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Posté le 15 octobre 2013 - Rubrique Chrétiens dans la société

Plus de deux cents auditeurs ont participé, le 9 octobre dernier, dans la salle paroissiale de Sainte-Bernadette de Dijon, à une soirée, ayant pour thème, la très actuelle question : « Face à l'islamophobie et à la christianophobie, l'urgence de la rencontre », animée par deux conférenciers :

- M. Anouar KBIBECH, vice-président du C.F.C.M.(Conseil Français du Culte Musulman) ingénieur des Ponts et chaussées , directeur des systèmes d’information chez SRF, a été présenté par M. Mustapha KERKRI, représentant régional au CFCM, ;

- Mgr Michel DUBOST, évêque aux armées en 1989, et  depuis 2000 du diocèse multi culturel d’Evry-Corbeille-Essonnes, est chargé par la Conférence des Evêques de France des relations avec l'Islam, il a été présenté par le Père Michel de GIGORD, délégué épiscopal aux relations avec l’Islam.

 

M. KBIBECH a d’abord évoqué l’augmentation des actes anti-musulmans dont le suivi statistique est mis en œuvre dans le cadre d’une convention de juin 2010 entre le ministre de l’intérieur et le CNCM.

Il a ensuite, souligné l’attachement des musulmans au dialogue interreligieux, source d’enrichissement mutuel qui doit avoir lieu dans le respect des différences. Le dialogue doit évoluer d’un « face à face » à un « côte à côte » en vue de mener des réflexions communes sur des questions de société, ou de réaliser ensemble des projets. Face au défi des fanatismes et des extrémismes, nous devons construire des ponts entre nos deux religions, fondées chacune sur l’amour de Dieu et le respect du prochain.

Il existe de nombreuses instances de dialogue : notamment, le forum de dialogue islamo chrétien, le groupe d’amitié islamo-chrétienne, les foyers mixtes, des rencontres nationales ou régionales, comme celle organisée au cours de cette soirée, etc..

Par cette meilleure connaissance commune, la société française pourra reconnaître l’apport de l’Islam à la France, et avoir une vision positive des musulmans qui n’aspirent qu’à vivre sereinement leur religion ; beaucoup d’entre eux ont combattu pour notre pays. Enfin, M. KBIBECH a proposé que les musulmans réfléchissent à leurs traditions en distinguant celles qui sont immuables et celles qui peuvent donner lieu à réflexion, comme certaines tenues vestimentaires.  

 

 Pour que la rencontre soit fructueuse, Mgr DUBOST veut la resituer dans notre société actuelle, sécularisée et conflictuelle. « Comment purifier notre esprit, comment faire la paix pour changer ? » s’interroge-t-il 

Notre société est athée, elle a perdu ses racines culturelles, beaucoup d’entre nous ne savent plus recevoir de leur tradition les éléments pour les guider ; le monde scientifique et technique nous invite à faire abstraction de nos convictions profondes. L’opinion est souvent hostile aux religions, considérées comme facteurs de violence et non de paix.

La situation est conflictuelle entre chrétiens et musulmans : par la compréhension différente de certains aspects de l’histoire, comme les croisades, ou la colonisation, par une peur de la croissance démographique des musulmans, par les questions de politiques internationales, ou par les questions sociales comme la crise des banlieues ou  l’augmentation des flux d’immigration.

Face à cette situation conflictuelle, Mgr DUBOST insiste lui aussi sur l’urgence de la rencontre ; dialogue avec des personnes dont on doit écouter les arguments et la pensée ; dialogue  qui s’appuie  sur  l’Evangile (« notre prochain est celui qui nous est rendu proche par un don de Dieu »), et les textes du concile Vatican II, notamment dignitatis humanae sur la liberté religieuse, et nostra aetate, déclaration par laquelle l’Eglise catholique exhorte ses fidèles  «  avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, à reconnaître, préserver et faire progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux ».

