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Posté le 21 juillet 2014 - Rubrique Culture et patrimoine

A l’heure où on s’interroge sur le devenir de certains édifices destinés au culte, visiter l’exposition que présente actuellement le musée des Beaux-Arts de Dijon sur la Sainte Chapelle ne manque pas d’intérêt. Elle présente en effet l’église qui a fait la fierté de Dijon et des dijonnais mais qui, à la suite de la  révolution française, a été désaffectée puis détruite.

Cette église fut édifiée à la suite du vœu que fit Hugues III, duc de bourgogne de la dynastie des Capétiens, alors qu’il se rendait en terre Sainte en 1171. Pris dans une tempête il promit de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à St Jean Baptiste s’il échappait au naufrage. C’est dès son retour que la construction de la chapelle commença et pour mieux s’intégrer au palais, le chœur fut exceptionnellement bâti  au nord.

C’est Philippe le Bon qui choisit la Sainte Chapelle de Dijon comme « lieu, chapitre et collège » de l’ordre de la Toison d’Or, créé le jour se don mariage avec Isabelle de Portugal en 1430. Et cette Sainte-Chapelle prit encore plus d’importance lorsque le pape Eugène IV remit à Philippe le Bon en 1434 en reconnaissance du soutien que le duc de Bourgogne lui avait apporté au concile de Bâle une « Sainte Hostie », source de nombreux miracles. Il s’agissait  d’une hostie miraculeuse qui montrait l’image du Christ et qui aurait saigné lorsqu’on lui infligea des coups de stylet.

C’est la beauté de cet édifice qui est proposé aux visiteurs de l’exposition. Grâce à une visite virtuelle en musique et à diverses applications numériques, on est invité à découvrir l’histoire de ce bâtiment prestigieux, le visiter dans tous ses détails reconstitués à partir des recherches les plus récentes, et prendre la mesure de cet édifice qui pendant plusieurs siècles a dominé la ville de Dijon de sa flèche.

Paradoxalement, la destruction de cet édifice n’est pas présentée dans cette exposition. Dès les premières années de la révolution française, l’église fut livrée au saccage. Les boiseries du chœur ont été déposées à la cathédrale Saint-Bénigne, l’orgue fut transféré à St Michel, un certain nombre des vitraux ont été entreposés à l’église Notre-Dame puis à la chapelle de l’Assomption.

Et le bâtiment n’ayant plus été entretenu, c’est en 1801 qu’est prise la décision de détruire la sainte chapelle, ce qui fut fait à partir de 1802…

C’est vraiment toute l’histoire de cette Sainte Chapelle et son destin si particulier qui peuvent aussi nourrir la foi et la réflexion des chrétiens d’aujourd’hui.

Cette remarquable exposition peut être visitée jusqu’au 13  octobre 2014, chaque jour (sauf mardi) de 9h 30 à 18h. (Musée des Beaux Arts. Entrée gratuite).

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Posté le 18 juillet 2014 - Rubrique Evénements

 

Au lendemain de la fête de Saint Benoit, l’abbaye de Cîteaux a accueilli de nombreux fidèles   qui venaient parfois de loin et parmi eux un grand nombre de gens de couleurs dont certains portaient le costume traditionnel de la Martinique. Il s’agissait de la profession solennelle d’un  jeune moine : frère Marie-Joseph, postulant depuis six années. Né en Martinique, il  avait été primitivement employé à la ville de Paris. Entré à Cîteaux d’abord comme « regardant », il était devenu postulant puis novice, aidé pour approfondir sa vocation par frère Michel.

Actuellement l’abbaye de Cîteaux  réunit une trentaine de moines avec des frères qui comme Marie-Joseph se préparent à assurer la relève dans les mois ou les années  prochaines et feront à leur tour « Profession Solennelle » : un camerounais, un prêtre du Congo et un autre postulant. Encore en civil lors des offices, ils se préparent avec l’aide de la prière de toute la communauté.

La cérémonie  solennelle était présidée par Dom Olivier Quénardel.

