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Posté le 31 mai 2017 - Rubrique Vie des Paroisses

Dans les deux paroisses de Brazey-en-Plaine et de Saint-Jean-de-Losne, c’est le Père Eric Ardiet, ancien curé, qui a relancé la bénédiction et la procession des rogations.

Le mot « rogations », du latin « rogatio », veut dire une prière de demande. « Les Rogations » sont une prière de demande liturgique, accomplie par la communauté chrétienne. La date traditionnelle, ce sont les trois jours qui précèdent la fête de l’Ascension. Le lundi, on prie pour la fenaison ; le mardi, pour les moissons ; le mercredi, pour les vendanges.

Les origines de la tradition des "Rogations"

Les Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert. A l'époque, il y avait des calamités de tous ordres, non seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions, incendies et guerres. Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.

Les chrétiens se rassemblent en un lieu donné en principe à une croix. Là, c’est le début de la messe avec demande de pardon et liturgie de la Parole. Puis vient la prière qui accompagne la bénédiction avec l’eau bénite.

Ensuite tout le monde se dirige vers l’église. La procession se met en route avec la litanie des saints. Pour la fin de la procession, nous disons une ou plusieurs dizaines de chapelet. A l’église, on reprend à l’offertoire.

Cette année.

Cette année, nous avons décidé quelques spécificités. D’abord, une nouvelle croix qui marche devant la procession ; et le mardi nous avons bénéficié d’un très beau pain pour le partage du pain béni.

Afin de nourrir notre prière, ce sont quelques passages de Laudato si, l’encyclique du pape François, qui ont alimenté notre méditation.

Magny-les-Aubigny

Le lundi soir, à Magny les Aubigny, la bénédiction de la fenaison nous a permis de reprendre ces deux aspects de la création où le Seigneur invite   à ‘‘cultiver et garder’’ le jardin du monde (cf. Gn 2, 15).

 « Alors que « cultiver » signifie labourer, défricher ou travailler, « garder » signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature. Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures… » (Laudato Si, n° 67)

Montot

Le mardi soir à Montot, la bénédiction de la moisson avec cette invitation au partage, comme on partage le pain. Cela n’est pas réservé aux travailleurs de la terre mais à nous tous.

 « Reconnaissance que le don de la terre, avec ses fruits, appartient à tout le peuple. Ceux qui cultivaient et gardaient le territoire devaient en partager les fruits, spécialement avec les pauvres, les veuves, les orphelins et les étrangers : « Lorsque vous récolterez la moisson de votre pays, vous ne moissonnerez pas jusqu’à l’extrême bout du champ. Tu ne glaneras pas ta moisson, tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger » (Lv 19, 9-10). » (Laudato Si, n° 71)

Losne

Le mercredi soir, à Losne, bénédiction des vendanges, et aussi du vin. C’est autour des mots « Joie » et « Fête » que nous avons orienté notre méditation. Le vin qui est un moyen pour la fête et la joie nous invite à toujours savoir garder ces temps de fête entre tous, elle est source de joie.

 « Ensemble, avec toutes les créatures, nous marchons sur cette terre en cherchant Dieu, parce que « si le monde a un principe et a été créé, il cherche celui qui l’a créé, il cherche celui qui lui a donné un commencement, celui qui est son Créateur ». Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la JOIE de l’espérance. » (Laudato Si, n° 243)

Prière pour le monde

Cette année encore, ces rogations ont été pour nous l’occasion de prier pour le monde. Selon l'expression de Saint Pierre (1 Pi 2,9) reprise par le Concile en parlant des laïcs, c'est cela le « sacerdoce royal » de tous les baptisés.

P. Alain Theuret et une équipe de chrétiens
(paroisses de Brazey-en-Plaine et de Saint-Jean-de-Losne)

Photos : paroisses de Brazey-en-Plaine et de Saint-Jean-de-Losne

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Posté le 30 mai 2017 - Rubrique Formation

Plus d’une centaine de visiteurs de malades se sont retrouvés lors de la dernière journée de formation pastorale santé de l’année autour de la question de la laïcité, ses contours et ses limites.

Dans les hôpitaux publics

Angélique Dalla Torre, responsable juridique du CHU de Dijon et responsable hiérarchique de l’aumônerie du CHU, est intervenue dans une première partie pour nous faire réfléchir sur les divers textes de lois, nombreux, qui s’ordonnent autour de la loi fondamentale de 1905, celle de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.  Cette loi de 1905 constitue le fondement du «vivre ensemble » dans la République avec toutes nos différences, dans le respect de nos différences, mais sans jamais que l’une de ces différences ne dicte sa loi aux autres.

