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Posté le 29 mars 2013 - Rubrique Prière, veillée, célébration

Voici le jour où la pauvreté s'abat sur l'humanité dans le visage humilié du serviteur souffrant : "Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s'humilie, il n'ouvre pas la bouche ; comme un agneau conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvre pas la bouche". (Isaïe 53, 6-7)

Isaïe dessine ici deux fois l'immensité du malheur :" dans le corps laineux de l'agneau sacrifié et dans le deuil de l'amour, de la beauté et de la bonté qui défigurent le serviteur. Toute promesse divine est retournée, broyée dans ce passage vers les ténèbres. Et nous mourons deux fois, avec le Christ dans la main des tondeurs et avec nos prochains oubliés dans la nuit de leur malheur".


Au pied de la croix

Toute l'humanité souffrante se rassemble là, dans ce déni de l'être et de sa nature divine que réfléchissent aussi les trois dénégations de Pierre : "Non je n'en suis pas" (Jean 18, 17) ainsi que nos reniements qui vont et viennent comme des migrations de printemps et d'hiver au gré de notre inconstance, de nos joies et de nos épreuves. Alors nous restons inachevés au pied de la croix comme des enfants mal poussés au coeur de ce Vendredi saint. Et Celui qui vient à nous nous emporte dans ses membres endoloris, assailli par cette soif inextinguible de l'abandon et de la peur que rien ne peut consoler.

Et en se donnant tout entier, il est le tout du don "se laissant être le froment de Dieu" "moulu par la dent des bêtes pour être un pur pain" "recevant la pure lumière" comme l'évoquait Ignace d'Antioche dans sa lettre aux Églises de Rome sur le chemin de son martyre (Sources Chrétiennes, Paris, 1975, p. 47 et 48). Et dans les gestes des hommes qui accompagnent les derniers moments du Christ sur la croix, quelque chose d'imperceptible se dessine sous l'endurcissement des coeurs et l'exiguïté des intelligences, le désenchantement de l'espoir et l'absolue nudité de la nuit du meurtre de Dieu par laquelle il faudra passer pour entrer dans le temps de l'accomplissement.

 

Par Nathalie Nabert

Sourcehttp://www.croire.com

 

Horaires des offices du Vendredi Saint et de la Semaine Sainte dans le diocèse de Dijon à retrouver ici

 

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Posté le 28 mars 2013 - Rubrique Prière, veillée, célébration

Le Jeudi Saint, l'Église célèbre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur: institution, par le Christ, de l'Eucharistie et du sacerdoce (prêtres).

Par l'eucharistie, sous la forme du pain et du vin consacrés, le Christ offre son corps et son sang pour le Salut du monde. Dans beaucoup d'églises, on procède au rite du lavement des pieds rappelant le geste de Jésus vis-à-vis de ses apôtres. Le prêtre s'agenouille et lave les pieds de douze fidèles. Dans ce cadre, à cette heure, ce geste dit mieux qu'un long discours que le sacerdoce est un service. 

Le lavement des pieds

Les évangiles synoptiques ne rapportent pas cet épisode, auquel Jean confère en revanche une solennité particulière. Au cours d’un repas, Jésus, se lève, quitte son manteau et se ceint d’un linge. Puis il verse de l’eau dans un bassin et s’apprête à laver les pieds des apôtres.

Comme généralement, Pierre a une réaction vive, de stupeur en l’occurrence, dictée par sa franche humanité ; c’est le plus souvent ce moment précis que les artistes ont choisi de représenter.

Il est beaucoup plus difficile d’illustrer la patiente argumentation de Jésus, qui donne aux apôtres une véritable leçon d’humanité et de charité, tout en leur révélant qu’il connait son destin imminent. Enfin, Jésus invite les apôtres à se laver les pieds les uns les autres : "Je vous ai donné l’exemple, pour que vous agissiez comme j’ai agi envers vous".

