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Posté le 19 dcembre 2014 - Rubrique Culture et patrimoine

Le 12 décembre, la maison diocésaine a accueilli 150 participants qui ont entendu plus de vingt intervenants au cours du colloque régional sur "Les églises rurales, un patrimoine et une opportunité", organisé par Gérard Drexler, délégué régional de l’association Patrimoine-environnement.

La christianisation de notre pays a entraîné la construction d’églises dans nos villages. Rares sont les communes qui n’en possèdent pas, certaines en ont même plusieurs. Des édifices ont plus d’un millénaire comme l’église de Fixey, chaque époque nous a laissé des constructions à l’architecture caractéristique : l’art roman dans le Brionnais, ou l’art gothique dans l’Yonne : plus d’un tiers des églises datent du XIXème siècle.

L’exode rural depuis 1850, et l’évolution de la pratique religieuse a provoqué une moindre utilisation des églises dans nos campagnes qui risquent de disparaître ; mais, dans chaque commune, l’église reste un signe fort pour tous, celui d’une communauté enracinée dans une histoire, le lieu qui en symbolise son unité et la fraternité entre ses habitants, son âme et son visage.

La très grande richesse de ce colloque, fut non seulement le grand nombre des orateurs partenaires pour faire vivre nos églises rurales, mais surtout leur qualité et leur compétence, qu’ils soient curés, élus, fonctionnaires, membres d’associations ou autres,  et qu’ils traitent d’aspects pastoraux, administratifs, financiers ou techniques, d’animation touristique ou artistique : une rencontre passionnante aux multiples approches pour mieux cerner cette question d’actualité.

C’est d’abord Mgr Minnerath qui a dressé le cadre juridique avec beaucoup de précision, en exposant la réglementation, notamment les lois des 9 décembre 1905, du 2 janvier 1907 et la circulaire du 29 juillet 2011. Il a rappelé  les droits et obligations du maire de la commune propriétaire du bâtiment, chargée de l’entretien, et du curé affectataire qui en reçoit l’usage pour l’exercice du culte. Le régime de l’affectation a permis le maintien en bon état des édifices cultuels et de leur mobilier. La lourdeur et la complexité de la procédure de désaffectation la rend dissuasive.

Quatre curés ont fait part de leur expérience dans le milieu rural : pour notre diocèse, le Père Yves Frot dans la Côte, et le Père Paul Houdart dans l’Auxois puis dans le Châtillonnais. Les curés ont exprimé leur volonté de collaborer avec les municipalités dans le cadre des dispositions de la loi de 1905 et des textes postérieurs, mais surtout d’avoir de bonnes relations personnelles avec les maires. L’église qui est souvent le seul lieu digne d’intérêt dans le village, est d’abord  un lieu de prière qui doit être, si possible ouvert à tous, notamment aux touristes. Il ne faudrait pas seulement y célébrer les funérailles, mais aussi les baptêmes et les mariages.

Des maires ont exprimé leur souci d’entretenir les bâtiments et de valoriser le patrimoine, en collaboration avec les offices du tourisme : pour la Côte-d’Or, M. Bruno Bethenod, président des maires ruraux, a donné son témoignage pour la commune d’Arceau. Il a évoqué les préoccupations financières qu’il a dû surmonter pour financer les travaux de restauration de l’église, mais également sa volonté de maintenir le pèlerinage à Notre-Dame de Bon Secours.

Des responsables des services de l’Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles) ou un architecte des bâtiments de France ont précisé leurs missions de protection, de conservation et l’aide au financement des bâtiments, ou bien de maîtrise d’œuvre . Les départements sont également des partenaires actifs dans la participation au financement des travaux dans les églises, faisant l’objet ou non de protection au titre des monuments historiques. Le conseil général de la Côte-d’Or a édité en 2007 un très bel ouvrage sur le patrimoine spirituel du département "De terre & d'esprit".

Parmi les autres approches évoquées au cours du colloque pour faire vivre nos églises rurales, il faut mentionner les associations chargées de leur valorisation ou de leur animation comme le festival Musique en voûtes qui organise des concert de qualité dans des églises rurales de Bourgogne, le Centre international d’études des patrimoines culturels : les chemins du roman en Bourgogne du Sud qui a son siège à Saint-Christophe en Brionnais, mais également les offices du tourisme.

Enfin, il ne faut pas oublier de souligner le travail très important de deux services diocésains dans ce domaine : la Commission Diocésaine d’Art Sacré (CDAS) qui a notamment des taches de conseil, de documentation et d’information dont la secrétaire générale est Mlle Françoise Vignier, et la Pastorale des Réalités du tourisme et des Loisirs, animée par Jean-Michel Pelotte.


