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Posté le 10 juin 2014 - Rubrique Pèlerinage

Informés par différents canaux, y compris le bouche à oreille, 41 pèlerins  venant des diocèses bourguignons et d’ailleurs (Lille, Saint-Dié) avaient répondu présents pour cette proposition de pèlerinage qui nous fit découvrir la Lituanie, à travers ses paysages variés et ses villes magnifiquement conservées ou restaurées, mais qui nous plongea aussi dans l’histoire d’un peuple au patriotisme enraciné dans la foi catholique.

 

Vue de loin la Lituanie peut apparaître comme un « petit pays »aux contours géographiques ou historiques plus ou moins nets. Une fois dans le pays la perspective change rapidement. Un survol du passé nous montre une histoire compliquée et souvent dramatique faite de résistance aux invasions de toute sorte, particulièrement celles des chevaliers teutoniques qui put être contenue par l’union avec le royaume de Pologne et aboutir à un « empire » qui allait jusqu’à Kiev et la mer Noire. Cette union se révéla cependant chaotique pendant les 250 ans où elle dura. La suite fut encore plus dure avec le démembrement de la Pologne à la fin du XVIIIème siècle et la mainmise des Russie tsariste qui imposa une discrimination entre catholiques et orthodoxes et par la suite une russification forcée. La situation suivant la première guerre mondiale resta très troublée, Vilnius perdit son statut de capitale, remplacée provisoirement par la ville de Kaunas. La deuxième guerre mondiale vit l’Armée Rouge occuper le pays et l’annexer de fait avec le début des déportations en Sibérie. Les Allemands envahissent à leur tour la Lituanie et mettent en œuvre la solution finale qui fit disparaître 150 000 juifs, particulièrement à Vilnius qui était un grand foyer de la culture juive au point de mériter le titre de « Jérusalem du Nord ». Le retour des soviétiques et de l’annexion à l’URSS pendant près de 50 ans fut le dernier épisode de cette longue série de malheurs avec une politique  de persécution religieuse et de répression du sentiment national, et la reprise des déportations par Staline de 200.000 Lituaniens vers la Sibérie.

Dans ces conditions on ne peut qu’admirer la capacité de résistance de ce peuple accroché à sa langue, à ses traditions et à sa foi catholique. Dans le maintien et le développement de celle-ci les Jésuites jouèrent un grand rôle avec notamment la création de l’Université de Vilnius au XVIème siècle.

Des rencontres passionnantes et émouvantes nous permirent de ressentir encore plus vivement ce que l’Histoire peut nous faire connaître.

Ce fut d’abord un entretien avec le cardinal Backis, le précédent archevêque de Vilnius. Il avait occupé d’importantes fonctions dans la diplomatie Vaticane et comme nonce dans différents pays. A Rome il avait bien connu Mgr Minnerath et c’est ce qui nous valut cette rencontre privilégiée. Dans un français parfait et avec une grande simplicité le cardinal se prêta à une discussion informelle, répondant à nos nombreuses questions touchant à la remise en place des structures ecclésiales dans tous les domaines et à tous les problèmes juridiques et financiers qui en découlent. Il nous parut que le gouvernement actuel faisait preuve d’une attitude décrispée et d’un certain pragmatisme pour trouver des solutions. Nul doute aussi que l’expérience diplomatique de l’archevêque joue encore un grand rôle dans la proposition de dispositions concrètes et parfois subtiles pour tourner les difficultés. Et surtout ajoutait Mgr Backis, exemples à l’appui, « beaucoup de patience et de confiance dans la Providence qui nous a révélé plusieurs fois des cheminements imprévus ! ».

Un autre moment fort fut celui de la visite du sanctuaire de la Divine Miséricorde,  lié à la personne de sœur Faustine, puis de la maison où elle séjourna à Vilnius de 1933 à 1936. Canonisée en 2000 par Jean-Paul II, sœur Faustine entretint une relation mystique avec le Christ de Miséricorde et fut à l’origine de cette dévotion par l’intermédiaire de son « Petit Journal » où elle consignait ses révélations et ses méditations, et par un tableau de Jésus Miséricordieux peint sur ses indications par  E. Kazimirowski.

A Kaunas, nous fîmes halte dans la maison de Sugihara, consul du Japon au début de la seconde guerre mondiale. Sans hésiter à outrepasser les consignes du gouvernement impérial il délivra à marche forcée des visas d’immigration permettant à 6000 personnes juives de fuir in extremis les rafles des nazis et d’arriver saines et sauves au Japon après un invraisemblable périple en train à travers la Sibérie, puis en bateau jusqu’au Japon. Cet homme à la personnalité exceptionnelle s’est toujours déclaré mû par le simple devoir d’humanité et refusa par la suite toute forme de reconnaissance matérielle. Son petit bureau, ses tampons, son téléphone d’époque n’ont pas quitté les lieux.

Autre rencontre surprenante : un monastère bénédictin à Palendriai, atteint après quelques péripéties routières. Cette abbaye fut construite récemment dans un style très sobre et très pur. Là vivent 14 moines de plusieurs nationalités, dont plusieurs Français. On nous expliqua en détail la belle histoire de la fondation de cette fille de l’abbaye de Solesmes et des liens que le chant grégorien put nouer avec les Ambrosiniens de Dijon.

