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Posté le 23 dcembre 2014 - Rubrique Vocation

Dans la magnifique église Saint-Aignan jouxtant le séminaire d'Orléans, Deo Thomas, séminariste du diocèse de Tuticorin (Inde) en cinquième année de formation, a été institué lecteur et acolyte le 17 décembre.

Ces deux étapes ponctuent son avancée vers l'ordination diaconale et presbytérale.

Après les paroisses Pouilly-en-Auxois et Marsannay-la-Côte, Deo est actuellement accueilli par la paroisse Dijon-Notre-Dame et l'aumônerie du lycée Carnot. C’est un enracinement local précieux pour ce séminariste envoyé par le diocèse de Tuticorin en Inde.

Ce 17 décembre, plusieurs prêtres du diocèse (les Pères Paul Houdart, délégué diocésain à la formation des séminaristes, Antoine Amigo, Michel Pailley, Franck Molard) ainsi que Gilbert Girieu, diacre, ont fait le déplacement jusqu’à Orléans pour vivre cette célébration présidée par Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres.

 

Ci-dessous, une présentation des ministères institués et des photographies de la célébration.

 

Les ministères institués font partie des étapes sur le chemin qui conduit vers l’ordination d’un diacre ou d’un prêtre.

Les plus anciens parmi nous se rappellent peut-être qu’avant le concile Vatican II, pour ceux qui se préparaient à devenir prêtres, on parlait d’ «ordres mineurs » (portier, exorciste...). Le pape Paul VI a préféré conserver que deux de ces étapes mais en les détachant complètement du sacrement de l'ordre. Lectorat et acolytat sont désormais des ministères « institués ». Si en théorie, ils pourraient être conférés à des laïcs, on constate que jusqu’à présent, ils ne sont guères conférés qu'à des hommes se préparant au sacrement de l'ordre.

Celui qui est institué « lecteur » et « acolyte » reçoit, d’une manière reconnue et durable, la charge d’un service que bien des chrétiens peuvent rendre occasionnellement comme c’est le cas pour chacune de nos célébrations. Celui qui est institué lecteur et acolyte est alors appelé à être le signe de l’importance de ce service dans l’Eglise.

Le lectorat ; le service de la Parole de Dieu.

Ce service peut se vivre sous de multiples formes : la méditation et l’étude de la Bible, la proclamation au cours des célébrations, dans le cadre de la catéchèse ou de l'initiation aux sacrements, l’évangélisation sous toutes ses formes.

Mais, pour pouvoir être un témoin fidèle de la Parole de Dieu autour de lui, le lecteur doit avant tout lire, connaître la Parole de Dieu et s'en nourrir quotidiennement. C’est ce que signifie le rite de l’institution lorsque l'évêque remet le livre de la Sainte Écriture en disant au candidat :

« Recevez le livre de la Sainte Écriture
et transmettez fidèlement la Parole de Dieu:
qu'elle s'enracine et fructifie dans le coeur des hommes.»

L’acolytat ; le service de la prière communautaire et de l’Eucharistie.

La célébration de cette institution rappelle que celui qui est institué acolyte est au service du corps du Christ à la fois dans l’Eglise et dans l’Eucharistie.

Avant de passer de ce monde à son Père, le Seigneur Jésus a confié le sacrement de son corps et de son sang à l'Église, comme source de sa construction et de son développement, et coeur de sa vie.

Bien sûr, l'acolyte n’est vraiment serviteur du Corps du Christ que s'il en vit lui-même. Il est donc appelé à grandir jour après jour dans la foi et la charité, à animer la prière de l’assemblée, y compris en distribuant l’eucharistie, à vivre au service de toute l’Eglise, peuple de Dieu, avec une attention toute particulière envers les pauvres et les malades.

L'acolytat est signifié par la remise au nouveau ministre d'une patène et d'un calice:

« Recevez ce pain et cette coupe de vin
pour la célébration de l'eucharistie,
et montrez-vous digne de servir la table du Seigneur et de l'Église.»