Les autres textes n’en sont que des précisions. Nous avons évoqué dans cette perspective la circulaire du 2 février 2005 qui encadre le principe de laïcité dans les établissements publics de santé ainsi que la charte de la laïcité dans les services publics du 13 avril 2007.

Une loi de liberté

Nous retiendrons que la Loi de 1905 est source de libertés puisqu’elle valide la liberté de conscience et de religion des citoyens, et ainsi celle des usagers du CHU. Il est à noter que la neutralité des agents publics est la règle pour les intervenants en établissement. L’aumônerie est justement le signe de cette liberté de cultes des usagers. De nombreuses questions illustrées de situations concrètes ont souligné que la laïcité dans nos établissements publics de santé se vit plutôt bien en Côte d’Or, basée sur la confiance réciproque, et le bon sens.

Vincent Boggio, dans un second temps, a témoigné comment par sa vie professionnelle et son état de diacre, son parcours de médecin et d’homme ordonné se sont enrichis mutuellement et se déploient encore aujourd’hui.

En conclusion, la laïcité n’est pas une opinion mais le cadre qui les permet toutes. Être laïc, c’est adhérer à des lois et des principes On peut donc être chrétien et laïque, juif et laïque, musulman et laïque, athée et laïque…

Cette journée conviviale, appréciée de tous les visiteurs, s’est terminée par la célébration eucharistique où nous avons porté dans notre prière tous les visiteurs qui ne peuvent plus visiter et les malades de l’ensemble de nos établissements, nous remettant dans les mains de Celui qui a fondé le principe de laïcité : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Blandine Arbor

photos : DR

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Posté le 29 mai 2017 - Rubrique Solidarité

Samedi 20 mai 2017, la Fête de la Foi rassembla plus de 150 personnes dont une centaine porteuses d’handicap. Invitées à l’église de La Visitation (Chevigny-Saint-Sauveur) par la Pastorale des Personnes Handicapées (PPH) du diocèse de Dijon, les équipes locales de Côte d’Or et de Saône et Loire, les « Amis Chrétiens » ainsi que les communautés de « L’Arche » et de « Foi et Lumière » ont pris le temps d’une rencontre simple, chaleureuse et festive.

Jésus comme compagnon

Après un temps d’accueil, entrainées par Pascal – « un animateur qui nous a parlé d’Emmaüs et nous a bien fait rire. On voit qu’il nous connait ! » - chaque équipe a pu présenter le chemin qu’elle a parcouru avec « Jésus comme compagnon ». Des témoignages de participation à des temps fort, comme le rassemblement à Lourdes « Avec un handicap, passionnément vivants ! » ou de démarches de préparation aux sacrements ont émaillés les présentations des équipes.

Chacun fut invité, ensuite, à prendre un temps en petit groupe pour réfléchir à la personne qui lui parle de Jésus dans son quotidien et écrire son prénom sur un profil de semelle. Les panneaux ainsi constitués furent apportés lors de la messe clôturant cette Fête de la Foi. Comme pour souligner le désir de chacun de continuer à vivre l’aventure du quotidien avec Jésus, la PPH du diocèse d’Autun nous invita tous à son rassemblement pour 2018.

Prochain rassemblement en 2018

D’ici là, inspirons-nous des idées et impressions exprimées par nos amis invités à la Fête de la Foi 2017 : « On était nombreux, c’était bien. » ; « Ça fait du bien de voir qu’on n’est pas tout seul ! » : « Il y a des équipes qui ont de bonnes idées, on va s’en inspirer pour cette année ! » ; « La prochaine fois, on pourrait inviter encore plus de monde ! » ; « C’était un premier rassemblement avec l’enthousiasme et la chaleur de la nouveauté ! » ; « J’ai été touché par la disponibilité des prêtres et des accompagnateurs. »

Ces remarques nous ouvrent quelques pistes …

Laurence Ruedin

Service Diocésain de Catéchèse et Handicatéchèse

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Posté le 26 mai 2017 - Rubrique Province de Dijon

Les jeunes prêtres de notre diocèse se sont retrouvés à Nevers avec leurs confrères de la province apostolique de Bourgogne. Ils étaient une trentaine, chaleureusement accueillis pour cette session qui se déroule chaque année dans l’un des quatre diocèses. Le thème retenu cette année pour compléter leur formation et leur permettre de partager leur expérience avec ses joies ses difficultés et ses questions était celui de « l’Accompagnement Spirituel ».