Juste après nous arrivâmes à la Colline des Croix. Ce lieu étonnant est constitué par l’amoncellement d’une multitude de croix (200 000 ?), certaines de très grande taille, d’autres toutes petites, qui semblent escalader un petit monticule. Au début, sous le régime tsariste, il s’agissait de marquer d’une croix latine la tombe de quelques héros nationalistes. Par la suite, et surtout sous la domination soviétique, cela devint le signe du refus de la nation lituanienne d’abdiquer son histoire. Malgré la destruction du site à plusieurs reprises à coups de bulldozers, les croix reparurent, toujours plus nombreuses. Après une messe célébrée dans la chapelle, face à ce haut lieu, nous allâmes planter notre croix de la Province de Bourgogne, au cours d’une bénédiction prononcée par le Père Garnier, curé de la cathédrale de Dijon, qui fut notre accompagnateur spirituel.

A Siluva nous découvrîmes le lieu d’une apparition de la Vierge  en 1608 à deux enfants. Une chapelle d’une hauteur inusitée commémore cette apparition qui fut accompagnée de la découverte d’un tableau miraculeux. Une vaste esplanade fait face à la chapelle avec au centre une statue de Jean-Paul II suite à son passage en 1993. Le voyage du pape à cette époque à travers toute la Lituanie a laissé des traces durables, car il intervenait juste après l’accès à l’indépendance. De plus un lien sentimental existait avec la Lituanie, la mère de Jean-Paul II étant d’origine lituanienne.

De retour vers Vilnius un dernier lieu de mémoire nous étreignit le cœur. Dans les clairières d’une paisible forêt, à Paneriai, il nous fut donné de voir le mémorial du massacre par les nazis de victimes d’origines divers, notamment de 80 000 juifs, exterminées par ce qu’on appelle maintenant la « Shoah par balles ».

Toutes ces occasions de méditation et de réflexion sur l’histoire de notre Europe ont été accompagnées par les interventions du Père Garnier. Il utilisa le temps  liturgique avant l’Ascension pour nous livrer une catéchèse sur le centre de la vie chrétienne, le Christ et la Croix. Etant lui-même d’ascendance lituanienne du côté maternel il put aussi nous livrer un témoignage personnel sur les événements de la « grande Histoire ».   

Nous n’avons pas dit beaucoup sur les merveilles architecturales découvertes au cours de ce pèlerinage, des splendeurs baroques de Vilnius, des vieux quartiers de Kaunas ou de Kedainai, des sanctuaires innombrables, catholiques, protestants, orthodoxes, juifs,  présents un peu partout qui témoignent de la coexistence pendant des siècles de communautés diverses,  de l’isthme de Courlande (où résida Thomas Mann) et de son écosystème maritime préservé… Il y a bons guides pour s’approcher de ces témoins d’une histoire aussi fascinante. Nous avons préféré souligner l’enseignement reçu d’un pays petit en taille, mais si grand par son inlassable volonté à revendiquer sa foi et à garder son âme. De ce point de vue notre pèlerinage laissera dans tous les cœurs un souvenir durable.

 

                                                       Marc Vandecasteele


Photos© Service diocésain des pèlerinages

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Posté le 05 juin 2014 - Rubrique Mouvements et associations

Des bénévoles de l’équipe du Secours Catholique de Dijon ont tenu à proposer un temps de convivialité et d’échanges pour mieux comprendre la situation des personnes migrantes, lutter contre les préjugés et vivre une vraie rencontre.

L’interculturalité était le thème fort de cette rencontre : « Créons et développons des espaces de rencontre interculturelle et interreligieuse pour promouvoir le vivre ensemble et l’ouverture de tous à l’universel. »

 

Entrer en relation avec celui qui nous est étranger n’est pas forcément chose aisée. Ce n’est qu’en rencontrant l’autre que l’on peut se comprendre, accepter nos différences et découvrir que ce sont des richesses.

Ce samedi 17 mai 2014, une cinquantaine de personnes ont répondu à cet appel. Parmi elles, des bénévoles du Secours Catholique, ainsi que des chrétiens engagés dans les opérations de repas en paroisse de l’agglomération dijonnaise. Une occasion de se retrouver ensemble autour d’une préoccupation commune, l’accueil des personnes migrantes.

Après un repas partagé pour faire connaissance, et un temps d’introduction et de jeux concernant quelques préjugés tenaces, divers intervenants se sont succédé pour apporter leur témoignage sur la situation de leur pays et les motifs des migrations.

Yves et Christian ont présenté la République démocratique du Congo (RDC) en compagnie du père Amédée Nkama, de Lavandule pour le Kosovo et de Cristina pour la Roumanie. Que leur exil soit d’ordre politique, économique ou sanitaire, ils ont tenu à préciser que quitter son pays ne se fait jamais de gaieté de cœur et qu’il n’y a pas un motif plus louable qu’un autre. Malgré les difficultés rencontrées dans leur parcours, ils ont su nous adresser un formidable message d’espoir pour un avenir meilleur et une réelle envie de trouver leur place dans notre pays et de s’y investir. Ils ont également remercié ceux qui ont su et savent leur faire confiance, les reconnaître en tant que « personne » avant de les voir comme des étrangers.