 

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Posté le 22 dcembre 2014 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

Suite aux événements qui ont eu lieu dimanche 21 décembre 2014 vers 20h dans les rues du Centre-ville de Dijon et qui ont fait une douzaine de victimes, Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, a publié le communiqué ci-dessous.

"L'archevêque de Dijon et la communauté catholique tiennent à manifester leur proximité et leur solidarité aux victimes du forcené qui a fauché une douzaine de personnes hier à Dijon, ainsi qu'à leurs familles.

En ce temps où la ville est en fête et où l'Eglise se prépare à célébrer la naissance de Jésus, messager de paix, nous ne pouvons qu'exprimer notre indignation devant une violence aussi insensée.

Que de tels actes ne découragent pas ceux qui vivront Noël comme un appel à plus de fraternité et de paix.

Dijon, le 22 décembre 2014."

 

Ci-dessous le communiqué de Mgr Minnerath en pdf.

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Posté le 19 dcembre 2014 - Rubrique Culture et patrimoine

Le 12 décembre, la maison diocésaine a accueilli 150 participants qui ont entendu plus de vingt intervenants au cours du colloque régional sur "Les églises rurales, un patrimoine et une opportunité", organisé par Gérard Drexler, délégué régional de l’association Patrimoine-environnement.

La christianisation de notre pays a entraîné la construction d’églises dans nos villages. Rares sont les communes qui n’en possèdent pas, certaines en ont même plusieurs. Des édifices ont plus d’un millénaire comme l’église de Fixey, chaque époque nous a laissé des constructions à l’architecture caractéristique : l’art roman dans le Brionnais, ou l’art gothique dans l’Yonne : plus d’un tiers des églises datent du XIXème siècle.

L’exode rural depuis 1850, et l’évolution de la pratique religieuse a provoqué une moindre utilisation des églises dans nos campagnes qui risquent de disparaître ; mais, dans chaque commune, l’église reste un signe fort pour tous, celui d’une communauté enracinée dans une histoire, le lieu qui en symbolise son unité et la fraternité entre ses habitants, son âme et son visage.

La très grande richesse de ce colloque, fut non seulement le grand nombre des orateurs partenaires pour faire vivre nos églises rurales, mais surtout leur qualité et leur compétence, qu’ils soient curés, élus, fonctionnaires, membres d’associations ou autres,  et qu’ils traitent d’aspects pastoraux, administratifs, financiers ou techniques, d’animation touristique ou artistique : une rencontre passionnante aux multiples approches pour mieux cerner cette question d’actualité.

C’est d’abord Mgr Minnerath qui a dressé le cadre juridique avec beaucoup de précision, en exposant la réglementation, notamment les lois des 9 décembre 1905, du 2 janvier 1907 et la circulaire du 29 juillet 2011. Il a rappelé  les droits et obligations du maire de la commune propriétaire du bâtiment, chargée de l’entretien, et du curé affectataire qui en reçoit l’usage pour l’exercice du culte. Le régime de l’affectation a permis le maintien en bon état des édifices cultuels et de leur mobilier. La lourdeur et la complexité de la procédure de désaffectation la rend dissuasive.

Quatre curés ont fait part de leur expérience dans le milieu rural : pour notre diocèse, le Père Yves Frot dans la Côte, et le Père Paul Houdart dans l’Auxois puis dans le Châtillonnais. Les curés ont exprimé leur volonté de collaborer avec les municipalités dans le cadre des dispositions de la loi de 1905 et des textes postérieurs, mais surtout d’avoir de bonnes relations personnelles avec les maires. L’église qui est souvent le seul lieu digne d’intérêt dans le village, est d’abord  un lieu de prière qui doit être, si possible ouvert à tous, notamment aux touristes. Il ne faudrait pas seulement y célébrer les funérailles, mais aussi les baptêmes et les mariages.

Des maires ont exprimé leur souci d’entretenir les bâtiments et de valoriser le patrimoine, en collaboration avec les offices du tourisme : pour la Côte-d’Or, M. Bruno Bethenod, président des maires ruraux, a donné son témoignage pour la commune d’Arceau. Il a évoqué les préoccupations financières qu’il a dû surmonter pour financer les travaux de restauration de l’église, mais également sa volonté de maintenir le pèlerinage à Notre-Dame de Bon Secours.