L’accompagnement spirituel

C’est une des grandes voies de la pastorale chrétienne qui a son fondement dans l’anthropologie (paternité-éducation), qui trouve son origine dans la tradition hébraïque elle-même : par ses serviteurs, les patriarches, les prophètes, les sages d’Israël Dieu guide et accompagne son peuple sur un chemin de vérité et de liberté jusqu’au Christ. Avec Notre Seigneur, le Bon Pasteur, chemin vérité et vie, l’accompagnement prend sa pleine dimension puisqu’elle est étendue à l’humanité tout entière et son véritable sens dans le dévoilement du but de la création, la participation à l’amour même de Dieu. Nul ne va vers le Père sans passer par moi. Le Christ est « le grand accompagnateur spirituel ». C’est dans cette lumière que le Père Guillemot, Jésuite de Manrèse, a guidé une réflexion en commençant par un tour de table très enrichissant permettant de dépasser une conception parfois trop restreinte de l’accompagnement spirituel qui se révèle comme une voie privilégiée de la réflexion sur le sacerdoce.

A l’image du Christ tout prêtre doit être un accompagnateur. Dans la tradition ignacienne des Exercices, l’accompagnement est un chemin pour se mettre en vérité devant Dieu. Celui qui accompagne doit être dans une écoute totalement disponible, privilégier le silence et la prière pour être transparent à l’Esprit Saint qui travaille autant l’accompagnateur que l’accompagné. Il s’agit de faire «un chemin avec », sans juger, la confidentialité de l’échange construit la confiance et permet la vérité.

Temps de carrefours

Les carrefours ont permis de fructueux échanges :

- Nécessité d’une disponibilité d’écoute même à une demande fugitive, fortuite ou inattendue, ce peut être la porte d’entrée dans une âme, une conversation décisive pour elle que nous ne soupçonnons pas.

- Nécessité de distinguer sans pour autant les séparer, l’entretien spirituel et le sacrement du pardon.

- Nécessité de mettre l’esprit d’accompagnement spirituel au cœur de la vie du prêtre comme voie privilégiée de l’exercice des trois responsabilités d’instruire, de sanctifier et de gouverner ceux dont il est pasteur et serviteur.

Partage avec Mgr Thierry Brac de la Perrière

En reprenant ce thème à partir du ministère (au nom du seul Père), Monseigneur Thierry Brac de La Perrière a insisté sur la fraternité humaine et spirituelle dans la vie du presbyterium, unité organique de chaque diocèse. Aucun prêtre ne peut agir seul : « L’imposition des mains est la mémoire existentielle du Christ et le témoignage de la communion ecclésiale avec et autour de l’évêque… Même s’il est parfois difficile d’être amis, les prêtres ne sont jamais dispensés d’être frères au double titre du baptême et du sacerdoce ».

Monseigneur Brac de La Perrière s’est réjoui du climat chaleureux et apaisé qui permet aujourd’hui de dépasser les clivages et contribue à un réel enrichissement mutuel dans la vie des presbyterias de nos diocèses. Il a insisté sur les échanges entre prêtres, la grande diversité de parcours et d’organisation de vie dans le ministère.

Et des visites !

Cette session dirigée par le Père Yves Frot a été organisée sur place dans le diocèse de Nevers par Sébastien Courault, « jeune prêtre » qui a permis aux participants de visiter le circuit de Magny-Cours. Il a dirigé une visite passionnante de la Cathédrale-Basilique de Nevers dont la restauration est quasi achevée, particulièrement des vitraux, œuvre de quatre maîtres verriers contemporains.

Ces trois jours se sont déroulées à « l’Espace Bernadette », impressionnante Maison des sœurs de la Charité de Nevers, où Sainte Bernadette repose, après y avoir vécu 13 ans. Sébastien Courault a su faire revivre Bernadette, si humble et si grande dans sa vie de religieuse, insistant sur le fait que ce n’est pas la voyante de Lourdes mais la sainte de Nevers que l’Eglise a reconnue en elle. Cette maison pleine des pas de Bernadette est un haut lieu spirituel qu’on ne saurait oublier où beaucoup de grâce sont données et reçues.

P. François-Xavier de Guibert, Curé de Saint-Julien.

 

Photos : © Oscar RUIZ et Sébastien COURAULT (@padreseb)

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