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Posté le 23 janvier 2014 - Rubrique Vie du diocèse

Au mois de décembre dernier, deux événements dijonnais nous ont invités à élargir notre attention jusqu’à l’Eglise dans les lointaines Chine et Corée : le 17 décembre une conférence au Centre Universitaire Catholique de Bourgogne, et le 27 une visite de prêtres et  séminaristes coréens à Notre-Dame. Que ce soit aussi l’occasion de rappeler quelques missionnaires originaires de notre diocèse qui ont contribué à l’évangélisation de l’Extrême-Orient.

 


La Chine

Pour la Chine, évoquons trois figures :

                 - Sainte Irma Grivot (Marie-Hermine de Jésus), née le 28 avril 1866 à Beaune, Franciscaine Missionnaire de Marie, martyre de Chine le 9 juillet 1900 à T'ai-uan-Fu, canonisée le 1er octobre 2000 ;

                 - Mgr Alphonse Favier, né à 27 avril 1937 à Marsannay la côte, Lazariste, en Chine depuis 1862, vicaire apostolique de Pékin où il meurt le 4 avril 1905 ;

                 - Mère Elisabeth, carmélite, née en 1903 à Remiremont, au carmel de  Chung King  de 1933 à 1951, elle fonde le Monastère de Saint-Elie, près de Montbard, en 1974 où elle meurt le 15 juin 1996.


Le 17 décembre, l’association Renaissance a invité le Père Georges Colomb à nous parler de l’évangélisation de la Chine où il a passé dix ans comme professeur d’université; il est supérieur général des Missions Etrangères de Paris (MEP), société de prêtres fondée en 1663 qui a pour objectif l’évangélisation, surtout en extrême Orient.

La situation est loin d’y être facile : l’Evangile connaît une croissance dans un contexte de persécution. Le 27 mai 2007, Benoît XVI a adressé une lettre aux catholiques en République populaire de Chine qui sont de l’ordre de 12 millions, soit 0,5% de la population.

De nombreux Chinois sont des « chrétiens culturels » : ils s’intéressent au christianisme qui est synonyme de liberté et de démocratie car en Europe, les libertés publiques sont respectées. Cet attrait pour l’art de vivre chrétien est une sorte de pré-évangélisation. C’est pourquoi, l’accueil des étudiants chinois en France par nos communautés, est très important.

Après la victoire du parti communiste en 1949, les missionnaires sont expulsés de Chine. Le gouvernement crée une Eglise officielle nationale coupée de l’Eglise universelle, dont les évêques ne sont pas nommés par le pape. Parallèlement existe une église clandestine, en communion avec le Vatican. Cette situation est un peu comparable à celle qu’a connue l’Eglise de France à l’époque révolutionnaire.

Malgré cette situation difficile, et la poursuite des persécutions, le nombre d’églises, les conversions et les baptêmes augmentent : il existe uniquement un clergé diocésain, les congrégations étant interdites. L’Eglise grandit donc, moins rapidement cependant que les communautés évangéliques.

L’incarcération de Mgr Thaddeus Ma Daqin, depuis le 7 juillet 2012, date de son ordination comme évêque de Shanghai, où il annoncé son retrait de l’association patriotique, a été rappelée.

Les deux grands défis à relever pour l’Eglise aujourd’hui, en Chine, sont la formation et la réconciliation.

Précisons également que le groupe ACAT (Action des Chrétiens pour l’'Abolition de la Torture) de Dijon parraine Mgr Joseph Wu Qin Jing, évêque de Zhouzhi depuis 2005. Il a été déporté dès 2006 de son diocèse car le gouvernement n’'avait pas autorisé son ordination. Le groupe le porte dans ses prières et lui adresse régulièrement des lettres de soutien.

 

La Corée

Pour la Corée, il faut rappeler saint Just de Bretenières , des Missions Etrangère de Paris, né à Chalon-sur-Saône le 28 février 1838, mort martyr à Séoul, le 8 mars 1866, canonisé le 6 mai 1984.

Le 27 décembre 11 prêtres et 6 séminaristes du diocèse de Suwon (Corée du sud), sont venus en pèlerinage à Dijon, où Just de Bretenières a passé son enfance ; ils poursuivent des études à Rome, en Allemagne, essentiellement à Munster, et à Paris. Ils se sont retrouvés pour une retraite de six jours à Fouvent Saint-Andoche, en Haute-Saône, près de Champlitte. Ils ont concélébré à l’espace Notre-Dame au début de l’après-midi.

 

Pour en savoir plus, deux revues parues en janvier 2014 peuvent compléter notre connaissance du christianisme en Extrême Orient :

                       - le n° 490 de « Missions Etrangères de Paris » comprend un dossier sur la Corée du sud

                       - le n° 173 de la revue « Unité des Chrétiens » est consacré aux Eglises en Extrême-Orient, à l’occasion de l’Assemblée du Conseil Œcuménique des Eglises à Busan en Corée

 

                                                    Jean-François Minonzio
                                      délégué épiscopal à la coopération missionnaire

 

Photos : © Jean-François et Maguy Minonzio

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Posté le 22 janvier 2014 - Rubrique Vie des Paroisses

« Dieu origine et fin de toute chose : la lumière qui donne son sens à la vie économique » : tel était le titre de l’intervention de Don Paul Préaux, modérateur général de la Communauté Saint-Martin, le lundi 16 décembre 2013 dans le cadre des cycles de conférences sur la Doctrine sociale de l’Eglise de la paroisse Saint-Bernard de Dijon. Compte-rendu de cette soirée qui a réuni de nombreux paroissiens.

Chacun doit se poser la question du but de sa propre vie : S’il n’y a rien après la mort, alors ma vie perd de sa finalité, de son sens et de son goût. Savoir que notre vie est éternelle donne tout son sens à la vie, et en particulier à la vie économique. 

