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Posté le 31 janvier 2014 - Rubrique Vie du diocèse

Initiative de Jean-Paul II en 1997, la journée mondiale de la vie consacrée se déroulera, comme chaque année, le 2 février.

Pourquoi une journée de la vie consacrée?

Lors de la 1ère journée de la vie consacrée en 1997, Jean-Paul II soulignait les trois buts de cette journée.

Une journée placée en premier lieu sous le signe de l'action de grâce "parce qu'il est beau et juste de remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l'Eglise par la multiplicité des charismes et le dévouement de tant de vies totalement données au Seigneur et aux frères".

L'objectif de cette journée est aussi de mieux connaître et apprécier la vie consacrée. "En contemplant le don de la vie consacrée, l'Eglise contemple sa vocation la plus profonde, celle de n'appartenir qu'à son Seigneur, soulignait Jean-Paul II. La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l'Eglise la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre".

Cette journée est enfin une invitation pour toutes les personnes consacrées "à célébrer ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles. Pour cela elles sont conviées à réfléchir sur le don reçu, à découvrir, dans un regard de foi toujours plus pur, le rayonnement de la beauté divine diffusé par l'Esprit dans leur forme de vie, à prendre conscience de leur mission incomparable dans l'Eglise pour la vie du monde".
 

Pourquoi cette journée se déroule-t-elle le 2 février ?

La journée de la vie consacrée est célébrée en la fête de la Présentation du Seigneur au temple. La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l'époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l'offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.

Source : site internet de la CEF – www.eglise.catholique.fr

 

Dans le diocèse de Dijon

Voici un extrait d’une lettre du Père Paul Chadeuf, délégué épiscopal à la vie consacrée, adressée aux religieuses et religieux du diocèse :

« Chaque année, l’Église fête la vie consacrée à l’occasion de la célébration de la Présentation de Jésus au Temple. En 2014, cette fête tombe un dimanche. Nous avons pensé, avec le conseil diocésain des religieuses et en accord avec notre archevêque, qu’il convenait de laisser les consacrés célébrer cette journée dans leurs paroisses et leurs doyennés (contrairement aux autres années où une célébration réunissait les consacrés du diocèse). »

 Père Paul Chadeuf

Délégué épiscopal à la vie consacrée

 

Exposition

Depuis le 10 janvier jusqu’à la fin du carême, une très belle exposition couleur avec photos et texte concis sur « la vie consacrée, une aventure à la suite du Christ » est mise à disposition des paroisses.

 Pour plus d’informations, contacter le Père Chadeuf au 03 80 28 84 94

 

 

Photos ci-dessous : Journée mondiale de la vie consacrée 2013 à Dijon (© Jean Riegel)

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Posté le 30 janvier 2014 - Rubrique Oecuménisme

La semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens s’est déroulée du 18 au 25 janvier 2014.

Retour sur les différentes rencontres dans notre diocèse de Dijon (première partie de ce retour à retrouver ici).

 

 


 

Temple de Beaune, 24 janvier

La veillée de prière  au Temple de l’Eglise Protestante Unie de Beaune, le vendredi 24 janvier, simple et chaleureuse, invitait à l’essentiel : tisser sans relâche les liens de notre fraternité commune en Jésus-Christ.

Une Bible ancienne, posée sur la belle table de communion en pierre, au pied d’une immense croix, la lecture et le commentaire du début de la première épître aux Corinthiens, la proclamation de notre foi commune avec les  mots des premiers disciples de Jésus, les chants accompagnés à l’orgue, et enfin la prière d’intercession qui fut une demande de paix, tout  répondait à la recommandation finale de la prédication du Père Card, curé de Beaune : refuser que les difficultés et les défis qui soucient actuellement chacune de nos églises ne mobilisent toutes les énergies,  et conduisent à un repli sur soi qui serait préjudiciable à l’ouverture et aux relations œcuméniques.

Dans le même esprit, une quête a été faite pour soutenir les chrétiens d’Egypte, où les différentes confessions viennent de créer un Conseil commun des Eglises Chrétiennes.  Un bel espoir pour ce pays !

 

                                                                                              Maguy Minonzio

 

 

Saint-Joseph de Dijon, 19 et 26 janvier


- Accueil des catholiques de la paroisse Saint-Joseph au Temple (19 janvier)

Depuis plusieurs mois, les pasteurs et les fidèles de deux paroisses dijonnaises du centre-ville, catholiques de Saint Joseph et protestants de l’Eglise Protestante Unie, ont décidé de vivre les deux journées  d’accueil mutuel, traditionnelles au moment de la Semaine de l’Unité, comme un véritable jumelage au long cours. Les échanges ont été nombreux : coopération des équipes et conseils pastoraux, meilleure connaissance des services d’entraide, rencontres des jeunes en catéchèse et autour de la musique.

