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Posté le 30 avril 2013 - Rubrique Carnet

Le Père Christian FORSTER, prêtre du diocèse de Dijon, vicaire épiscopal et curé de la paroisse Saint-Michel de Dijon, est décédé mardi 23 avril 2013.

Ses obsèques se sont déroulées ce mardi 30 avril, en l'église Saint-Michel de Dijon.

C'est le Père Didier GONNEAUD, également membre du conseil épiscopal, qui a prononcé l'homélie.

La soeur du Père FORSTER, Madame Françoise BLANK, a également prononcé un mot lors des obsèques. Vous pouvez lire ces deux textes dans le fichier PDF ci-dessous.

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Dominique Pauget
Le 30 avril 2013 à 13H31
Cérémonie très émouvante, touchant appel à l'unité des chrétiens, espérance des retrouvailles futures


Posté le 29 avril 2013 - Rubrique Jeunes

Samedi 13 avril, l’église Saint-Pierre n’était pas assez grande pour accueillir les 47 jeunes du lycée et collège Saint-Joseph qui venaient recevoir de Mgr Minnerath le sacrement de confirmation, entourés de leurs familles et de leurs amis.

 
Quelques semaines auparavant, ils avaient été reçus par l’archevêque pour un temps de catéchèse à partir de la fresque de la chapelle de l’archevêché.

La majorité d’entre eux sont au collège, en classe de troisième ; la confirmation est pour eux l’occasion de se préparer à entrer dans une vie chrétienne plus adulte, avant d’entrer au lycée. Ils avaient passé la semaine précédente deux jours de récollection à Besançon, avec leurs accompagnateurs et l’adjointe en pastorale du collège, Sabine Langlois-Mahata.
 
Un temps fort
 
Quelques-uns sont en classe de seconde ou de première. Leur préparation s’est effectuée dans le cadre de rencontres hebdomadaires à l’aumônerie du lycée, durant lesquelles les jeunes qui sont déjà confirmés accompagnent ceux qui ne le sont pas encore, encadrés par des
professeurs et par l’adjointe en pastorale du lycée, Dominique Portier.
 
La confirmation est un temps fort de l’établissement, dans lequel sont investis de nombreux élèves et enseignants.
 

     
                                                 Père Emmanuel Pic
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Posté le 26 avril 2013 - Rubrique Jeunes

Tous les étudiants de Côte d’Or sont invités à Vézelay du 10 au 12 mai 2013 pour la « route de Vézelay ».


Ce pèlerinage est proposé par le Centre Catholique Universitaire (CCU) pendant le pont de l’Ascension.
Avant, pendant ou après les examens, les étudiants sont invités à prendre du temps avec le Christ, pour marcher avec Lui et se mettre à Son écoute.

Au programme : marche, vie de groupe, enseignements, silences, temps de prière, chant, amitié, convivialité…

 

Les dates : du vendredi 10 mai au dimanche 12 mai 2013 (c'est le pont de l'Ascension)

Le prix : 25 EUR tout compris (sauf pique-nique du vendredi soir)

Le tract : voir fichier PDF ci-dessous

Pour s'inscrire : https://docs.google.com/forms/d/1HLoyJtSrvflb2tScJ_E64ZwqSaxZur-eGk4AH0O1zH4/viewform

Présentation du programme : https://www.facebook.com/events/264696927000225/

Informations complémentaires : ccudijon@gmail.com

Programme :


10 mai 2013 (pont de l’Ascension)

12h15  messe à Ste Jeanne d’Arc
13h00  pique-nique rapide
14h00  départ en voiture
15h30   début de la marche
18h30   arrivée à Vauban et installation
19h30  dîner et veillée

 

Samedi 11 mai 2013

8h30  prière du matin et enseignement
9h00  départ de la marche
12h30   messe à Pierre-Perthuis

13h15   déjeuner

14h00  départ de la marche
17h30   arrivée au lieu de bivouac, installation
19h00  dîner
20h30   veillée adoration

 

Dimanche 12 mai 2013

8h00  départ de la marche
10h30  arrivée  à la Basilique de Vézelay
11h00  Messe avec les Fraternités Monastiques

12h30   déjeuner sur la terrasse
14h30   départ
16h30   arrivée à Dijon

 

 

Note : le CCU a désormais un nouveau site internet !

N’hésitez pas à aller le consulter : http://ccudijon.fr

 

En PDF, le tract de la route de Vézelay.