Que ce colloque soit l’occasion d’optimiser la synergie de l’action de tous les partenaires qui oeuvrent à la conservation et à l’animation des églises rurales de la Bourgogne.

 

                                                   Jean-François Minonzio

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Posté le 18 dcembre 2014 - Rubrique Vie des Paroisses

Un spectacle de Noël sera présenté ces prochains jours à Mirebeau-sur-Bèze et Pontailler-sur-Saône.

Joué par une vingtaine de jeunes du caté de ces deux paroisses, ce spectacle haut et riche en couleur vous entraîne dans la magie de la fête de Noël.

 

 

Retour avec le père Joseph Nkouka, curé de Mirebeau et Pontailler, sur l'origine de ce spectacle.

 

"L’idée d’un spectacle de Noël avec les jeunes m’a été inspirée cette année par quelques jeunes du caté et adultes. Les jeunes avaient envie d’un spectacle rien que pour eux (par rapport au grand spectacle). Les adultes pensent que Noël est la fête qui accroche le plus le tout-venant.

J’ai accepté cette double demande, parce qu’elle correspond exactement à l’idée que je me fais de la « Mission » aujourd’hui, conformément à l’invitation du pape François relayée par notre archevêque : « Sortir l’Église hors de ses murs ».

Aujourd’hui, je pense que nous ne pouvons plus nous contenter du catéchisme traditionnel –: les temps ont changé, les mentalités ont évolué.

Les temps sont révolus ou l’Église attendait patiemment que l'on vienne frapper à sa porte, c’est à nous Eglise d’aller vers eux.

Nous ne pouvons plus annoncer le kérygme sans au préalable répondre aux questions et attentes de nos contemporains. Cela suppose des lieux de rencontre et d’écoute. Nous ne pouvons plus annoncer le kérygme sans aucun lien avec le salut concret qu’il apporte au quotidien, –expliquer en quoi la foi apporte des réponses aux attentes humaines.

Il faut le dire avec les mots, c’est la catéchèse traditionnelle, mais aussi en acte, avec des actes concrets. C’est ce que l'on essaie de faire en provoquant des activités qui nous engagent à un vivre ensemble comme les pèlerinages, le théâtre, les sorties caté...ou ce spectacle !"

 

 

Une initiative audacieuse qui permettra, le jour des représentations, de vivre un beau moment autour de Noël, et qui laissera sans doute de nombreux souvenirs aux participants, qu’ils soient devant ou sur la scène.


Les deux représentations auront lieu :

- le vendredi 19 décembre à 20h au Centre socio-culturel de Mirebeau

- le mercredi 24 décembre à 18h en l’église Saint-Maurice de Pontailler.

 


Photos : Répétition du spectacle de Noël le 5 décembre dernier à Pontailler-sur-Saône

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Posté le 17 dcembre 2014 - Rubrique Chrétiens dans la société

A l’invitation de plusieurs mouvements chrétiens, la grande salle paroissiale Sainte-Bernadette a accueilli le 10 décembre dernier une assistance nombreuse et attentive pour écouter Jean-Philippe Pierron, philosophe dijonnais, enseignant à l’université de Lyon III, qui a été responsable régional du mouvement  « Communauté Vie Chrétienne ».

Il a élucidé ce qui nous unit à l’autre, ce lien entre personnes, nommé "fraternité" ;  il a exploré le sens de ce mot,  analysé les relations humaines qu’il instaure aussi bien dans la vie familiale, sociale, professionnelle, citoyenne ou ecclésiale,  l’idéal qu’il sous-tend, et l’engagement qu’il implique.

Fraternité est un mot commun au domaine politique et religieux : c’est l’un des trois principes de notre République, rappelé dans sa devise qui figure au fronton des bâtiments publics ; mais c’est aussi un commandement de l’Evangile, qui nous pousse à la communion avec les autres. Il  suffit  de rappeler le grand rassemblement à Lourdes "Diaconia 2013, Vivons la fraternité", ou le message du pape François pour la journée mondiale de la Paix du 1er janvier 2014 : "La fraternité, fondement et route pour la paix".

La fraternité, c’est la tentative de promouvoir un vivre ensemble, d’avoir le souci du lien avec autrui. Le mot est issu du domaine privé de la famille, pour investir le champ collectif, social et politique dans le désir de vouloir faire corps ensemble. Le lien fraternel cherche à construire des relations sociales plus chaleureuses et plus égalitaires; c’est l’un des fondements de la notion  de service public, même si ce n’est pas toujours visible.