Tout ce travail de lien a porté ses fruits, et l’assemblée qui s’est  réunie au temple, boulevard de Brosses, le dimanche 19 janvier, était particulièrement nombreuse et priante. Au cours de sa prédication, inspirée par le début de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (1ère aux Corinthiens, 1-17) qui est le thème de cette Semaine de l’Unité 2014, le Père Dominique Nicolas a invité à vivre une véritable communion de prière et d’action, au quotidien, sans se contenter de tolérance polie et de « quant à soi » rassurant. La question de l’Unité n’est pas d’ordre relationnel ou juridique, mais mystique : les différentes confessions ont à vivre en communion profonde dans un même amour inconditionnel du Christ Seigneur.

Dans la prière d’intercession, les jeunes exprimèrent le désir de témoigner ensemble, et de vivre en artisans de paix. Et comme chaque année l’apéritif convivial permit de multiples rencontres, à en juger par les bavardages et les sourires !

 

 

- Accueil de la paroisse protestante à l’église Saint-Joseph (26 janvier)

Dans la continuité de cette première rencontre, le dimanche suivant a été l’occasion d’une série de rendez-vous, qui resteront dans la mémoire de tous les participants, par la richesse des dons reçus, dans un échange  entre catholiques, protestants et orthodoxes.

La messe a rassemblé une grande foule de tous  âges, dans  la joie : celle  du mot d’accueil dynamique de l’équipe d’animation paroissiale, celle de la musique, grâce aux nombreux jeunes chanteurs et musiciens, celle de l’assemblée, invitée à se donner la paix, celle des enfants, avec leurs dessins, leurs images, et leurs lumignons. Joie qui fut aussi exprimée par le pasteur Guilhen Antier dans son homélie : il se disait heureux de pouvoir développer, dans la suite du début de la première épître aux Corinthiens commentée le dimanche précédent, ce qui, à ses yeux, constitue le cœur du message de Paul, et le cœur même de l’évangile : le salut apporté par la croix, folie pour le monde, retournement complet et libérateur proposé par le Christ. Dans cette perspective, plus de Juifs, plus de Grecs, plus de dénominations de toutes sortes, mais le seul peuple  de ceux qui deviennent peu à peu, à sa suite, des chrétiens ! Bel écho de la communion mystique souhaitée par le Père Nicolas le dimanche précédent, cette prédication très riche et très écoutée, fit découvrir aux catholiques une conviction capitale de Luther.

Après l’apéritif et le repas pris en commun, la grande salle paroissiale était archi-comble pour accueillir le professeur Antoine Arjakovsky, historien orthodoxe passionné d’œcuménisme : après avoir fondé et dirigé pendant dix ans l’institut œcuménique de la faculté catholique de Lviv, en Ukraine ; depuis 2011, il codirige le département « Société, Liberté, Paix » du pôle de recherche du collège des Bernardins, école cathédrale du diocèse de Paris. Sa réflexion historique et théologique est donc toute nourrie d’une expérience et d’une ouverture exceptionnelles.

 Venu présenter son plus récent ouvrage « Qu’est-ce que l’orthodoxie ? »,  il n’a pas insisté sur la vaste érudition de cette histoire de l’Eglise qui montre les différentes acceptions du mot tout au long des siècles, mais sur les leçons qu’il en tire pour répondre aux grandes questions contemporaines. En effet l’adjectif « orthodoxe » (mot à mot, « conforme à la vérité ») a concerné d’abord la foi de l’Eglise avant de désigner seulement, après quinze siècles,  les confessions orientales. L’orthodoxie, c’est l’adhésion à la Vérité, qui est le Christ, en lui rendant une juste gloire, en vivant dans la justice, en gardant fidèle mémoire de son message. En ce sens nous sommes tous orthodoxes, ou plutôt nous avons tous à le devenir. Sur l’icône de la transfiguration, on voit, autour de Jésus, Moïse et Elie, et à ses pieds,  Pierre, Jacques et, Jean, les trois apôtres qu’Il a choisis. Ne serait-ce pas  une image de l’Eglise, avec ses deux axes, la loi et la justice, et ses  trois piliers, Pierre l’organisateur, le catholique, Jean le visionnaire, l’orthodoxe, et Jacques, le premier apôtre martyr, la résistance protestante ?