Il a proposé dix commandements pour réussir le dialogue,  fondés sur l’ouverture, la réflexion et la confiance : oser la prière, oser sortir de soi, « honorer son père et sa mère», vouloir écouter et apprendre, faire face à ses blessures, être vrai, être confiant, accepter de ne pas plaire à sa tribu, oser les conséquences politiques du dialogue et enfin agir ensemble en vue du bien commun.

 

Avant de donner la parole à l'assemblée, Etienne GILLE  a conclu en donnant les trois clés de la soirée : ouvrir les portes et les yeux, comprendre le contexte, et oser la rencontre.

 

                                                             

                                                           Jean-François Minonzio


Crédits photos : J-F Minonzio

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Posté le 14 octobre 2013 - Rubrique Vie des Paroisses

Il y avait beaucoup de monde en l’église Saint-Paul de Dijon, dans le quartier des Poussots, en ce dimanche 13 octobre. On célébrait en effet le centième anniversaire de cette église édifiée dans un secteur qui s’est considérablement développé en un siècle.  

En 1913, ce quartier était peu peuplé et le curé de Saint-Pierre venait rencontrer les fidèles et les catéchiser avec de petits moyens. Grâce à un don relativement important, il devint possible d’édifier une église pour le quartier des Poussots et des Péjoces. Depuis un an, la paroisse Saint-Paul s’est jumelée avec Sainte Jeanne d’Arc. .

Le premier curé de Saint-Paul s’appelait Maurice Chevallier. Son nom est resté longtemps en mémoire des habitants du quartier. Parmi les nombreux curés et vicaires qui se sont succédés, il y en a un dont le nom reste gravé dans la pierre de la salle des fêtes : Michel Chauvin. Jeune vicaire dynamique, il conduisit en 1956 les jeunes du « Patro » se baigner dans la Saône, malheureusement il fut noyé en voulant porter secours à l’un des enfants.

Dix prêtres entouraient  le Père Bruno Dufour, curé de la paroisse, pour une messe solennelle que présidait le vicaire général : le Père Eric Millot. Celui-ci concélébra en union étroite avec les trois prêtres oratoriens qui administrent maintenant cette paroisse aux deux clochers : les Pères Bruno Dufour, Raphaël Clément et Matthieu Delestre.

Le représentant de l’archevêque, qui fut lui-même en un temps vicaire de saint Paul, insista sur l’opportunité que rencontrent ceux qui viennent en cette église pour louer le Seigneur comme le font tous les chrétiens de ce quartier depuis un siècle.

Le Père Dufour appela ensuite quatre paroissiens qui constituent désormais l’équipe d’animation paroissiale de la paroisse venant ainsi en aide au curé. C’est ainsi que l’on put assister à l’engagement sollicité par l’archevêque de Chantal Jacquin, Nicole Hulin, Claude Avisse et Jean-Marc Bongrand.

Une religieuse dominicaine est depuis peu installée au presbytère, étant dès lors au service de tous les chrétiens du quartier.

Une journée de fête

Un comité des fêtes a travaillé de longs mois à la préparation de cette journée. Une exposition magnifiquement illustrée fut installée dans la salle des fêtes et un ouvrage a été imprimé  pour immortaliser cette étape de cent ans dans l’histoire locale de la paroisse. Un déjeuner avait été organisé, avant que les participants retournent l’après-midi à l’église. L’évocation de saint Paul incombait aux enfants du catéchisme qui surent fort bien immortaliser et illustrer  ce que fut cet apôtre d’abord combattu puis disciple de Jésus.

Puis, le Pére Gérard Berliet mit son érudition au service de paroissiens avides de connaître ce que fut saint Paul en son temps et ce qu’il représente aujourd’hui encore pour les chrétiens, lors d'une conférence illustrée.

Une exposition de vêtements liturgiques et d'objets sacrés était également organisée, ainsi que des visites commentées de l'église mettant en lumière les oeuvres d'art de l'édifice.