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Posté le 25 avril 2013 - Rubrique Vie du diocèse

Nous fêtons cette année le bicentenaire du Bienheureux Frédéric Ozanam, créateur de la Société de Saint Vincent de Paul. Je souhaiterais dans un premier temps présenter notre mouvement et l’esprit qui l’anime. J’évoquerai ensuite la visite à domicile qui constitue le cœur, j’allais dire « historique », des activités de tous les mouvements qui se rattachent à la « famille vincentienne »[i], et  qui illustre bien la dimension spirituelle qui doit sous-tendre nos actions caritatives. Puis, je décrirai rapidement et aussi concrètement que possible nos actions en Côte d’Or.

 

Ozanam, Monsieur Vincent et La Société de Saint Vincent de Paul

Il y a 200 ans, donc, presque jour pour jour, naissait Frédéric Ozanam. A 20 ans, très brillant étudiant à la Sorbonne en Droit et en Lettres[ii], il anime avec d’autres jeunes intellectuels, des cercles de réflexion sur des sujets historiques ou d’actualité. Nous sommes en pleine révolution industrielle, et se développe dans les villes un prolétariat ouvrier vivant dans une très grande pauvreté. Conscient lui-même et ses amis de la misère des pauvres, interpellé en tant qu’intellectuel catholique par ses camarades d’université sur l’application concrète de sa foi, il lance à ses camarades son fameux appel : « allons aux pauvres ! » et fonde avec eux la première « conférence de charité ». Mais il n’était somme toute qu’un jeune bourgeois, brillant et généreux, certes, mais absolument étranger au milieu des bas quartiers parisiens. Avec ses compagnons, il prend contact avec Sœur Rosalie Rendu, Fille de la Charité, qui, depuis de nombreuses années, porte secours aux pauvres du quartier de la rue Mouffetard. Celle-ci va prendre tous ces jeunes gens sous son aile énergique et va les initier à la charité de proximité selon la sensibilité et la spiritualité de Saint Vincent de Paul. C’est ainsi que Frédéric Ozanam placera dès l’année suivante son mouvement naissant sous le patronage de Monsieur Vincent.

Le développement des Conférences est rapide : dès 1834, les conférences de Charité rassemblent 250 membres ; en 1853, à la mort de Frédéric Ozanam, les Conférences sont présentes dans 17 pays, et en 1860, on compte 2500 conférences et 50000 membres. Aujourd’hui, les conférences sont au nombre de 46 000 à travers le monde, et réunissent plus de 900 000 membres actifs répartis dans 130 pays des 5 continents. En France, on compte actuellement un millier de conférences et 11500 membres.

De façon habituelle, les conférences sont constituées par des paroissiens soucieux de prendre en charge les pauvretés rencontrées sur le territoire de la paroisse. Elles sont donc parfaitement en phase avec l’objectif de Diaconia 2013 qui est de mettre le pauvre au cœur des paroisses.

 

La Société de Saint-Vincent-de-Paul se définit comme un mouvement apostolique de laïcs qui mettent en pratique, dans le monde d’aujourd’hui, l’enseignement spirituel de Saint Vincent de Paul : annoncer la Bonne Nouvelle par le service du Christ dans la personne des pauvres. Elle est un mouvement de spiritualité à finalité caritative.

Notre spiritualité est donc essentiellement vincentienne. Dans la ligne directe de Mt 25[iii], Saint Vincent de Paul insistait constamment pour que l’on voie le Christ dans le visage du pauvre : « vous servez Jésus Christ en la personne des pauvres parce qu’ils vous représentent la personne de Notre Seigneur. Il faut donc les traiter avec douceur et respect, vous souvenant que c’est à Notre Seigneur que vous rendez ce service »… « Le fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres »… « Quand vous quitterez l’oraison et la sainte messe pour le service des pauvres, vous n’y perdrez rien, puisque c’est aller à Dieu que servir les pauvres, et vous regarderez Dieu en leurs personnes »… C’est là l’enseignement que nous essayons de mettre en pratique en équipe, au sein de nos conférences.