 

Sources : http://www.eglise.catholique.fr et http://www.liturgiecatholique.fr

 


Horaires des célébrations du Jeudi Saint et de la Semaine Sainte dans le diocèse de Dijon à retrouver ici

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Posté le 27 mars 2013 - Rubrique Evénements

Pas une seule place libre à la Cathédrale en ce mardi 26 mars pour la messe chrismale, un des points culminants de la semaine Sainte et du Carême : tous les prêtres disponibles du diocèse viennent renouveler leurs engagements à l’Eglise et à l’archevêque. C’est aussi ce jour là que sont consacrées les saintes huiles.

Mgr Minnerath était entouré à l’autel par le vicaire général, le Père Eric Millot, et le curé de la cathédrale, le chanoine Dominique Garnier.

Plus de cent prêtres et diacres étaient rassemblés. Ils ont concélébré l’Eucharistie autour d’une grande table installée dans l’allée centrale de la cathédrale.

Les chants étaient interprétés par la chorale liturgique composée d’éléments de tout le diocèse. Elle était dirigée par Colette Lamy, chef de chœur à Saint-Michel. Alain Serveau,  de la chorale du pays nuiton, dirigeait quant à lui les chants des fidèles. Le grand orgue était tenu par Yves Cuenot, l’orgue de chœur par Nathalie Deroche.

Parmi les prêtres concélébrants aux côtés de l’archevêque,  il faut signaler la participation  de Dom Olivier Quenardel Père-Abbé de Cîteaux, et du Père supérieur de l’abbaye Saint-Joseph de  Clairval à Flavigny, Dom Antoine Beauchef.

Après la proclamation  de l’Evangile par Antoine Amigo, diacre en vue du sacerdoce, Mgr Minnerath prononça une homélie  sur le thème de cette célébration : « Je sais en qui j’ai mis ma foi ».

Après que tous les prêtres et diacres eurent renouvelés leur promesse sacerdotale, on procéda à la bénédiction et à la consécration des huiles pour la célébration des sacrements : l’huile des malades, l’huile des catéchumènes et le Saint Chrême, mélangeant le parfum à l’huile. 

Au mémento des défunts, on  invita les fidèles à prier pour les prêtres et les diacres décédés au cours de l’année : le Pères Jules Sarti, Michel Guy, Jean Pagot, Pierre Dubois, André Lhuillier, Jean-Claude Dedieu, Albert Sauvageot, Augustin Hollaardt et Charles Euvrard, prêtres, et Monsieur Stanislas Haratyk, diacre.

A noter que RCF Parabole diffusait en direct cette messe chrismale, concélébration la plus importante de l’année.

 

 

                                                                               Jean Clerc

 


Crédits photos : Marie-Aleth Trapet et Jean Riegel

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Posté le 26 mars 2013 - Rubrique Vie du diocèse

120 prêtres du diocèse sont actuellement réunis à la maison diocésaine autour de leur archevêque.

Ce temps de rencontre et d’échanges est proposé chaque année dans le diocèse le Mardi Saint, jour où nous célébrons la Messe Chrismale.

Après un repas partagé, deux prêtres ont  évoqué leurs souvenirs du concile Vatican II alors qu’ils séjournaient à Rome : l’un en visite (le Chanoine André Nurdin – dont vous avez pu lire le témoignage dans le numéro de notre revue Eglise en Côte d’Or du mois de novembre 2012) et l’autre comme séminariste (le Père Denis Marion).

C’est actuellement l’archevêque de Dijon, Mgr Minnerath, qui s’exprime devant l’assemblée. Dans son intervention, il évoque la mission de l’Eglise concernant la charité en commentant le motu proprio de Benoît XVI concernant le service caritatif de l’Eglise et en particulier de chaque paroisse.

La célébration des vêpres sera ensuite célébrée. Une collation avec les diacres, leurs épouses, et les séminaristes précédera le grand évènement de la journée : la Messe Chrismale, célébrée à 19h30 en la cathédrale Saint-Bénigne.

 

 

Photos ci-dessous : Mgr Minnerath, le Chanoine André Nurdin, le Père Denis Marion, le Père Jacques Nourrissat (qui fête cette année ses 70 ans d'ordination !), le Chanoine Jean Darcy (doyen du chapitre métropolitain, qui fête aujourd'hui ses 88 ans), le repas

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