 

                                    Jean Clerc

 

Crédits photos : Jean Riegel

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Posté le 11 octobre 2013 - Rubrique Prière, veillée, célébration

Le pape François consacrera le monde au Cœur immaculé de Marie, à Rome le dimanche 13 Octobre, aux pieds de la Vierge de Fatima, en l’anniversaire de l’apparition de 1917. Il souhaite que les chrétiens dans le monde entier s’associent à cette prière dans tous les sanctuaires mariaux. Le diocèse de Dijon répond à cet appel.

 

 

 

 

 

Un week-end sous le signe de la Vierge au Vatican les 12 et 13 octobre. Point d’orgue de ces deux journées, celle de dimanche qui sera une journée mariale, avec la participation d’associations mariales. Elle se tiendra le jour de l’anniversaire de la dernière apparition de la Vierge à Fatima (13 octobre 1917). A cette occasion, la statue originale de la Vierge de Fatima (qui dans sa couronne a l’une des balles qui a failli tuer Jean-Paul II lors de l’attentat dont il a été victime le 13 mai 1981) sera présente à Rome et exposée à la vénération des fidèles. Samedi soir, le pape François proposera une catéchèse mariale aux fidèles et dimanche matin il célèbrera la messe en plein air.

La dévotion mariale du Pape rencontre la piété populaire

« Bienheureuse, parce que tu as cru » c’est le thème de cet évènement spirituel organisé par le Conseil Pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Un évènement qui se déroule dans le cadre de l’Année de la Foi lancée par le Pape émérite Benoît XVI à l’occasion du centenaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Symbole de cette journée mariale, la statue originale de la Vierge de Fatima qui arrivera du Portugal, fera escale au monastère Mater Ecclesiae où vit le prédécesseur de François. Benoît XVI pourra ainsi prier en premier devant la statue qui sera ensuite remise à son successeur devant la Maison Sainte-Marthe. Un nouvel acte de déférence et de communion humaine et spirituelle entre les deux pontifes. Les deux hommes ont une grande dévotion mariale. A plusieurs reprises depuis le début de son pontificat, François a par de nombreux gestes témoigné de cette dévotion. Le dernier en date étant la consécration de son ministère pétrinien à la Vierge d’Aparecida lors des JMJ de Rio le 24 juillet 2013.

La consécration du monde au Cœur immaculé de Marie

Le Pape profitera de la présence de la statue de la Vierge de Fatima à Rome pour consacrer le monde au cœur immaculé de Marie. Une consécration faite avant lui par Pie XII, Paul VI et Jean-Paul II. Un geste inscrit dans le cadre de l’Année de la foi et marque le lien unissant ces différents pontificats. La consécration de Pie XII remonte au 31 octobre 1942 en pleine seconde guerre mondiale. Celle de Jean-Paul le 25 mars 1984 intervenait en pleines tensions internationales liées à la crise des euromissiles. Le Pape polonais avait consacré le nouveau millénaire à la Vierge le 8 octobre 2000 en présence de 1500 évêques du monde entier et devant la statue originale de la Vierge de Fatima. Le pape François d’inscrit dans cette histoire papale de la dévotion mariale. 

 

Source : http://fr.radiovaticana.va

 

 

Le diocèse de Dijon s’associe à cette manifestation. Voici quelques évènements prévus ce samedi 12 octobre :

Châtillon-sur-Seine : messe à l'église Saint-Vorles à 18h30 suivie de la procession mariale aux flambeaux avec prière du chapelet. Rassemblement devant l’image de Notre-Dame de Toutes les Grâces.

Dijon : prière présidée par Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, en l’église Notre-Dame à 19h

Gevrey-Chambertin : une veillée de prière mariale est organisée à 20h30 à la chapelle de la Ste-Famille de Gevrey-Chambertin

 

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Posté le 10 octobre 2013 - Rubrique Vie des Paroisses

Depuis le 28 septembre, une cinquantaine de caravanes remplissent le parking de la Visitation, à Chevigny-st-Sauveur. Une situation qui pose problème aux paroissiens, qui ne peuvent plus accéder à leur église. Nous avons souhaité interroger le curé de la paroisse, le Père André Jobard, pour comprendre la situation qui dure depuis plus de 10 jours maintenant.