Comme ce qui se vit « ici » est indissociable de ce qui se vit « là-bas », nous avons souhaité découvrir les actions de solidarité qui existent dans les pays d’origine des personnes migrantes. Rappelons que la solidarité internationale fait partie intégrante de l’action du Secours Catholique-Caritas France, qui appartient au réseau Caritas Internationalis. Le père Amédée Nkama nous a fait le plaisir de nous faire profiter de son expérience et de son expertise au sein de la Caritas en RDC dans le diocèse de Kisantu. Auparavant directeur de la Caritas Kisantu, son engagement perdure en France et il se fait fort de témoigner, d’éveiller et de sensibiliser à la solidarité et aux réalités de son pays. Le père Amédée Nkama a présenté les différentes actions d’urgence et de développement existant dans le diocèse, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’activité économique, des infrastructures, de la réhabilitation des enfants soldats, du retour des personnes migrantes… Vous pouvez découvrir ce qui s’y vit grâce au lien :  http://caritasdev.cd/fr

Il nous appartient à tous de vivre la rencontre pour vaincre les réticences, rester fidèles à nos convictions et en témoigner.

 

                                                      Fanny Rageot 
                                  Animatrice au Secours Catholique

 


Photos© Jean-François Minonzio et Secours Catholique

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Posté le 04 juin 2014 - Rubrique Pèlerinage

Comme chaque année, les évêques de la Province de Dijon nous invitent à vivre ensemble une démarche de pèlerinage le lundi de Pentecôte, le 9 juin.

Cette année, c’est à Pontigny, dans l’Yonne que nous pourrons nous réunir pour découvrir, à l’occasion de ses 900 ans, l’abbaye de Pontigny.
L'ancienne abbaye de Pontigny est l'un des plus anciens sites de l'ordre cistercien. Seconde fondation du monastère de Cîteaux, elle fut établie en 1114 aux confins des anciens diocèses de Sens, d'Auxerre et de Langres, entre Champagne et Bourgogne. Pontigny est également le siège de la Mission de France.
L’église est la cathédrale du diocèse de la Mission de France. De nombreux temps forts de la vie de la communauté y ont lieu. La Mission de France est un diocèse de l’Église catholique, créé en 1941 à l’initiative du Cardinal Suhard.

 Au programme de cette journée :

7 h 15 : Départ de Dijon, boulevard Voltaire
Ramassage sur l’axe Dijon Pouilly-en-Auxois ou autre selon inscriptions
09 h 30 : Arrivée à Pontigny
10 h 00 : Accueil par nos évêques,
Temps de prière
Présentation du lieu, de la Mission de France
11 h 45 : Visite de l’abbatiale par groupe et ateliers au choix
 

Atelier 1 : Film sur la Mission de France
Atelier 2 : La Mission de France : une aventure missionnaire, la foi aujourd’hui?
Atelier 3 : La vie cistercienne, une mission universelle ? Père Abbé de Cîteaux
Atelier 4 : Madeleine Delbrêl : missionnaire des Cités
Atelier 5 : Thérèse de Lisieux, patronne des missions
Atelier 6 : L’art, une parole évangélique ?
Atelier 7 : Aimer, un évangile au quotidien Secours Catholique
Atelier 8 : Missionnaire sous le patronage de St Edme
 

12 h 30 : Repas tiré du sac ou servi à la maison de la Mission de France
13 h 45 : Reprise des visites de l’abbatiale et des ateliers
15 h 30 : Répétition de chants dans l’abbaye pour ceux qui veulent faire partie de la chorale
16 h 15 : Célébration eucharistique à la Basilique
17 h 30 : Départ des cars pour retour sur Dijon vers 19 h 45.

Renseignements et inscriptions dans le document pdf ci-dessous.

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Posté le 04 juin 2014 - Rubrique Pèlerinage

Sur le thème : «  Serviteur du Christ, serviteur de la  paix », le 56° pèlerinage militaire international s'est déroulé à Lourdes du 16 au 18 mai 2014.

Réunissant près de 12 000 militaires représentants 40 pays, ce moment phare du diocèse aux armées s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse et festive. La grande messe finale a réuni près de 30 000 personnes à la basilique Saint Pie X le dimanche 18 mai.

Le détachement de l'aumônerie de la région de gendarmerie de Bourgogne s'est caractérisé par une affluence record puisque 63 gendarmes et familles sont venus cette année (soit un quasi doublement de la participation par rapport à l'année 2013). 

Sous un ciel particulièrement ensoleillé,  le groupe a pu vivre des temps forts comme le baptême de 40 militaires français ainsi que la confirmation de 75 de ses soldats lors d'une messe réunissant près de 3 000 personnes.             

Une multitude d'activités ont été proposées aux pèlerins afin de combler toutes les différentes aspirations et besoins de chacun.

 

                                             Aumônier Philippe Chorier-Pichon



Photos© DR

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