Espérance pour l’avenir, la vie éternelle est aussi une exigence pour le présent : seule la charité et ses oeuvres demeureront dans l’éternité. La charité devient donc le critère d’une vie économique féconde : Efficacité, progrès et croissance doivent lui être ordonnés.

Une dynamique de don nécessaire

 Il convient alors d’introduire une dynamique de don dans les relations économiques, seule capable de responsabiliser l’homme dans l’exercice de la liberté et de la solidarité. Se contenter de la justice et de l’honnêteté c’est enfermer le progrès humain dans la seule croissance de l’avoir. Les activités économiques, sans nier le profit, doivent aller au-delà de la logique de l’échange des équivalents et du profit comme but en soi.

 À un journaliste qui lui demandait « Que faut-il changer dans notre monde ? », la bienheureuse Mère Teresa répondit « d'abord, moi, et puis vous ». Il ne faut pas attendre que le « système » soit changé par le haut. C’est en pratiquant le don à notre humble niveau, dans nos échanges marchands, notre emploi, nos investissements (…) que nous changerons la vie économique en l’ordonnant à la vie éternelle.

 

                                                    Cyrille Chavane
                            Séminariste à la paroisse Saint-Bernard


Photo : © Droits Réservés


 


Vous pouvez retrouver ici toutes les dates et tous les thèmes des conférences organisées par la paroisse Saint-Bernard de Dijon sur la Doctrine Sociale de l'Eglise. La prochaine conférence aura lieu ce lundi 27 janvier.

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Posté le 21 janvier 2014 - Rubrique Vie des Paroisses

Comme chaque année, depuis l’an 2000, la paroisse de Selongey a fêté saint Remi. La tradition a été respectée ce dimanche 12 janvier.

Tout d’abord, une procession de la maison paroissiale à l’église fut accompagnée par les sonneurs de la Combe aux Biches.

Une messe solennelle fut ensuite célébrée par le Père Bernard Lachaise, curé du village, et le Père Denis Marion, ancien curé.

A l’issue de la messe, la statue a été confiée à une nouvelle famille pour l’année 2014 (voir photo ci-contre), suivie d’un verre de l’amitié sous l’écho du carillon de 48 cloches joué par Chantal Begeot, venue de Dijon pour nous faire partager son savoir de carillonneuse.

Tout cela fut suivi d’un repas fraternel au foyer communal « Frédéric Lescure » où de nombreuses personnes ont participé, jeunes et moins jeunes. L’occasion pour certains de se retrouver en famille.

 

                             Père Bernard Lachaise

 

Photos : © Droits Réservés

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Posté le 20 janvier 2014 - Rubrique Vie du diocèse

« Pour l’Eglise catholique, personne n’est étranger, personne n’est exclu, personne n’est lointain » : ces paroles de Paul VI dans l’homélie de la clôture du concile œcuménique de Vatican II étaient accrochées aux grilles de l’église Saint-Pierre de Dijon, le 19 janvier, pour la célébration de la  Messe des Peuples, point culminant de la 100ème édition de la «  Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié ».  

L’édifice dijonnais était archicomble pour cette célébration remarquablement organisée par les délégués à la Pastorale des Migrants animés par le Père Marcel Luedi.

On attendait 300 représentants  de plusieurs dizaines de nations dispersés à travers le diocèse, dont certains avaient revêtu leur costume traditionnel. Les chants et musiques habituels  avaient fait place à des chants d’origines internationales qui furent ponctués de claquements des mains et de balancements.

Ce rendez-vous désormais traditionnel était présidé par Mgr Minnerath entouré de huit prêtres qui concélébrèrent l’eucharistie dans une grande ferveur avec des exclamations internationales montrant la diversité de l’assistance.

Avant la messe, Mgr Minnerath prononça une allocution dans laquelle il rappela le sens de cette « messe des peuples ». «  L’Eglise - dit-il - est universelle, l’unité catholique doit-être un modèle. Ce qui a prévalu à ce rassemblement il y a cent ans est toujours valable », et de rappeler plus  que jamais en ces périodes troublées où tant de conflits engendrent les départs des pays d’origine : « il faut lutter contre l’exclusion, d’où la nécessité d’alerter nos consciences là où nous sommes pour enfin faire tomber les barrières entre les peuples ». 

Pour situer l’universalité de cette situation, dit encore l’archevêque, « nous sommes tous des émigrés ». Ayant évoqué la douloureuse situation actuelle de la Syrie, le prélat insista sur la nécessité  des chrétiens d’aider les migrants à trouver une place dans le pays qu’ils ont choisi ou que les circonstances ont imposé.

L’occasion fut donnée au cours de ce rassemblement de faire le rappel des initiatives qui ont été prises depuis plusieurs semaines à la paroisse Saint-Pierre. Des migrants furent invités  au cours de la messe dominicale à évoquer leurs origines, leurs difficultés d’adaptation en présentant un texte ou en interprétant un chant de leur pays d’origine. L’universalité de l’Eglise a été ainsi partagée entre les paroissiens de Saint-Pierre comme elle le fut en ce dimanche de la « messe des peuples ».

Dans l’homélie que Mgr Minnerath prononça après la proclamation de l’Evangile, il insista  sur le sens à donner dans la vie quotidienne des chrétiens, en commentant l’image du serviteur : « l’Esprit Saint est le dernier cadeau de Dieu à l’humanité. Soyons capables d’être à notre tour des serviteurs ».

Tous ces migrants, après avoir chanté et ponctué  leur foi par des gestes significatifs,  furent invités  dans la salle paroissiale à partager leur repas et à poursuivre  des animations.

 

                                              Jean Clerc

 

Photos : © Jean Clerc

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