 

 


Jean Riegel : Pouvez-vous nous expliquer la situation qui préoccupe actuellement la paroisse de la Visitation ?

Père André Jobard : Dimanche 28 septembre, dans l’après-midi, est arrivé un premier groupe de caravanes – une vingtaine à peu près - occupées par des gens du voyage. Ils se sont introduits sur le parking de la paroisse de la Visitation. Ce passage n’était plus sécurisé depuis la venue d’un premier groupe au mois d’avril, qui avait provoqué des dégradations. Il n’avait pas été réparé malgré toutes les relances qui avaient été faites auprès des autorités (le terrain appartient au Grand Dijon, NDLR). J’avais notamment expliqué la situation en personne au maire de Chevigny-st-Sauveur, qui devait par la suite prendre contact avec le Grand Dijon. Au 28 septembre, rien n’avait été fait, et donc ces caravanes ont pu s’installer.

Je suis allé au-devant d’eux pour leur dire ma surprise, pour leur demander s’ils avaient une autorisation quelconque. Ils m’expliquent qu’ils n’en avaient pas.Le premier rapport fut bon, les gendarmes étaient là, avaient relevé les identités.

Ils m’ont dit qu’ils étaient originaires du Morvan, qu’il n’y avait pas de terrain de grand passage à Dijon, et qu’ils étaient là pour huit jours : « On s’y engage, dimanche prochain (le 6 octobre, NDLR) on sera parti » m’ont-ils dit.

J’étais absent la journée du lundi 30 septembre. Mais quand je suis rentré le soir, la population avait doublé. Les paroissiens ont ainsi constaté que le parking était pratiquement plein. J’ai même dû faire enlever une voiture qui était sur les marches d’accès à l’église !


JR : Avez-vous fait des démarches particulières pour solutionner le problème ?

AJ : Nous avons tout de suite entrepris des démarches auprès du maire de Chevigny, on a fait une lettre au Grand Dijon en rappelant notre demande de sécuriser le parking dès le départ de ce campement. La lettre est partie le mardi 30 septembre.


JR : Un dialogue a-t-il pu être amorcé avec les gens du voyage ?

AJ : J’essaie personnellement d’être en bon terme avec ces gens-là, même si je n’approuve pas du tout leur sans-gêne. Mais ce sont aussi des gens à aimer.


JR  : Quelle est la réaction des paroissiens ?

AJ : J’ai découvert que beaucoup de paroissiens étaient exaspérés et commençaient à manifester un ras-le-bol, à s’encourager les uns les autres, à se monter contre ces gens du voyage.

Mon souci, et c’est ce que j’ai exprimé beaucoup dimanche lors de la messe, c’est de rappeler que ces gens-là sont ici illégalement, que les démarches étaient à faire pour que la situation s’améliore, mais qu’il ne fallait pas non plus tomber dans la stigmatisation. Ce sont aussi des frères en Jésus-Christ. Un sourire peut parfois faire changer les choses et déplacer des montagnes.

 

Jean-Paul Mourin, aumônier des gens du voyage, est allé à leur rencontre ce jeudi après-midi. « Les gens du voyage m’ont dit que le terrain de grand passage (Boulevard Petitjean, près du cimetière des Péjoces, à Dijon, NDLR) n’était pas accessible. Je suis moi-même aller le vérifier, et en effet, il est en travaux et ne peut en aucun cas recevoir les caravanes. Le problème semble quand même être là ».

 

Ce jeudi 10 octobre au soir, les paroissiens de la Visitation (qui comprend les communes de Chevigny, Crimolois, Quetigny et Sennecey-lès-Dijon) attendent toujours une solution pour pouvoir bénéficier à nouveau de leur parking. Une véritable expérience de patience et d’amour du prochain, même dans la difficulté.

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