Cette conférence apportait une vision prophétique de l’Unité de l’Eglise, déjà présente invisiblement dans la communion des saints. Elle peut permettre aux croyants de prier et d’espérer, au-delà des obstacles et de certaines lenteurs du  dialogue des commissions catholico orthodoxes : Mgr Minnerath, qui co-préside la commission française et participe aux commissions européenne et internationale, s’est fait l’écho du travail qui s’y réalise.

Antoine Arjakovsky, de son côté, s’est attelé personnellement à deux chantiers d’importance : l’information sur la résistance Ukrainienne, dont il explique les enjeux dans de nombreux articles et prises de parole, et  l’institut de culture éthique et religieuse AGAPAN, qu’il a créé au collège des Bernardins, formidable outil de formation œcuménique et interreligieuse ouverte à tous par la magie de l’Internet.

La journée s’est terminée par un double concert classique, d’une grande qualité, offert par le chœur Résonances avec des œuvres anglaises du XVI au XXème siècle, puis un par orchestre symphonique qui a interprété Fauré, Ravel et Brahms ; des jeunes musiciens  chrétiens désiraient ainsi soutenir le mouvement œcuménique.

Un dernier cadeau de cette merveilleuse journée, dans une église remplie qui s’imprégnait de paix.

 

                                       Maguy Minonzio

 

Pour en savoir plus :

- Qu’est-ce que l’orthodoxie ?  par Antoine Arjakovsky,  éditions Gallimard, collection folio essais,   2013, 632 p.

- Programme de formation continue à la culture éthique et religieuse AGAPAN

Site internet et inscription en ligne : http://www.agapan.fr/

Contact : thibaut.tekla@collegedesbernardins.fr

 


Photos ci-dessous : Veillée au Temple de Beaune (x2), messe à Saint-Joseph (x2), conférence d'Antoine Arjakovsky (x2), concert de Résonances
© Maguy Minonzio

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Posté le 30 janvier 2014 - Rubrique Mgr Roland MINNERATH

Un tag obscène a recouvert une des portes de l'église Notre-Dame de Dijon.

L'archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, a tenu à réagir dans un mail adressé au Père Didier Gonneaud, curé de la paroisse.

 

 

 

 

 

"Cher Père,

Je tiens à exprimer toute mon indignation devant le tag infligé à l’église Notre-Dame.

Je suis solidaire avec les paroissiens et leur Curé et vous assure de ma prière."

 

† † Roland Minnerath

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Sylvie Chabert
Le 30 janvier 2014 à 20H51
Merci Monseigneur!
Sylvie Chabert


Posté le 29 janvier 2014 - Rubrique Oecuménisme

La semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens s’est déroulée du 18 au 25 janvier 2014.

Retour en deux temps sur les différentes rencontres dans notre diocèse de Dijon (à la suite de la rencontre d’ouverture le 11 janvier à Chenôve).

 

 

 

Carmel de Saint-Elie, 19 janvier

La journée de rencontre œcuménique organisée par le Carmel Saint Elie pour la Semaine de prière pour l’Unité  allait à l’essentiel dans sa réponse au thème de réflexion 2014. « Le Christ est-il divisé ? » demande Saint Paul aux chrétiens de Corinthe, en leur reprochant leur esprit de clocher. Non, bien au contraire, et tous les témoins de la foi, les saints, nous donnent l’exemple de la communion souhaitée par le Christ.

Cette conviction profonde anime Didier Rance, diacre catholique de rite latin et  byzantin. Par son travail, comme directeur de l’association AED (Aide à l’Eglise en Détresse) il a d’abord été sensible au témoignage extraordinaire rendu par les chrétiens gréco-catholiques persécutés et il a écrit de nombreux livres pour les faire connaître. Ensuite, élargissant son regard à toute l’histoire du christianisme, il a créé un cours d’hagiographie œcuménique, à l'Institut d'Études Œcuméniques au sein de l'Université catholique ukrainienne de Lviv ; ce cours  s’adresse actuellement, sur internet et en anglais, à des étudiants du monde entier. Dans sa conférence, il a insisté particulièrement sur deux points : les pardons mutuels à se demander entre les différentes confessions, et la reconnaissance  mutuelle des grands témoins du christianisme. Ainsi, un exemple émouvant de guérison des mémoires est donné par les Mennonites, confession la plus persécutée au début, dans leur dialogue de réconciliation avec les catholiques et les protestants. Quant à la reconnaissance  des saints, elle est déjà présente dans de hauts lieux comme l’abbaye de Westminster, dont la façade honore des saints contemporains de toutes les confessions, ou le monastère de Bose (au Piémont) , qui a publié un martyrologe universel.