Des responsables des services de l’Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles) ou un architecte des bâtiments de France ont précisé leurs missions de protection, de conservation et l’aide au financement des bâtiments, ou bien de maîtrise d’œuvre . Les départements sont également des partenaires actifs dans la participation au financement des travaux dans les églises, faisant l’objet ou non de protection au titre des monuments historiques. Le conseil général de la Côte-d’Or a édité en 2007 un très bel ouvrage sur le patrimoine spirituel du département "De terre & d'esprit".

Parmi les autres approches évoquées au cours du colloque pour faire vivre nos églises rurales, il faut mentionner les associations chargées de leur valorisation ou de leur animation comme le festival Musique en voûtes qui organise des concert de qualité dans des églises rurales de Bourgogne, le Centre international d’études des patrimoines culturels : les chemins du roman en Bourgogne du Sud qui a son siège à Saint-Christophe en Brionnais, mais également les offices du tourisme.

Enfin, il ne faut pas oublier de souligner le travail très important de deux services diocésains dans ce domaine : la Commission Diocésaine d’Art Sacré (CDAS) qui a notamment des taches de conseil, de documentation et d’information dont la secrétaire générale est Mlle Françoise Vignier, et la Pastorale des Réalités du tourisme et des Loisirs, animée par Jean-Michel Pelotte.


Que ce colloque soit l’occasion d’optimiser la synergie de l’action de tous les partenaires qui oeuvrent à la conservation et à l’animation des églises rurales de la Bourgogne.

 

                                                   Jean-François Minonzio

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Posté le 18 dcembre 2014 - Rubrique Vie des Paroisses

Un spectacle de Noël sera présenté ces prochains jours à Mirebeau-sur-Bèze et Pontailler-sur-Saône.

Joué par une vingtaine de jeunes du caté de ces deux paroisses, ce spectacle haut et riche en couleur vous entraîne dans la magie de la fête de Noël.

 

 

Retour avec le père Joseph Nkouka, curé de Mirebeau et Pontailler, sur l'origine de ce spectacle.

 

"L’idée d’un spectacle de Noël avec les jeunes m’a été inspirée cette année par quelques jeunes du caté et adultes. Les jeunes avaient envie d’un spectacle rien que pour eux (par rapport au grand spectacle). Les adultes pensent que Noël est la fête qui accroche le plus le tout-venant.

J’ai accepté cette double demande, parce qu’elle correspond exactement à l’idée que je me fais de la « Mission » aujourd’hui, conformément à l’invitation du pape François relayée par notre archevêque : « Sortir l’Église hors de ses murs ».

Aujourd’hui, je pense que nous ne pouvons plus nous contenter du catéchisme traditionnel –: les temps ont changé, les mentalités ont évolué.

Les temps sont révolus ou l’Église attendait patiemment que l'on vienne frapper à sa porte, c’est à nous Eglise d’aller vers eux.

Nous ne pouvons plus annoncer le kérygme sans au préalable répondre aux questions et attentes de nos contemporains. Cela suppose des lieux de rencontre et d’écoute. Nous ne pouvons plus annoncer le kérygme sans aucun lien avec le salut concret qu’il apporte au quotidien, –expliquer en quoi la foi apporte des réponses aux attentes humaines.

Il faut le dire avec les mots, c’est la catéchèse traditionnelle, mais aussi en acte, avec des actes concrets. C’est ce que l'on essaie de faire en provoquant des activités qui nous engagent à un vivre ensemble comme les pèlerinages, le théâtre, les sorties caté...ou ce spectacle !"

 

 

Une initiative audacieuse qui permettra, le jour des représentations, de vivre un beau moment autour de Noël, et qui laissera sans doute de nombreux souvenirs aux participants, qu’ils soient devant ou sur la scène.


Les deux représentations auront lieu :

- le vendredi 19 décembre à 20h au Centre socio-culturel de Mirebeau

- le mercredi 24 décembre à 18h en l’église Saint-Maurice de Pontailler.

 


Photos : Répétition du spectacle de Noël le 5 décembre dernier à Pontailler-sur-Saône

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