l’urgence de la tâche de promouvoir la paix et la justice pour tous.

Parce que ces objectifs sont partagés par beaucoup, une coopération plus fructueuse est possible entre les chrétiens et les autres. Toutefois, les chrétiens rendent à César seulement ce qui appartient seulement, non pas ce qui appartient à Dieu. Les chrétiens n’ont parfois pas été en mesure, à travers l’histoire, de se conformer aux exigences formulées par César. Du culte de l’empereur de la Rome antique aux régimes totalitaires du siècle dernier, César a essayé de prendre la place de Dieu. Quand les chrétiens refusent de se prosterner devant les faux dieux proposés aujourd’hui, ce n’est pas à cause d’une vision du monde archaïque. Au contraire, c’est parce qu’ils sont libres des contraintes de l’idéologie et inspirés par cette vision noble de la destinée humaine qu’ils ne peuvent se rendre complices avec rien de ce qui la mine.

En Italie, de nombreuses crèches sont installées avec les ruines d’anciens édifices romains comme décor. Cela montre que la naissance de l’enfant Jésus marque la fin de l’ordre ancien, le monde païen, où les demandes de César étaient pratiquement incontestées. Il y a maintenant un nouveau roi, dont le pouvoir ne repose pas sur la force des armes, mais sur la puissance de l’amour.

Il apporte l’espérance à tous ceux qui, comme lui, vivent en marge de la société. Il apporte l’espérance à tous ceux qui sont vulnérables aux aléas d’un monde précaire. Depuis la crèche, le Christ nous appelle à vivre comme des citoyens de son royaume céleste, un royaume que toutes les personnes de bonne volonté peuvent aider à construire ici sur la terre. »

 

                                                                                 Benoît XVI

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