 Mais n’est-il pas temps d’avancer davantage ?  Comme le fit remarquer le Père Roland Boivin, de l’église copte orthodoxe de France, au cours de son homélie, lors des vêpres qui ont conclu cette journée, les martyrs d’aujourd’hui sont persécutés comme « chrétiens », sans distinction de confession, notamment au Moyen-Orient…

A l’exemple des martyrs, c’est bien ensemble que nous sommes appelés à la sainteté, comme le soulignent  les textes de méditation et l’oraison du premier jour de la Semaine de prière pour l’Unité : « Dieu de miséricorde, nous t’entendons nous appeler à la sainteté. Par la puissance de ton esprit saint, attire-nous ensemble à la communion des saints… ». 

 

                                                                              Maguy Minonzio

 

Is-sur-Tille, 22 janvier

Une quarantaine de personnes étaient présentes dans la salle de l’Orangerie à Is-sur-Tille, le mercredi 22 janvier, pour prier et partager sur le thème : « Christ est-il divisé ? ».

Jean-Claude Petit de l’Eglise Protestante Evangélique de Dijon, Bertrand Schweisguth de l’Eglise Protestante Unie, le pasteur Richard Presle de l’Eglise Adventiste et le Père Vincent Sauer, curé de Is, ont chacun à leur tour dit avec chaleur ce qu’ils avaient reçu et reçoivent encore des  autres Eglises : la catholicité, l’universalité de l’évangile, le souci de l’unité, le respect des racines, le souci des plus faibles, l’engagement dans l’évangélisation, l’attachement à la lecture de la Bible. Le Père  Sauer a dit sa reconnaissance pour cette occasion de dire du bien des autres, de bénir Dieu pour les dons partagés.

Quatre groupes se sont ensuite formés pour échanger sur ce qui venait d’être dit et, surtout, pour réfléchir aux manières concrètes de marcher sur le chemin de l’unité au-delà de cette soirée. Une rencontre est prévue le 11 février au presbytère d’Is-sur-Tille pour mettre en commun les propositions.

La soirée s’est terminée par un repas qui a permis de faire plus ample connaissance avec les uns des autres.


                             Bertrand Schweisguth

 

Montbard, 22 janvier

Un grand appel au souffle de l’Esprit : ce fut la dominante des chants et des prières de la célébration organisée à l’église Saint-Paul de Montbard.

Le Père Ardiet, curé de la paroisse, y accueillait une assemblée nombreuse, venue de Venarey, les Laumes, Epoisses, Semur et Vitteaux, ainsi que les prêtres du doyenné : le Père Baud, qui jouait  à l’orgue, le Père Lamartinèche, le Père Canat, et le Père Zoungrana, qui est aussi délégué diocésain à l’oecuménisme.

Son homélie invita les assistants à accueillir l’Esprit, source de nouveauté, d’harmonie et d’énergie missionnaire. Ses multiples dons   répandus dans l’Eglise universelle furent ensuite évoqués sur  une croix, construite à partir de ses manifestations multiples : science et patience, sagesse et  paix,  amour et charité…

Cette belle cérémonie s’est terminée avec une quête au profit de l’ACAT.

 

                                                               Maguy Minonzio

 

Espace-Notre Dame de Dijon, prière avec l’ACAT, 23 janvier

Une fois encore, cette année, la prière pour l’Unité a été l’occasion pour l’ACAT, (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture), d’exprimer son enracinement œcuménique, et de montrer l’urgente actualité de son action. Que d’hommes souffrent encore aujourd’hui de violence et d’injustice, que de  situations de dictature et d’oppression existent encore, auxquelles un disciple du Christ ne peut rester indifférent ! La prière  d’intercession fut véritablement aux dimensions du monde, avec une intention particulière pour les personnes soutenues par le groupe de Dijon : monseigneur Wu Qin Jin, évêque emprisonné puis déporté depuis son ordination, considérée comme illégale, et le juriste Azam Farmonov, emprisonné et maltraité, en Ouzbekistan, pour son action en faveur des droits de l’homme.

Rappel émouvant du message de l’évangile, le service du frère demandé par le Christ.

 

                                                            Maguy Minonzio

 

Photos ci-dessous (dans l'ordre) : Montbard (x2), veillée de l'ACAT (x 2), Is-sur-Tille, Carmel de Saint-Elie

© Maguy Minonzio et Droits Réservés

 

 

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