Enfin, notre charité s’efforce d’être conforme à la doctrine sociale de l’Eglise, et en particulier ceci : « la charité dépasse la justice…, mais elle n’existe jamais sans la justice » (Caritas in veritate § 6). C’est ainsi que, comme le disait St Vincent à la petite sœur qui partait visiter pour la première fois, « Il faudra te fairepardonner le pain que tu leur donneras. »

Lorsque nous parlons de « pauvres », nous ne faisons pas référence à la seule pauvreté matérielle, qui a certes toute sa place, mais à toutes les pauvretés : La solitude[iv], la maladie, le déracinement… De façon générale, le pauvre est celui qui est vulnérable, d’une façon ou d’une autre. C’est ainsi que nous sommes tous des pauvres à partir du moment où nous reconnaissons notre vulnérabilité et notre faiblesse et que nous avons besoin des autres pour les soulager.

 

La visite à domicile

La visite à domicile est le fondement de nos actions et, plus largement, de celles de toute la « famille vincentienne ».

Il y a beaucoup de visites dans l’Evangile. On pense bien sûr à la Visitation, mais il y a aussi l’Epiphanie, le repas chez Simon le pharisien, Jésus s’invitant chez Zachée, les nombreuses visites à Béthanie, chez Marthe et Marie… Chacune donne matière à réflexion sur le sens et les caractéristiques chrétiennes de la visite à domicile.

Pour Saint Vincent de Paul : « Il faut faire la visite aux pauvres en la vue de Dieu seul et comme la Sainte Vierge la fit en allant visiter sainte Elisabeth, c’est-à-dire en toute douceur, en amour, en charité ». Saint Vincent de Paul en créant les Filles de la Charité, comme Frédéric Ozanam par son cri fondateur « allons aux pauvres ! », estimaient fondamentale cette démarche d’aller rencontrer le pauvre chez lui, là où il se trouve. Et ce « chez lui », ce peut être la chambre de la maison de retraite ou d’hôpital, la prison, ou même le porche d’immeuble où le SDF a disposé ses cartons et sa couverture.

Dans une de ses lettres, Frédéric Ozanam écrivait : « Nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’apôtre : "Tu es dominus meus". Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs ; vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimons en vos personnes. » Il reprenait en somme l’enseignement de Saint Vincent de Paul : « Les pauvres sont nos maîtres ».

Ce qui est fondamental est donc de ne pas voir la personne au travers de ses problèmes, mais de voir en elle le frère, la sœur, le visage du Christ, la personne à aimer.

Ceci implique avant tout de respecter en vérité la personne que nous visitons :

-          en lui demandant la permission d’entrer chez elle,

-          en acceptant qu’elle fasse des choix différents des nôtres et qu’elle pense différemment de nous,

-          en l’écoutant sans juger,

-          en ne prenant jamais de décision à sa place,

-          en étant soi-même, sans chercher à « jouer » la gentillesse ou l’empathie,

-        en ayant le désir de la réciprocité, car la personne visitée à toujours quelque chose à donner. Il nous faut donc accepter d’être enrichis par elle et, de ce fait, accepter notre propre fragilité, notre propre pauvreté. Nous sommes deux pauvres. Ceci est fondamental pour éviter le terrible piège de la condescendance.

 

Enfin, il faut bien entendu connaître ses limites et savoir passer le relais à d’autres, plus compétents : nous ne sommes ni psychologues, ni médecins, ni assistantes sociales.

 

Pour se mettre dans de bonnes dispositions avant la visite, rien ne vaut ce que nous appelons « la prière de l’escalier », celle que nous faisons juste avant d’entrer, pour confier notre visite, la personne que nous allons rencontrer et, éventuellement, nos craintes et nos appréhensions.

Forcément, la pratique de la visite régulière d’une personne à domicile crée des liens. Le temps aidant, la connaissance mutuelle s’approfondit et l’on « s’apprivoise », comme disait le renard au Petit Prince. Il peut se créer une vraie amitié qui implique fidélité et présence dans la durée. Et lorsqu’il s’agit d’une personne âgée ou malade,  cela peut aller jusqu’à l’accompagner dans sa fin de vie. Cet accompagnement ne s’improvise pas et demande que l’on soit formé.

La formation est du reste un impératif car le bénévolat ne saurait excuser l’incompétence. Des formations de toutes sortes sont proposées par la Société de Saint Vincent de Paul. On peut également profiter des formations offertes par le diocèse, en particulier par la Pastorale de la santé.

Ces principes qui concernent la visite à domicile, nous cherchons également à les mettre en pratique dans toutes nos autres activités : par exemple, l’aide alimentaire ne saurait se borner pour nous à une simple « distribution » de colis, mais elle est l’occasion d’échanges et de création de liens sociaux ; ou encore, le soutien scolaire ne se borne pas à l’aide aux devoirs, mais est l’occasion d’entrer en relation avec les familles, et de les faire coopérer.