Il est donc impératif que nos relations sociales soient plus fraternelles pour que nous contribuions à la construction d’un monde meilleur, en explorant de nouveaux champs comme celui de l’écologie.

Merci à Jean-Philippe Pierron d’avoir posé toutes ces questions !


                                                          Jean-François Minonzio


Photos© Les Amis de la Vie

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Posté le 17 dcembre 2014 - Rubrique Carnet

C’est une église Saint-Michel remplie qui a accueilli tous les parents et nombreux amis pour la célébration de funérailles du père Bernard Gourier en ce 16 décembre. Après le temps de veillée célébré la veille en l’église de Lacanche, ce fut à nouveau l’occasion de constater le rayonnement extraordinaire de ce prêtre du diocèse de Dijon qui a tellement marqué tous ceux qui ont eu la chance de l’avoir comme animateur, curé, aumônier, voisin, ami ou collègue de travail. Cette célébration était présidée par l’archevêque qui avait près de lui le Père Provincial des Pères du Sacré-Cœur, le père Jean-Jacques Flammang, et de nombreux prêtres.

C’est à Châtillon-sur-Seine que Bernard Gourier est né, a été baptisé, a suivi sa scolarité avant d’entrer au petit séminaire puis au grand Séminaire. Son cursus de formation a été interrompu par un temps de service militaire en Allemagne, à Chalon-sur-Marne puis pendant 14 mois au Maroc.

C’est le 29 juin 1960 qu’il a été ordonné prêtre en la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon.

Sa première mission est d’avoir été vicaire à Saint-Nicolas de Beaune, puis à partir de 1966, il est préfet au petit séminaire de Flavigny.

En 1968, il est nommé aumônier diocésain du MRJC puis aumônier régional en 1974. A cette date, il réside à Aubigny-en-Plaine et fait partie de l’équipe pastorale de secteur. En 1979, il est nommé responsable de l’équipe sacerdotale de Brazey-en-Plaine.

En 1982, il partage la tâche pastorale du secteur de Lacanche et devient aumônier diocésain de la branche ouvrière du CMR. Il deviendra curé du secteur de Lacanche à partir de 1988. Puis doyen du doyenné Auxois-sud en 1993. En 1995, il reçoit la charge pastorale du secteur d’Arnay. Il y ajoutera en 1998 la charge d’administrateur du secteur paroissial de Bligny-sur-Ouche.

C’est en 2000 qu’il deviendra délégué épiscopal à la pastorale des migrants, jusqu’en 2009 où il sera officiellement admis à prendre sa retraite.

Mais durant toutes ces années, il a non seulement choisi la vie communautaire et, en particulier avec ses frères de Lacanche, pour être au plus près de ceux qu’il servait mais il a eu aussi  beaucoup d’autres mission : toujours prêt à rendre service, il a accepté tout ce qu’il lui a été demandé et beaucoup se souviennent par exemple qu’il a été directeur diocésain des pèlerinages pendant quelques années. Même au-delà de sa date de retraite, il est bien difficile de faire la liste des mouvements, équipes d’action catholique, des pèlerinages, des groupes de réflexion qu’il a accompagnés. Et il serait tout aussi difficile de citer tous ses engagements dans la vie civile : il avait ainsi choisi en plus de ses ministères d’avoir un travail salarié pour être au plus près de ce monde ouvrier en milieu rural qu’il servait ; de participer au Centre Communal d’Action Social, d’apporter son aide à Emmaüs et à tant d’autres organismes.

Mais samedi matin, dans son habituelle discrétion, Bernard Gourier est parti rejoindre non seulement son frère décédé il y a seulement quelques mois, tous ses parents et amis disparus trop tôt, mais surtout le Seigneur qu’il a si bien servi toute sa vie.

Au cours de la célébration admirablement animée par la chorale Saint-Michel, chacun a pu apprécier les paroles fortes du père Jean Demaizères qui a prononcé l’homélie, du père Paul Lamarche qui a expliqué le choix des lectures que Bernard Gourier avait fait lui-même pour la célébration de ses obsèques, et des nombreux témoignages donnés à l’occasion de la prière universelle et du dernier adieu.

 


Vous pouvez retrouver ci-dessous en PDF, l’ homélie du père Jean Demaizières prononcé lors des obsèques du père Bernard Gourier.

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