La messe  était celle de Notre Dame de la Délivrance, patronne du diocèse de la Martinique. Le rituel comportait  un questionnement du Père Abbé  à frère Marie-Joseph « Par le baptême, tu es déjà mort au péché et consacré au Seigneur, veux-tu par la profession solennelle lui être étroitement uni ?  Frères bien aimé demandons à Dieu le Père tout-puissant de répandre sa bénédiction sur son serviteur que voici, qu’il a appelé à suivre le Christ ; que sa bonté confirme dans son saint désir. »

Prosterné pendant le chant des litanies des Saints, Frère  Marie Joseph  reçut la coule blanche symbole de son attachement au Christ.

Cette longue cérémonie était empreinte d’un grand recueillement, chacun des moines de la communauté recevant le baiser de paix de celui qui dès lors est devenu l’un des leurs. Le Père Abbé  prononça l’ultime prière de conclusion  en invoquant le Père : « Enraciné dans la charité, qu’il ait part à la joie des saints et te rende gloire avec eux pour l’éternité ».

La bénédiction  solennelle fut donnée par Mgr Berranger, le père Abbé prenant avec lui  la cédule de profession de foi rédigée  et signée par  Frère Marie-Joseph.

Jean Clerc. 

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Posté le 17 juillet 2014 - Rubrique Vie du diocèse

Depuis quelques années, en juillet, c’est un numéro spécial de la revue diocésaine « Eglise en Côte d’Or » qui est envoyé à tous les abonnés. Au début de l’été, avec la lettre d’infos donnant les dates importantes de certaines activités des mois de juillet et Août dans le diocèse, ainsi que la liste des nominations, le numéro spécial attire notre intention sur la célébration d’ordination du 29 juin au cours de laquelle Marc Gérault est devenu prêtre.

Cette célébration présidée par l’archevêque a été l’occasion du rassemblement de plusieurs centaines de chrétiens de tout le diocèse qui sont venus prier pour le nouvel ordonné et rendre grâce. De magnifiques photographies ont été réalisées et sont ainsi proposées en souvenir de cette célébration.

En juin, un autre événement a permis à tous les prêtres fêtant 25, 50, 60 ou 65 ans de leur ordination sacerdotale de se réunir autour de leur évêque pour un temps de célébration de la messe à la cathédrale. C’est la dernière page de la revue qui propose un compte-rendu de cet événement et une photo de l’ensemble des jubilaires.

N’hésitez pas à vous abonner à la revue « Eglise en Côte d’Or » si vous ne l’êtes déjà, et si vous faites partie de nos lecteurs, merci beaucoup pour votre fidélité !

Vous pouvez vous abonner en ligne à ECO ici !

Eglise en Côte d’Or, revue du diocèse de Dijon, est disponible par abonnement (31 euros par an), à l’accueil de l’archevêché, à l’accueil de la maison diocésaine, dans la librairie la Procure à Dijon et sur les tables de presse des paroisses.

Tous ces numéros (10 par an + numéros spéciaux éventuels) sont accompagnés de la lettre d'information du diocèse (4 pages), qui annonce les principaux évènements de l'activité diocésaine.

Eglise en Côte d'Or paraît le 1er de chaque mois.

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Posté le 17 juillet 2014 - Rubrique Jeunes

C'est avec tristesse que les 2200 étudiants de France inscrits au pèlerinage national en terre Sainte prévu du 23 juillet au 3 août ont appris que celui-ci était annulé en raison des événements qui secouent actuellement la région. Cette décision difficile a été prise par les responsables de la conférence épiscopale française après avoir reçu une lettre de la cellule de crise du Quai d'Orsay.

Pour notre diocèse, les près de 50 étudiants qui s'apprêtaient à partir avec le P. Raphaël CLEMENT, leur aumônier, et qui ont préparé cette démarche durant toute l'année, la déception est grande. Néanmoins, ce temps devenu libre dans l'emploi du temps de chacun va peut-être permettre une rencontre d'un autre style pour manifester aussi depuis la France leur solidarité avec les populations d'Israël et Palestine et tout particlièrement les communautés chrétiennes.

Vous pouvez lire ici le communiqué officiel de la conférence des évêques de France annonçant l'annulation de ce Pèlerinage National en Terre Sainte ainsi que dans le pdf ci-dessous..

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