 

La Société de Saint Vincent de Paul en Côte d’Or

En Côte d’Or, nous sommes cinq conférences, toutes à Dijon : la Conférence Saint Bénigne et la Conférence Notre-Dame - Saint Michel sur le centre ville, la Conférence Sainte Bernadette sur le quartier des Grésilles, la conférence des étudiants du Centre Catholique Universitaire, sur le campus, et enfin, une toute nouvelle Conférence, en période de probation, sur la paroisse Saint Paul - Sainte Jeanne d’Arc. Nous sommes actuellement 55 bénévoles. Nos activités sont assez diverses : chaque année, nous visitons régulièrement environ 70 personnes isolées, malades et/ou en difficulté financière et sociale.

Les jeunes du CCU accueillent régulièrement une quinzaine d’étudiants en difficulté pour un contact fraternel et pour les aider dans leurs démarches administratives et leur recherche d’un emploi. Ils distribuent également vêtements et colis de nourriture aux plus démunis. En effet, des étudiants, le plus souvent étrangers, arrivent sur le campus au mois de septembre vêtus d’un jean, d’un tee-shirt et d’un blouson léger, chaussés de baskets, et n’ont rien d’autre à se mettre quand arrivent les mois d’hiver…

La conférence Sainte Bernadette accueille une cinquantaine d’enfants en soutien scolaire et distribue près de 600 colis alimentaires à environ 70 familles.

Pour être complet, j’ajouterai que nous participons financièrement à des actions de solidarité ponctuelles lancées à l’échelon national. La dernière en date étant le secours aux réfugiés syriens. Lors de catastrophes survenant dans notre région, nous avons à cœur de participer en nature ou financièrement aux actions de solidarité qui sont mises en place. Cela a été le cas, par exemple, lors de l’incendie du foyer ADOMA, en novembre 2010.

Nos ressources proviennent uniquement de nos donateurs et des quêtes que nous faisons en paroisse ou en réunion.

 

Perspectives

Les besoins sont de plus en plus importants car la pauvreté ne fait que croître, celle-ci étant d’ailleurs étroitement liée à la solitude car l’isolement est générateur de pauvreté et la pauvreté est source d’exclusion et de solitude, le tout constituant un cercle vicieux infernal.

Le phénomène de la migration, en particulier en provenance de l’est de l’Europe, connaît ces dernières années une ampleur nouvelle. Les structures sociales existantes sont submergées et les diverses associations caritatives parviennent de plus en plus difficilement à faire face.

A l’échelon départemental, la société de Saint Vincent de Paul ne parvient plus à répondre à toutes les demandes qui lui sont adressées et est obligée de renvoyer sur les paroisses les appels qu’elle reçoit, là où les conférences ne sont pas implantées.

C’est pourquoi nous avons un grand besoin de bénévoles pour venir nous renforcer et aussi pour prendre la relève de nos membres les plus âgés. Nous cherchons également à créer des conférences sur un plus grand nombre de paroisses, en particulier dans les zones rurales, souvent pauvres et où l’on souffre sans doute plus qu’ailleurs de la solitude.

Enfin, nous avons le souci de nous rapprocher des autres mouvements existants afin de « mutualiser » autant que possible nos moyens et nos actions. C’est, là aussi, l’un des objectifs de la démarche Diaconia de laquelle nous sommes évidemment partie prenante. C’est également une des fonction du Conseil diocésain de la Solidarité, nouvellement créé, au sein duquel la Société de Saint Vincent de Paul est représentée.

 

                                                                                         Rémy Bertrand

                                                                                      Président départemental

                                                                              de la Société de Saint Vincent de Paul

 




[i]
Je citerai, entre autres, les « Filles de la charité », ainsi que les Equipes Saint Vincent, présentes à Beaune, héritières des « Dames de la Charité » fondées en 1617 par Saint Vincent de Paul.

[ii] Frédéric Ozanam était Docteur en Droit, Docteur ès Lettres et agrégé de littérature.

[iii] «… Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ;  j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »

 

[iv] sondage TNS – SOFRES 2010 pour La Croix et la SSVP : 30% des français souffrent de solitude, et 1/3 des moins de 25 ans

 

 

Photo de couverture : Rémy Bertrand et Bertrand Ousset, président national de la SSVP, avec la conférence des jeunes du CCU

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